ETF Or : le vrai guide 2026 (ETC, Frais, Fiscalité)

Rédigé par Édouard Petit
Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015 · Mis à jour le 01/08/2026 · Qui suis-je ?

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Mis à jour le 01/08/2026

Entre le 29 janvier et le 24 juin 2026, l’or a perdu plus de 28 % de sa valeur. C’est le pire trimestre du métal jaune depuis treize ans. Et cela arrive juste après la meilleure année de l’or depuis 1979 : +64 % en dollars sur 2025.

Voilà le premier fait que je veux poser. Ce n’est pas un actif calme. Sa volatilité sur un an, mesurée en euros, atteint 24 %, soit nettement plus qu’un ETF MSCI World.

Le deuxième fait est encore moins connu. En 2025, l’or a gagné 64 % en dollars. Mais l’épargnant français qui détenait un ETC Or classique a encaissé +45,7 %. Presque vingt points de moins. Personne ne l’explique, et c’est pourtant l’un des sujets les plus importants de cet article.

L’essentiel en 30 secondes

  • L’ETF Or n’existe pas. La réglementation UCITS interdit à un fonds coté de concentrer 100 % de son actif sur un seul actif. Les vrais produits sont des ETC (Exchange Traded Commodities), des titres de dette adossés à de l’or physique.
  • Coût le plus bas en compte-titres : Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716) ou iShares Physical Gold ETC (IE00B4ND3602), à 0,12 % par an.
  • Nouveauté 2026 : quelques assurances vie référencent enfin de vrais ETC, et non plus seulement des certificats à 0,75 %. Cela divise le coût par deux.
  • Le contrat le moins cher du marché n’est pas le moins cher pour l’or. La démonstration est plus bas dans l’article, et elle est saisissante.
  • Rendement réel de l’or depuis 1900 : 1,3 % par an. Contre 6,6 % pour les actions. L’or est un amortisseur, pas un moteur.
  • Dose raisonnable : 5 % à 10 % du patrimoine financier, avec une règle de rééquilibrage écrite à l’avance.

Pourquoi mettre de l’or dans un portefeuille ?

Ce que dit l’histoire longue, vraiment

Commençons par la donnée la plus solide qui existe sur le sujet. Chaque année, les professeurs Dimson, Marsh et Staunton publient le Global Investment Returns Yearbook, une base de données qui remonte à 1900 et couvre 35 marchés. L’édition 2026, publiée en mars, consacre pour la première fois un chapitre entier à l’or.

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Voici le résultat, en termes réels, c’est-à-dire après inflation :

1 dollar investi en 1900, ce qu’il vaut fin 2025 Pouvoir d’achat réel, après inflation. Échelle logarithmique. 10 $ 100 $ 1 000 $ 10 000 $ 1 $ 3 296 $ Actions US +6,6 % par an 7,5 $ Obligations +1,6 % par an 5,2 $ Or +1,3 % par an 1,8 $ Monétaire +0,5 % par an Source : UBS Global Investment Returns Yearbook 2026 (Dimson, Marsh, Staunton), figures 12 et 18. Données 1900-2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Sur 126 ans, l’or a préservé le pouvoir d’achat. Il ne l’a pas multiplié.

Sur 126 ans, l’or a rapporté 1,3 % par an après inflation. Les actions américaines : 6,6 % par an. Un dollar investi en actions en 1900 en vaut 3 296 en pouvoir d’achat aujourd’hui. Le même dollar investi en or en vaut 5,2.

Ce n’est pas une critique de l’or. C’est le rappel qu’il ne faut pas en attendre une performance. L’or n’a pas de flux financier : pas de dividende, pas de coupon, pas de loyer. Sa valeur ne repose que sur ce que le prochain acheteur acceptera de payer.

Je le formule autrement, et cette phrase est le cœur de l’article : l’or n’est pas un moteur, c’est un amortisseur. Une assurance a une utilité et un coût. L’or aussi.

« Mais l’or protège de l’inflation » : le mythe le plus tenace

C’est l’argument que l’on entend partout. C’est aussi celui que les données démolissent le plus brutalement.

Le Yearbook 2026 a isolé les 28 années depuis 1900 où l’inflation américaine a dépassé 3 %. Résultat : l’or a affiché une performance négative dans 13 de ces 28 années. Presque une fois sur deux.

Autrement dit, quand vous en aviez le plus besoin, il y avait à peu près une chance sur deux qu’il vous laisse tomber. L’or protège le pouvoir d’achat sur un siècle, pas sur un épisode inflationniste de trois ans.

Le contre-argument sérieux existe, et je ne vais pas l’escamoter : depuis la fin de Bretton Woods en 1971, date à laquelle les États-Unis ont abandonné la convertibilité du dollar en or, la performance réelle de l’or est bien meilleure, à 4,7 % par an sur 54 ans aux États-Unis (5,8 % au Royaume-Uni, 4,3 % en Suisse). Ce chiffre est réel, il est dans le Yearbook.

Mais il faut comprendre d’où il vient. En 1971, le prix de l’or était administré par les États, gelé à 35 dollars l’once. Sa libéralisation a produit un rattrapage mécanique gigantesque. Bâtir une prévision de rendement futur sur une période qui démarre exactement au moment d’une révaluation politique, c’est le manuel du biais de sélection.

Le fait le plus dérangeant reste que entre 1980 et 2000, l’or a eu une performance réelle quasi nulle pendant vingt ans. Vingt ans. C’est plus long que l’horizon d’investissement de beaucoup de lecteurs.

Alors pourquoi les banques centrales en achètent-elles autant ?

Parce qu’elles ne cherchent pas la performance non plus. Elles cherchent un actif de réserve qui n’est le passif de personne.

