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Gestion passive : battre 98% des gérants (2026)

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Sur les fonds actions monde vendus en France, 98% des gérants professionnels font moins bien que leur propre indice de référence sur 10 ans. Pas 60%. Pas 80%. 98%.

Ce n’est pas une opinion. C’est ce que mesure, deux fois par an depuis 2014, l’étude SPIVA de S&P Dow Jones Indices, sur des centaines de fonds réels, gérés par des professionnels payés pour battre le marché. La plupart d’entre eux, sur la durée, n’y arrivent pas.

98 % des fonds actions monde battus par leur indice Pourcentage de fonds actifs (part euro) sous-performant leur indice de référence sur 10 ans Actions Monde 98% Actions US 98% Actions UK (2025) 90% Toutes actions (moy. 2025) 61% 50 % (hasard pur) Sur 10 ans, la quasi-totalité des fonds actions monde en euros ne battent pas leur indice, une fois les frais déduits. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Source : SPIVA Europe Scorecard (S&P Dow Jones Indices), édition Year-End 2025 / Mid-Year 2025

Je m’appelle Édouard Petit. Depuis 2015, j’explique sur ce blog, dans mes livres et dans ma formation, une méthode qui prend une minute par mois et qui s’appuie sur ces chiffres plutôt que sur des intuitions de marché. Elle ne repose sur aucune martingale. Elle s’appuie sur les travaux académiques les plus solides en finance, ceux d’Eugene Fama (prix Nobel d’économie 2013), de Jeremy Siegel, de John Bogle, et sur cinquante ans de données mesurées, pas racontées.

Dans cet article, je vous donne les six principes de la gestion passive tels que je les applique moi-même, avec les chiffres à jour de 2026. Je vous dis aussi où ça devient plus subtil que la version simplifiée qu’on lit partout, parce que si vous me suivez depuis un moment, vous méritez mieux qu’un résumé de plaquette commerciale.

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Synthèse des 6 principes de la gestion passive

Voici les six piliers, avant d’entrer dans le détail de chacun :

  1. Investir en actions, parce que c’est ce qui tire la performance d’un patrimoine sur le long terme.
  2. Utiliser des ETF (Exchange Traded Funds, aussi appelés trackers), les outils les plus efficaces pour capter cette performance à moindre coût.
  3. Diversifier, géographiquement et entre classes d’actifs (actions et fonds en euros).
  4. Choisir les bonnes enveloppes fiscales : PEA, assurance vie, PER.
  5. Investir régulièrement, en fonction de son horizon de temps, sans essayer de deviner le bon moment.
  6. Automatiser, pour n’y passer qu’une minute par mois et neutraliser le pire ennemi de l’investisseur : lui-même.

Je vous montre en fin d’article ce que cette méthode aurait rapporté sur les vingt dernières années, comparée à la gestion active et à ne rien faire du tout. Les écarts sont plus grands que ce que la plupart des gens imaginent.

Principe n°1 : investir en actions pour capter leur performance de long terme

Ce que disent 126 ans de données

Depuis 1900, les actions ont délivré, dans le monde, un rendement réel (net d’inflation) de 6,6% par an, contre 1,6% pour les obligations d’État. C’est la donnée centrale du Global Investment Returns Yearbook 2026, publié par UBS avec les professeurs Dimson, Marsh et Staunton de la London Business School, la référence académique mondiale sur ce sujet depuis 26 éditions.

Un dollar investi en actions monde en 1900 valait, fin 2025, 124 854 dollars en nominal. Le même dollar en obligations d’État valait 284 dollars. L’écart n’est pas une anomalie récente : il traverse deux guerres mondiales, la crise de 1929, les chocs pétroliers, la crise de 2008, et la pandémie de 2020.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Mais la robustesse de cet écart sur 126 ans et 35 marchés différents en fait la donnée la plus solide dont dispose un investisseur de long terme.

Le contre-argument qu’on ne vous montre jamais

Voici ce qu’un bon conseiller en gestion de patrimoine vous opposerait, à raison : la moyenne sur 126 ans masque des périodes de vingt ans où les actions ont fait moins bien que les obligations, notamment autour des deux guerres mondiales et de la stagflation des années 1970. Le Japon a connu une décennie perdue après 1989, avec un indice qui n’a retrouvé son plus haut de 1989 qu’en 2024, soit 35 ans plus tard.

C’est vrai. Et c’est précisément pour cette raison que la gestion passive ne recommande jamais de concentrer un patrimoine sur un seul pays ni sur un seul horizon de temps mal calibré. Le Yearbook 2026 souligne d’ailleurs que la concentration de marché s’est accrue et que la diversification entre classes d’actifs redevient un sujet central, pas un luxe théorique. C’est exactement le principe n°3 de cet article : la diversification n’est pas une option, elle est la réponse structurelle au risque que même 126 ans de recul ne permettent pas d’éliminer.

Principe n°2 : s’appuyer sur les ETF pour capter cette performance au meilleur coût

Qu’est-ce qu’un ETF, exactement ?

Un ETF (Exchange Traded Fund, aussi appelé tracker ou fonds indiciel) est un fonds qui se distingue d’un fonds classique par trois caractéristiques :

  • Il est coté en Bourse, comme une action, ce qui le rend liquide et négociable en continu.
  • Il a des frais très réduits : 0,20% à 0,40% par an, contre 1,5% à 2% pour un fonds actif classique.
  • Il réplique un indice plutôt que de chercher à le battre. Il ne “parie” jamais sur telle ou telle action : il possède, dans les mêmes proportions, l’ensemble des entreprises de l’indice suivi.

Ces trois caractéristiques, qui semblent presque des contraintes au premier regard, expliquent pourquoi les ETF font mieux que 90% des fonds actifs sur le long terme.

Pourquoi l’immense majorité des fonds actifs perdent la course

Le fondement scientifique de la gestion passive s’appuie sur les travaux d’Eugene Fama sur l’efficience des marchés (prix Nobel d’économie 2013) : le prix de marché reflète, à chaque instant, l’intelligence collective de l’ensemble des acteurs professionnels qui l’ont fixé. Pour “battre le marché”, un gérant ne doit pas seulement être compétent : il doit être systématiquement meilleur que cette intelligence collective, année après année, net de ses propres frais.

C’est arithmétiquement redoutable. Comme l’a démontré William Sharpe dans son article fondateur The Arithmetic of Active Management, la performance moyenne de tous les investisseurs actifs, avant frais, est nécessairement égale à la performance du marché. Après frais, elle lui est donc inférieure. Ce n’est pas une opinion sur la compétence des gérants : c’est une identité mathématique.

En France, les fonds actions vendus en banque traditionnelle facturent en moyenne autour de 2% de frais annuels. Sur un marché qui a délivré environ 8% brut par an dans le monde depuis 1900 (avant inflation), cet écart de frais est considérable une fois composé sur la durée.

La preuve par les chiffres : ce que montre réellement SPIVA

L’étude SPIVA (S&P Indices Versus Active), publiée deux fois par an par S&P Dow Jones Indices, compare la performance réelle des fonds gérés activement à celle de leur indice de référence, catégorie par catégorie. La méthodologie inclut les fonds liquidés ou fusionnés en cours de route, ce qui évite le biais classique consistant à ne regarder que les survivants.

Résultat pour les fonds domiciliés en Europe, en euros, sur 10 ans : 98% des fonds actions monde et 98% des fonds actions américaines sous-performent leur indice. Ce chiffre est resté quasiment identique dans les éditions 2022, 2023 et 2025 de l’étude : ce n’est pas un accident conjoncturel, c’est un phénomène structurel.

Un chiffre méconnu, même de bons lecteurs de ce blog : l’écart entre les fonds actifs et les indices n’est pas seulement une moyenne de frais. Les S&P “Persistence Scorecards” montrent qu’un fonds classé dans le premier quartile (les 25% les plus performants) sur cinq ans n’a pas plus de chances d’y rester les cinq années suivantes que ne le prédirait le simple hasard. Autrement dit : même en se donnant la peine, a posteriori, d’identifier les “meilleurs” gérants du passé, on n’améliore pas ses chances de tomber sur les meilleurs gérants du futur. C’est le nœud du problème, et c’est ce qui distingue un vrai raisonnement statistique d’un simple constat de frais.

“Oui mais les meilleurs fonds actifs, eux, battent le marché”

C’est l’objection la plus intelligente qu’on puisse opposer à la gestion passive, et je ne vais pas y échapper : oui, il existe, chaque année, des fonds actifs qui battent leur indice. Certains, sur cinq ou dix ans, le font même de façon spectaculaire.

Le problème n’est pas l’existence de ces fonds. C’est l’impossibilité de les identifier à l’avance. Une étude S&P de 2025, intitulée à raison “Heroes in Haystacks”, va plus loin que le simple constat de non-persistance : elle montre qu’un portefeuille composé uniquement des fonds ayant terminé dans le premier quartile sur une période donnée continue, en moyenne, de sous-performer l’indice sur la période suivante. Chercher le “héros” dans la botte de foin ne fonctionne pas mieux que piocher au hasard.

