Calculatrice DCA : simulez votre investissement progressif
Avec ce calculateur, vous allez projeter ce que devient un versement mensuel sur 10, 20 ou 30 ans, frais compris, comprendre quelles hypothèses rendent une simulation honnête, et repartir avec votre résultat en PDF.
Le DCA (Dollar Cost Averaging, ou investissement progressif) consiste à investir la même somme à intervalle régulier, chaque mois par exemple, quel que soit le niveau de la Bourse. En 2025, un ETF MSCI World a terminé l’année à +6,6 %, après une baisse de 15 % en début d’année. Mais un investisseur qui a versé tous les mois a obtenu un taux de rendement interne supérieur à 12 % sur ses versements de l’année, parce que ceux du printemps ont acheté au creux. C’est cette mécanique que le simulateur ci-dessous projette sur votre situation.
Le calculateur DCA.
Renseignez votre capital de départ (0 si vous partez de zéro), votre versement mensuel, sa hausse annuelle éventuelle, une hypothèse de performance et vos frais annuels totaux. Deux points sur lesquels la plupart des simulateurs en ligne sont approximatifs et que celui-ci traite correctement : la capitalisation utilise le taux mensuel équivalent exact, (1 + taux annuel)^(1/12) − 1, et non une division par 12 ; et les frais sont déduits du rendement, parce que c’est le seul rendement que vous touchez.
| Année | Versé | Capital | x mise |
|---|
Avec les valeurs par défaut (1 000 € de départ, 300 € par mois, 6 % par an sans frais, 25 ans), vous versez 91 000 € et vous terminez autour de 207 000 €. Les gains représentent 56 % du capital final : plus de la moitié de votre patrimoine ne vient pas de votre effort d’épargne. Sur le graphique, la zone or de vos versements et la courbe marine de votre capital restent collées une dizaine d’années, puis s’écartent franchement.
Le temps ne fait pas grand chose, jusqu’à ce qu’il fasse tout.
C’est le vrai enseignement d’une simulation DCA, et celui qui décourage le plus de débutants. Voici trois durées, à versement identique de 300 € par mois et 6 % par an, sans capital de départ.
Entre 20 et 30 ans, vous versez 36 000 € de plus et vous gagnez 156 000 € de capital supplémentaire. Les dix dernières années produisent à elles seules davantage que les vingt premières. C’est la raison pour laquelle la durée est le paramètre le plus rentable du simulateur, et pourquoi je répète qu’un DCA modeste démarré tout de suite bat un DCA ambitieux démarré dans cinq ans.
Ce que le DCA fait vraiment, et ce qu’il ne fait pas.
Le DCA lisse votre prix d’achat. Un versement fixe achète mécaniquement plus de parts quand le marché est bas et moins quand il est haut, sans que vous ayez la moindre décision à prendre.
C’est ce qui explique le résultat de 2025 rappelé en introduction, que je détaille dans mon bilan de l’année : une baisse suivie d’une reprise avantage l’investisseur progressif, alors qu’elle terrifie l’investisseur qui regarde son solde.
Le deuxième bénéfice est comportemental, et c’est probablement le plus important. Le DCA supprime la question « est-ce le bon moment ? ». Vous n’avez plus de décision à prendre chaque mois, donc plus d’occasion de vous tromper sous le coup de l’émotion, ni de rester trois ans en attente d’une correction qui ne vient pas.
Maintenant, ce que le DCA ne fait pas. Il ne protège pas du risque : si le marché baisse durablement, un investissement progressif perd aussi, simplement de façon plus étalée. Il ne remplace pas une allocation adaptée à votre horizon : verser 300 € par mois sur 100 % d’actions à trois ans de la retraite reste une mauvaise idée, quelle que soit la régularité. Et il ne s’applique pas de la même façon à une somme déjà disponible.
Épargne mensuelle ou somme déjà là
Ce simulateur traite le cas de l’épargne mensuelle, où le DCA n’est pas un choix mais la forme naturelle de votre effort d’épargne. Si vous avez reçu une prime ou un héritage, l’arbitrage est différent : étaler réduit le risque de mauvaise entrée mais coûte du rendement en moyenne, puisque le marché monte plus souvent qu’il ne baisse. J’ai chiffré cet arbitrage dans comment investir une somme importante d’argent.
Les frais sont la seule variable que vous maîtrisez vraiment.