Les chiffres du World Gold Council pour le premier trimestre 2026 sont éloquents : 244 tonnes achetées nettes par les banques centrales, en hausse de 3 % sur un an, et ce malgré des prix records. C’est le dix-septième mois consécutif d’achats nets. Le World Gold Council table sur 700 à 900 tonnes pour l’ensemble de 2026.

Le point important pour vous : ces acheteurs sont totalement insensibles au prix. Ils achètent pour des raisons géopolitiques, pas parce que l’or est « bon marché ». Cela crée un plancher structurel de demande, mais cela ne dit strictement rien sur le prix dans trois ans.

Le piège que personne n’explique : l’or est un actif en dollars

L’or se cote en dollars par once. Quand vous achetez un ETC Or non couvert, vous achetez en réalité deux paris en même temps : un pari sur l’or, et un pari sur le dollar.

Regardez ce que cela a donné très concrètement, sur l’un des plus gros ETC Or européens :

AnnéeCe qu’a fait l’orCe qu’a encaissé l’épargnant en euros
2022Environ stable+5,62 %
2023Hausse modérée+9,73 %
2024Forte hausse+34,47 %
2025+64 % en dollars (meilleure année depuis 1979)+45,72 %
2026 (au 24/07)Correction de plus de 28 % depuis le record-4,41 %
Performances de l’iShares Physical Gold ETC exprimées en euros, données de marché au 24 juillet 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

En 2025, l’écart entre les 64 % annoncés dans la presse et les 45,7 % réellement encaissés par un épargnant de la zone euro atteint 18 points de performance. Cet écart, c’est la baisse du dollar face à l’euro.

Pourquoi l’ETF Or n’existe pas

C’est le point technique le plus mal traité sur le web francophone, et il a des conséquences réelles.

Un ETF (Exchange Traded Fund) conforme à la réglementation européenne UCITS doit être diversifié. Un fonds UCITS ne peut pas concentrer la totalité de son actif sur une seule ligne. Or l’or, c’est une seule ligne.

Conséquence : les produits qui suivent le cours de l’or ne sont pas des fonds. Ce sont des ETC (Exchange Traded Commodities), c’est-à-dire des titres de dette cotés en Bourse. La différence n’est pas cosmétique :

  • Avec un ETF, vous êtes copropriétaire du fonds, qui est lui-même propriétaire des actions. En cas de faillite de l’émetteur, les actifs du fonds sont ségrégués et vous appartiennent.
  • Avec un ETC, vous détenez une créance sur l’émetteur. Vous n’êtes pas propriétaire de l’or.

Est-ce grave ? Dans la pratique non, à une condition : que l’ETC soit « gold backed », c’est-à-dire adossé à un stock d’or physique alloué, déposé chez un dépositaire indépendant, avec des lingots numérotés et une liste publiée. C’est le cas de tous les produits cités plus bas. Le risque de contrepartie devient alors marginal.

En revanche, mieux vaut écarter tout produit sur l’or qui ne détient pas d’or physique alloué : produits synthétiques, à levier, ou ETC sur contrats à terme.

Piège n° 1 : les faux « ETF Or » qui suivent les mines

Certains produits portent « Gold » dans leur nom sans jamais toucher au métal. Ils suivent des sociétés minières aurifères, comme l’Amundi NYSE Arca Gold BUGS UCITS ETF.

Ce n’est pas la même chose du tout. Une minière, c’est une action : coûts d’extraction, dette, risque politique, management qui peut se tromper. Historiquement, les minières amplifient les mouvements de l’or à la hausse comme à la baisse, avec en prime un risque spécifique d’entreprise qui n’est pas rémunéré.

Si l’on veut de l’or, on achète de l’or. Si l’on veut des actions, un ETF MSCI World en contient déjà, minières comprises.

Quel ETC Or choisir en 2026 ? Le comparatif

Voici les principaux ETC adossés à de l’or physique accessibles à un épargnant français, classés par encours.

ProduitISINFrais affichésCoût réel annuelEncoursCotationStockage
iShares Physical Gold ETCIE00B4ND36020,12 %0,12 %29,2 Md€XETRA, Londres, MilanLondres
Invesco Physical Gold ETCIE00B579F3250,12 %0,12 %22,6 Md€XETRA, EuronextLondres
Xetra-GoldDE000A0S9GB00,00 %0,36 % ⚠️19,4 Md€XETRA uniquementFrancfort
Amundi Physical Gold ETCFR00134167160,12 %0,12 %9,3 Md€Euronext ParisLondres
WisdomTree Physical GoldJE00B1VS37700,39 %0,39 %5,8 Md€XETRA, EuronextLondres
Xtrackers IE Physical Gold ETCDE000A2T0VU50,11 %0,11 %5,2 Md€XETRALondres
Xtrackers IE Physical Gold EUR HedgedDE000A2T5DZ10,24 %0,24 %1,0 Md€XETRALondres
Sources : documentation produit des émetteurs (BlackRock, Invesco, Deutsche Börse Commodities, Amundi, WisdomTree, DWS), juillet 2026. Les encours varient avec le cours de l’or et les flux.

Piège n° 2 : le « 0 % de frais » de Xetra-Gold

Regardez la ligne Xetra-Gold. Presque tous les comparateurs affichent 0,00 % de frais. C’est même souvent présenté comme « l’ETC le moins cher d’Europe ».

C’est faux, et c’est vérifiable sur le site de l’émetteur lui-même. Deutsche Börse Commodities ne prélève pas de frais de gestion, mais facture des frais de garde de 0,029 % par mois, soit 0,36 % par an TVA incluse.

Vous lisez bien : le produit présenté comme gratuit coûte trois fois plus cher que l’iShares ou l’Amundi. Cette structure existe parce que Xetra-Gold offre un droit à la livraison physique de l’or, ce qui a un intérêt fiscal spécifique en Allemagne. Pour un résident français, cet avantage est nul. On paie pour une option qui ne servira jamais.