C’est là que la gestion passive change de statut : elle ne prétend pas qu’aucun gérant n’est doué. Elle affirme qu’aucune méthode connue ne permet de les identifier suffisamment tôt pour en profiter, net de frais, sur la durée. Renoncer à chercher l’aiguille dans la botte de foin n’est pas un aveu de résignation. C’est une décision rationnelle une fois qu’on a mesuré le coût de la chercher.

Un ETF Monde en pratique : quel produit choisir en 2026 ?

L’indice le plus utilisé pour un cœur de portefeuille “gestion passive” est le MSCI World, qui regroupe 1 283 grandes et moyennes entreprises de 23 pays développés (données MSCI au 30 juin 2026).

MSCI World : 1 283 entreprises, 23 pays… et 72% d’Etats-Unis Répartition géographique et sectorielle de l’indice au 30 juin 2026 Répartition géographique Etats-Unis 72,45 % 5,69 % Japon 3,45 % Royaume-Uni 3,34 % Canada 2,40 % France 12,66 % Autres (18 pays) Répartition sectorielle Technologie 30,3 % 15,9 % Finance 11,6 % Industrie 9,1 % Santé 8,9 % Conso. discr. 24,2 % Autres (6 secteurs) Nvidia + Apple + Microsoft = 12,9 % de l’indice à elles seules Un niveau de concentration historiquement élevé. La pondération par capitalisation boursière explique ce poids, pas une décision du gérant. Source : MSCI World Index Factsheet (USD), données au 30 juin 2026, msci.com Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

“72% d’Etats-Unis, ce n’est pas un pari géographique déguisé ?” C’est l’objection que je reçois le plus souvent, et elle mérite mieux qu’un haussement d’épaules. La réponse de fond : le MSCI World pondère chaque pays selon sa capitalisation boursière réelle, c’est-à-dire la valeur de marché effective des entreprises qui y sont cotées. Sous-pondérer les Etats-Unis par rapport à ce poids reviendrait à faire un pari actif sur le fait que le marché américain est “trop cher” et va sous-performer, ce qui est exactement le type de pari que la gestion passive cherche à éviter. Les données Dimson-Marsh-Staunton montrent d’ailleurs que les marchés jugés “chers” à un instant donné n’ont pas systématiquement sous-performé sur les décennies suivantes : la valorisation seule est un signal statistiquement faible pour du market timing géographique.

Cela dit, si cette concentration vous inquiète, il existe une alternative : le MSCI ACWI (All Country World Index), qui ajoute les marchés émergents (Chine, Inde, Brésil…) à l’univers développé. Depuis juillet 2026, un ETF suivant cet indice est enfin éligible au PEA : l’Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF (code GPEA, ISIN FR0014017NX3), à 0,30% de frais annuels. C’était un vrai manque jusqu’ici : on ne pouvait accéder aux pays émergents en PEA qu’en combinant plusieurs ETF.

Pour un ETF MSCI World éligible au PEA, deux références dominent le marché en 2026 :

ETFÉmetteurCodeFrais annuelsPrix de la part
Amundi PEA Monde (MSCI World)AmundiDCAM0,20%≈5€
iShares MSCI World Swap PEAiShares (BlackRock)WPEA0,20%*≈5,5€
Amundi MSCI World (historique)AmundiCW80,38%≈500€

*iShares a aligné ses frais sur ceux de DCAM début 2026, relançant la concurrence entre émetteurs.

Les deux ETF les plus récents utilisent la réplication synthétique (via un contrat de swap), seule façon technique de rendre un indice mondial éligible au PEA, qui impose légalement au moins 75% d’actions européennes. Ce swap introduit un risque de contrepartie, très encadré par la directive UCITS (plafond de 10% de l’actif net par contrepartie), et jugé marginal par l’AMF pour des ETF de cette taille.

Principe n°3 : diversifier son épargne

Diversifier géographiquement, même si cela semble contre-intuitif

Concentrer son épargne sur son seul pays d’origine (le fameux “biais domestique”) est l’erreur de diversification la plus courante que je constate chez les épargnants débutants. Un investissement mondial, même exposé au risque de change, réduit historiquement à la fois la volatilité et la perte maximale par rapport à un investissement concentré sur les actions françaises.

Diversifier entre classes d’actifs : le rôle du fonds en euros

Un portefeuille 100% actions traverse des baisses brutales : -17,7% pour le MSCI World en 2022 par exemple. Le fonds en euros, disponible en assurance vie, reste l’outil français de référence pour la partie “stabilisatrice” d’un patrimoine, en complément des actions.

Le chiffre à jour de 2026 : le rendement moyen des fonds en euros s’est établi à 2,6% net de frais de gestion en 2025 (source ACPR, Analyses et Synthèses n°180, juin 2026, et France Assureurs), pour la troisième année consécutive à ce niveau. Avec une inflation française retombée à 0,9% en 2025, le rendement réel des fonds en euros redevient nettement positif pour la première fois depuis 2016, autour de +1,7 point. Les meilleurs contrats en ligne servent entre 3% et 4,10%, contre 2,05% à 2,75% pour les contrats bancaires traditionnels.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Principe n°4 : choisir les bonnes enveloppes fiscales

C’est ici qu’un article générique s’arrête généralement à “ouvrez un PEA et une assurance vie”. Je vais plus loin : le vrai chiffre qui compte n’est pas le frais de l’enveloppe seule, ni le frais de l’ETF seul. C’est leur somme, le coût total annuel supporté par votre épargne.

Le PEA (Plan d’Epargne en Actions) : la référence pour les ETF actions

Le PEA reste, à mon sens, l’enveloppe la plus efficace pour un ETF actions monde, pour deux raisons :

  1. La fiscalité : après 5 ans de détention, plus aucun impôt sur le revenu sur les gains, seuls les prélèvements sociaux (18,6% depuis le 1er janvier 2026) restent dus.
  2. Le coût total : avec un ETF à 0,20% et un courtier sans frais de courtage sur cet ETF (Bourse Direct, Saxo, Fortuneo proposent des offres de ce type sur les ETF Amundi), le coût total annuel tombe autour de 0,25%.

L’assurance vie : pour le fonds en euros et la transmission

L’assurance vie reste indispensable pour deux usages que le PEA ne couvre pas : le fonds en euros, et une fiscalité successorale avantageuse. J’ai personnellement ouvert et j’utilise le contrat Lucya Cardif (assureur BNP Paribas Cardif, distribué par assurancevie.com), dont la liste d’ETF est l’une des plus intéressantes du marché : une cinquantaine d’ETF, dont un MSCI World à 0,12% de frais et un S&P 500 à 0,05%, avec seulement 0,5% de frais de gestion annuels côté assureur, 0% de frais d’entrée et 0,1% sur les mouvements ETF. Pour un ETF World, cela donne un coût total de 0,62% par an, sans jamais avoir trouvé mieux en assurance vie à ce jour.

Le PER : pour défiscaliser, pas par principe

Le Plan d’Epargne Retraite est intéressant pour les foyers dont la tranche marginale d’imposition est de 30% ou plus. Mais attention à un piège classique que je vois trop souvent : défiscaliser sur un PER dont les supports internes sont mauvais (fonds actifs chers, faible choix d’ETF) revient à payer cher un avantage fiscal qui sera partiellement repris par la fiscalité à la sortie. La règle d’or reste : ne jamais choisir une enveloppe fiscale “par principe” si le produit sous-jacent est médiocre.

Principe n°5 : investir en fonction de son horizon de temps, et progressivement

Le temps réduit statistiquement le risque de perte

Sur la Bourse américaine depuis 1870, la probabilité d’obtenir une performance négative en termes réels diminue fortement avec l’horizon de placement : elle est significative sur un an, mais devient marginale au-delà de quinze à vingt ans.

DCA (Dollar Cost Averaging) : investir régulièrement, sans essayer de deviner le bon moment

L’argument standard sur l’investissement progressif dit : investir petit à petit lisse le risque de mauvais timing. C’est vrai, mais incomplet.

L’objection sérieuse : plusieurs études américaines (notamment chez Vanguard) montrent qu’investir en une seule fois (lump sum) bat, en moyenne, un étalement progressif environ deux fois sur trois, tout simplement parce que les marchés montent plus souvent qu’ils ne baissent.

La réponse de fond, celle que les blogs “lazy investing” oublient de donner : le DCA n’est pas une stratégie d’optimisation mathématique. C’est une stratégie comportementale. Sa vertu n’est pas de battre statistiquement le lump sum : c’est de rendre l’investissement supportable psychologiquement, et donc de permettre à l’investisseur de rester investi dans la durée. Un lump sum théoriquement optimal, qui provoque une panique et une vente au plus mauvais moment lors de la première correction de 20%, est un désastre net. Le meilleur plan n’est pas le plan mathématiquement parfait sur le papier : c’est celui que vous suivrez réellement, jusqu’au bout, sans craquer.

