| |

Placements financiers : le meilleur et le pire …

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

En 2025, quatre chiffres résument à eux seuls presque tout ce qu’il faut comprendre sur les placements financiers.

L’or a gagné environ 46 % en euros. Le crowdfunding immobilier a affiché un rendement brut moyen de 11 %, alors qu’un projet sur deux présentait des difficultés significatives. Les SCPI ont distribué 4,91 %, pour une performance globale de 1,46 % une fois la baisse du prix des parts intégrée. Et le Livret A a fait ce qu’il fait toujours : à peu près jeu égal avec l’inflation.

Aucun de ces quatre chiffres ne vous dit ce que vous auriez réellement gagné.

C’est le vrai sujet. Il existe d’excellents placements financiers et des produits franchement mauvais, mais la ligne de partage ne passe pas là où on la met d’habitude. Elle ne passe pas entre « ça rapporte » et « ça ne rapporte pas ». Elle passe entre ce qui est affiché et ce qui arrive vraiment sur votre compte.

LE BEST-SELLER POUR DÉBUTER

Prenez vos finances en main en moins de 2 heures.

Pas de jargon, pas de calculs compliqués. Découvrez la méthode simple et prouvée pour investir efficacement sans y passer vos soirées.

⭐️⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️ 35 000+ lecteurs et plus de 1 900 avis Amazon
8€ en papier et 5€ en Kindle

Ce qui fait un bon placement financier

La plupart des épargnants regardent d’abord la performance. Souvent la performance récente, parfois celle promise par le vendeur. C’est l’erreur la plus coûteuse et la plus universelle.

Un rendement annoncé est presque toujours présenté avant les frais réellement supportés, avant la fiscalité et avant l’inflation. Entre les deux bouts de la chaîne, il ne reste pas grand-chose.

LES TROIS FILTRES Ce qu’il reste vraiment Exemple d’un placement annoncé à 7 % par an Rendement annoncé 7,0 % Après 1,5 % de frais empilés 5,5 % Après fiscalité (31,4 %) 3,8 % Après inflation (2 %) 1,8 % 5,2 POINTS PERDUS EN ROUTE

Exemple illustratif et volontairement simplifié : détention sur compte-titres, fiscalité appliquée au gain annuel. Les ordres de grandeur, eux, sont parfaitement réalistes.

Retenez ces trois filtres : les frais, la fiscalité, l’inflation. Un produit médiocre est presque toujours un produit qui échoue sur au moins l’un des trois, ou qui vous fait prendre un risque que vous n’aviez pas identifié.

Et une fois ces filtres appliqués, il reste une question que peu de gens se posent au bon moment : dans quelle enveloppe ce placement est-il logé ?

Ce qui a changé en 2026 : l’enveloppe compte plus que jamais

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 1,4 point. Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 %, et le prélèvement forfaitaire unique, la fameuse flat tax, grimpe de 30 % à 31,4 %.

Le point intéressant n’est pas la hausse en elle-même. C’est qu’elle ne s’applique pas partout. L’assurance vie en est explicitement exclue : ses gains restent taxés avec 17,2 % de prélèvements sociaux. Le PEA, lui, subit la hausse, mais conserve son exonération totale d’impôt sur le revenu après cinq ans.

Résultat : l’écart entre une bonne et une mauvaise enveloppe s’est encore creusé.

FISCALITÉ 2026 50 000 € de gains, trois enveloppes Ce qui vous reste après prélèvements Compte-titres · 31,4 % 34 300 € Assurance vie > 8 ans · 24,7 % 37 650 € PEA > 5 ans · 18,6 % 40 700 € Pour vous Prélèvements 6 400 € D’ÉCART ENTRE CTO ET PEA

Même placement, même performance, même durée. Seule l’enveloppe change. L’assurance vie bénéficie en plus d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) qui améliore encore le résultat.

Fiscalité des gains en 2026, hors option pour le barème progressif.
EnveloppeImpôtPrélèv. sociauxTotal
Livret A, LDDS, LEP0 %0 %0 %
PEA après 5 ans0 %18,6 %18,6 %
Assurance vie après 8 ans7,5 %17,2 %24,7 %
Compte-titres12,8 %18,6 %31,4 %
PER, gains à la sortie en capital12,8 %18,6 %31,4 %

Le taux de 7,5 % en assurance vie vaut jusqu’à 150 000 € de primes versées, pour les versements postérieurs à septembre 2017. Au-delà, on repasse à 12,8 %. Et le PER conserve son intérêt principal, la déduction des versements à l’entrée, qui reste très efficace à partir d’une tranche marginale de 30 %.

La conclusion pratique est simple. Avant de chercher le placement parfait, remplissez les bonnes enveloppes : un bon PEA, une bonne assurance vie, et un PER si votre fiscalité le justifie. Le compte-titres vient après, pour ce qui ne rentre nulle part ailleurs.

Les placements sans risque : utiles, mais pas pour ce qu’on croit

Les placements dits sans risque ne peuvent pas baisser en euros. C’est vrai, et c’est aussi un peu trompeur : ils peuvent parfaitement baisser en pouvoir d’achat. Sur ces produits, la perte n’est pas spectaculaire, elle est silencieuse.

Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS sont remontés à 1,7 %, après être descendus à 1,5 % en février. Le LEP a été maintenu à 2,5 % alors que la formule de calcul aboutissait à 2,2 %.

Taux en vigueur du 1er août 2026 au 31 janvier 2027.
SupportTaux affichéNet de fiscalitéPlafond
LEP2,50 %2,50 %10 000 €
Fonds en euros (moyenne 2025)2,65 %2,19 %Aucun
Livret A1,70 %1,70 %22 950 €
LDDS1,70 %1,70 %12 000 €
PEL ouvert en 20262,00 %1,40 %61 200 €
CEL1,25 %0,88 %15 300 €

Trois enseignements se dégagent de ce tableau.

Si vous êtes éligible au LEP, remplissez-le en priorité absolue. C’est aujourd’hui le seul produit garanti qui bat confortablement l’inflation, et douze millions de Français le détiennent déjà.

Ensuite, le bon fonds en euros est redevenu un vrai support. La moyenne du marché s’est établie à 2,65 % au titre de 2025 selon l’ACPR, soit le même niveau qu’en 2024, mais cette moyenne cache une dispersion considérable. Les meilleurs contrats servent 3,5 % et plus, quand les fonds en euros bancaires stagnent souvent autour de 2 %. Sur dix ans, cet écart se compte en milliers d’euros. Le choix du contrat pèse ici davantage que le choix du support.

Enfin, le PEL et le CEL ne méritent plus vraiment le détour. Un taux brut de 2 % amputé de la flat tax, avec de l’argent immobilisé, ne rivalise avec rien.

Ces supports ont une fonction précise et une seule : votre épargne de précaution et vos projets à moins de trois ou quatre ans. Pour cet usage, ils sont excellents. Pour construire un patrimoine sur vingt ans, ils sont structurellement inadaptés.

Les placements avec risque : là où se joue vraiment la performance

Les actions, le moteur de long terme

L’édition 2026 du Global Investment Returns Yearbook, qui compile 126 ans de données avec Elroy Dimson, Paul Marsh et Mike Staunton, est sans ambiguïté : depuis 1900, dans tous les pays disposant d’un historique continu, les actions ont battu les obligations, les placements monétaires et l’inflation.

Sur le marché américain, celui pour lequel on dispose du recul le plus fiable, les actions ont délivré 6,6 % par an net d’inflation depuis 1900, contre 1,6 % pour les obligations d’État. C’est cet écart, capitalisé sur des décennies, qui construit un patrimoine.

Cette performance se paie en volatilité, et il faut le dire clairement : les chutes sont rapides, profondes et régulières. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et surtout elles ne sont pas régulières dans le temps.

Reste la question du « comment ». Les données de S&P Dow Jones y répondent année après année. En 2025, 71 % des fonds actions monde libellés en euros ont fait moins bien que l’indice S&P World, et 82 % des fonds actions européennes ont fait moins bien que le S&P Europe 350. Sur 21 catégories d’actions suivies en Europe, 18 affichent une majorité de fonds battus par leur indice. Et ces taux augmentent quand on allonge la période.

D’où l’intérêt des ETF indiciels, qui répliquent l’indice pour une fraction du coût. C’est le cœur de la gestion passive, et le sujet de mon guide sur l’investissement en Bourse.

Une nuance utile au passage : les États-Unis représentent aujourd’hui 62 % de la capitalisation boursière mondiale. Un ETF Monde est diversifié, mais il est aussi très américain. Ce n’est pas un défaut, c’est un fait à connaître.

Les obligations, longtemps oubliées

Les obligations sont des prêts consentis à des États ou à des entreprises. Moins performantes que les actions, mais moins heurtées, elles jouent un rôle d’amortisseur dans un portefeuille.

L’épargnant français y accède surtout sans le savoir, à travers le fonds en euros, qui en est très largement constitué. La différence, c’est que le fonds en euros ne peut pas baisser, là où un ETF obligataire fluctue. En contrepartie, les ETF obligataires sont nettement moins chargés en frais et beaucoup plus transparents sur ce qu’ils contiennent.

L’immobilier papier et les SCPI

Les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier professionnel sans gérer quoi que ce soit. C’est un actif de diversification qui a du sens, à condition de regarder le bon chiffre.

En 2025, le taux de distribution moyen s’est établi à 4,91 % selon l’ASPIM, en hausse pour la deuxième année. Mais le prix moyen des parts a reculé de 3,45 %, ce qui ramène la performance globale du marché à 1,46 %. Un écart de trois points et demi entre le rendement affiché et la performance réelle.

Les écarts entre catégories sont énormes : les SCPI diversifiées ont délivré 6,3 % de performance globale, quand le résidentiel affichait −4,5 %. Une SCPI peut très bien distribuer généreusement pendant que la valeur de votre capital s’érode. C’est exactement le genre de mécanisme qu’on ne voit pas sur une plaquette commerciale.

Ajoutez-y les frais de souscription, souvent proches de 10 %, et une liquidité qui peut se tendre durablement, comme l’ont découvert les porteurs de SCPI de bureaux ces trois dernières années.

L’or, ou la leçon la plus mal comprise de 2025

L’or a gagné environ 46 % en euros en 2025, sa huitième année consécutive de hausse. Difficile de trouver plus tentant.

Maintenant, l’autre chiffre. Sur 126 ans, le prix réel de l’or a été multiplié par 5,2, soit une performance annualisée de 1,3 % net d’inflation. Et son statut de protection contre la hausse des prix est plus fragile qu’on ne le dit : l’or a délivré une performance négative lors de 13 des 28 années où l’inflation a dépassé 3 %.

Cela n’en fait pas un mauvais actif. Il a souvent joué son rôle lors des grandes baisses boursières, et une poche modeste peut se défendre dans un patrimoine. Mais si votre motivation pour acheter de l’or aujourd’hui est sa performance des trois dernières années, vous êtes en train de faire précisément ce que l’article vous met en garde de faire depuis le début. Il existe plusieurs façons d’y accéder, dont les ETF or.

Le private equity, en cours de démocratisation

Beaucoup de très belles entreprises ne sont pas cotées. Le capital-investissement, longtemps réservé aux institutionnels, arrive progressivement dans les contrats d’assurance vie et les PER.

L’espérance de rendement est supérieure à celle des actions cotées, le risque aussi, et la liquidité quasi inexistante pendant plusieurs années. Surtout, les frais sont élevés et la dispersion entre fonds est bien plus forte que sur les marchés cotés. C’est une poche satellite, jamais un socle.

Les placements financiers qu’il vaut mieux éviter

En investissement, éviter les erreurs rapporte souvent plus que trouver les bonnes idées.

Le crowdfunding immobilier, cas d’école de 2025

Le baromètre 2025 de Forvis Mazars et France FinTech affiche un rendement brut moyen de 11 % pour le crowdfunding immobilier, en hausse par rapport aux 10,6 % de 2024.

Dans le même document : entre 25 % et 30 % des projets accusent plus de six mois de retard, contre 15 à 20 % un an plus tôt. Entre 20 % et 25 % font l’objet d’une procédure collective, contre 6 à 8 % en 2024. Le baromètre estime qu’environ un projet sur deux présente aujourd’hui des difficultés significatives, et il renonce pour la première fois à chiffrer les pertes définitives, jugées trop incertaines.

La règle à retenir

Quand le rendement affiché d’un placement monte alors que le sous-jacent se dégrade, ce n’est pas une opportunité. C’est une prime de risque qui augmente parce que le risque augmente.

L’effet de levier et les produits dérivés

Les ETF sont d’excellents outils, mais les ETF à effet de levier ne sont pas faits pour être conservés. Sur la durée, ils ne multiplient pas la performance de l’indice par le coefficient annoncé, à cause du mécanisme de réinitialisation quotidienne.

Quant aux CFD, les courtiers sont légalement tenus d’afficher la part de leurs clients particuliers qui perdent de l’argent. Allez voir ce chiffre sur n’importe quel site de courtier. Il se situe presque toujours entre 70 % et 80 %. C’est écrit noir sur blanc, et cela devrait suffire.

Les frais empilés

Un mandat de gestion classique cumule fréquemment frais d’entrée, frais de gestion du contrat, frais de mandat et frais des fonds sous-jacents. On arrive vite à 3 % par an. Sur un placement qui rapporte 6 % brut, cela signifie que la moitié de votre performance change de propriétaire.

Des frais transparents qui rémunèrent un vrai service ne sont pas un problème. Des frais opaques empilés sur trois étages, si. Le sujet est détaillé dans mon article sur la gestion sous mandat et la gestion pilotée.

Les produits de pure défiscalisation

Certains produits existent uniquement parce qu’ils réduisent l’impôt. Ils sont généralement peu performants, très chargés, et l’économie fiscale est captée par les intermédiaires plutôt que par l’investisseur.

Le test est simple : si le placement n’avait aucun avantage fiscal, l’achèteriez-vous ? Si la réponse est non, l’avantage fiscal ne le sauvera pas. J’ai consacré un article entier au tri entre les bonnes et les mauvaises solutions de défiscalisation.

Les arnaques

L’AMF alerte régulièrement sur des placements présentés comme très rentables et sans risque : parkings, conteneurs, diamants, cheptels, plateformes de trading en ligne. Le schéma est toujours le même.

Deux réflexes valent mieux qu’une longue analyse. Vérifiez que l’intermédiaire figure bien au registre officiel des agents financiers, sur le site Regafi ou sur celui de l’Orias. Et considérez qu’une promesse de rendement garanti nettement supérieure à celle des produits garantis du marché est un signal d’alarme, pas une opportunité.

Le bon placement n’existe pas, le bon portefeuille oui

Vous avez peut-être remarqué que je n’ai désigné aucun gagnant. Ce n’est pas une prudence de façade.

Un placement n’a pas de qualité intrinsèque. Il a des caractéristiques : une espérance de rendement, un niveau de risque, un horizon, une liquidité, une fiscalité. Le fonds en euros est un mauvais placement à trente ans et un très bon support pour un apport immobilier dans deux ans. Un ETF Monde est excellent à vingt ans et parfaitement inadapté pour l’argent dont vous aurez besoin l’an prochain.

La séquence qui fonctionne est peu spectaculaire et remarquablement robuste. On sécurise d’abord son épargne de précaution sur des livrets. On définit ensuite ce que l’on veut financer et à quelle échéance. On en déduit une répartition entre actifs risqués et actifs peu risqués. On loge le tout dans les bonnes enveloppes. On investit régulièrement plutôt que d’essayer de deviner le bon moment. Et on ne change pas de plan tous les six mois parce qu’un actif a bien performé l’an dernier.

Ce dernier point est celui qui coûte le plus cher aux épargnants. Le Yearbook 2026 le formule d’ailleurs à sa manière, en observant que la plupart des grands marchés baissiers en temps de paix ont été déclenchés par des facteurs économiques, et non par les crises géopolitiques qui occupent l’actualité. Réagir au bruit est presque toujours une mauvaise affaire.

Définir cette répartition en fonction de vos objectifs, de votre horizon et de votre tolérance au risque, c’est ce que j’appelle construire sa politique d’investissement. C’est un travail structurant, et c’est aussi ce qui distingue un épargnant qui accumule des produits d’un investisseur qui pilote un patrimoine.

Si vous voulez voir comment cette méthode s’articule concrètement, j’en présente les grands principes dans une masterclasse gratuite.

MASTERCLASSE

1H

Masterclasse gratuite – Accès immédiat

ETF : les 3 erreurs qui vous coûtent vraiment chère

Une heure pour comprendre les erreurs à éviter et investir plus efficacement.

Ce qu’il faut retenir

Il n’y a jamais eu autant de produits financiers accessibles à l’épargnant français, et jamais autant de manières de croire qu’on gagne de l’argent alors qu’on en perd.

2026 ne change pas les principes, mais elle rappelle une chose. Un législateur peut relever la CSG de 1,4 point du jour au lendemain, et cela suffit à modifier le classement de vos enveloppes. Vous ne contrôlez ni les marchés, ni la fiscalité, ni l’inflation. Vous contrôlez vos frais, la structure de votre patrimoine et votre comportement. C’est précisément là que se joue l’essentiel de l’écart entre deux épargnants qui ont pourtant investi dans les mêmes actifs.

Alors regardez moins les palmarès annuels et davantage les trois filtres. Demandez systématiquement quels sont les frais totaux, pas seulement les frais affichés. Vérifiez dans quelle enveloppe votre argent travaille. Et raisonnez en pouvoir d’achat plutôt qu’en euros.

Un patrimoine solide ne se construit pas en trouvant le placement miracle de l’année. Il se construit en évitant les produits médiocres, en payant peu, en restant investi et en laissant le temps faire son travail. C’est moins excitant qu’une performance à deux chiffres. C’est surtout beaucoup plus efficace.

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste.

Questions fréquentes

Quel est le placement le plus rentable en 2026 ?

Sur le court terme, personne ne le sait. En 2025, c’était l’or, avec environ 46 % en euros. L’année précédente, c’était autre chose, et l’année suivante, ce sera encore autre chose.

Sur le long terme en revanche, la réponse est stable depuis 126 ans : ce sont les actions. Elles ont battu les obligations, le monétaire et l’inflation dans tous les pays disposant d’un historique continu depuis 1900. En contrepartie, elles baissent violemment et régulièrement. Chercher le placement le plus rentable de l’année à venir est le meilleur moyen d’acheter au plus haut ce qui vient de monter.

Où placer 50 000 € sans prendre de risque ?

Commencez par le LEP si vous y êtes éligible, à 2,50 % net et jusqu’à 10 000 €. Puis le Livret A et le LDDS, à 1,70 % net, pour 34 950 € cumulés. Le solde peut aller sur un bon fonds en euros dans une assurance vie, où les meilleurs contrats dépassent 3,5 %.

Une précision utile : ces supports garantissent votre capital en euros, pas votre pouvoir d’achat. Avec une inflation proche de 2 %, un placement à 1,7 % vous fait perdre lentement. C’est acceptable pour de l’épargne de précaution ou un projet à deux ans. Beaucoup moins pour de l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant quinze ans.

La hausse de la CSG change-t-elle quelque chose à ma stratégie ?

Elle ne remet pas en cause les principes, mais elle accentue l’écart entre les enveloppes. Le compte-titres est le grand perdant, avec une flat tax passée de 30 % à 31,4 %. L’assurance vie est explicitement exclue de la hausse et conserve 17,2 % de prélèvements sociaux, ce qui la rend relativement plus intéressante qu’avant.

Le PEA subit la hausse à 18,6 %, mais reste de loin le plus efficace pour les actions européennes grâce à l’exonération totale d’impôt sur le revenu après cinq ans. Point de vigilance : le taux appliqué est celui en vigueur au moment du retrait, y compris sur des plus-values accumulées avant 2026.

Les SCPI sont-elles encore un bon placement ?

Elles peuvent avoir leur place, à condition de ne pas se fier au seul taux de distribution. En 2025, le marché a distribué 4,91 % en moyenne, mais le prix des parts a reculé de 3,45 %, pour une performance globale de 1,46 %.

Les écarts entre stratégies sont massifs, de +6,3 % pour les SCPI diversifiées à −4,5 % pour le résidentiel. Ajoutez des frais de souscription souvent proches de 10 % et une liquidité qui peut se tendre pendant des années. Ce n’est pas un placement à traiter comme un livret un peu plus généreux.

Faut-il mettre de l’or dans son patrimoine ?

Une poche modeste peut se défendre. L’or a monté lors de huit des onze principales baisses du marché actions américain depuis 1975, et il a baissé moins fortement lors des trois autres. Il joue donc parfois un rôle d’amortisseur.

Mais il ne produit rien : ni loyer, ni dividende, ni intérêt. Sur 126 ans, sa performance réelle ressort à 1,3 % par an. Et sa réputation de protection contre l’inflation résiste mal aux données, puisqu’il a perdu de la valeur lors de 13 des 28 années où l’inflation a dépassé 3 %. En faire un pilier de son patrimoine après huit années consécutives de hausse relève de l’extrapolation, pas de la stratégie.

Vaut-il mieux un fonds géré activement ou un ETF ?

Les données de S&P Dow Jones sont constantes d’une année sur l’autre. En 2025, 71 % des fonds actions monde libellés en euros ont fait moins bien que leur indice de référence, et 82 % des fonds actions européennes. Sur 21 catégories d’actions suivies en Europe, 18 affichent une majorité de fonds battus par leur indice, et ces taux s’aggravent quand on allonge la période.

Certains gérants font mieux que le marché. Le problème est de les identifier à l’avance, et de constater que la surperformance persiste rarement. Pour la très grande majorité des épargnants, un ETF indiciel à frais faibles reste la réponse la plus solide.

À Propos De l’auteur

Édouard Petit, fondateur d'Épargnant 3.0

Édouard Petit

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

45000+

livres

2500+

avis lecteurs

depuis

2015

GUIDE GRATUIT

Guide gratuit : bien investir en ETF

Bien investir en ETF : auto diagnostic

Les 3 erreurs que j’observe dans les portefeuilles d’ETF

Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

À Propos De l’auteur

Édouard Petit

Guide gratuit : bien investir en ETF

GUIDE GRATUIT

Bien investir en ETF : auto diagnostic

Les 3 erreurs que j’observe dans les portefeuilles d’ETF

Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

11 commentaires

  1. Hello,

    Pendant cette période Corona.

    Diversifier vos investissements peut vous aider à éviter des pertes importantes, et il est judicieux de le faire, que l’économie soit bonne ou mauvaise. Veillez à répartir votre argent entre plusieurs investissements. Les fonds communs de placement, y compris les fonds indiciels, sont un excellent moyen d’y parvenir, car ils contiennent des dizaines de placements que vous achetez en bloc. Les fonds négociés en bourse (ETF) offrent également une diversification instantanée. Vous devez également veiller à répartir votre argent entre différents secteurs. Ainsi, si un secteur est particulièrement touché, vous avez des investissements dans d’autres domaines qui peuvent combler le manque à gagner.

    Rodney

  2. Bonjour,

    Un petit topic de prévu au sujet du Private Equity ? Motivé pour en apprendre un peu plus, surtout s’ils s’ouvrent aux civils.

    Merci

    Alex

  3. Hello Edouard,

    j’e me suis offert vos 2 livres via amazon kindle et ca sera le cadeau que j’offrirais à mes proches pour leur épargne

    une révolution sur un monde financier qui m’était alors inconnu et semblait complexe!

    tout est simple maintenant graçe a vous et le postface du pdg de yomoni: excellent

    si vous avez 50 K a placer tout de suite: est ce une jouable selon vous de faire cette répartition?

    2O k tout de suite en Fond euro dans une AV
    30 K à verser pendant 12 mois soit 2,5 K par mois dans un PEA sur un ETF MSCI WORld?

    je serai ravi d’avoir votre postface de mon post lol ;)

    en espérant un petit retour de votre part Edouad

    a tres bientot

    adrien

  4. Hello Edouard,

    j’e me suis offert vos 2 livres via amazon kindle et ca sera le cadeau que j’offrirais à mes proches pour leur épargne

    une révolution sur un monde financier qui m’était alors inconnu et semblait complexe!

    tout est simple maintenant graçe a vous et le postface du pdg de yomoni: excellent

    si vous avez 50 K a placer tout de suite: est ce une jouable selon vous de faire cette répartition?

    2O k tout de suite en Fond euro dans une AV
    30 K à verser pendant 12 mois soit 2,5 K par mois dans un PEA sur un ETF MSCI WORld?

    je serai ravi d’avoir votre postface de mon post lol ;)

    en espérant un petit retour de votre part Edouad

    a tres bientot

    adrien

  5. Soufiane dit :

    Bonjour et merci pour l’article!

    Il faut se mefier des fonds euros.
    Les rendement servit actuellement ne sont possible que grace aux plus values faites sur les investissements passees, cela ne va pas pouvoir durer tres longtemps.
    De plus les taux sont desormais a 0 et ne peuvent que monter.
    Donc a mon humble avis, le fond euros est a eviter.
    Au mieux on ne gagnera rien (si les taux reste a 0) et au pire on peut perdre (si les taux remontent….)

    1. Bonjour Soufiane
      Les fonds en euros ne sont clairement pas parfaits. Et les réserves vont finir par disparaître. D’où l’intérêt pour les ETF obligataires (mais pas n’importe lesquels).
      Mais comment imaginez vous le risque de perte ?

      1. Soufiane dit :

        Bonjour,

        Si l’inflation revient alors la BCE devra remonter les taux.
        Si les taux remontent alors la valeur des obligations d’Etat diminuent.
        Comme le fond euros est majoritairement constitue de dette francaise, cela implique une perte en capital pour l’assureur qui n’aura pas d’autres choix que de le repercuter sur les assures.

        Ou en tout cas quelqu’un devra prendre la perte…

        En fait a partir du moment ou les taux sont a 0 le fond euros ne presente plus d’interet.

  6. Bonjour Edouard, petite coquille dans votre article : une perte de 2% par an sur 10 ans ne donne pas une perte cumulée de 22% mais plutôt 18%. Sinon l’article est excellent, comme d’hab

    1. Bonjour Olivier. Bien sûr merci. Je préfère les intérêts composés dans le sens positif ;-) c’est corrigé

  7. Merci pour l article, en ce qui concerne l or, les sites comme aucoffre.com permet de faire des placements sur les métaux avec une garde sans frais ( si on investi un minimum tous les mois) et d avoir même un compte bancaire ( veracash) associé au cours de l argent, or ou métaux précieux… intéressant également. Que pensez vous des crypto? Bonne soirée