C’est exactement le type d’erreur que je vois trop souvent : comparer des frais affichés au lieu de comparer des coûts totaux réellement supportés.

Ce que je regarde pour trancher

Pour un épargnant français en compte-titres, l’Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716) coté sur Euronext Paris présente l’avantage pratique le plus net. À 0,12 % de frais, il évite les frais de courtage majorés que la plupart des courtiers français appliquent aux places étrangères. Sur un ordre de 1 000 €, l’écart de courtage entre Euronext Paris et XETRA peut atteindre plusieurs euros chez une banque en ligne, ce qui pèse bien plus lourd qu’un centième de point de frais annuels.

L’iShares Physical Gold ETC (IE00B4ND3602) reste la référence en taille, ce qui garantit des spreads (l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente) parmi les plus serrés du marché.

Je ne retiens pas WisdomTree Physical Gold à 0,39 %. C’est un produit historique et parfaitement solide, mais payer trois fois plus cher pour une exposition rigoureusement identique n’a aucun sens.

Pour information, le plus gros produit or au monde reste le SPDR Gold Shares (GLD) américain, avec plus de 100 milliards de dollars d’encours et 0,40 % de frais. Il n’est pas accessible aux particuliers européens depuis l’entrée en vigueur de la réglementation PRIIPs. Ne le cherchez pas, c’est normal.

Or en assurance vie et en PER : le contrat le moins cher n’est pas le moins cher

Voici le changement le plus important depuis la dernière mise à jour de cet article, et il est très peu relayé.

Historiquement, les assurances vie ne référençaient jamais d’ETC. Elles passaient par un certificat émis par une banque. Le support de référence aujourd’hui est le Certificat 100 % Or de BNP Paribas (ISIN FRBNPP07GLD4, mnémonique 1CORB), que l’on retrouve dans Lucya CNP, Lucya Cardif et le PER Lucya Cardif. Il réplique correctement le cours de l’once, mais ses frais de financement s’élèvent à 0,75 % par an. Six fois le coût d’un ETC.

Cela commence à changer. Quelques contrats référencent désormais directement des ETC. Linxea Spirit 2 a notamment ajouté l’Amundi Physical Gold ETC à son catalogue. Le coût de l’or en assurance vie vient d’y être divisé par deux.

ContratSupport or disponibleNatureFrais du contrat sur UCFrais du supportCoût total annuel
Linxea Spirit 2Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716)ETC0,50 %0,12 %0,62 % 🏆
Linxea Spirit 2Xtrackers IE Physical Gold EUR Hedged (DE000A2T5DZ1)ETC couvert0,50 %0,24 %0,74 %
Linxea Avenir 2Xtrackers IE Physical Gold EUR Hedged (DE000A2T5DZ1)ETC couvert0,60 %0,24 %0,84 %
Lucya CNPCertificat 100 % Or (FRBNPP07GLD4)Certificat0,30 %0,75 %1,05 %
Lucya CardifCertificat 100 % Or (FRBNPP07GLD4)Certificat0,50 %0,75 %1,25 %
PER Lucya CardifCertificat 100 % Or (FRBNPP07GLD4)Certificat0,50 %0,75 %1,25 %
Rappel : compte-titresAmundi Physical Gold ETCETC0 %0,12 %0,12 %
Sources : brochure BNP Paribas Produits de Bourse pour le Certificat 100 % Or, documentation contractuelle des assureurs et courtiers, juillet 2026. Les référencements de supports évoluent : vérifiez la liste des unités de compte de votre contrat avant de souscrire.

La démonstration la plus parlante de tout l’article

Regardez bien les lignes Lucya CNP et Linxea Spirit 2.

Lucya CNP est le contrat le moins cher du marché français, avec 0,30 % de frais de gestion annuels sur les unités de compte. C’est un record, et c’est mérité : pour un portefeuille d’ETF actions, c’est aujourd’hui difficile à battre.

Et pourtant, pour l’or, il coûte 1,05 % par an, soit près du double de Linxea Spirit 2 qui affiche pourtant des frais de contrat 67 % plus élevés.

La raison est simple : Lucya CNP ne propose qu’un certificat à 0,75 %, quand Linxea Spirit 2 propose un ETC à 0,12 %. Le support écrase l’enveloppe.

C’est l’illustration parfaite de ce que je répète depuis dix ans : le seul chiffre qui compte n’est ni le taux affiché par le courtier, ni le taux affiché par l’émetteur, c’est la somme des deux. Un excellent contrat associé à un mauvais support donne un mauvais résultat. Le classement des contrats change selon la classe d’actifs que vous y logez.

Le coût total annuel de votre or papier Frais de l’enveloppe + frais internes du support. Le seul chiffre qui compte. 0 % 0,50 % 1,00 % 1,40 % Compte-titres + ETC 0,12 % Compte-titres + Xetra-Gold 0,36 % « 0 % de frais » affiché… Linxea Spirit 2 + ETC 0,62 % Lucya CNP + certificat 1,05 % Lucya Cardif + certificat 1,25 % Lucya CNP a les frais de contrat les plus bas du marché (0,30 %)… …et pourtant l’or y coûte près du double de Linxea Spirit 2. Le support écrase l’enveloppe. Contrat Support

Une remarque technique, importante pour comprendre ce que vous achetez. Le Certificat 100 % Or est émis par BNP Paribas Issuance B.V., un véhicule d’émission de droit néerlandais, avec une garantie de BNP Paribas S.A. Ce n’est pas un produit adossé à des lingots alloués et ségrégués, contrairement aux ETC cités plus haut. Vous portez donc un risque de crédit sur BNP Paribas, et le produit n’est couvert par aucun système d’indemnisation des investisseurs. La documentation de l’émetteur le dit sans détour. Le risque est faible, mais il n’est pas de même nature.

PEA, assurance vie ou compte-titres : où loger son or ?

Le PEA : la réponse est non, et elle est définitive

On ne peut pas loger d’or dans un PEA. Ni ETC, ni certificat, ni fonds. Le PEA est réservé aux actions européennes et aux OPCVM investis à 75 % au moins en actions européennes.

La seule voie détournée serait un ETF de sociétés minières éligible PEA. Comme expliqué plus haut, ce n’est pas de l’or, c’est un pari sectoriel actions.

La réforme fiscale 2026 qui change le calcul

Il faut absolument intégrer un changement que beaucoup de contenus n’ont pas encore répercuté.

L’article 12 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Conséquences :

  • Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % sur les plus-values mobilières.
  • Le PFU, la « flat tax », passe de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux).
  • L’assurance vie a été explicitement exclue de cette hausse : les prélèvements sociaux y restent à 17,2 %. Le PER, lui, n’a pas été exclu et passe bien à 18,6 %.

Un écart de 1,4 point s’ouvre donc en faveur de l’assurance vie. Est-ce suffisant ? Posons le calcul, personne ne prend le temps de le faire.

Le calcul : 10 000 € d’or pendant 10 ans

Hypothèse de travail purement illustrative : l’or progresse de 5 % par an en euros. Ce n’est pas une prévision, c’est un support de raisonnement. Personne ne sait ce que fera l’or.

10 000 € d’or, 10 ans plus tard, net d’impôt Hypothèse illustrative de progression de l’or de 5 % par an en euros. Ce n’est pas une prévision. 14 375 € Assurance vie + ETC 0,62 % de frais PS 17,2 % Meilleur résultat 14 187 € Compte-titres + ETC 0,12 % de frais PFU 31,4 % -188 € 13 908 € Lucya CNP + certificat 1,05 % de frais PS 17,2 % -467 € 13 684 € Lucya Cardif + certificat 1,25 % de frais PS 17,2 % -691 €
Rachat total après 8 ans, personne seule, abattement de 4 600 € appliqué. Le détail des calculs est donné ci-dessous.

Voici le détail, pour que vous puissiez refaire les calculs.

Option A : assurance vie à 0,50 % + ETC à 0,12 %
Rendement net de frais : 5 % – 0,62 % = 4,38 % par an.
Capital après 10 ans : 10 000 × 1,043810 = 15 352 €.
Plus-value de 5 352 €. Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule : 752 € soumis au prélèvement forfaitaire de 7,5 % (56 €), plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité (920 €).
Net final : 14 375 €.

Option B : compte-titres + ETC à 0,12 %
Rendement net de frais : 5 % – 0,12 % = 4,88 % par an.
Capital après 10 ans : 10 000 × 1,048810 = 16 104 €.
Plus-value de 6 104 €, taxée au PFU de 31,4 % : 1 917 €.
Net final : 14 187 €.

Option C : assurance vie à 0,30 % + certificat à 0,75 %
Rendement net de frais : 5 % – 1,05 % = 3,95 % par an.
Capital après 10 ans : 10 000 × 1,039510 = 14 732 €.
Plus-value de 4 732 €, quasi intégralement absorbée par l’abattement, plus 17,2 % de prélèvements sociaux : 824 € au total.
Net final : 13 908 €.

Option D : assurance vie à 0,50 % + certificat à 0,75 %
Rendement net de frais : 5 % – 1,25 % = 3,75 % par an.
Capital après 10 ans : 10 000 × 1,037510 = 14 450 €.
Plus-value de 4 450 €, entièrement absorbée par l’abattement, donc seulement 17,2 % de prélèvements sociaux : 766 €.
Net final : 13 684 €.

Ce qu’il faut en retenir

Avec un ETC, l’assurance vie et le compte-titres se tiennent en quelques centaines d’euros sur dix ans. L’écart de 188 € en faveur de l’assurance vie est réel mais modeste, et il s’inverse d’ailleurs sur vingt ans (environ 20 930 € pour le compte-titres contre 20 560 € pour l’assurance vie), parce que l’abattement de 4 600 € est fixe alors que l’écart de frais se capitalise.

Avec un certificat en revanche, le compte-titres l’emporte nettement, de 279 € à 503 € selon le contrat. L’avantage fiscal de l’assurance vie ne compense pas le surcoût du support.

Dans le cas de quasi-égalité, deux critères non fiscaux tranchent, et tous deux vont dans le même sens :

  1. Le rééquilibrage. L’or ne sert à rien si l’on ne rééquilibre pas. Or dans un compte-titres, chaque vente d’or pour racheter des actions déclenche l’impôt à 31,4 %. Dans une assurance vie, l’arbitrage est totalement neutre fiscalement. Pour un actif dont la fonction même est d’être arbitré, c’est un avantage structurel.
  2. La transmission. L’abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans n’a pas d’équivalent sur un compte-titres.

La bonne pratique se résume donc ainsi : si votre contrat propose un vrai ETC, l’assurance vie est la meilleure enveloppe pour votre or. S’il ne propose qu’un certificat à 0,75 %, le compte-titres reprend l’avantage. À chacun de trancher en fonction de sa situation, de son horizon et de ses objectifs de transmission.

Un dernier point en faveur du compte-titres, souvent oublié : les moins-values sur ETC y sont imputables sur vos autres plus-values mobilières pendant dix ans. Ce n’est ni le cas de l’or physique, ni celui de l’assurance vie. Vu ce qui s’est passé au premier semestre 2026, ce n’est pas un avantage théorique. Pour le compte-titres, j’utilise Saxo Banque, qui donne accès à Euronext et XETRA à des tarifs très bas.

Or papier ou or physique ? La fiscalité 2026 tranche

L’or physique (lingots, lingotins, pièces) et l’or papier ne relèvent pas du tout du même régime fiscal. Ce point est massivement mal expliqué.

Quelle fiscalité pour votre or en 2026 ? Vous vendez de l’or Sous quelle forme ? OR PHYSIQUE Lingots, lingotins, pièces Deux régimes, au choix Taxe forfaitaire 11,5 % du prix de vente total, même en cas de perte Plus-value (option) 37,6 % du seul gain, -5 % par an dès la 3e année Exonération totale après 22 ans OR PAPIER ETC, certificats Selon l’enveloppe Compte-titres 31,4 % PFU sur la plus-value (30 % avant 2026) Assurance vie 17,2 % + 7,5 % d’IR après 8 ans, une fois l’abattement épuisé Arbitrages sans impôt dans l’assurance vie À retenir : le seuil de 5 000 € d’exonération ne concerne PAS les lingots et pièces d’or. Il s’applique aux bijoux et objets de collection. Un lingot vendu 3 000 € est taxable dès le premier euro. Sources : art. 150 VI et 150 UA du CGI ; LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12. Situation au 25 juillet 2026.

Trois points que je vois systématiquement mal traités ailleurs.

Premièrement, la taxe forfaitaire de 11,5 % porte sur le prix de vente TOTAL, pas sur le gain. Vous vendez un lingot 100 000 € que vous aviez payé 110 000 € ? Vous payez quand même 11 500 € d’impôt. Sur une perte. C’est le régime qui s’applique par défaut sans facture nominative datée.

Deuxièmement, le taux du régime des plus-values est passé à 37,6 % en 2026 (19 % d’impôt plus 18,6 % de prélèvements sociaux), contre 36,2 % auparavant. Tous les sites qui affichent encore 36,2 % ne sont pas à jour.

Troisièmement, l’exonération à 22 ans reste le seul vrai avantage fiscal de l’or physique. Grâce à l’abattement de 5 % par an au-delà de la deuxième année de détention, un lingot conservé 22 ans se vend ou se transmet sans un euro d’impôt sur la plus-value. Aucune enveloppe financière n’offre cela. Mais il faut conserver la facture nominative pendant 22 ans, et accepter les contraintes de stockage.

Retenez la conclusion pratique : l’or physique est un actif de conservation, l’or papier est un actif de portefeuille. On ne rééquilibre pas un portefeuille en découpant un lingot. À plus de 110 000 € le kilo au cours actuel, la granularité même du lingot rend le pilotage impossible.

Combien mettre en or, et surtout comment ?

Les allocations de référence

  • Le Permanent Portfolio de Harry Browne : 25 % actions, 25 % obligations d’État longues, 25 % cash, 25 % or.
  • Le All Weather Portfolio de Ray Dalio : un peu moins de 10 % en or, plus une poche de matières premières sur laquelle la plus grande prudence s’impose, comme je l’explique dans mon article sur les ETF matières premières.

Ces portefeuilles ont été construits et testés majoritairement sur données américaines. Leur robustesse hors des États-Unis est nettement moins établie, et leurs promoteurs le mentionnent rarement.

Ce que 2026 vient de démontrer sur le rééquilibrage

L’intérêt de l’or ne vient pas de sa performance propre. Il vient du fait qu’il monte parfois quand les actions baissent, ce qui permet de vendre haut et d’acheter bas de façon mécanique, sans avoir à prévoir quoi que ce soit.

Mais cela ne fonctionne que si l’on rééquilibre. Sans discipline de rééquilibrage, l’or est simplement un actif volatil, sans rendement, qui pèse sur la performance long terme d’un patrimoine.

C’est aussi pour cela que les tableaux de « portefeuille 50 % or / 50 % actions » qui circulent partout sont trompeurs. Ils s’appuient presque tous sur la fenêtre 2004-2024, extraordinairement favorable à l’or puisqu’elle démarre juste avant le supercycle des matières premières. Étendez la fenêtre à 1980-2000 et le même portefeuille devient catastrophique. Une allocation de 50 % en or n’est pas une stratégie, c’est un pari macroéconomique déguisé.

Les bonnes pratiques

  • Rester dans une fourchette de 5 % à 10 % du patrimoine financier. Au-delà, on ne diversifie plus, on spécule.
  • Investir progressivement, par versement régulier automatisé (le DCA, ou Dollar Cost Averaging). Pas parce que c’est mathématiquement optimal, les études montrent l’inverse dans deux cas sur trois, mais parce que c’est comportementalement tenable. Après une hausse de 64 % en un an, aucun investisseur normalement constitué ne place une somme importante en une fois sans risquer de paniquer trois mois plus tard.
  • Écrire son allocation cible et sa règle de rééquilibrage avant d’acheter. Sans cela, on achète de l’or au sommet de janvier et on le vend au creux de juin. C’est exactement ce que des dizaines de milliers d’épargnants viennent de faire.
  • Rééquilibrer d’abord par les versements en compte-titres. Quand l’or a monté, diriger ses versements vers les actions plutôt que vers l’or permet d’obtenir l’essentiel de l’effet du rééquilibrage sans déclencher un euro d’impôt.

Vous pouvez simuler l’impact des frais et des versements programmés avec les calculateurs de l’application Épargnant 3.0, gratuite et sans inscription : pour iPhone et iPad et pour Android.

Les erreurs que je vois trop souvent

  • Acheter de l’or à levier. Les ETC à levier 2x ou 3x subissent le beta slippage : sur un marché volatil sans direction, ils perdent de la valeur même si l’or termine au même niveau. Ce sont des instruments de trading intraday, pas d’investissement.
  • Utiliser des CFD. Les statistiques publiées par les brokers eux-mêmes, sous obligation de l’AMF, montrent qu’une large majorité de clients particuliers y perdent de l’argent. Le sujet est clos.
  • Confondre encours et sécurité. Un gros ETC n’est pas plus sûr, il est plus liquide. Ce qui compte pour la sécurité, c’est la nature du collatéral et l’identité du dépositaire.
  • Croire que l’or est décorrélé en permanence. L’or et les actions ont chuté ensemble à plusieurs reprises, notamment en mars 2020 lors de la crise de liquidité initiale. Dans une panique, tout ce qui est liquide se vend, y compris l’or.
  • Regarder le cours en dollars. Vous vivez en euros. La seule performance qui vous concerne est celle de la ligne dans votre compte, en euros.

Questions fréquentes sur l’or, les ETF et les ETC

Il n’existe pas d’ETF Or au sens strict : la réglementation UCITS interdit à un fonds coté de concentrer 100 % de son actif sur un seul actif. Les produits disponibles sont des ETC. En compte-titres, l’Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716) offre le meilleur compromis pratique pour un épargnant français, avec 0,12 % de frais et une cotation sur Euronext Paris qui limite les frais de courtage. L’iShares Physical Gold ETC (IE00B4ND3602) présente l’encours le plus important d’Europe, également à 0,12 %.

Avec un ETF, vous êtes copropriétaire d’un fonds qui détient lui-même les actifs. Avec un ETC (Exchange Traded Commodity), vous détenez un titre de dette émis par une société dédiée. Vous n’êtes donc pas propriétaire de l’or. Ce risque de contrepartie est fortement atténué lorsque l’ETC est « gold backed », c’est-à-dire adossé à des lingots physiques alloués, numérotés et déposés chez un dépositaire indépendant. C’est le cas de tous les ETC cités dans cet article.

Deux différences majeures. Le coût d’abord : un ETC coûte 0,12 % par an, le Certificat 100 % Or de BNP Paribas (FRBNPP07GLD4) coûte 0,75 % par an de frais de financement, soit six fois plus. La structure ensuite : un ETC est adossé à des lingots physiques alloués et ségrégués chez un dépositaire indépendant, alors que le certificat est un titre de créance émis par BNP Paribas Issuance B.V. avec la garantie de BNP Paribas S.A. Le certificat comporte donc un risque de crédit sur la banque, et n’est couvert par aucun système d’indemnisation des investisseurs.

Non. Le PEA n’accepte ni ETC, ni certificats, ni fonds sur l’or. Il est réservé aux actions européennes et aux OPCVM investis à 75 % au moins en actions européennes. Il est possible d’y loger des ETF de sociétés minières aurifères éligibles, mais ce sont des actions, avec un risque d’entreprise et une volatilité très supérieurs à ceux du métal lui-même.

Deux voies existent. La voie historique passe par le Certificat 100 % Or de BNP Paribas (FRBNPP07GLD4), disponible dans Lucya CNP, Lucya Cardif et le PER Lucya Cardif, dont les frais de financement atteignent 0,75 % par an. La voie récente passe par un vrai ETC : Linxea Spirit 2 référence l’Amundi Physical Gold ETC à 0,12 %, ce qui ramène le coût total à environ 0,62 % par an contre 1,05 % à 1,25 % avec un certificat. Vérifiez la liste des unités de compte de votre contrat avant de souscrire, les référencements évoluent.

Tout dépend du support disponible dans le contrat. Avec un vrai ETC, l’assurance vie l’emporte : sur une simulation à 10 ans avec une hypothèse de progression de 5 % par an, elle rend environ 14 375 € nets contre 14 187 € pour le compte-titres, et elle offre en prime des arbitrages sans impôt et l’avantage successoral. Avec un certificat à 0,75 %, le compte-titres reprend l’avantage : environ 14 187 € contre 13 908 € (contrat à 0,30 %) ou 13 684 € (contrat à 0,50 %).

Pour l’or physique, deux régimes au choix : la taxe forfaitaire sur les métaux précieux à 11,5 % du prix de vente total, ou le régime des plus-values à 37,6 % du seul gain, avec un abattement de 5 % par an au-delà de la deuxième année de détention et une exonération totale après 22 ans. Le taux de 37,6 % remplace l’ancien 36,2 % depuis la hausse de la CSG au 1er janvier 2026. Pour l’or papier détenu en compte-titres, c’est le PFU à 31,4 %. En assurance vie, les prélèvements sociaux restent à 17,2 %, mais le PER passe bien à 18,6 %.

Beaucoup moins qu’on ne le croit. Le UBS Global Investment Returns Yearbook 2026 montre que sur les 28 années depuis 1900 où l’inflation américaine a dépassé 3 %, l’or a affiché une performance négative dans 13 d’entre elles. Sur très longue période il préserve le pouvoir d’achat, avec un rendement réel de 1,3 % par an depuis 1900, mais il ne constitue pas une couverture fiable contre un épisode inflationniste précis.

Personne ne le sait, et méfiez-vous de quiconque prétend le contraire. Après un record à 5 595 dollars l’once le 29 janvier 2026, l’or a corrigé de plus de 28 % avant de se stabiliser autour de 4 000 dollars en juillet, soit environ 3 515 euros l’once. Les prévisions des grandes banques pour fin 2026 s’échelonnent entre 3 800 et 6 300 dollars, un écart qui mesure surtout l’ampleur de leur incertitude. L’approche rationnelle consiste à définir une allocation cible entre 5 % et 10 %, à l’atteindre par des versements réguliers, et à s’y tenir.

Conclusion pour l’Épargnant 3.0

Reprenons ce qui compte, dans l’ordre.

  1. L’or n’est pas un placement de performance. 1,3 % de rendement réel par an depuis 1900, contre 6,6 % pour les actions. C’est un amortisseur, avec une utilité et un coût. Le cœur d’un portefeuille reste un ETF Monde et un bon fonds en euros.
  2. L’ETF Or n’existe pas. Ce sont des ETC. Vérifiez toujours que le produit est « gold backed » avec des lingots alloués chez un dépositaire identifié.
  3. Comparez les coûts totaux, pas les frais affichés. Xetra-Gold affiché à 0 % coûte en réalité 0,36 % par an. Le certificat en assurance vie coûte 1,05 % à 1,25 % tout compris. L’ETC en compte-titres coûte 0,12 %.
  4. Le meilleur contrat pour vos ETF n’est pas forcément le meilleur pour votre or. Lucya CNP, avec ses 0,30 % de frais de gestion, est imbattable sur les actions et pourtant deux fois plus cher que Linxea Spirit 2 sur l’or, parce qu’il ne propose qu’un certificat. Le support écrase l’enveloppe.
  5. Sans rééquilibrage, l’or ne sert à rien. Une allocation cible entre 5 % et 10 %, atteinte par versements programmés, et un rééquilibrage effectué en priorité par les versements.

L’action concrète de cette semaine : ouvrez le document d’informations clés du support or que vous détenez déjà, ou que vous envisagez, et additionnez ses frais internes avec ceux de votre enveloppe. Si le total dépasse 0,70 % par an, il y a un problème à régler, et il se règle en une opération.

Pour aller plus loin sur la construction d’une allocation qui intègre l’or, le rééquilibrage et le dimensionnement des poches défensives, je traite ces sujets en détail dans mon livre Créer et piloter un portefeuille d’ETF et dans la formation Épargnant 3.0.

Cet article partage des bonnes pratiques d’investissement. Il ne s’agit ni de conseils en investissement, ni de recommandations à l’achat ou à la vente de produits financiers. Chacun doit analyser les produits et stratégies en fonction de sa situation personnelle. L’investissement comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !

À propos de l’auteur

Édouard Petit

Édouard Petit

Créateur d’Épargnant 3.0 · Professeur de finance à l’ESCP · Auteur

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

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Les trois erreurs que j’observe le plus souvent dans les portefeuilles d’ETF.

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Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

Édouard Petit

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40 commentaires

  1. Cher Edouard,
    Ça me fait plaisir de voir que tu commences a reconnaître l’intérêt de l’or dans les allocations de long terme !

    C’est pas faute d’avoir essayé de promouvoir l’idée il y a déjà dix ans…
    N’oublie pas de citer mon livre « gold investing » disponible sur le site de la Fnac.

  2. Je suis dans mon contrat linxea avenir et je ne vois pas de possibilite d’arbitrage sur le 100 % or … Peut-etre faut-il passer par la procedure papier et signer un avenant comme c’etait le cas il y a longtemps ?
    “Idee” tres risquee pour le PEA :
    investir dans la mine guyanaise AUPLATA qui etait a 15.2 a son IPO en 2015 et a 0.0015 aujourd’hui.
    Rassurez-vous, ca fait longtemps que j’ai vendu. Mais apres tout maintenant ca ne peut que monter. Cotee sur euronext growth, parait-il. Mais non negociable chez Boursobank. D’apres ce que je lis dans leur forum, il semble qu’il y ait des problemes de gouvernance.

  3. Merci Edouard pour cet article intéressant. J’ai créé un portefeuille “All Weather Portfolio” de Ray Dalio, que je considère comme un génie modeste. Je recommande la lecture de ses 2 livres dispos en français (un 3° est en préparation) qui sont riches d’infos financières mais surtout d’un tas d’autres conseils et expériences des plus enrichissants.
    Dans mon portefeuille commencé en août 2020, mon ETC or (7.5% du portefeuille) est celui qui m’a rapporté le plus : + 84% (+27.6% en 2025!). Mes actions (ETF MSCI World, 35% du portefeuille) : +51.36%. Et ceci en 5 ans. Cela est dû à la conjonction de 2 choses : le momentum (le fruit du hasard je l’avoue) mais surtout grâce au rééquilibrage par ajout de liquidités bi-annuel. Bien sûr, dans 20 ans, j’imagine que le MSCI aura très largement surperformé l’or mais c’est pour souligner l’importance du métal jaune dans la diversification. Son rôle premier est d’atténuer les pertes par gros temps sur les autres actifs. Idem pour les “commodities” qui auront compensé les pertes des actions en 2022-2023.
    Encore un mot pour vous exprimer toute ma reconnaissance pour votre livre “créer et piloter un portefeuille d’ETF” qui m’a beaucoup aidé et qui est devenu un de mes livres de chevet :) Bon vent pour la suite!

  4. J’ai fait une petite simulation du cours de l’or sur une monnaie qui n’arrête pas d’être dévaluée (le yen). C’est impressionnant, +158% sur 5 ans.

  5. Je détiens un l’ETC d’Amundi depuis longtemps dans un CTO chez Boursobank. Suite à l’élection de Donald, j’ai voulu renforcer ma position et rééquilibrer mon portefeuille feuille (objectif 15% en or papier). Impossible ! Boursobank ne me permet plus d’acheter ce produit. Un grand merci à Fortuneo qui a bien voulu de mon argent, et au revoir Boursobank pour le CTO; sans rancune, c’est que du business.

  6. Bonjour, vous explications claires me permettent de mieux définir une stratégie d’ investissement.
    Merci à vous!

  7. Merci pour cet éclairage, en particulier pour permettre de comprendre la différence entre ETC et certificat.

  8. Bonjour,
    Excellent article, qui a répondu à toutes mes questions.
    Vous lire permet de comprendre, d’apprendre, de cerner pour au final décider .
    Merci à vous .

  9. Bonjour Edouard,

    Concernant l’or posséder des lingots est selon moi inutile, par expérience la dernière fois que dans ma famille, nous avons eu besoin d’utiliser de l’or, c’était pendant la Seconde Guerre mondiale. Ma grand-mère payait alors la nourriture avec des pièces d’or, j’image aisément qu’avec des lingots ça doit-être très compliqué de payer, et surtout de ne pas se les faire voler, car soyons lucides si nous devons payer en or, c’est que la situation sera devenue très compliquée !

    Je ne veux pas relancer un vieux débat, mais la cryptomonnaie n’est-elle pas plus efficace aujourd’hui que l’or ? Notamment le Bitcoin et l’Ethereum qui maintiennent des niveaux de performance élevés.

    Mathieu.

  10. Bonjour
    Je désire investir partiellement dans l’or en achetant une ou des mines. Que me conseillez-vous?
    Merci

  11. Bonjour, je suis debutant en investissement , je suis francais expatrie en norvege, et je voudrais investir sur le Shanghai index a long terme ainsi que le Crb index. j’aimerais si vous auriez des courtiers a me conseiller et des Tracker pour le shanghai index?
    Merci

  12. Est ce que les banques qui proposent ces ETF ou ETC ont dans leurs coffre la quantité d’or correspondant ?
    J’AI lu dans différents articles que les banques emetté beaucoup trop d’ETF par rapport à la réalité de ce que ces banques détiennent comme or physique.
    Ne peut on pas considéré qu’avec ce genre de produit, les cours de l’or sont manipulé voir sous estimé ?

    1. Bonsoir,
      Il me semble que l’ETF ZKB GOLD ETF-AA CHF est garanti par un stock d’or à 100%. ZKB est une banque Suisse, détenue par le canton de Zurich. Elle est la 2éme banque la plus sûre du monde (wiki). Ne serait-ce pas le produit idéal pour celui voulant allier la sécurité du physique et la liquidité/facilité du papier ?

      1. C’est juste mais ce n’est pas un produit UCITS alors personne n’en fera la promotion en Zone Euro et même pas évident à acheter sur les plateformes françaises.

  13. Pourquoi les anglo saxons utilisent quand même le terme d’ETF quand il s’agirait plutôt d’ETC ?

    Par exemple le Perth Mint Physical Gold ETF ou le SPDR Gold Shares sont considérés comme des ETF.

    Merci d’avance

    1. Bonjour
      Connaissez-vous un ETF sur l’intelligence artificielle éligible PEA ?
      Merci par avance

  14. Bonjour,
    merci pour vos articles toujours très bien faits.
    Concernant les ETC goldbacked que vous citez, suivent-ils les contrats futurs ou les cours spot de l’or ?

  15. Bonjour Monsieur PETIT, c’est un vrai plaisir de lire vos articles !
    par contre n’y aurait-il pas une petite “coquille” dans ce celui-ci ?
    “Acheter de l’Or Papier dans le PEA ou dans l’assurance vie ?
    Le Plan d’Epargne en Actions
    L’Or Papier, c’est investir dans l’Or mais sans les soucis du stockage, donc soit grâce aux ETF Or, ou plutôt aux ETF Or, soit grâce aux certificats”
    je pense que vous vouliez écrire ETC or sur le deuxieme “ETF” ?
    Bien à vous.

  16. Bonjour,

    Quelle serait l’attitude des ETC basés sur les cours de l’or en cas de baisse des actions ? Leurs valeurs augmenteraient forcément ou ils suivraient la correction boursière ?

    Merci

  17. Pour 5% d’un portefeuille financier, à part si on est plein aux as, quelques Napoléons devraient suffire.

  18. Tous les ETF Or sont des ETC ? J’ai un peu du mal à saisir sachant que certains utilisent le terme ETF dans leur libellé… Cela change quelque chose concrètement ? Quelles sont les conséquences si l’ETC fait faillite vu que l’on est pas propriétaire ? Avez-vous des recommandations pour un compte titre en tant qu’assurance en cas de baisse boursière accrue ? Merci pour vos articles ils sont très pertinents.

      1. ETFS Physical Gold non ? Sinon effectivement ceux qui utilisent le terme sont plutôt spécialisés dans les actions minières.

  19. Sur Boursorama j’ai affiché la courbe d’évolution du cours de l’once d’or en USD par rapport au CAC40 et surtout CAC40 total retour.
    Sur 10 ans on peut comparer les performances en pourcentage:
    OR : +50
    CAC40 : +63
    CAC40 TR : +133
    Comment expliquer cette pietre performance de l’or par rapport aux actions françaises. Ceci semble en contradiction avec les conclusions de cet article.
    Bien sûr il faut tenir compte de l’appréciation de dollar par rapport à l’euro sur cette période. Ce qui améliore la performance de l’or côté en euro. Mais le mérite revient-il à l’or lui même ou bien à l’appréciation du dollar par rapport à l’euro.

    1. Sur 10 ans, cela favorise le CAC40 qui n’était pas loin de ses plus bas des 20 dernières années alors que l’or, lui avait déjà beaucoup monté.
      Prenez d’autres fenêtres de temps, le résultat sera différent.

  20. Fortuneo Vie ne dispose plus du certificat 100% Or qui a disparu simultanément de tous les contrats d’assurance vie Suravenir.
    Selon les différents courtiers, c’est BNP qui est à l’origine de cette disparition.
    En revanche les contrats qui avaient ce fonds l’ont toujours. Mais ils n’ont plus la possibilité d’en amasser davantage.

      1. A ma connaissance et à mon regret, il n’existe plus de contrat d’assurance-vie proposant une unité de compte suivant l’or. Mais j’aimerais beaucoup que des lecteurs me contredisent à raison.
        Il reste le CTO : d’ailleurs vous n’avez pas cité le Gold Bullion Securities.
        Pour le PEA, l’industrie bancaire a réussi à créé un ETF éligible PEA dont le sous-jacent est obligataire. Il n’est pas impossible qu’un ETC Gold éligible PEA arrive un jour. Mais ça paraît peu probable tant que décorrélation actions-or est forte.

        1. Bonjour,

          Linxea Avenir possède un certificat 100% Or de BNP Paribas ( ISIN NL0006454928)

        2. Merci Justin, il est parfois référencé et parfois déréférencé. En ce moment, c’est bon ! J’ai mis à jour l’article.

    1. J’ai un contrat croissance avenir, le certificat or avait disparu un moment, mais il est revenu et on peut toujours investir dessus.