Principe n°6 : automatiser, pour n’y passer qu’une minute par mois

Le plan d’action concret

  1. Définir votre répartition actions / fonds en euros, en fonction de votre tolérance au risque et de votre horizon de temps.
  2. Ouvrir un PEA et une assurance vie chez des acteurs en ligne pour limiter les frais.
  3. Mettre en place des versements automatiques mensuels ou trimestriels : ETF Monde sur le PEA, fonds en euros sur l’assurance vie.
  4. Rééquilibrer une fois par an, en redirigeant les nouveaux versements vers la classe d’actifs qui a le plus baissé en proportion.

Le vrai risque n’est pas le marché, c’est vous

C’est le point sur lequel je ne transigerai jamais, parce que les données Morningstar sur le “behavior gap” (l’écart entre la performance d’un fonds et celle réellement obtenue par l’investisseur moyen qui le détient) montrent un écart de 1 à 2 points par an, entièrement dû aux mauvais réflexes : acheter après une hausse, vendre après une baisse, chercher à rentrer et sortir du marché au meilleur moment. Cet écart, cumulé sur 20 ou 30 ans, pèse souvent plus lourd que le choix du “meilleur” ETF.

Un chiffre qui remet les idées en place, et que je place ici volontairement pour ceux qui pensent pouvoir “sentir” les bons moments : rater seulement les 10 meilleurs jours de Bourse sur les 20 dernières années suffit à amputer sérieusement la performance totale d’un portefeuille. Et ces meilleurs jours surviennent presque toujours à proximité immédiate des pires jours, en pleine tempête, précisément quand l’envie de vendre est la plus forte.

Résultat concret : ce qu’aurait rapporté la méthode sur 20 ans

J’ai comparé trois scénarios pour 100 000€ investis sur 20 ans, à un rendement brut de marché de 8% par an (hypothèse cohérente avec la moyenne historique mondiale depuis 1900) :

100 000 € investis pendant 20 ans : l’effet des frais Hypothèse : marché actions monde à 8 % brut par an sur 20 ans (frais 0 %, fonds actifs 2 %, ETF 0,25 %) 0 € 150k 300k 450k 466 000 € Marché (8% brut, avant frais) 445 000 € ETF indiciel (frais 0,25%/an) 321 000 € Fonds actif moyen (frais 2%/an) 100 000 € Capital de départ non investi Ecart ETF vs fonds actif : 124 000 € sur 20 ans, pour 1,75 point de frais annuels en moins soit davantage que le capital initialement investi. Simulation pédagogique, intérêts composés à 8%/an brut sur 20 ans. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Sur cette simulation, l’écart entre un ETF à 0,25% et un fonds actif à 2% de frais représente 124 000€ sur 20 ans, pour un capital de départ de 100 000€. C’est plus que le capital initialement investi, uniquement du fait des frais composés dans le temps.

Ce calcul est une simulation pédagogique basée sur une hypothèse de rendement constant de 8% brut par an. En réalité, les marchés ne montent jamais de façon linéaire : ils avancent par à-coups, avec des années négatives. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Où en êtes-vous vraiment, aujourd’hui ?

Tout ce que je viens de détailler part d’un principe simple : le seul levier que vous maîtrisez à 100% est le coût total de votre épargne. Mais pour savoir si votre portefeuille actuel respecte ces six principes, il faut regarder les faits, pas les impressions.

C’est exactement ce que permet mon Bilan de Santé Express d’un portefeuille d’ETF, un PDF gratuit que j’ai conçu pour répondre en dix minutes à trois questions simples : votre allocation actions / fonds en euros est-elle cohérente avec votre horizon de temps ? Vos ETF se recoupent-ils sans que vous le sachiez ? Votre coût total annuel est-il proche de 0,25% ou plus proche de 2% sans que vous vous en soyez rendu compte ?

Si vous voulez aller plus loin et voir, à l’écran, comment vérifier ces points sur votre propre portefeuille, j’ai construit une masterclass gratuite d’une heure, disponible en replay immédiatement après inscription : “ETF : les 3 erreurs qui vous coûtent vraiment cher”. Elle traite notamment d’une erreur technique que la plupart des investisseurs ignorent complètement, qui coûte environ 1% par an sans jamais apparaître sur un relevé de compte. Aucun compte à rebours, aucune fausse urgence : c’est un enseignement réel de 50 minutes, avec des choses à appliquer dès ce soir.

Et si vous préférez le format livre pour comprendre l’ensemble de la méthode avant de vous lancer, mon premier livre Épargnant 3.0 couvre l’intégralité des six principes de cet article en moins de deux heures de lecture. Pour aller plus loin techniquement, dans le choix précis des ETF et la construction d’un portefeuille adapté à votre situation, mon deuxième livre, Créer et piloter un portefeuille d’ETF, va nettement plus loin.

Les sujets que vous vous posez sûrement maintenant

Faut-il investir une grosse somme d’un coup, ou progressivement ? J’ai consacré un article complet à cette question, qui mérite plus qu’une réponse en deux lignes : investir une somme importante d’argent.

Les marchés ne sont-ils pas “trop hauts” pour investir maintenant ? C’est l’objection la plus fréquente, et la réponse tient en un principe : personne ne sait mesurer fiablement si un marché est “cher” au sens où cela prédirait une baisse à venir. Attendre une correction hypothétique a un coût d’opportunité réel, que je détaille dans cet article sur le fait qu’il est toujours temps d’investir.

Comment sélectionner concrètement un ETF parmi tous ceux qui existent ? Le principe clé : en choisissant un indice large, l’écart de performance entre deux ETF proches est marginal, contrairement à l’écart entre deux fonds actifs, qui peut être considérable. Je détaille la méthode dans cet article sur la sélection d’un tracker.

Conclusion pour l’Épargnant 3.0

Si vous ne deviez retenir que trois actions de cet article :

  1. Calculez votre coût total actuel (frais d’enveloppe + frais de vos fonds), pas seulement le frais que votre banque met en avant. C’est le seul chiffre que vous contrôlez à 100%, et l’écart entre 0,25% et 2% se chiffre en dizaines de milliers d’euros sur 20 ans.
  2. Ouvrez ou vérifiez votre PEA et votre assurance vie chez des acteurs en ligne, avec un ETF Monde en cœur de portefeuille et un bon fonds en euros pour la stabilité.
  3. Automatisez vos versements, mensuellement ou trimestriellement, et ne les interrompez pas lors de la prochaine baisse de marché, qui arrivera, comme elle est toujours arrivée.

La gestion passive n’est pas une martingale magique. C’est l’application disciplinée d’un principe validé par 126 ans de données : minimiser ce que vous pouvez contrôler (les frais, la diversification, la régularité), et accepter ce que vous ne contrôlez pas (le rythme du marché).

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !

À Propos De l’auteur

Édouard Petit, fondateur d'Épargnant 3.0

Édouard Petit

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

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GUIDE GRATUIT

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Les 3 erreurs que j’observe dans les portefeuilles d’ETF

Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

À Propos De l’auteur

Édouard Petit

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85 commentaires

  1. Le cadre dit :

    Bonjour !
    Je suis intéressé et passionné par votre blog et merci de partager vos informations.
    Je souhaite mettre en place une stratégie financière passive dans
    un 1 er temps du fond et du constant dans le placement avec les ETFS puis voir pour la suite…. pour l’avenir dans 5 ans 10 ans et plus…. je serai en retraite dans 11 ou 15 ans…!
    J’ai vais acheter le livre 3.0 en version papier.
    A très bientôt ! Bien cordialement.

  2. Franck Alfero dit :

    TOp blog, de longues heures d apprentissage en perspective

  3. Bonjour,
    Je suis totalement novice, et après avoir lu quelques articles ici et ailleurs sur les ETF, il y a encore un point que je peine à saisir (désolé par avance pour ma question qui est peut-être très bête).
    Les ETF sont un placement sur le long terme. Admettons que j’investisse 1000 euros en ETF, et que mon portefeuille vaille 3000 euros dans 10 ans (peu importe le réalisme des sommes, et je préfère de toute façon l’investissement mensuel, mais ce n’est qu’un exemple). Je revends tout mon portefeuille pour toucher les 3000 euros. Est-ce que si je veux ensuite me reconstruire le même portefeuille avec le même nombre d’ETF, cela me coûtera 3000 euros ?
    Autrement dit, est-ce que nos gains sont liés à l’évolution du prix de l’ETF, comme cela est le cas pour les actions (ou du moins ce que j’en comprends) ?
    Je me pose cette question car pour un épargnant avec peu de moyens, cela pourrait signifier qu’une fois qu’il a revendu son portefeuille (besoin d’argent, sécurisation des gains ou autre), il peut potentiellement ne plus oser investir (car le prix des ETF serait devenu trop élevé).
    Ou alors, le système est tout autre et l’argent “gagné” n’a rien rien à voir avec le prix des ETF, qui reste plus ou moins stable ?
    J’espère être à peu près clair.