Vous ne choisissez pas la performance des marchés. Vous choisissez ce que votre épargne vous coûte chaque année, et cette variable, elle, agit avec la même force exponentielle que le rendement. Reprenez la simulation par défaut et entrez 1 % dans le champ des frais.
Un point de frais annuel, c’est 28 087 € qui ne sont plus à vous au bout de 25 ans, soit près d’un tiers de tout ce que vous avez versé. Et ce point se joue sur des décisions que vous prenez une seule fois : le choix du contrat, le choix de l’ETF, le choix du courtier. D’où l’obsession que vous me connaissez pour la distinction entre le TER de l’ETF, qui est rarement le problème, et le coût total supporté par l’épargnant, qui l’est souvent : frais de gestion de l’enveloppe, frais de courtage, écart entre prix d’achat et prix de vente.
Pour renseigner ce champ correctement, additionnez les frais de gestion annuels de votre contrat en unités de compte et le TER de vos ETF. C’est ce total, et lui seul, qui ampute la courbe.
Où mettre en place un versement programmé en France.
Une simulation ne sert à rien si le versement automatique n’existe pas dans votre enveloppe. Voici les quatre possibilités, avec ce qui les distingue vraiment pour un investissement progressif.
| Enveloppe | Pour le DCA | La limite |
|---|---|---|
| PEA | Fiscalité allégée après 5 ans, ETF Monde éligibles, aucun frais de gestion d’enveloppe chez un bon courtier | 150 000 € de versements maximum, et tous les courtiers ne proposent pas l’investissement programmé |
| Assurance vie | Versements programmés et arbitrages automatiques, pas de plafond, fiscalité douce après 8 ans | Des frais de gestion annuels sur les unités de compte, qui s’ajoutent au TER de l’ETF |
| PER | Versements déductibles du revenu imposable, versements programmés courants | Épargne bloquée jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage prévus par la loi |
| Compte-titres | Aucun plafond, accès à tout l’univers des ETF | Imposition au fil de l’eau des dividendes et des plus-values réalisées |
Un détail pratique qui compte plus qu’il n’y paraît quand on verse 150 € ou 200 € par mois : le prix d’une part. Plusieurs ETF Monde éligibles au PEA cotent aujourd’hui sous 7 €, ce qui permet d’investir presque tout votre versement au lieu de laisser traîner des liquidités. Mes comparatifs des meilleures assurances vie, des meilleurs PEA et des meilleurs PER indiquent lesquels proposent réellement le versement programmé en ETF, et à quel coût.
Reste la question que ce calculateur ne peut pas trancher, parce qu’elle relève de la méthode et non du calcul : avec la volatilité réelle des marchés, quelle est votre probabilité d’atteindre votre objectif, et quelle allocation êtes-vous capable de tenir vingt ans ? C’est le cœur de ma Masterclasse gratuite.
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ETF : les trois erreurs qui vous coûtent vraiment cher
Une heure pour comprendre les erreurs à éviter et investir plus efficacement.
Le calculateur est aussi dans votre poche.
J’ai fait développer l’application Épargnant 3.0 pour une raison simple : les questions d’épargne se posent rarement devant un ordinateur. Elles se posent dans le métro, pendant un rendez-vous bancaire, ou le soir quand on refait ses comptes. L’application reprend les calculateurs du site, dont la simulation d’investissement progressif, avec les mêmes formules.
- Gratuite, sans inscription et sans compte à créer
- Aucune publicité, aucune collecte de vos chiffres, tout reste sur votre téléphone
- Simulation d’épargne mensuelle, intérêts composés, comparaison de scénarios
Elle est disponible sur iPhone et iPad et sur Android. Si elle vous est utile, un avis sur les stores aide beaucoup d’autres épargnants à la trouver.
Conclusion pour l’Épargnant 3.0.
Le DCA n’est pas une astuce de performance, c’est un dispositif qui met votre épargne à l’abri de votre humeur et des gros titres. Le simulateur vous donne un ordre de grandeur, pas une trajectoire : la réalité alternera des années à −15 % et des années à +25 %, et c’est votre comportement pendant les mauvaises qui décidera du résultat final. La vraie question n’est donc pas « combien vais-je obtenir ? », mais « quelle allocation suis-je capable de tenir vingt-cinq ans sans y toucher ? ». Faites tourner vos chiffres, choisissez une enveloppe peu chargée, automatisez le virement, et laissez le temps faire la part du travail que vous ne pouvez pas faire vous-même.
Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !
