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1 MINUTE PAR MOIS POUR FAIRE MIEUX QUE 97% DES PROFESSIONNELS


POINTS CLÉS

  • Il est possible d’avoir une épargne très performante de manière simple en y passant qu’une minute par mois.
  • La méthode Épargnant 3.0 s’appuie en particulier sur les principes et outils de la gestion passive.
  • Votre épargne doit être aussi diversifiée que possible, en mixant des actions du monde entier et des obligations que l’on trouve dans les fonds en euros.
  • Il est vain de chercher à faire mieux que le marché. Le plus important est de réduire ses frais.
  • Pour investir en actions, il faut donc investir en ETF (Exchange Traded Funds), aussi appelé trackers.
  • Il faut investir de façon mécanique tous les mois ou tous les trimestres. Cela ne prend qu’1 minute par mois.

La promesse de la gestion passive et de la « méthode Épargnant 3.0 » pour faire fructifier votre patrimoine

Comme je l’explique dans mon livre « Épargnant 3.0 » (dont la deuxième édition est sortie fin 2017), l’investisseur particulier peut faire mieux fructifier votre épargne que 97% des professionnels. Il s’agit d’une méthode simple qui ne prend qu’une minute par mois. Ce n’est pas une recette obscure de Gourou mais une méthode qui s’appuie sur les meilleurs travaux académiques en matière de finance.

D’ailleurs, elle est simple à énoncer : acheter, avec le moins de frais et le moins d’impôt possible, régulièrement et de manière automatique (sans réfléchir !), un certain nombre d’actifs diversifiés au prix du marché. Donc ne pas chercher à faire mieux que le marché et plutôt profiter de la tendance à long terme des actifs. Par exemple, depuis 1900 les actions ont eu une performance dans le monde de 8% par an brut d’inflation américaine et 12% d’inflation française, malgré deux guerres mondiales. Certainement mieux que le livret A ! Il s’agit tout simplement de la gestion passive.

Synthèse des principes de la gestion passive

Je présente ici 6 principes qui permettent réellement de faire fructifier son épargne avec sérénité :

  1. Investissez en bourse, car c’est ce qui tire la performance de votre patrimoine
  2. Utilisez les outils les plus performants pour invertir en bourse : les ETF (Exchange Traded Funds) aussi appelés trackers
  3. Diversifiez votre épargne, à la fois internationalement (ce qui est contre intuitif) et avec des fonds en euros (ce qui est peut-être aussi contre intuitif)
  4. Utilisez les meilleures enveloppes fiscales afin de diminuer votre impôts.
  5. Investissez en fonction de vos projets et de votre horizon de temps
  6. Mettez en place des modalités pratiques simples et les plus automatisées possibles

Je termine cet article en vous expliquant quelle aurait été la performance de la méthode sur les dix dernières années si vous l’aviez suivi. Vous allez savoir combien vous auriez pu gagner !

Tous les concepts que je présentent ici sont extrêmement condensés. Ils sont détaillés avec pédagogie sur ce blog, dans mes ouvrages et ma formation. Cet article vous permet de faire un tour d’horizon rapide, afin de vous donner envie d’aller plus loin.

Principe N°1 : Investir en bourse afin de profiter de la performance des actions

Les actions ont eu une performance de 10% par an depuis 1970

Les actions ont des hauts et des bas, mais c’est un actif extrêmement performant. Savez-vous qu’entre 1969 et fin 2017, la performance des actions mondiales a été de quasiment 10% par an ? C’est évidemment moins si l’on retire l’inflation (qui a été a peu près de 4% par an sur cette période).

Sur le très long terme, les actions ont été particulièrement performantes par rapport aux autres classes d’actifs tels que les comptes sur livret et même l’immobilier

Depuis 1900, les actions ont battu la plupart des classes d’actifs. Vous serez certainement étonné de voir que sur le (très) long terme, les actions ont une performance de plus de 5% net d’inflation, alors que l’immobilier (sans les loyers) ou l’or stagnent à 0%. Si l’on prend en compte les intérêts composés (les gains produisent des gains), l’impact est réellement important.

Performance des classes d'actifs depuis 1970

Ces chiffres sur l’immobilier peuvent vous étonner. Mais sachez que ce sont les vraies statistiques. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que, comme je le montre dans cet article, l’immobilier n’est pas un actif sans risque et il peut chuter très largement (même à Paris !).

Dans cet article, je montre, en revanche pourquoi les actions montent sur le long terme et qu’un investissement en actions serait gagnant même dans un monde sans croissance.

Principe N°2 : S’appuyer sur les ETF (Exchange Traded Funds), des fonds très performants et avec un faible coût. Indispensables pour investir en bourse !

Qu’est ce qu’un ETF (ou tracker) ?

Les ETF sont des fonds comme ceux qui vous sont proposés par votre banque. Il permettent d’investir facilement dans des actions, car ils sont souvent très diversités. Mais par rapport à des fonds classiques ils ont plusieurs caractéristiques :

  1. Ils sont cotés en bourse
  2. Ils sont très peu chers
  3. Ils suivent un indice

Peut-être que ces 3 caractéristiques ne vous sautent pas aux yeux comme des avantages. Et pourtant ils expliquent pourquoi les ETF ont une meilleure performance que plus de 90% des fonds actifs sur le moyen/long terme.

Sachez que les ETF peuvent être appelés trackers, fonds passifs ou fonds indiciels. Les définitions sont légèrement différentes. Mais partons du principe, dans cet article, qu’ils sont synonymes. Dans cet article, vous en saurez plus sur les trackers ou ETF (Exchange Traded Funds). Aussi, dans la vidéo ci-dessous j’explique clairement en quelques minutes les spécificités des ETF ou trackers.

Pourquoi est-ce que les ETF sont la meilleure façon d’investir en bourse ?

Aux fondements de la gestion passive, l’hypothèse des marchés efficients

La gestion passive s’appuie sur l’hypothèse des marchés efficients, définie par les prix Nobel

Mais revenons aux fondements scientifiques de cette méthode. Cette dernière s’appuie en particulier sur les travaux d’Eugene Fama, prix Nobel d’Économie 2013. Il a démontré qu’il était vain d’essayer de faire mieux que le marché. En effet, le prix du marché est la moyenne de l’intelligence collective de l’ensemble des gérants. Pour faire mieux que le marché, il ne faut pas seulement être bon, il est faut être meilleur que cette intelligence collective de façon régulière. C’est réellement compliqué !

La gestion passive permet de limiter grandement les frais

Un autre point particulièrement important est que les frais ont un impact négatif significatif sur la performance. En France, les frais des fonds (SICAV, FCP, Unités de Comptes …) sont en moyenne de 2% sur les actions. Or les actions  ont eu une performance de 8% par an, en moyenne dans le monde depuis 1900 (malgré deux guerres mondiales !). Ainsi, le marché aurait transformé 100 000€ en 466 000 € en 20 ans. Les fonds auraient transformé ces 100 000€ en 321 000 €. Cela correspond tout de même à 145 000 € de frais !

L’étude SPIVA sur la gestion passive valide la théorie dans la réalité : les ETF sont particulièrement performants

L’immense majorité des fonds classiques font moins bien que le marché

Cette théorie est validée par la pratique. L’étude SPIVA (S&P Indices Versus Active Funds) nous apprend que sur 10 ans 90% des fonds ont fait moins bien que l’indice du marché sur lequel ils investissent (on compare bien sûr un fonds investissant en France avec un indice français, un fonds investissant aux États-Unis avec un indice américain, etc.). C’est mathématique, la moyenne des fonds a une performance égale au marché moins les frais. Et compenser 2% de frais annuels pour atteindre la performance du marché est pratiquement impossible. Cet article du blog présente les études qui montrent que les ETF font mieux que les SICAV classiques.

Or, il n’existe aucun moyen d’identifier à l’avance les quelques fonds qui pourraient surperformer le marché. D’ailleurs, il a été prouvé que l’inducteur principal de la performance d’un fonds était la faiblesse de ses frais.

En résumé, la gestion passive fait mieux que la gestion active !

Les ETF permettent de limiter les frais … et sont donc particulièrement performants

Alors, comment faire pour investir dans le marché ? En utilisant, des fonds qui suivent les indices. En France, la méthode la plus simple est d’acheter des trackers, aussi appelés ETF. Ce sont des fonds négociables en bourse, et avec des frais contenus. Vous passerez de frais annuels de 2% par an à moins de 0,4% par an. Vous pourrez même descendre en dessous de 0,2% par an en vous y prenant bien.

En raisonnant en intérêts composés, le gain devient réellement significatif. Ils sont disponibles dans toutes les banques et chez tous les courtiers, car, comme les actions, ils sont cotés. Sinon, il faut se plaindre auprès de votre intermédiaire financier. Ce serait comme ne pas avoir accès à Total ou LVMH.

En choisissant des fonds passifs, vous aurez moins de chance de tomber sur le mauvais cheval

Vous pouvez soit investir dans un unique ETF Monde soit dans un portefeuille d’ETF, chaque solution a ses avantages et ses inconvénients. Mais investir dans un unique tracker a la vertu de la simplicité et est probablement très performant. Par ailleurs, dans la gestion passive, tout est simple et prend peu de temps. Alors que tous les fonds classiques et vous avez de fortes chances de miser sur le mauvais cheval, tous les ETF sont bons à partir du moment où vous sélectionner un indice large. Cet article vous explique ce principe et vous montre comment sélectionner un ETF.

Vous pourrez voir que non seulement, les fonds sous-performent leur indice de référence, mais il existe beaucoup moins d’écart (et c’est un euphémisme) entre deux ETF qu’entre 2 fonds actifs. En choisissant un ETF, on a nettement moins de chances de tomber sur un mauvais ETF. C’est ce que l’on peut observer sur ce graphique :

Performance des fonds globaux par rapport aux ETF

Je vous encourage aussi à  télécharger un PDF gratuit permettant de débuter avec 10 fiches pratiques sur les ETF.

Principe N°3 de la gestion passive : Diversifier son épargne

Pour placer son argent, il faut investir en actions, mais aussi dans un fonds en euros

Naturellement, il n’est pas recommandé d’investir l’ensemble de son portefeuille financier en actions. En effet, les chutes de la bourse peuvent être brutales. Il faut donc aussi investir en obligations, moins volatiles que les actions. La façon la plus efficace d’investir en obligations en France est au travers d’un fonds en euros, car ils sont sécurisés. Et bien que leur performance baisse régulièrement ils sont incontournables. Par ailleurs, il est important de choisir un bon fonds en euros. En effet, les différences de performance sont très importantes entre les différentes assurances vie. Pour vous faciliter la tâche, j’ai écrit un article sur les meilleures assurances vie, et donc les meilleurs fonds en euros.

Pour diminuer le risque d’un investissement en bourse, la diversification géographique est particulièrement utile

Aussi, vous avez intérêt d’investir en actions du monde entier plutôt que d’un pays ou même une zone géographique en particulier. Cela fait réduire le risque, qu’on le mesure par la volatilité (faire des hauts et des bas sur le court terme) ou la perte maximale (les krachs). Cet article du blog montre plus en détail l’intérêt de la diversification géographique.

On peut clairement voir dans le tableau ci-dessous, que la volatilité (c’est à dire le fait de faire des hauts et des bas) est grandement réduite lorsque l’on investit internationalement et ce même lorsque l’on prend en compte le risque de change. La volatilité d’un investissement mondial (y compris pays émergents) a été de 20% inférieur à un investissement diversifié dans des actions françaises. Aussi, la perte maximale, calculée depuis 1998 a été inférieure. Cerise sur le gâteau, la performance de l’investissement mondial a été supérieur.

Principe N°4 : Investir dans des enveloppes peu fiscalisées, telles que le PEA (Plan d’Epargne en Actions) et l’Assurance Vie

Privilégier les ETF PEA pour place votre argent en bourse

L’avantage fiscal du PEA

Le PEA (Plan d’Epargne en Actions) est une enveloppe assez fantastique, pour plusieurs raisons :

  1. il n’y a plus d’impôt (uniquement des prélèvements sociaux), au bout de 5 ans (après l’ouverture du PEA, il faut donc absolument en ouvrir un le plus rapidement possible).
  2. les frais sont assez contenus si vous passez par une banque en ligne, et encore plus par un courtier en ligne spécialisé.

De nombreux ETF sont éligibles au PEA

De nombreux ETF sont éligibles à cette enveloppe, et même des ETF investis internationalement. Par exemple, des ETF Monde, donc extrêmement diversifiés, sont éligibles à cette enveloppe. Pour en savoir plus, lisez cet articles sur les ETF éligible au PEA. Il s’agit réellement d’une opportunité à ne pas manquer. Dans cet article, je fournis une longue liste d’ETF éligibles au PEA.

Il ne faut hésiter à ouvrir au plus vite un PEA au plus vite chez un bon intermédiaire financier. Il est aussi possible de transférer son PEA.

Utilisez l’assurance vie pour les fonds en euros et/ou si vous avez des enjeux de succession

Les assurances vie sont très utiles pour deux raisons :

  • Elles contiennent des fonds en euros, qui donnent une stabilité à votre patrimoine, tout en ayant une certaine performance.
  • La fiscalité en cas de succession est très intéressante.

Cependant, attention, depuis la nouvelle 2018 et la flat tax, la fiscalité (en case de vie) de l’assurance vie est moins intéressante et le CTO (Compte Titre Ordinaire) redevient intéressant.

Principe N°5 : Investir en fonction de son horizon de temps et progressivement

Investir en bourse en fonction de son horizon de temps, et si possible sur le long terme

Un point important à comprendre c’est que les probabilités d’avoir une performance de son portefeuille d’actions diminue largement avec le temps. Le graphique ci-dessous montre la probabilité (sur la bourse américaine depuis 1870) d’avoir une performance négative (en prenant en compte l’inflation) en fonction de l’horizon de temps.

Bourse : probabilité d'avoir une performance négative

Investir progressivement, une des clés de la gestion passive

Par ailleurs, comme la bourse fait des hauts et des bas, et que l’on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait, le plus simple est d’investir progressivement et mécaniquement. On investit alors à la fois au plus haut et au plus bas. On limite ainsi le risque encore une fois. Cet article montre pourquoi le risque est assez largement réduit lorsque l’on fait des apports. Ces apports peuvent, comme je le montre dans cet article, être mensuels ou trimestriels, du moment où ils sont réguliers et automatiques. Espacer ses versements peut faciliter l’investissement si vous n’avez pas de grosses sommes d’argent à investir. En revanche, faire un virement automatique vers un compte « bloqué » tel que le PEA, est une pratique d’épargne très saine.

Principe N°6 : N’y passer qu’une minute par mois, c’est ce que doit vous prendre la gestion passive

Un plan d’actions réellement simple et actionnable

Ainsi, le plan d’actions devient fort simple :

  • Définir le pourcentage d’actions et d’obligations dans son portefeuille financier. Ce pourcentage dépendra entre autres de votre capacité à accepter des baisses, votre horizon de temps et potentiellement d’autres paramètres. C’est peut-être la partie la plus compliquée de la méthode.
  • Ouvrir une assurance vie et un PEA en ligne afin de s’assurer d’avoir des frais contenus.
  • Investir automatiquement, tous les mois ou tous les trimestres, sur un fonds en euros dans l’assurance vie et un tracker monde dans le PEA. Le montant est en fonction de votre capacité d’épargne et sur la base de la répartition que vous avez décidée dans la première étape.

Ne pas se poser de questions

La gestion passive ne prend pas plus d’une minute par mois. Vous n’avez aucune question à vous poser. C’est le principe même de la gestion passive. Vous n’avez pas de moyen de savoir si le marché est haut et bas, s’il vaut mieux investir aux États-Unis ou dans les pays émergents, si la croissance de la chine est surévalué, quel va être l’impact de la hausse des taux de la FED, etc. Si le marché est à ce niveau-là, c’est que l’intelligence collective des professionnels l’a décidé. Ils ont « voté » pour ces prix. Il est peu probable d’être mieux informé ou plus malin que l’ensemble de ces professionnels ! De toutes les façons, si vous investissez progressivement, vous allez acheter « haut » et acheter « bas ». Vous allez donc moyenner votre prix d’achat, et tendre vers la tendance à long terme des actions.

Focalisez vous sur votre mental

Il faut savoir que les investisseurs individuels ont souvent tendance à être à contre temps du marché. Ils achètent quand ça a monté, et ne monte plus … et vendent quand cela a baissé, donc lorsque la bourse va remonter. Chercher à rentrer et sortir du marché au meilleur moment est une erreur classique qui coûte cher. Vous pouvez aller plus loin sur blog, notamment en lisant l’article « L’investisseur est son meilleur ennemi, il investit à contre temps ».

La performance d’un investisseur passif va venir, dans une très large mesure, de sa capacité à investir régulièrement sur le long terme quoi qu’il arrive, et donc de son mental.

Rééquilibrez votre portefeuille

Il faut rééquilibrer de temps en temps votre portefeuille (une fois par an, voire encore moins). En effet, puisque les actions ont plus tendance à monter que les obligations, il est probable que votre allocation en actions augmente. Vous devez alors vendre des actions pour acheter des obligations et donc réinitialiser votre allocation d’actifs. C’est ce qui vous permet de vous assurer que vous conserver un risque constant.

Le rééquilibrage à la fois entre actions et fonds en euros, et entre zones géographique peut donner un boost de performance sur le long terme. J’explique en détail comment faire dans ma formation en ligne.

Résultat de la gestion passive et de la méthode « Épargnant 3.0 » : une performance digne des meilleurs gérants

Performance sur les 10 dernières années

Mais qu’en est-il de la performance de la gestion passive ? Pour faire le test, on peut faire une analyse sur une période de 10 ans, de différentes stratégies : un tracker monde, un bon fonds en euros (en l’occurrence Eurossima), la moyenne des fonds en euros, et le célèbre Carmignac Patrimoine (n°3 de la catégorie sur 10 ans) et la moyenne des fonds patrimoniaux. Du côté de la gestion passive, j’ai pris une allocation équilibrée 50% actions monde / 50% fonds en euros.

On obtient les résultats suivants (sans apports mensuels, afin de faciliter les calculs) :

Gestion passive : performance

(Source : Calculs de l’auteur et données Morningstar | AV : 3% de frais d’entrée et 1% de frais de gestion)

On peut voir que la gestion passive rivalise sans problèmes avec les meilleurs fonds (Carmignac Patrimoine est classé 3e fonds sur 52 sur la période). Elle surperforme largement la moyenne des fonds patrimoniaux.

La surperformance de la gestion passive

Encore une fois, statistiquement la gestion passive va surperformer de la différence de frais avec la gestion classique. Sachant que les fonds patrimoniaux ont des frais moyens de 2% et que la gestion passive a des frais de moins de 0,5%, cela fait 1,5% par an. En ajoutant les frais de gestion des unités de compte, la méthode passive avec PEA surperformera en moyenne de 2 à 3 points par an !

Les actions ont fait dans le monde à peu près 8% par an depuis 1900. Les obligations un peu plus de 4%. On arrive à une moyenne de 6%. Cela fait un différentiel de plus de 2 points sur un portefeuille qui rapporte 6%. 30% à 50% de performance en plus !

Le terme « gestion passive » n’est peut être pas flatteur au premier abord pour tout le monde. En effet, dans la plupart des cas, l’effort et l’intelligence sont récompensés. Cependant, ce n’est pas le cas en ce qui concerne l’investissement boursier.

Quels sont les sujets à approfondir ?

Si vous avez été convaincu, et n’avez pas d’expérience en investissement vous pouvez certainement trois questions :

  1. Comment investir votre premier apport et à quel rythme. Cet article, bien qu’un peu technique répond à cette question : Faut-il investir une grosse somme d’argent en une fois ou progressivement ?
  2. Est-ce que j’ai suffisamment d’épargne pour investir (finalement cela ne vaut peut-être pas le coup) ? Il est possible de débuter avec très peu d’épargne. Les ETF et les fonds en euros sont très accessibles. Cela permet de se former progressivement, et vos erreurs n’auront pas trop d’impact en plus. Enfin, il faut penser en intérêts composés. L’argent que vous allez investir va lui même produire de l’argent, c’est l’effet « boule de neige ».
  3. Les marchés ne sont-ils pas trop haut pour investir ? Cet article montre qu’il est toujours temps d’investir et attendre engendre un formidable coût d’opportunité. En effet, il n’est pas possible de prédire si la bourse est chère ou pas. Attendre une correction n’est pas la bonne solution.

Il n’y a aucune raison d’attendre pour investir !

Simple mais attention à la psychologie

Au final, si cette méthode est simple, il ne faut pas négliger les aspects psychologiques. En effet, vous êtes votre plus grand ennemi. Le plus grand risque est bien de tout vendre quand la bourse va baisser de 30% et que toutes les télés et radios annonceront la fin de capitalisme. Cela arrivera. Il faudra rester confiant, et continuer à acheter mécaniquement des actions… et même vendre des fonds en euros pour acheter des actions et rééquilibrer votre portefeuille.

Cette méthode ne prend qu’une minute par mois, mais elle requiert de la discipline.

Comment maîtriser la gestion passive, maximiser sa performance … et éviter les erreurs ?

Alors pour tout savoir sur cette méthode, vous avez plusieurs possibilités :

  • Ce blog. N’hésitez pas à vous tenir informés de tous les articles qui sortent en vous abonnant à ma mailing list (garantie de non spam et de confidentialité). Le formulaire d’inscription est dans la barre à droite. Et comme il a vraiment beaucoup de contenu vous pouvez télécharger un PDF gratuit permettant de débuter avec 10 fiches pratiques sur les ETF.
  • Le livre Épargnant 3.0, qui explique les grands principes de la méthode. Il se lit en moins de deux heures et permet d’être initié à la gestion passive. Il y a un chapitre bonus à télécharger qui vous aidera à identifier les meilleurs intermédiaires financiers (courtiers en actions, assurances vie, etc.)
  • Le livre Créer et piloter un portefeuille d’ETF, qui permet d’aller réellement plus loin dans la création d’un portefeuille d’ETF performant et réellement adapté à vous besoins.
  • Les formations qui vous permettent de passer à l’action. Ce e-learning de 10 heures de vidéos vous accompagne pas à pas pour tout comprendre. Il y a même des vidéos de démonstrations pour sélectionner un ETF ou passer un ordre de bourse. Vous pouvez le regarder à votre rythme. Vous avez toutes les informations ici. Car sachez que c’est une méthode simple et performante qui ne fonctionne que si l’on est vraiment convaincu et si on la comprend bien. Il serait catastrophique de l’abandonner en cours de route.

Je vous souhaite le meilleur pour vos épargne et surtout pour tout le reste.

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78 Comments

  1. Bonjour. J’ai une assurance vie et PEA (avec ETF) chez Boursorama.
    Je peux mensualiser sur l’assurance vie.
    Par contre je n’ai pas trouvé le moyen de mensualiser l’achat d’ETF sur mon PEA. Vous connaissez un moyen intelligent de faire cela ? (par exemple en achetant automatiquement lors d’une petite baisse pour éviter les pics, et ce tous les mois)
    Merci !

  2. combien de temps peut-on garder les ETF ?

    dans quel cas nous perdons l’intégralité de notre mise ?

    1. Aussi longtemps que l’on veut pour la plupart des ETF
      Ca descend à 0 si chacune des entreprises qui le composent ont une valeur qui tombe à 0

  3. Bonjour Edouard,

    Merci pour ce bel article. Ne penses-tu pas que les ETF synthétiques sur PEA (pour investir sur des indices internationaux) seront menacés à CT/MT/LT compte-tenu du « biais » ou de la « triche » qu’ils représentent ?

    Au plaisir de suivre ton actualité.
    Maxime

  4. Bonjour Edouard,

    Je suis en train de lire votre livre (après avoir lu plusieurs articles du site) et je vais commencer par vous remercier pour toutes ces infos.

    Je me posais la question de l’assurance vie vs le PEA pour les ETF, et a priori vous conseillez le PEA.

    Comme j’aime comprendre, j’essaie de faire le point sur les différents frais des deux côtés.

    Si je me base sur deux ETF similaires (Lyxor MSCI World et sa version PEA), que j’imagine y placer 1000€ chez Boursorama et qu’ils stagnent,j’aurai :

    PEA : 0.6% de frais à l’achat, aucun frais de gestion côté Boursorama, puis 0.45% par an côté Lyxor
    Donc il reste 990€ en fin d’année : 6€ de frais à l’achat, puis 4€ de gestion Lyxor (0.45% de 994€)

    Assurance vie : pas de frais à l’achat, 0,1875% par trimestre pour l’assureur d’après la notice, et 0.30% par an côté Lyxor
    Il reste également 990€ en fin d’année : 7€ pour l’assureur (4 trimestres à 0.1875%), puis 3€ de gestion Lyxor

    A un centime près les deux sont équivalents la première année.

    Mais les frais d’achat sur le PEA ne sont payés qu’à l’achat, et chaque année qui passe l’écart se creuse en faveur du PEA.

    Ai-je manqué quelque chose ?

    Bien à vous.

    1. Bonjour, vous avez bien compris (je n’ai pas vérifié les chiffres mais l’idée y est), de plus certains courtiers PEA sont moins chers que Boursorama …
      (par ailleurs la fiscalité est plutôt à l’avantage du PEA)

      1. Merci Edouard,

        En effet, l’étape suivante de ma réflexion est de trouver le bon courtier pour le PEA. Mais étant déjà client Boursorama, je prends en compte également le bénéfice du confort de tout avoir au même endroit.

  5. Bonjour Edouard,

    Que pensez-vous de la stratégie de Paul Merriman (Ultimate portfolio) dans un CTO

    Le portefeuille «ultimate» commence avec l’indice S & P 500. Puis on ajoute de manière équipondérée neuf autres classes d’actifs parmi les actions.

    Il y a 7 étapes pour bien comprendre l’interêt d’un tel portefeuille :

    Portefeuille 1 – Le S&p500 à 100%

    Portefeuille 2 – Le S&p500 à 90% + Grandes capitalisations « Value » à 10%

    Portefeuille 3 – Le S&p500 (80%) + Big Caps Value (10%) + Mix de petites capitalisations (10%)

    Portefeuille 4 – Le S&p500 (70%) + Big Caps Value (10%) + Small Caps Blend (10%) + Small Caps Value (10%)

    Portefeuille 5 – Le S&p500 (60%) + Big Caps Value (10%) + Small Caps Blend (10%) + Small Caps Value (10%) + Actions immobilières US – REIT (10%)

    Nous allons ajouter quatre importantes catégories d’actifs internationaux:
    1/ International Large Cap Blend – Un mélange de grosses capitalisations internationales
    2/ International Large Cap Value – Grosses capitalisations internationales « value »
    3/ International Small Cap Blend – Un mélange de petites capitalisations internationales
    4/ International Small Cap Value – Petites capitalisations internationales « value »
    Nous allons allouer 10% du portefeuille à chacune de ces nouvelles classes d’actifs (donc le S&P500 ne représente plus que 20% de notre portefeuille) pour obtenir le portefeuille 6

    Portefeuille 7 – C’est le Portefeuille 6 auquel on ajoute 10% d’actions de pays émergeants (Emerging markets stocks)
    On intègre les actions des pays émergents, qui représentent les pays avec des économies en expansion et des perspectives de croissance rapide. Nous nous retrouvons donc avec 10 actifs pesant 10% chacun du poids du module action.

    Entre 1970 et 2016 (1 janvier), le S & P 500 a enregistré un rendement moyen annuel de 9,25%. Un
    investissement initial de 100 000 $ aurait généré 5,86 millions $ en 46 ans.
    Avec les 10 actifs, le rendement moyen annuel passe à 11,28% pendant la même période, soit 100.000 $ qui deviennent 13,65 millions $.
    On ne réalisera pas de plus-values pendant tout le processus de création de richesse afin d’éviter la fiscalité.
    Bien à vous.

    1. Bonjour Marc,
      Oui j’aime bien, d’ailleurs j’en parle dans ma formation présentielle.
      Après, il faut l’adapter au contexte français et je trouve que cela ne prend pas toutes les dimensions du risque en compte.
      Aussi, à titre personnel, je ne ferais pas évoluer le portefeuille comme ça.
      Mais c’est clairement une source d’inspiration !

  6. Bonjour Edouard,

    J’ai acheté votre e-formation et je veux commencer demain à acheter des ETF mais j’hésite entre 2 :

    •Amundi MSCI World – Eligible au PEA

    •Lyxor MSCI World PEA

    au début je voulais le lyxor mais l encours me fait peur.

    donc si j’en achète sur les 2 ,est-ce nécessaire ou pas du tout car il n’y a pas d’intérêt a prendre 2 ETF MONDE ?

    ou alors lequel me conseillez-vous ?

    Cordialement,
    Nicolas

  7. Philippe dit :

    Bonjour,
    J’ai lu avec attention vos deux livres et maintenant je souhaiterai passer à la pratique. Je souhaiterais faire une réplication simplifiée de la bourse mondiale. Pour cela je pense prendre un tracker monde, un pays emergent et un petites capitalisations, le tout dans un PEA. Pour le small caps je pensais à Amundi russel 2000 ou 2k. L’un est en euros et l’autre en dollars. Vu que celui en dollars est plus liquide il faudrait plutôt s’orienter vers celui là? Le USD aura t’il plus de frais ? Si oui où ces frais sont-ils identifiés (les frais de gestion semblent identiques…) ?.

    1. Bonjour Philippe,
      Les frais de gestion sont identiques, mais votre courtier va certainement vous facturer des frais de conversion pour la version en $.
      Je prendrais plutôt la version en euros.
      Bon courage pour la mise en pratique.

  8. Vincent MOREAU dit :

    Bonjour, je viens de lire vos 2 livres. Bravo, tres didactiques !
    J’ai cependant toujours une interrogation non elucidee concernant un scenario « catastrophe » d’explosion de la zone euro.
    Si on achete un ETF en EUR repliquant le S&P500 (donc sous-jacent US) et que l’euro s’effondre, qu’advient-il des investissements deja effectues dans l’ETF? Possedons-nous « moins d’actions US » qu’avant l’effondrement? Si oui, la question d’investir directement sur un ETF cote en USD via un courtier US peut se poser (avec les inconvenients qui vont avec…). L’achat d’un ETF Hedged permet-il de se premunir contre un tel scenario?

    1. Bonjour Vincent,
      Si l’euro s’effondre et que les actions américaines restent stables en dollars, l’ETF va voir sa valeur très sérieusement augmenter. La part des actions US augmentera. C’est pareil pour un ETF coté aux Etats-Unis. Ce scénario est positif (!) pour celui qui a investi dans un ETF Monde.
      Si vous investissez dans un ETF couvert ce sera moins le cas, car vous ne profiterez pas de la hausse du dollar.
      Oui ! Contrairement à ce que plein de gens disent, investir à l’étranger, dans une monnaie étrangère, peut être considéré comme moins risqué que d’investir dans a propre monnaie !

  9. Jonathan Bobé dit :

    Bonjour Edouard,

    Je me suis régalé à lire votre libre epargnant 3.0! Du coup j’ai commandé votre second livre sur la gestion d’un portefeuille d’ETF. J’ai une question par rapport aux ETF monde. Pensez vous que mélanger plusieurs etf monde dans des domaines différents comme msci world health pour la santé, msci world information technologie pour les entreprises technologiques, msci world financial pour les entreprises de finances etc…peut être une bonne stratégie dans le but de diversifier son portefeuille.

    Merci d’avance

    Cordialement Jonathan

    1. Bonjour,
      Un ETF monde comprend les valeurs des ETF sectoriel, donc à moins de vouloir surpondérer un secteur, ce n’est pas très utile.
      Bien à vous
      Edouard

  10. Bonjour Edouard,
    J’ai acheté votre livre. La lecture est prévue pour cet été. 
    Je souhaite investir dans des ETF de manière régulière (tous les mois ou tous les trimestres) mais j’ai une question : Y at-il une période dans le mois ou une période dans l’année pour laquelle il est plus judicieux d’acheter ses ETF ou c’est négligeable ? Dans la méthode du Lazy, faut-il prêter attention au cours de l’ETF lors de l’achat ou pas du tout ?
    Merci d’avance !

    1. Bonjour,
      si c’est le premier livre « Épargnant 3.0 », j’espère que vous allez trouver 2h dans votre agenda d’ici le 21 juin ;)
      Dans le deuxième livre j’explique comment optimiser l’achat d’ETF. C’est un peu long à décrire ici, mais franchement ce n’est pas indispensable dans la plupart des cas.

  11. Jérôme lafon dit :

    Bonjour Edouard,
    J’ai moi aussi lu votre livre epargnant3.0 ce qui m’a donné envi de lire votre second livre creer et piloter un portefeuille d’ETF.
    Concernant les stratégies plutot « lazy ». Je comprends bien la votre même si je n’ai pas encore terminé la lecture de votre second ouvrage, cependant que pensez-vous des 3 autres stratégies suivantes:

    la stratégie des dividendes croissants?
    si je comprends bien ce que j’ai lu il n’y a pas de différence à investir dans une action ou à attendre de percevoir les dividendes car une action est valorisée par sa valeur intrinsèque ainsi que par le dividende qui est détaché chaque année. Ai-je bien compris?
    Utiliser la corrélation qui existe entre le SP500 et les obligations en arbitrant chaque fin de mois sur SP500 ou obligations selon la moyenne mobile à 10 mois (MA10) qui sera un signal de positionnement sur SP500 > MA10 et sur obligations si SP500<=MA10.
    un backtest avec cette methode entre 2003 et aujourd’hui montre que le taux de croissance annuel moyen est de 11.52%.
    Cependant il faut pouvoir trouver un ETF obligations eligible au PEA pour mettre en place cette strartégie et je ne suis pas sur que ca existe.
    Sinon pour contrebalancer la fiscalité, en prenant plus de risque : sur un CTO utiliser un ETF SP500x2 et un ETF obligationx2 pour appliquer cette stratégie.
    Investir chaque mois sur un ETF world avec un levier x2 dans un PEA si disponible ou un CTO

    Merci d’avance pour votre avis.

    Jérôme

    1. Bonjour Jérôme,

      si vous êtes en train de lire le deuxième livre, alors vous trouverez beaucoup de réponses à vos questions.

      Bien à vous

      1. Jérôme lafon dit :

        effectivement je trouve des réponses cependant sauf erreur de ma part je ne trouve pas d’information sur la gestion avec arbitrage par exemple mensuel basé sur un indicateur tel que la moyenne mobile. Qu’en pensez-vous?

        j’ai 39 ans et je commence à peine à investir sur le support boursier, Jusqu’à présent je me suis focalisé sur l’investissement immobilier, je souhaite me diversifier.

        Pour booster un peu mon retard je pensais utiliser au début une stratégie risquée telle que l’utilisation des ETF avec levier et l’arbitrage avec une MA sur 10 mois pour minimiser le risque de beta slippage ou bien un prêt conso pour éviter l’éffet levier et faire « travailler » au plus vite une somme conséquente.Quel est votre point de vue sur ces 2 possibilités pour espérer rattraper des années de non investissement?

        D’avance merci.
        Jérôme

        PS: je suis étonné par la qualité de vos explications, merci de partager vos connaissances!

        1. Si on y parle de moyenne mobile.

          Mon point de vue est que mélanger ETF à levier est une stratégie qui a pu fonctionner par le passé mai qui est risquée. Ce n’est pas une façon sereine d’investir, surtout quand on a pas d’expérience. En tout cas faire du « all in » me paraît plus qu’audacieux.

        2. Jérôme lafon dit :

          Je ne pensais pas faire du all in mais consacrer une part très minoritaire de l’épargne sur des stratégies/support plus risquées telles que l’effet levier ou le smart beta afin d’espérer booster un peu la performance globale qui sera portée par des ETF monde/europe mid cap et pays emergents.

  12. Bonjour,

    Tout comme Bal Spam et Alex plus haut, j’ai lu votre livre « Épargnant 3.0 », mais j’ai encore du mal à comprendre comment s’y prendre concrètement pour « Investir », mais surtout, et dans le cas des ETFs sur un PEA, qu’est-ce qui ramène exactement de l’argent s’il n’y a pas de distribution.

    Merci à vous de votre réponse.

    Cordialement,

      1. ATLAN Frederic dit :

        Bonsoir,

        Je n’avais pas vu votre réponse, veuillez m’en excuser. Non je n’ai pas lu ces articles. Je m’en vais le faire de ce pas, car effectivement j’aimerais m’y mettre, mais uniquement quand le fonctionnement sera vraiment clair dans la tête. Merci a vous.

        Cordialement,

        Frédéric

  13. Quand les trackers montent est il utile de mettre des ordres de vente à cours limité pour protéger d’une baisse?
    Excellent site et très bons livres

  14. Benjamin dit :

    Bonjour,

    A la recherche d’une fructification de ma (modeste) épargne jusque là dormante en livrets, votre site et vos livres sont une mine d’or et je vous remercie de votre travail et et de votre partage.
    Disposant d’un Livret d’épargne populaire avec un taux de 1.25% et au vu de la baisse croissante de rendement des fonds euro (cf votre dernier article) qui vont donc être quasiment au même niveau, il me semble plus intéressant de le garder pour l’épargne de protection.

    Je projette donc de me lancer dans divers placements avec des risques/rendements plus élevés :
    – PEA avec ETF 80 ou 90% monde et 10 ou 20% émergents
    – Assurance vie Yomoni/WeSave profil 8 à 10
    – Crowdfunding/crowdlending (pour tester)

    En sachant que je suis dans une dynamique de rendement à moyen/long terme avec un capital de départ de 10 000€ environ, cette idée de ne garder qu’une épargne de précaution en LEP (pas/peu de fonds euros alimentés donc) et d’alimenter mensuellement le PEA et l’AV (avec profil agressif) vous paraît-elle judicieuse ?

    Bien cordialement

    1. Bonjour Benjamin,

      L’idée est bonne, mais vous ne pouvez pas passer directement d’une allocation 0% en risqué à pratiquement 100% en risqué. Votre allocation actions cible est certainement bien en dessous (comme la plupart des gens), et surtout il faut y aller progressivement, car vous ne savez pas trop quelle est votre tolérance au risque.

      Bien à vous
      Edouard

      PS : Je vous rappelle que je peux vous parrainer sur Yomoni et sur Bourse Direct

  15. Bonjour,

    Je viens de terminer la lecture de « Créer et piloter un portefeuille d’ETF » que j’ai trouvé passionnant. Si je peux me permettre une suggestion, l’ouvrage serait à mon sens encore plus agréable avec un index de mots-clés.

    Néanmoins je m’interroge encore sur le point suivant : dans quelle mesure sera-t-il possible de maintenir son plan d’investissement en cas de forte baisse ?

    Un ETF nécessite le bon fonctionnement d’une chaîne d’activités et l’implication d’une pluralité d’acteurs (AP, MM, émetteur…). Le processus a fait ses preuves dans des conditions normales.

    Comment pourrait-on se convaincre que tout fonctionnera encore en cas de vraie crise ?

    Par ex. dans le cas d’un ETF monde à réplication physique et à fort encours tel IE00B4L5Y983. Les parties seront-elles encore en mesure d’effectuer toutes les opérations courantes, pourra-t-on encore vraiment continuer d’acheter des parts d’ETF ?

    Les conclusions de l’AMF en p28 semblent rassurantes mais ne suffisent pas à m’éclaircir sur ce point.

    Cordialement

    1. Bonjour,

      L’ETF S&P 500 aux Etats-Unis de SPDR qui aujourd’hui a un encours de 280 Mds $ a vu le jour en 1993 !
      L’ETF Lyxor Cac 40 a été mis sur le marché en 2000.

      Les deux ont vécu beaucoup de choses, dont de nombreux « krachs », et sans coups férir.
      On est jamais sûr de ce qui peut se passer, mais cela paraît plutôt rassurant. C’est, pour moi, en tout cas autant rassurant qu’un fonds classique, une assurance vie ou une action en direct.

      Bien à vous

  16. Bonjour Edouard,

    J’ai lu avec interet votre premier livre et m’apprete a lire votre second durant les vacances qui se profilent.
    Je suis resident etranger et je souhaite mettre en place une sorte de « portefeuille permanent » incluant des trackers or et REITs.
    Pour se faire j’essaye de comprendre la fiscalite qui s’appliquerait sur ces deux types de tracker (pour tracker de type GLD, et tracker REIT comme VNQ aux Etats-Unis ou equivalent europeen). Ma question se rapporte plus par rapport a la fiscalite « a la source » et aux Etats-Unis.
    Si jamais vous aviez deja eu l’opportunite d’etudier cela, cela m’interesserait de connaitre le resultat de vos recherches.

    Joyeuses fetes de fin d’annee.
    Cordialement.

    Julien

    1. Bonjour Julien,
      C’est difficile à dire car cela dépend de chaque pays, mais il y a certainement un prélèvement à la source (15% probablement si il y a une convention fiscale entre les Etats-Unis et l’autre pays)
      Bien à vous

  17. Bonjour Édouard,

    Je suis tombé par hasard sur votre blog en cherchant où souscrire des assurances vie et je découvre avec intérêt la gestion passive qui change un peu mes plans ! Je voudrais épargner pour 2 projets à long terme. Les études des enfants dans 15 ans et la retraite dans 25/30 ans.

    Nous avons plusieurs PEL en comptant ceux des enfants (un moyen avec 20k + 2 petits à 2.5% et un petit à 2%). J’ai l’impression que l’assurance vie sur fonds en euros va rapidement avoir un rendement inférieur à mes PEL. N’est il pas plus judicieux de faire dans mon cas un investissement pel + pea plutôt que assurance vie + pea ?
    ‎est-il tout de même intéressant d’ouvrir des assurances vie pour chaque membre de la famille dès maintenant sans les alimenter après l’ouverture ? Ma banque principale est ing, mais j’ai lu plusieurs retours positifs sur linxea.
    ‎pour le pea, nous pourrions en ouvrir deux (un par projet) mais notre capacité d’épargne est un peu limité à environ 300€ par mois (pel + pea) dans les 10 prochaines années à cause du prêt immobilier. Il me semble plus simple de me concentrer sur le premier projet et de commencer le second dans quelques années quand la capacité d’épargne sera plus importante, qu’en pensez vous ?
    ‎les frais chez ING sont un peu élevés (4€ par transaction jusqu’à 1k€). J’ai vu que chez bourse direct c’est plus intéressant (0.99€ jusqu’à 500€) mais j’ai lu des retours assez critiques sur l’interface et le support client, du coup je me demande quel serait le choix le plus adapté pour un débutant.
    ‎Est-ce que vous avez quelques lectures à conseiller pour bien démarrer d’un point de vue pratique ? Bien entendu j’ai déjà prévu d’acheter votre dernier livre !

    Merci pour vos conseils. David

    1. Bonjour,
      Les anciens PEL sont en général des bons placements, mais ils ne permettent pas de retirer de l’argent pour acheter des actions lorsque la bourse a chuté. C’est un principe important de la gestion passive. Mais c’est une bonne option quand même.
      Linxea est mieux qu’ING à mon sens. Pas besoin d’ouvrir trop d’assurances vie tout de même.
      Il n’y a pas de livre sur les aspects pratiques, il faut arpenter le blog et les livres.
      Je suis le seul sur ce créneau ;-)

  18. Emmanuelle dit :

    Bonjour Edouard,

    Apres avoir dévorée votre premier livre « Epargnant 3.0 », je me sens prête à investir dans un ETF monde (ayant déjà un fond en euros).
    Mais une partie reste encore floue.

    Admettons que j’investisse dans un ETF monde Lyxor, (qui est rattaché à la société générale) mais que la Société Générale fasse faillite. Qu’en est-il alors de l’argent investi dans l’ETF ?

    Par mesure de sécurité, j’aurai donc eu tendance à penser qu’il faille investir dans plusieurs ETF monde afin de réduire les risques. Que pensez-vous de cette solution ?

    J’avoue avoir un peu peur de mettre tous mes œufs dans le même panier.

    Je vous remercie par avance pour votre aide !

    1. Bonsoir Emmanuelle,

      J’ai écrit un article sur les risques des ETF.
      On peut toujours diversifier les émetteurs, mais normalement il n’y a pas trop d’effet si les Société Générale fait faillite … et si la Société Générale fait faillite, je pense que les autres émetteurs auront aussi des problèmes.

  19. Bonjour,

    J’espère que c’est le bon endroit pour poser mes questions. J’ai acheté en début de semaine votre livre et lu plusieurs articles (y compris les commentaires) sur votre site.

    Si j’ai bien compris, le plus important c’est déjà de faire le choix au niveau de la répartition fonds euros/ETF.

    Je pense mettre en place un investissement Lazy sur une période 15 ans / 20 ans maxi avec une enveloppe de départ de 60 000 € investie sur 10 mois pour obtenir ensuite un patrimoine valorisé pour ma retraite.

    1) J’envisage la répartition suivante :
    années 1 à 5 : 30 % fonds euros + 70 % ETF sur PEA
    années 6 à 10 : 40 % fonds euros + 60 % ETF
    années 6 à 15 : 50 % fonds euros + 50 % ETF

    2) Choix fonds euros : Euros exclusif chez boursorama

    3) ETF dans un PEA fortuneo (il s’agit de ma banque principale et PEA ouvert depuis plus de 8 ans). C’est là où çà se complique

    option 1 : 90 % AMUNDI ETF MSCI WORLD UCITS ETF (CW8) + 10 % AMUNDI ETF MSCI Emerging Markets
    Avantages : 2 EFT à gérer
    Inconvénients : total frais de gestion > 0.30% + part du l’EFT World difficile à ajuster car « chère »

    option 2 : 40 % AMUNDI ETF STOX600 + 30 % BNPP SP500 + 10 % AMUNDI RUSSEL 2K + 10 % AMUNDI ETF MSCI JP + 10 % AMUNDI ETF MSCI EM
    Avantages : prix unitaire de chaque ETF accessible + total frais de gestion mini
    Inconvénient : nbre d’ETF à gérer

    option 3 : répartition proposée page 103 de votre livre mais vous ne donnez le code des ETF à privilégier

    option 4 : autre proposition

    Pouvez-vous me donner votre avis sur les points 1), 2) et 3) ?

    Je vous remercie par avance.

    1. Bonjour David,

      Cela me paraît bien dans l’ensemble, mais quelques commentaires :

      • Pourquoi augmentez vous la proportion en fonds en euros ? On a plutôt tendance à réduire le risque au fur et à mesure.
      • Euros exclusif me paraît un choix tout à fait correct
      • Sur le point 3 toutes les solutions sont bonnes, donc c’est difficile de faire un choix. Mais commencer par la simplicité est une bonne option.
      1. Bonjour Édouard,

        Il me semblait que les fonds euros étaient moins risqués que les etf actions. Dans mon idée il s’agissait de réduire légèrement l’exposition au marché actions a l’approche de ma retraite. Est-ce que j’ai raté quelque-chose dans mon raisonnement ?

        Pour le point 3 et l’option 3 pouvez-vous me proposer des etf qui illustrent la répartition proposée page 103 de votre livre afin que je fasse ensuite un choix éclairé ?

        Merci pour la qualité de votre livre et la clarté de vos réponses.

        1. Euh … je devrais pas poster à 6h du matin. J’ai lu à l’envers. Vous avez raison d’augmenter le % de fonds en euros !
          Pour la liste des ETF, il faudrait que je regarde, mais sincèrement ils sont tous bien. Sinon, il y a plein d’informations dans le 2e livre ;-)

  20. Excellent article ! Dommage que peu de gens aient conscience qu’il n’est pas nécessaire d’être expert ni d’y passer ses journées pour investir intelligement et efficacement son argent.

    N’oublions pas de préciser que les trackers monde nous expose au risque de change. Ou alors il faut acheter des trackers en USD, ce qui reste possible dans un PEA !

    1. Merci !
      Oui les ETF exposent au risque de change. Mais comme vous le voyez dans l’article un investissement mondial, même exposé au risque de change, est moins risqué qu’un investissement uniquement en actions françaises !
      Il est possible de se couvrir contre le risque de change avec les ETF, pas en utilisant les ETF cotant en dollars mais en utilisant des ETF couverts contre le risque de change (normalement on accolle les termes « Eur Hedged »), au nom du tracker.
      Célà étant, comme je l’explique dans le livre « Créer et piloter un portefeuille d’ETF », il me paraît loin d’être indispensable d’utiliser ce type d’ETF, car celà revient cher au final et n’est pas si utile (surtout sur le long terme).

  21. Bonjour,
    Dans le cadre d’une gestion simple de portefeuille, pourriez vous indiquer des obligations que vous conseillez s’il vous plaît ?
    Je n’arrive pas à trouver une obligation avec un rendement décent .
    Je ne suis pas résident fiscal en France, donc je ne cherche pas nécessairement une obligation qui rentre dans une AV.
    Par exemple, si j’ai bien vu, IBGS a un rendement de 0,7% :-(

    Merci pour votre aide .

    1. Bonjour,
      Il n’y a pas d’obligations avec des rendements importants, les Etats empruntent à pratiquement 0% … pratiquement tout en découle.
      Mais un ETF obligations sert à stabiliser le portefeuille principalement, donc ce n’est pas catastrophique.

      1. Bonjour et merci pour votre réponse.
        J’avoue que j’ai du mal à envisager de mettre une partie de mes fonds sur un support qui ne va rien rapporter ou presque.
        Autant garder cette partie là en cash ou bien sur un livret ou PEL pour ceux qui peuvent , non ?

        J’ai vu que l’obligation SAAA semblait avoir un rendement bien meilleur. Qu’en pensez-vous ?
        Pas de nom d’obligations à proposer qui auraient votre préférence ?

        Merci

  22. Bonjour,
    Un grand merci pour la qualité de votre livre.
    Etant totalement néophyte, je me pose cependant plusieurs questions pratiques notamment sur le rééquilibrage.
    Imaginons que j’investisse 20 000 euros avec 50% fond euros / 50 % Amundi World sur mon PEA.
    Je fais des apports mensuel de 400 euros suivant la même répartition soit 200e fond euros et 200e PEA. Dès que j’ai plus de 234 euros (cours actuel tracker Amundi World) sur mon PEA, je passe un ordre (courtage de 0.99e sur Bourse Direct) pour acheter un ETF.
    Par contre si le tracker a subi une forte baisse et qu’au moment du rééquilibrage annuel, je me retrouve avec 10 000 sur fond euros (j’ai pas compté les environs 2.3% de rendement actuel pour simplifier) et 8000 euros sur mon PEA.
    Je vais donc orienter la totalité de mes versements mensuels sur le PEA pour rééquilibrer.
    Mais dans cette optique, je vais quand même mettre plus de 5 mois (!!!) pour rééquilibrer mon portefeuille. Ai-je bien compris ? Y-a-t’il une subtilité ?

    Initialement je voulais prendre une AV avec trackers (Lyxor World 90% + Emergent 10%) au sein de cette AV pour un gain de temps et simplicité mais j’ai du mal à me rendre compte si les frais de 0.6 pts supplémentaires sont vraiment significatifs sur le long terme ?
    Qu’en pensez vous ?? Merci d’avance pour votre réponse

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Thomas,
      Je reviens juste de vacances, et j’ai un peu de mal à me remettre dans les chiffres ; mais votre raisonnement a l’air bon. Ca peut mettre un peu de temps à se rééquilibrer si les variations sont franches. Mais franchement ce n’est pas très grave.
      Pour l’impact des frais d’AV, comme vous le dites, c’est 0,6% par an sur les bonnes AV (sans prendre en compte l’effet fiscalité). Imaginons une tendance long terme des actions du 7% (brute d’inflation), nette de frais (ETF + AV), vous allez arriver à 6% sur AV et 6,6% sur PEA. Au bout de 20 ans vous aurez multiplier votre capital par 3,2 ou 3,5. Mais si on baisse l’espérance de performance future des actions l’écart augmente.
      Mais la simplicité est un gage de réussite.

  23. Bonjour,

    A votre avis, avec une somme de 150 000 euros, vaut-il mieux investir d’un coup dans les trackers ou quand même le faire progressivement sur plusieurs années ? Pour un placement long terme (10-15 ans ou plus)

    Par exemple :
    choix 1 :
    – placer 60k dans dans des fonds euros (Assurance Vie)
    – placer 90k d’un coup dans quelques trackers (sur PEA)
    – et ne plus rien faire (?)

    choix 2 :
    – placer 140k dans des fonds euros
    – placer 10k sur des trackers
    – et chaque mois sortir 1500 ou 2000 euros des assurances vies pour acheter des trackers (pendant 3 à 5 ans donc)

    choix 3 : .. ?

    Merci de votre réponse

      1. Bonjour,

        Merci j’ai lu attentivement l’article, très intéressant ! Par contre je trouve que dans mon cas il reste un petit peu vague quand on est dans la situation de l’investisseur qui commence tout juste à investir. Le conseil est d’y « allez y nettement plus progressivement », mais il pourrait être un peu plus étoffé :)

        Merci en tous cas, très bon blog !

        1. Edouard Petit dit :

          En somme :
          – Théoriquement il faut placer une grosse somme d’argent rapidement
          – … mais cela un impact psychologique et au démarrage vous ne connaissez votre résistance aux risques / aux krachs, il faut donc y aller progressivement, notamment afin d’étudier comment vous réagissez à vos premières pertes significatives. Mais il n’y a pas de chiffre « magique » sur la durée de cette progressivité.

  24. Bonjour,

    Pour préparer ma retraite dans 21 ans au moins, j’hésite entre plusieurs solutions.
    Pour info, je suis propriétaire de ma résidence principale sans credit.
    J’ai actuellement un Pea chez bourse direct avec 1000 euros sur un ETF world Amundi.

    Laquelle de ses solutions vous semble le plus judicieux pour préparer une retraite?

    1/ Ouvrir une AV chez Linxea sur un fond exclusivement en euros et faire des versement tous les mois de 25% sur Av et 75% sur Pea.

    2/ Ouvrir un compte chez Yomoni et passer sur un profil 8 ou 9 et fermer mon Pea.

    3/ Ouvrir un compte chez Yomoni en fond en euros profil 1 et continuer d’alimenter le Pea de l’ordre de 25% Yomoni et 75% Pea.

    Merci de votre réponse

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,
      la solution 1 est possible
      Il ne faut pas fermer son pea afin de conserver l’antériorité
      Je préfère yomoni pour les profil élevé

      Vous pouvez faire 1 + un profil 5 à 7 chez yomoni
      Vous verez à l’usage ce que vous préférez

  25. Bonjour Edouard

    Je suis tout nouveau dans le monde de la bourse, que je commence à connaitre grâce à un amis qui m’a enlever mes nombreux a priori négatifs (la bourse c’est la loi de la finance, des riches, bref les arguments de ceux qui ne s’y intéresse pas).

    J’ai compris maintenant que la bourse est juste un outils, et qu’il est « bon » ou « mauvais » selon comment on l’utilise et comment on la perçoit (je pense par exemple personnellement que la spéculation sur les matières premières fait partie des mauvaise utilisations).

    Justement, concernant votre méthode (au passant très intéressante et je vous remercie d’avoir créé cet espace d’échange pour en parler avec vous), je voulais discuter avec vous de sa compatibilité avec une gestion « éthique » de son portefeuille.
    Evidemment, chacun à sa définition « d’éthique ». Personnellement, il est important pour moi de savoir que mon argent est « utile » et donc de savoir où il va. C’est pourquoi j’ai commencé à investir directement dans des entreprises qui partagent mes valeurs et mes convictions.
    Maintenant le risque et la performance sont aussi des critères importants, c’est pourquoi je me suis intéressé aux trackers, et c’est la raison de ma venu sur votre site.

    Ma question est très simple (et je pourrai développer si besoin). Pensez vous que votre méthode est compatible avec ma vision de la bourse ? Si oui quels sont les produits à privilégier et ceux à éviter ?

    Plus globalement, pensez vous que rendement et risque d’un coté et placement « responsable » de l’autre ne sont pas des concepts opposés ?

    Je vous remercie par avance de votre retour !

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Il est assez difficile de répondre en quelques lignes.
      Est-ce que vous pensez que les entreprises sont bonnes pour la société ?
      Est-ce que financier les entreprises pour qu’elle se développent est utile ?
      Si oui, investir en bourse est une bonne idée

      Après, le faire avec des ETF.
      Si vous investissiez en direct vous pourriez voter aux AG, mais pas avec énormément de poids.
      Aux US les émetteurs d’ETF votent et dans le bien de l’intérêt de l’actionnaire de long terme. Donc pas pour pressuriser les entreprises sur le court terme.
      Blackrock/iShares se bat notamment pour la baisse des dividendes (pour que les entreprises investissent dans des projets de long terme).

      Il existe des ETF dits responsables, mais ils sont encore peu courants. J’en parlerai dans mon 2e livre.

      1. Merci pour votre retour.

        Oui tout à fait, je pense que toutes les entreprises sont bonnes pour la société, certaine plus que d’autre bien évidemment. C’est pourquoi je cherche celles qui se développent sur des valeurs qui me correspondent (encore une fois, ça n’engage que moi), et donc oui pour moi, acheter leurs actions, c’est dire : « J’aime bien ce que vous faite pour la société, je vais vous soutenir » et si en plus elles se développent bien et me permette d’augmenter mon épargne, alors c’est gagnant-gagnant.

        Pour ne pas prendre trop de risque, j’essaie maintenant de diversifier mes placements, c’est pourquoi je me renseigne sur les autres types de placements.

        Pour les ETF, si ce que vous dites sur IShare/Blackrock est vrai, alors ça m’intéresse fortement car c’est genre d’actions que je veux soutenir.
        Autre exemple, si j’ai bien compris la réplication synthétique d’un ETF, alors il est hors de question de choisir ce type de produit car il n’a finalement aucun lien direct avec les actions de l’indice qu’il est sensé reproduire.

        C’est à propos des obligations que je suis perdu, je n’arrive pas vraiment à cerner leur impact sur la société (je les connais encore mal) mais comme vous dites qu’ils sont important dans un portefeuille, j’essaie d’en apprendre plus eux.

  26. Edouard Petit dit :

    Dans le cas des ETF capitalisant : l’ETF reçoit les dividendes des actions qu’il possède et les réinvesti automatiquement en achetant plus d’actions.
    Imaginons un ETF avec juste Air Liquide, il touche les dividendes et avec ces dividendes rachète immédiatement des Actions Air Liquide.

  27. Hello

    Je rebondi sur le commentaire précédent, ta réponse m’intéresse aussi…
    J’ai toujours pas compris le système des ETF Capitalisant…

    Merci !

  28. Bonjour Edouard,

    Etant complètement débutant, je me suis procuré votre livre. Je vais donc ouvrir PEA + AV chez boursorama mais je ne suis pas certain d’avoir saisi le système de la mensualisation de l’investissement : en gros, par exemple sur mon PEA (que j’ouvre avec le montant minimum possible de 300 euros), j’achète donc une action AMUNDI ETF WORLD-B à 257 euros (puisque je ne peux pas acheter plus pour le moment) et chaque mois j’ajoute une somme supplémentaire sur le PEA jusqu’à pouvoir acheter une 2e action de ce tracker, puis une 3e, puis une 4e etc… sans jamais rien revendre ?

    Merci pour votre livre, votre temps et votre réponse !

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour, oui c’est exactement ça.

      1. Ok merci beaucoup pour la réponse Edouard ! Une autre question qui peut paraître bête cependant : les ETF ne me permettant pas de toucher des dividendes et sachant que je dois conserver ces actions AMUNDI world le plus longtemps possible sans les revendre, qu’est-ce qui va me rapporter de l’argent ? Vais-je toucher des intérêts annuels du fait de leur conservation sur mon PEA ou bien parle t-on simplement de la plus value éventuelle que je toucherais en les revendant 10 ans plus tard ?

        Merci encore pour la réponse ! (je vais aller poster un petit commentaire pour vous sur amazon par la même occasion)

  29. christophe dit :

    Bonjour,
    Me concernant, je suis expatrié et ne peut donc pas ouvrir de PEA. Seulement un compte titre. Plutot que de passer des heures a essayer de comprendre la bourse, ne serait il pas plus simple pour moi de souscrire directement un compte titre au pres de yomoni avec un facteur risque moyen élevé par exemple?
    Cordialement

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,
      Difficile à dire car cela dépend vraiment de beaucoup de choses. Par exemple, Yomoni passe beaucoup d’ordres et cela peut jouer des tours en fonction de votre fiscalité.
      Un tracker monde peut plus l’optimiser.

      1. christophe dit :

        Merci pour votre reponse, je suis dans un pays ou il n’y a aucun impot. Et comme je n’ai pas accés au PEA je ne vois pas comment obtenir un tracker monde???

        1. Edouard Petit dit :

          Si vous n’avez pas d’impôt, c’est encore plus simple. Vous pouvez mettre un tracker monde sur n’importe quel compte titre. Il y a des excellents produits chez Amundi, Vanguard, iShares etc.

  30. Bonjour Edouard,
    je pense vous avoir déjà posé la question mais je n’arrive plus à retrouver où je l’ai fait!

    Bref, je prône également l’investissement en ETF sur le long terme. Pour ma part, j’applique le Dollar Value Avering, mais le principe reste le même. Je m’interroge cependant sur le désinvestissement en cas de besoin à moyen terme des liquidités : faut-il également lisser le désinvestissement pour linéariser le risque de vendre lorsque les cours sont bas? Si on souhaite récupérer en 1 an l’argent investi de manière mensuelle pendant 10 ans, faut-il désinvestir progressivement de manière quotidienne ou hebdomadaire?

    De nombreuses études existent sur les meilleurs techniques d’investissement, mais on se pose rarement la question du désinvestissement, ce qui est pourtant capital afin de « cristalliser » les bénéfices des techniques mises en œuvre.

    Merci d’avance pour votre retour

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Normalement, lorsque l’on s’approche du moment où on passe de la phase de capîtalisation à la phase de distribution on baisse progressivement son allocation d’actif. Mais je n’ai, tout comme vous, jamais lu vraiment quelque chose cherchant à optimiser cela. Il faudrait que j’y reflechisse.

  31. bonjour
    Merci de votre site tres intéressants

    Quand Boursorama pour son profil dynamique annonce
    Le mandat a pour indice de référence l’indice composite 25% TEC 5 + 50% MSCI World (en devises locales) + 25% MSCI Europe,
    Cela veut il dire que ce sont des trackers qu’ils utilisent dans ces gestions profilés?

    1. Edouard Petit dit :

      Non cela veut juste dire qu’ils se comparent à ces indices
      Il n’y a pas de trackers dans leur allocation d’actifs, mais des fonds actifs assez chers en général

  32. Bonjour Edouard,

    J’aimerais avoir votre avis sur mon choix et ma stratégie sur les ETF suivants;

    1/3 Euro Stoxx 600.
    2/3 SP500.

    ou

    1/3 Euro Stoxx600
    1/3 SP500
    1/3 Nasdaq 100

    Pour les ETF cotés en Euros ou Dollars lequel privilégier?
    En ce qui concerne le Nasdaq 100 celui est disponible chez Amundi coté en Euros et USD. Bourse de milan (Euros) courtage 15€.
    Et en USD bourse de Paris frais de courtage 2,5€ ou 5€ suivant la somme investie.

    Salutations.

    Gregory.

  33. Bonjour, j’aime cette idée d’intelligence collective du marché (qu’il ne sert à rien d’essayer de battre, selon vous). Il s’agit sans doute d’une idée académique, n’est-il pas ?

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Je n’ai jamais vraiment vu cette façon présentée les choses tout à fait comme cela. Mais cela me parait tellement sauter au yeux que je ne peux croire être le seul.
      Au delà de l’expression, le concept est effectivement largement documenté pour le coup.

  34. Edouard Petit dit :

    Bonjour,

    c’est en effet une « complexité ».

    Déjà, il faut savoir que le rééquilibrage n’est pas nécessairement très fréquent. On peut le faire une fois par an, et même une fois tous les 3 ans !

    Après le plus optimal, est d’équilibrer son portefeuille grâce à ses apports. J’ai donné des éléments dans cet autre article du site web : http://www.epargnant30.fr/piloter-apports-trackers/

    En résumé, si les actions ont « trop monté » ont arrête les apports sur le PEA et on les mets sur l’assurance vie en Fonds Euros.

    Si vous ne comptez pas faire de nouveaux apports, on peut imaginer avoir une partie de son portefeuille actions non pas sur son PEA mais sur son assurance vie en Unités de Compte. Si votre Assurance Vie propose des trackers et des frais de gestion raisonnables (il est possible de trouver du 0,6% par an), ça peut être une option intéressante.

    Concernant le PEA, notez qu’au bout de 8 ans vous pourrez retirer de l’argent sans casser le plan … mais vous ne pourrez plus en remettre. Ça ne résout donc effectivement pas l’équation.

    Bien à vous

  35. Bonjour, vous ditez qu’il faut arbitrer entre assurance vie et PEA. Hors le PEA est e’ effet bloqué, quelle solution pratique proposez-vous dans ce cad ? Merci.