  4. Bonjour, merci pour vos très bons conseils !

    sur la page “https://www.epargnant30.fr/gestion-passive/”, vous conseillez d’ouvrir un PEA ou une assurance vie. Pour compléter vos conseils, dans le cadre d’une future succession, sur un horizon d’une 20aine d’années, il peut être avantageux d’investir dans un ETF capitalisant sur le CTO, puis de faire une donnation-cession. On économise 30% de l’impot sur les plus-values. Cette méthode ne peut pas marcher avec un PEA, qui doit être convertit en CTO (avec imposition des prélèvement sociaux) avant d’être transmis.

    Cordialement

  5. Bonjour. J’ai une assurance vie et PEA (avec ETF) chez Boursorama.
    Je peux mensualiser sur l’assurance vie.
    Par contre je n’ai pas trouvé le moyen de mensualiser l’achat d’ETF sur mon PEA. Vous connaissez un moyen intelligent de faire cela ? (par exemple en achetant automatiquement lors d’une petite baisse pour éviter les pics, et ce tous les mois)
    Merci !

  6. combien de temps peut-on garder les ETF ?

    dans quel cas nous perdons l’intégralité de notre mise ?

    1. Aussi longtemps que l’on veut pour la plupart des ETF
      Ca descend à 0 si chacune des entreprises qui le composent ont une valeur qui tombe à 0

  7. Bonjour Edouard,

    Merci pour ce bel article. Ne penses-tu pas que les ETF synthétiques sur PEA (pour investir sur des indices internationaux) seront menacés à CT/MT/LT compte-tenu du “biais” ou de la “triche” qu’ils représentent ?

    Au plaisir de suivre ton actualité.
    Maxime

  8. Bonjour Edouard,

    Je suis en train de lire votre livre (après avoir lu plusieurs articles du site) et je vais commencer par vous remercier pour toutes ces infos.

    Je me posais la question de l’assurance vie vs le PEA pour les ETF, et a priori vous conseillez le PEA.

    Comme j’aime comprendre, j’essaie de faire le point sur les différents frais des deux côtés.

    Si je me base sur deux ETF similaires (Lyxor MSCI World et sa version PEA), que j’imagine y placer 1000€ chez Boursorama et qu’ils stagnent,j’aurai :

    PEA : 0.6% de frais à l’achat, aucun frais de gestion côté Boursorama, puis 0.45% par an côté Lyxor
    Donc il reste 990€ en fin d’année : 6€ de frais à l’achat, puis 4€ de gestion Lyxor (0.45% de 994€)

    Assurance vie : pas de frais à l’achat, 0,1875% par trimestre pour l’assureur d’après la notice, et 0.30% par an côté Lyxor
    Il reste également 990€ en fin d’année : 7€ pour l’assureur (4 trimestres à 0.1875%), puis 3€ de gestion Lyxor

    A un centime près les deux sont équivalents la première année.

    Mais les frais d’achat sur le PEA ne sont payés qu’à l’achat, et chaque année qui passe l’écart se creuse en faveur du PEA.

    Ai-je manqué quelque chose ?

    Bien à vous.

    1. Bonjour, vous avez bien compris (je n’ai pas vérifié les chiffres mais l’idée y est), de plus certains courtiers PEA sont moins chers que Boursorama …
      (par ailleurs la fiscalité est plutôt à l’avantage du PEA)

      1. Merci Edouard,

        En effet, l’étape suivante de ma réflexion est de trouver le bon courtier pour le PEA. Mais étant déjà client Boursorama, je prends en compte également le bénéfice du confort de tout avoir au même endroit.

  9. Bonjour Edouard,

    Que pensez-vous de la stratégie de Paul Merriman (Ultimate portfolio) dans un CTO

    Le portefeuille «ultimate» commence avec l’indice S & P 500. Puis on ajoute de manière équipondérée neuf autres classes d’actifs parmi les actions.

    Il y a 7 étapes pour bien comprendre l’interêt d’un tel portefeuille :

    Portefeuille 1 – Le S&p500 à 100%

    Portefeuille 2 – Le S&p500 à 90% + Grandes capitalisations « Value » à 10%

    Portefeuille 3 – Le S&p500 (80%) + Big Caps Value (10%) + Mix de petites capitalisations (10%)

    Portefeuille 4 – Le S&p500 (70%) + Big Caps Value (10%) + Small Caps Blend (10%) + Small Caps Value (10%)

    Portefeuille 5 – Le S&p500 (60%) + Big Caps Value (10%) + Small Caps Blend (10%) + Small Caps Value (10%) + Actions immobilières US – REIT (10%)

    Nous allons ajouter quatre importantes catégories d’actifs internationaux:
    1/ International Large Cap Blend – Un mélange de grosses capitalisations internationales
    2/ International Large Cap Value – Grosses capitalisations internationales « value »
    3/ International Small Cap Blend – Un mélange de petites capitalisations internationales
    4/ International Small Cap Value – Petites capitalisations internationales « value »
    Nous allons allouer 10% du portefeuille à chacune de ces nouvelles classes d’actifs (donc le S&P500 ne représente plus que 20% de notre portefeuille) pour obtenir le portefeuille 6

    Portefeuille 7 – C’est le Portefeuille 6 auquel on ajoute 10% d’actions de pays émergeants (Emerging markets stocks)
    On intègre les actions des pays émergents, qui représentent les pays avec des économies en expansion et des perspectives de croissance rapide. Nous nous retrouvons donc avec 10 actifs pesant 10% chacun du poids du module action.

    Entre 1970 et 2016 (1 janvier), le S & P 500 a enregistré un rendement moyen annuel de 9,25%. Un
    investissement initial de 100 000 $ aurait généré 5,86 millions $ en 46 ans.
    Avec les 10 actifs, le rendement moyen annuel passe à 11,28% pendant la même période, soit 100.000 $ qui deviennent 13,65 millions $.
    On ne réalisera pas de plus-values pendant tout le processus de création de richesse afin d’éviter la fiscalité.
    Bien à vous.

    1. Bonjour Marc,
      Oui j’aime bien, d’ailleurs j’en parle dans ma formation présentielle.
      Après, il faut l’adapter au contexte français et je trouve que cela ne prend pas toutes les dimensions du risque en compte.
      Aussi, à titre personnel, je ne ferais pas évoluer le portefeuille comme ça.
      Mais c’est clairement une source d’inspiration !

  10. Bonjour Edouard,

    J’ai acheté votre e-formation et je veux commencer demain à acheter des ETF mais j’hésite entre 2 :

    •Amundi MSCI World – Eligible au PEA

    •Lyxor MSCI World PEA

    au début je voulais le lyxor mais l encours me fait peur.

    donc si j’en achète sur les 2 ,est-ce nécessaire ou pas du tout car il n’y a pas d’intérêt a prendre 2 ETF MONDE ?

    ou alors lequel me conseillez-vous ?

    Cordialement,
    Nicolas

  11. Philippe dit :

    Bonjour,
    J’ai lu avec attention vos deux livres et maintenant je souhaiterai passer à la pratique. Je souhaiterais faire une réplication simplifiée de la bourse mondiale. Pour cela je pense prendre un tracker monde, un pays emergent et un petites capitalisations, le tout dans un PEA. Pour le small caps je pensais à Amundi russel 2000 ou 2k. L’un est en euros et l’autre en dollars. Vu que celui en dollars est plus liquide il faudrait plutôt s’orienter vers celui là? Le USD aura t’il plus de frais ? Si oui où ces frais sont-ils identifiés (les frais de gestion semblent identiques…) ?.

    1. Bonjour Philippe,
      Les frais de gestion sont identiques, mais votre courtier va certainement vous facturer des frais de conversion pour la version en $.
      Je prendrais plutôt la version en euros.
      Bon courage pour la mise en pratique.

  12. Vincent MOREAU dit :

    Bonjour, je viens de lire vos 2 livres. Bravo, tres didactiques !
    J’ai cependant toujours une interrogation non elucidee concernant un scenario “catastrophe” d’explosion de la zone euro.
    Si on achete un ETF en EUR repliquant le S&P500 (donc sous-jacent US) et que l’euro s’effondre, qu’advient-il des investissements deja effectues dans l’ETF? Possedons-nous “moins d’actions US” qu’avant l’effondrement? Si oui, la question d’investir directement sur un ETF cote en USD via un courtier US peut se poser (avec les inconvenients qui vont avec…). L’achat d’un ETF Hedged permet-il de se premunir contre un tel scenario?

    1. Bonjour Vincent,
      Si l’euro s’effondre et que les actions américaines restent stables en dollars, l’ETF va voir sa valeur très sérieusement augmenter. La part des actions US augmentera. C’est pareil pour un ETF coté aux Etats-Unis. Ce scénario est positif (!) pour celui qui a investi dans un ETF Monde.
      Si vous investissez dans un ETF couvert ce sera moins le cas, car vous ne profiterez pas de la hausse du dollar.
      Oui ! Contrairement à ce que plein de gens disent, investir à l’étranger, dans une monnaie étrangère, peut être considéré comme moins risqué que d’investir dans a propre monnaie !

  13. Jonathan Bobé dit :

    Bonjour Edouard,

    Je me suis régalé à lire votre libre epargnant 3.0! Du coup j’ai commandé votre second livre sur la gestion d’un portefeuille d’ETF. J’ai une question par rapport aux ETF monde. Pensez vous que mélanger plusieurs etf monde dans des domaines différents comme msci world health pour la santé, msci world information technologie pour les entreprises technologiques, msci world financial pour les entreprises de finances etc…peut être une bonne stratégie dans le but de diversifier son portefeuille.

    Merci d’avance

    Cordialement Jonathan

    1. Bonjour,
      Un ETF monde comprend les valeurs des ETF sectoriel, donc à moins de vouloir surpondérer un secteur, ce n’est pas très utile.
      Bien à vous
      Edouard

  14. Bonjour Edouard,
    J’ai acheté votre livre. La lecture est prévue pour cet été. 
    Je souhaite investir dans des ETF de manière régulière (tous les mois ou tous les trimestres) mais j’ai une question : Y at-il une période dans le mois ou une période dans l’année pour laquelle il est plus judicieux d’acheter ses ETF ou c’est négligeable ? Dans la méthode du Lazy, faut-il prêter attention au cours de l’ETF lors de l’achat ou pas du tout ?
    Merci d’avance !

    1. Bonjour,
      si c’est le premier livre “Épargnant 3.0”, j’espère que vous allez trouver 2h dans votre agenda d’ici le 21 juin ;)
      Dans le deuxième livre j’explique comment optimiser l’achat d’ETF. C’est un peu long à décrire ici, mais franchement ce n’est pas indispensable dans la plupart des cas.

  15. Jérôme lafon dit :

    Bonjour Edouard,
    J’ai moi aussi lu votre livre epargnant3.0 ce qui m’a donné envi de lire votre second livre creer et piloter un portefeuille d’ETF.
    Concernant les stratégies plutot “lazy”. Je comprends bien la votre même si je n’ai pas encore terminé la lecture de votre second ouvrage, cependant que pensez-vous des 3 autres stratégies suivantes:

    la stratégie des dividendes croissants?
    si je comprends bien ce que j’ai lu il n’y a pas de différence à investir dans une action ou à attendre de percevoir les dividendes car une action est valorisée par sa valeur intrinsèque ainsi que par le dividende qui est détaché chaque année. Ai-je bien compris?
    Utiliser la corrélation qui existe entre le SP500 et les obligations en arbitrant chaque fin de mois sur SP500 ou obligations selon la moyenne mobile à 10 mois (MA10) qui sera un signal de positionnement sur SP500 > MA10 et sur obligations si SP500<=MA10.
    un backtest avec cette methode entre 2003 et aujourd’hui montre que le taux de croissance annuel moyen est de 11.52%.
    Cependant il faut pouvoir trouver un ETF obligations eligible au PEA pour mettre en place cette strartégie et je ne suis pas sur que ca existe.
    Sinon pour contrebalancer la fiscalité, en prenant plus de risque : sur un CTO utiliser un ETF SP500x2 et un ETF obligationx2 pour appliquer cette stratégie.
    Investir chaque mois sur un ETF world avec un levier x2 dans un PEA si disponible ou un CTO

    Merci d’avance pour votre avis.

    Jérôme

    1. Bonjour Jérôme,

      si vous êtes en train de lire le deuxième livre, alors vous trouverez beaucoup de réponses à vos questions.

      Bien à vous

      1. Jérôme lafon dit :

        effectivement je trouve des réponses cependant sauf erreur de ma part je ne trouve pas d’information sur la gestion avec arbitrage par exemple mensuel basé sur un indicateur tel que la moyenne mobile. Qu’en pensez-vous?

        j’ai 39 ans et je commence à peine à investir sur le support boursier, Jusqu’à présent je me suis focalisé sur l’investissement immobilier, je souhaite me diversifier.

        Pour booster un peu mon retard je pensais utiliser au début une stratégie risquée telle que l’utilisation des ETF avec levier et l’arbitrage avec une MA sur 10 mois pour minimiser le risque de beta slippage ou bien un prêt conso pour éviter l’éffet levier et faire “travailler” au plus vite une somme conséquente.Quel est votre point de vue sur ces 2 possibilités pour espérer rattraper des années de non investissement?

        D’avance merci.
        Jérôme

        PS: je suis étonné par la qualité de vos explications, merci de partager vos connaissances!

        1. Si on y parle de moyenne mobile.

          Mon point de vue est que mélanger ETF à levier est une stratégie qui a pu fonctionner par le passé mai qui est risquée. Ce n’est pas une façon sereine d’investir, surtout quand on a pas d’expérience. En tout cas faire du “all in” me paraît plus qu’audacieux.

        2. Jérôme lafon dit :

          Je ne pensais pas faire du all in mais consacrer une part très minoritaire de l’épargne sur des stratégies/support plus risquées telles que l’effet levier ou le smart beta afin d’espérer booster un peu la performance globale qui sera portée par des ETF monde/europe mid cap et pays emergents.

  16. Bonjour,

    Tout comme Bal Spam et Alex plus haut, j’ai lu votre livre “Épargnant 3.0”, mais j’ai encore du mal à comprendre comment s’y prendre concrètement pour “Investir”, mais surtout, et dans le cas des ETFs sur un PEA, qu’est-ce qui ramène exactement de l’argent s’il n’y a pas de distribution.

    Merci à vous de votre réponse.

    Cordialement,

      1. ATLAN Frederic dit :

        Bonsoir,

        Je n’avais pas vu votre réponse, veuillez m’en excuser. Non je n’ai pas lu ces articles. Je m’en vais le faire de ce pas, car effectivement j’aimerais m’y mettre, mais uniquement quand le fonctionnement sera vraiment clair dans la tête. Merci a vous.

        Cordialement,

        Frédéric

  17. Quand les trackers montent est il utile de mettre des ordres de vente à cours limité pour protéger d’une baisse?
    Excellent site et très bons livres

  18. Benjamin dit :

    Bonjour,

    A la recherche d’une fructification de ma (modeste) épargne jusque là dormante en livrets, votre site et vos livres sont une mine d’or et je vous remercie de votre travail et et de votre partage.
    Disposant d’un Livret d’épargne populaire avec un taux de 1.25% et au vu de la baisse croissante de rendement des fonds euro (cf votre dernier article) qui vont donc être quasiment au même niveau, il me semble plus intéressant de le garder pour l’épargne de protection.

    Je projette donc de me lancer dans divers placements avec des risques/rendements plus élevés :
    – PEA avec ETF 80 ou 90% monde et 10 ou 20% émergents
    – Assurance vie Yomoni/WeSave profil 8 à 10
    – Crowdfunding/crowdlending (pour tester)

    En sachant que je suis dans une dynamique de rendement à moyen/long terme avec un capital de départ de 10 000€ environ, cette idée de ne garder qu’une épargne de précaution en LEP (pas/peu de fonds euros alimentés donc) et d’alimenter mensuellement le PEA et l’AV (avec profil agressif) vous paraît-elle judicieuse ?

    Bien cordialement

    1. Bonjour Benjamin,

      L’idée est bonne, mais vous ne pouvez pas passer directement d’une allocation 0% en risqué à pratiquement 100% en risqué. Votre allocation actions cible est certainement bien en dessous (comme la plupart des gens), et surtout il faut y aller progressivement, car vous ne savez pas trop quelle est votre tolérance au risque.

      Bien à vous
      Edouard

      PS : Je vous rappelle que je peux vous parrainer sur Yomoni et sur Bourse Direct

  19. Bonjour,

    Je viens de terminer la lecture de « Créer et piloter un portefeuille d’ETF » que j’ai trouvé passionnant. Si je peux me permettre une suggestion, l’ouvrage serait à mon sens encore plus agréable avec un index de mots-clés.

    Néanmoins je m’interroge encore sur le point suivant : dans quelle mesure sera-t-il possible de maintenir son plan d’investissement en cas de forte baisse ?

    Un ETF nécessite le bon fonctionnement d’une chaîne d’activités et l’implication d’une pluralité d’acteurs (AP, MM, émetteur…). Le processus a fait ses preuves dans des conditions normales.

    Comment pourrait-on se convaincre que tout fonctionnera encore en cas de vraie crise ?

    Par ex. dans le cas d’un ETF monde à réplication physique et à fort encours tel IE00B4L5Y983. Les parties seront-elles encore en mesure d’effectuer toutes les opérations courantes, pourra-t-on encore vraiment continuer d’acheter des parts d’ETF ?

    Les conclusions de l’AMF en p28 semblent rassurantes mais ne suffisent pas à m’éclaircir sur ce point.

    Cordialement

    1. Bonjour,

      L’ETF S&P 500 aux Etats-Unis de SPDR qui aujourd’hui a un encours de 280 Mds $ a vu le jour en 1993 !
      L’ETF Lyxor Cac 40 a été mis sur le marché en 2000.

      Les deux ont vécu beaucoup de choses, dont de nombreux “krachs”, et sans coups férir.
      On est jamais sûr de ce qui peut se passer, mais cela paraît plutôt rassurant. C’est, pour moi, en tout cas autant rassurant qu’un fonds classique, une assurance vie ou une action en direct.

      Bien à vous

  20. Bonjour Edouard,

    J’ai lu avec interet votre premier livre et m’apprete a lire votre second durant les vacances qui se profilent.
    Je suis resident etranger et je souhaite mettre en place une sorte de “portefeuille permanent” incluant des trackers or et REITs.
    Pour se faire j’essaye de comprendre la fiscalite qui s’appliquerait sur ces deux types de tracker (pour tracker de type GLD, et tracker REIT comme VNQ aux Etats-Unis ou equivalent europeen). Ma question se rapporte plus par rapport a la fiscalite “a la source” et aux Etats-Unis.
    Si jamais vous aviez deja eu l’opportunite d’etudier cela, cela m’interesserait de connaitre le resultat de vos recherches.

    Joyeuses fetes de fin d’annee.
    Cordialement.

    Julien

    1. Bonjour Julien,
      C’est difficile à dire car cela dépend de chaque pays, mais il y a certainement un prélèvement à la source (15% probablement si il y a une convention fiscale entre les Etats-Unis et l’autre pays)
      Bien à vous

  21. Bonjour Édouard,

    Je suis tombé par hasard sur votre blog en cherchant où souscrire des assurances vie et je découvre avec intérêt la gestion passive qui change un peu mes plans ! Je voudrais épargner pour 2 projets à long terme. Les études des enfants dans 15 ans et la retraite dans 25/30 ans.

    Nous avons plusieurs PEL en comptant ceux des enfants (un moyen avec 20k + 2 petits à 2.5% et un petit à 2%). J’ai l’impression que l’assurance vie sur fonds en euros va rapidement avoir un rendement inférieur à mes PEL. N’est il pas plus judicieux de faire dans mon cas un investissement pel + pea plutôt que assurance vie + pea ?
    ‎est-il tout de même intéressant d’ouvrir des assurances vie pour chaque membre de la famille dès maintenant sans les alimenter après l’ouverture ? Ma banque principale est ing, mais j’ai lu plusieurs retours positifs sur linxea.
    ‎pour le pea, nous pourrions en ouvrir deux (un par projet) mais notre capacité d’épargne est un peu limité à environ 300€ par mois (pel + pea) dans les 10 prochaines années à cause du prêt immobilier. Il me semble plus simple de me concentrer sur le premier projet et de commencer le second dans quelques années quand la capacité d’épargne sera plus importante, qu’en pensez vous ?
    ‎les frais chez ING sont un peu élevés (4€ par transaction jusqu’à 1k€). J’ai vu que chez bourse direct c’est plus intéressant (0.99€ jusqu’à 500€) mais j’ai lu des retours assez critiques sur l’interface et le support client, du coup je me demande quel serait le choix le plus adapté pour un débutant.
    ‎Est-ce que vous avez quelques lectures à conseiller pour bien démarrer d’un point de vue pratique ? Bien entendu j’ai déjà prévu d’acheter votre dernier livre !

    Merci pour vos conseils. David

    1. Bonjour,
      Les anciens PEL sont en général des bons placements, mais ils ne permettent pas de retirer de l’argent pour acheter des actions lorsque la bourse a chuté. C’est un principe important de la gestion passive. Mais c’est une bonne option quand même.
      Linxea est mieux qu’ING à mon sens. Pas besoin d’ouvrir trop d’assurances vie tout de même.
      Il n’y a pas de livre sur les aspects pratiques, il faut arpenter le blog et les livres.
      Je suis le seul sur ce créneau ;-)

  22. Emmanuelle dit :

    Bonjour Edouard,

    Apres avoir dévorée votre premier livre “Epargnant 3.0”, je me sens prête à investir dans un ETF monde (ayant déjà un fond en euros).
    Mais une partie reste encore floue.

    Admettons que j’investisse dans un ETF monde Lyxor, (qui est rattaché à la société générale) mais que la Société Générale fasse faillite. Qu’en est-il alors de l’argent investi dans l’ETF ?

    Par mesure de sécurité, j’aurai donc eu tendance à penser qu’il faille investir dans plusieurs ETF monde afin de réduire les risques. Que pensez-vous de cette solution ?

    J’avoue avoir un peu peur de mettre tous mes œufs dans le même panier.

    Je vous remercie par avance pour votre aide !

    1. Bonsoir Emmanuelle,

      J’ai écrit un article sur les risques des ETF.
      On peut toujours diversifier les émetteurs, mais normalement il n’y a pas trop d’effet si les Société Générale fait faillite … et si la Société Générale fait faillite, je pense que les autres émetteurs auront aussi des problèmes.

  23. Bonjour,

    J’espère que c’est le bon endroit pour poser mes questions. J’ai acheté en début de semaine votre livre et lu plusieurs articles (y compris les commentaires) sur votre site.

    Si j’ai bien compris, le plus important c’est déjà de faire le choix au niveau de la répartition fonds euros/ETF.

    Je pense mettre en place un investissement Lazy sur une période 15 ans / 20 ans maxi avec une enveloppe de départ de 60 000 € investie sur 10 mois pour obtenir ensuite un patrimoine valorisé pour ma retraite.

    1) J’envisage la répartition suivante :
    années 1 à 5 : 30 % fonds euros + 70 % ETF sur PEA
    années 6 à 10 : 40 % fonds euros + 60 % ETF
    années 6 à 15 : 50 % fonds euros + 50 % ETF

    2) Choix fonds euros : Euros exclusif chez boursorama

    3) ETF dans un PEA fortuneo (il s’agit de ma banque principale et PEA ouvert depuis plus de 8 ans). C’est là où çà se complique

    option 1 : 90 % AMUNDI ETF MSCI WORLD UCITS ETF (CW8) + 10 % AMUNDI ETF MSCI Emerging Markets
    Avantages : 2 EFT à gérer
    Inconvénients : total frais de gestion > 0.30% + part du l’EFT World difficile à ajuster car “chère”

    option 2 : 40 % AMUNDI ETF STOX600 + 30 % BNPP SP500 + 10 % AMUNDI RUSSEL 2K + 10 % AMUNDI ETF MSCI JP + 10 % AMUNDI ETF MSCI EM
    Avantages : prix unitaire de chaque ETF accessible + total frais de gestion mini
    Inconvénient : nbre d’ETF à gérer

    option 3 : répartition proposée page 103 de votre livre mais vous ne donnez le code des ETF à privilégier

    option 4 : autre proposition

    Pouvez-vous me donner votre avis sur les points 1), 2) et 3) ?

    Je vous remercie par avance.

    1. Bonjour David,

      Cela me paraît bien dans l’ensemble, mais quelques commentaires :

      • Pourquoi augmentez vous la proportion en fonds en euros ? On a plutôt tendance à réduire le risque au fur et à mesure.
      • Euros exclusif me paraît un choix tout à fait correct
      • Sur le point 3 toutes les solutions sont bonnes, donc c’est difficile de faire un choix. Mais commencer par la simplicité est une bonne option.
      1. Bonjour Édouard,

        Il me semblait que les fonds euros étaient moins risqués que les etf actions. Dans mon idée il s’agissait de réduire légèrement l’exposition au marché actions a l’approche de ma retraite. Est-ce que j’ai raté quelque-chose dans mon raisonnement ?

        Pour le point 3 et l’option 3 pouvez-vous me proposer des etf qui illustrent la répartition proposée page 103 de votre livre afin que je fasse ensuite un choix éclairé ?

        Merci pour la qualité de votre livre et la clarté de vos réponses.

        1. Euh … je devrais pas poster à 6h du matin. J’ai lu à l’envers. Vous avez raison d’augmenter le % de fonds en euros !
          Pour la liste des ETF, il faudrait que je regarde, mais sincèrement ils sont tous bien. Sinon, il y a plein d’informations dans le 2e livre ;-)

  24. Excellent article ! Dommage que peu de gens aient conscience qu’il n’est pas nécessaire d’être expert ni d’y passer ses journées pour investir intelligement et efficacement son argent.

    N’oublions pas de préciser que les trackers monde nous expose au risque de change. Ou alors il faut acheter des trackers en USD, ce qui reste possible dans un PEA !

    1. Merci !
      Oui les ETF exposent au risque de change. Mais comme vous le voyez dans l’article un investissement mondial, même exposé au risque de change, est moins risqué qu’un investissement uniquement en actions françaises !
      Il est possible de se couvrir contre le risque de change avec les ETF, pas en utilisant les ETF cotant en dollars mais en utilisant des ETF couverts contre le risque de change (normalement on accolle les termes “Eur Hedged”), au nom du tracker.
      Célà étant, comme je l’explique dans le livre “Créer et piloter un portefeuille d’ETF”, il me paraît loin d’être indispensable d’utiliser ce type d’ETF, car celà revient cher au final et n’est pas si utile (surtout sur le long terme).

  25. Bonjour,
    Dans le cadre d’une gestion simple de portefeuille, pourriez vous indiquer des obligations que vous conseillez s’il vous plaît ?
    Je n’arrive pas à trouver une obligation avec un rendement décent .
    Je ne suis pas résident fiscal en France, donc je ne cherche pas nécessairement une obligation qui rentre dans une AV.
    Par exemple, si j’ai bien vu, IBGS a un rendement de 0,7% :-(

    Merci pour votre aide .

    1. Bonjour,
      Il n’y a pas d’obligations avec des rendements importants, les Etats empruntent à pratiquement 0% … pratiquement tout en découle.
      Mais un ETF obligations sert à stabiliser le portefeuille principalement, donc ce n’est pas catastrophique.

      1. Bonjour et merci pour votre réponse.
        J’avoue que j’ai du mal à envisager de mettre une partie de mes fonds sur un support qui ne va rien rapporter ou presque.
        Autant garder cette partie là en cash ou bien sur un livret ou PEL pour ceux qui peuvent , non ?

        J’ai vu que l’obligation SAAA semblait avoir un rendement bien meilleur. Qu’en pensez-vous ?
        Pas de nom d’obligations à proposer qui auraient votre préférence ?

        Merci

  26. Bonjour,
    Un grand merci pour la qualité de votre livre.
    Etant totalement néophyte, je me pose cependant plusieurs questions pratiques notamment sur le rééquilibrage.
    Imaginons que j’investisse 20 000 euros avec 50% fond euros / 50 % Amundi World sur mon PEA.
    Je fais des apports mensuel de 400 euros suivant la même répartition soit 200e fond euros et 200e PEA. Dès que j’ai plus de 234 euros (cours actuel tracker Amundi World) sur mon PEA, je passe un ordre (courtage de 0.99e sur Bourse Direct) pour acheter un ETF.
    Par contre si le tracker a subi une forte baisse et qu’au moment du rééquilibrage annuel, je me retrouve avec 10 000 sur fond euros (j’ai pas compté les environs 2.3% de rendement actuel pour simplifier) et 8000 euros sur mon PEA.
    Je vais donc orienter la totalité de mes versements mensuels sur le PEA pour rééquilibrer.
    Mais dans cette optique, je vais quand même mettre plus de 5 mois (!!!) pour rééquilibrer mon portefeuille. Ai-je bien compris ? Y-a-t’il une subtilité ?

    Initialement je voulais prendre une AV avec trackers (Lyxor World 90% + Emergent 10%) au sein de cette AV pour un gain de temps et simplicité mais j’ai du mal à me rendre compte si les frais de 0.6 pts supplémentaires sont vraiment significatifs sur le long terme ?
    Qu’en pensez vous ?? Merci d’avance pour votre réponse

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Thomas,
      Je reviens juste de vacances, et j’ai un peu de mal à me remettre dans les chiffres ; mais votre raisonnement a l’air bon. Ca peut mettre un peu de temps à se rééquilibrer si les variations sont franches. Mais franchement ce n’est pas très grave.
      Pour l’impact des frais d’AV, comme vous le dites, c’est 0,6% par an sur les bonnes AV (sans prendre en compte l’effet fiscalité). Imaginons une tendance long terme des actions du 7% (brute d’inflation), nette de frais (ETF + AV), vous allez arriver à 6% sur AV et 6,6% sur PEA. Au bout de 20 ans vous aurez multiplier votre capital par 3,2 ou 3,5. Mais si on baisse l’espérance de performance future des actions l’écart augmente.
      Mais la simplicité est un gage de réussite.

  27. Bonjour,

    A votre avis, avec une somme de 150 000 euros, vaut-il mieux investir d’un coup dans les trackers ou quand même le faire progressivement sur plusieurs années ? Pour un placement long terme (10-15 ans ou plus)

    Par exemple :
    choix 1 :
    – placer 60k dans dans des fonds euros (Assurance Vie)
    – placer 90k d’un coup dans quelques trackers (sur PEA)
    – et ne plus rien faire (?)

    choix 2 :
    – placer 140k dans des fonds euros
    – placer 10k sur des trackers
    – et chaque mois sortir 1500 ou 2000 euros des assurances vies pour acheter des trackers (pendant 3 à 5 ans donc)

    choix 3 : .. ?

    Merci de votre réponse

      1. Bonjour,

        Merci j’ai lu attentivement l’article, très intéressant ! Par contre je trouve que dans mon cas il reste un petit peu vague quand on est dans la situation de l’investisseur qui commence tout juste à investir. Le conseil est d’y “allez y nettement plus progressivement”, mais il pourrait être un peu plus étoffé :)

        Merci en tous cas, très bon blog !

        1. Edouard Petit dit :

          En somme :
          – Théoriquement il faut placer une grosse somme d’argent rapidement
          – … mais cela un impact psychologique et au démarrage vous ne connaissez votre résistance aux risques / aux krachs, il faut donc y aller progressivement, notamment afin d’étudier comment vous réagissez à vos premières pertes significatives. Mais il n’y a pas de chiffre “magique” sur la durée de cette progressivité.

  28. Bonjour,

    Pour préparer ma retraite dans 21 ans au moins, j’hésite entre plusieurs solutions.
    Pour info, je suis propriétaire de ma résidence principale sans credit.
    J’ai actuellement un Pea chez bourse direct avec 1000 euros sur un ETF world Amundi.

    Laquelle de ses solutions vous semble le plus judicieux pour préparer une retraite?

    1/ Ouvrir une AV chez Linxea sur un fond exclusivement en euros et faire des versement tous les mois de 25% sur Av et 75% sur Pea.

    2/ Ouvrir un compte chez Yomoni et passer sur un profil 8 ou 9 et fermer mon Pea.

    3/ Ouvrir un compte chez Yomoni en fond en euros profil 1 et continuer d’alimenter le Pea de l’ordre de 25% Yomoni et 75% Pea.

    Merci de votre réponse

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,
      la solution 1 est possible
      Il ne faut pas fermer son pea afin de conserver l’antériorité
      Je préfère yomoni pour les profil élevé

      Vous pouvez faire 1 + un profil 5 à 7 chez yomoni
      Vous verez à l’usage ce que vous préférez

  29. Bonjour Edouard

    Je suis tout nouveau dans le monde de la bourse, que je commence à connaitre grâce à un amis qui m’a enlever mes nombreux a priori négatifs (la bourse c’est la loi de la finance, des riches, bref les arguments de ceux qui ne s’y intéresse pas).

    J’ai compris maintenant que la bourse est juste un outils, et qu’il est “bon” ou “mauvais” selon comment on l’utilise et comment on la perçoit (je pense par exemple personnellement que la spéculation sur les matières premières fait partie des mauvaise utilisations).

    Justement, concernant votre méthode (au passant très intéressante et je vous remercie d’avoir créé cet espace d’échange pour en parler avec vous), je voulais discuter avec vous de sa compatibilité avec une gestion “éthique” de son portefeuille.
    Evidemment, chacun à sa définition “d’éthique”. Personnellement, il est important pour moi de savoir que mon argent est “utile” et donc de savoir où il va. C’est pourquoi j’ai commencé à investir directement dans des entreprises qui partagent mes valeurs et mes convictions.
    Maintenant le risque et la performance sont aussi des critères importants, c’est pourquoi je me suis intéressé aux trackers, et c’est la raison de ma venu sur votre site.

    Ma question est très simple (et je pourrai développer si besoin). Pensez vous que votre méthode est compatible avec ma vision de la bourse ? Si oui quels sont les produits à privilégier et ceux à éviter ?

    Plus globalement, pensez vous que rendement et risque d’un coté et placement “responsable” de l’autre ne sont pas des concepts opposés ?

    Je vous remercie par avance de votre retour !

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Il est assez difficile de répondre en quelques lignes.
      Est-ce que vous pensez que les entreprises sont bonnes pour la société ?
      Est-ce que financier les entreprises pour qu’elle se développent est utile ?
      Si oui, investir en bourse est une bonne idée

      Après, le faire avec des ETF.
      Si vous investissiez en direct vous pourriez voter aux AG, mais pas avec énormément de poids.
      Aux US les émetteurs d’ETF votent et dans le bien de l’intérêt de l’actionnaire de long terme. Donc pas pour pressuriser les entreprises sur le court terme.
      Blackrock/iShares se bat notamment pour la baisse des dividendes (pour que les entreprises investissent dans des projets de long terme).

      Il existe des ETF dits responsables, mais ils sont encore peu courants. J’en parlerai dans mon 2e livre.

      1. Merci pour votre retour.

        Oui tout à fait, je pense que toutes les entreprises sont bonnes pour la société, certaine plus que d’autre bien évidemment. C’est pourquoi je cherche celles qui se développent sur des valeurs qui me correspondent (encore une fois, ça n’engage que moi), et donc oui pour moi, acheter leurs actions, c’est dire : “J’aime bien ce que vous faite pour la société, je vais vous soutenir” et si en plus elles se développent bien et me permette d’augmenter mon épargne, alors c’est gagnant-gagnant.

        Pour ne pas prendre trop de risque, j’essaie maintenant de diversifier mes placements, c’est pourquoi je me renseigne sur les autres types de placements.

        Pour les ETF, si ce que vous dites sur IShare/Blackrock est vrai, alors ça m’intéresse fortement car c’est genre d’actions que je veux soutenir.
        Autre exemple, si j’ai bien compris la réplication synthétique d’un ETF, alors il est hors de question de choisir ce type de produit car il n’a finalement aucun lien direct avec les actions de l’indice qu’il est sensé reproduire.

        C’est à propos des obligations que je suis perdu, je n’arrive pas vraiment à cerner leur impact sur la société (je les connais encore mal) mais comme vous dites qu’ils sont important dans un portefeuille, j’essaie d’en apprendre plus eux.

  30. Edouard Petit dit :

    Dans le cas des ETF capitalisant : l’ETF reçoit les dividendes des actions qu’il possède et les réinvesti automatiquement en achetant plus d’actions.
    Imaginons un ETF avec juste Air Liquide, il touche les dividendes et avec ces dividendes rachète immédiatement des Actions Air Liquide.

  31. Hello

    Je rebondi sur le commentaire précédent, ta réponse m’intéresse aussi…
    J’ai toujours pas compris le système des ETF Capitalisant…

    Merci !

  32. Bonjour Edouard,

    Etant complètement débutant, je me suis procuré votre livre. Je vais donc ouvrir PEA + AV chez boursorama mais je ne suis pas certain d’avoir saisi le système de la mensualisation de l’investissement : en gros, par exemple sur mon PEA (que j’ouvre avec le montant minimum possible de 300 euros), j’achète donc une action AMUNDI ETF WORLD-B à 257 euros (puisque je ne peux pas acheter plus pour le moment) et chaque mois j’ajoute une somme supplémentaire sur le PEA jusqu’à pouvoir acheter une 2e action de ce tracker, puis une 3e, puis une 4e etc… sans jamais rien revendre ?

    Merci pour votre livre, votre temps et votre réponse !

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour, oui c’est exactement ça.

      1. Ok merci beaucoup pour la réponse Edouard ! Une autre question qui peut paraître bête cependant : les ETF ne me permettant pas de toucher des dividendes et sachant que je dois conserver ces actions AMUNDI world le plus longtemps possible sans les revendre, qu’est-ce qui va me rapporter de l’argent ? Vais-je toucher des intérêts annuels du fait de leur conservation sur mon PEA ou bien parle t-on simplement de la plus value éventuelle que je toucherais en les revendant 10 ans plus tard ?

        Merci encore pour la réponse ! (je vais aller poster un petit commentaire pour vous sur amazon par la même occasion)

  33. christophe dit :

    Bonjour,
    Me concernant, je suis expatrié et ne peut donc pas ouvrir de PEA. Seulement un compte titre. Plutot que de passer des heures a essayer de comprendre la bourse, ne serait il pas plus simple pour moi de souscrire directement un compte titre au pres de yomoni avec un facteur risque moyen élevé par exemple?
    Cordialement

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,
      Difficile à dire car cela dépend vraiment de beaucoup de choses. Par exemple, Yomoni passe beaucoup d’ordres et cela peut jouer des tours en fonction de votre fiscalité.
      Un tracker monde peut plus l’optimiser.

      1. christophe dit :

        Merci pour votre reponse, je suis dans un pays ou il n’y a aucun impot. Et comme je n’ai pas accés au PEA je ne vois pas comment obtenir un tracker monde???

        1. Edouard Petit dit :

          Si vous n’avez pas d’impôt, c’est encore plus simple. Vous pouvez mettre un tracker monde sur n’importe quel compte titre. Il y a des excellents produits chez Amundi, Vanguard, iShares etc.

  34. Bonjour Edouard,
    je pense vous avoir déjà posé la question mais je n’arrive plus à retrouver où je l’ai fait!

    Bref, je prône également l’investissement en ETF sur le long terme. Pour ma part, j’applique le Dollar Value Avering, mais le principe reste le même. Je m’interroge cependant sur le désinvestissement en cas de besoin à moyen terme des liquidités : faut-il également lisser le désinvestissement pour linéariser le risque de vendre lorsque les cours sont bas? Si on souhaite récupérer en 1 an l’argent investi de manière mensuelle pendant 10 ans, faut-il désinvestir progressivement de manière quotidienne ou hebdomadaire?

    De nombreuses études existent sur les meilleurs techniques d’investissement, mais on se pose rarement la question du désinvestissement, ce qui est pourtant capital afin de “cristalliser” les bénéfices des techniques mises en œuvre.

    Merci d’avance pour votre retour

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Normalement, lorsque l’on s’approche du moment où on passe de la phase de capîtalisation à la phase de distribution on baisse progressivement son allocation d’actif. Mais je n’ai, tout comme vous, jamais lu vraiment quelque chose cherchant à optimiser cela. Il faudrait que j’y reflechisse.

  35. bonjour
    Merci de votre site tres intéressants

    Quand Boursorama pour son profil dynamique annonce
    Le mandat a pour indice de référence l’indice composite 25% TEC 5 + 50% MSCI World (en devises locales) + 25% MSCI Europe,
    Cela veut il dire que ce sont des trackers qu’ils utilisent dans ces gestions profilés?

    1. Edouard Petit dit :

      Non cela veut juste dire qu’ils se comparent à ces indices
      Il n’y a pas de trackers dans leur allocation d’actifs, mais des fonds actifs assez chers en général

  36. Bonjour Edouard,

    J’aimerais avoir votre avis sur mon choix et ma stratégie sur les ETF suivants;

    1/3 Euro Stoxx 600.
    2/3 SP500.

    ou

    1/3 Euro Stoxx600
    1/3 SP500
    1/3 Nasdaq 100

    Pour les ETF cotés en Euros ou Dollars lequel privilégier?
    En ce qui concerne le Nasdaq 100 celui est disponible chez Amundi coté en Euros et USD. Bourse de milan (Euros) courtage 15€.
    Et en USD bourse de Paris frais de courtage 2,5€ ou 5€ suivant la somme investie.

    Salutations.

    Gregory.

  37. Bonjour, j’aime cette idée d’intelligence collective du marché (qu’il ne sert à rien d’essayer de battre, selon vous). Il s’agit sans doute d’une idée académique, n’est-il pas ?

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Je n’ai jamais vraiment vu cette façon présentée les choses tout à fait comme cela. Mais cela me parait tellement sauter au yeux que je ne peux croire être le seul.
      Au delà de l’expression, le concept est effectivement largement documenté pour le coup.

  38. Edouard Petit dit :

    Bonjour,

    c’est en effet une “complexité”.

    Déjà, il faut savoir que le rééquilibrage n’est pas nécessairement très fréquent. On peut le faire une fois par an, et même une fois tous les 3 ans !

    Après le plus optimal, est d’équilibrer son portefeuille grâce à ses apports. J’ai donné des éléments dans cet autre article du site web : http://www.epargnant30.fr/piloter-apports-trackers/

    En résumé, si les actions ont “trop monté” ont arrête les apports sur le PEA et on les mets sur l’assurance vie en Fonds Euros.

    Si vous ne comptez pas faire de nouveaux apports, on peut imaginer avoir une partie de son portefeuille actions non pas sur son PEA mais sur son assurance vie en Unités de Compte. Si votre Assurance Vie propose des trackers et des frais de gestion raisonnables (il est possible de trouver du 0,6% par an), ça peut être une option intéressante.

    Concernant le PEA, notez qu’au bout de 8 ans vous pourrez retirer de l’argent sans casser le plan … mais vous ne pourrez plus en remettre. Ça ne résout donc effectivement pas l’équation.

    Bien à vous

  39. Bonjour, vous ditez qu’il faut arbitrer entre assurance vie et PEA. Hors le PEA est e’ effet bloqué, quelle solution pratique proposez-vous dans ce cad ? Merci.