ETF et ETN crypto : ce que vous achetez vraiment

Rédigé par Édouard Petit
Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015 · Mis à jour le 01/08/2026 · Qui suis-je ?

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Mis à jour le 01/08/2026

Choisir un ETP crypto sans payer dix fois le prix du même bitcoin, et savoir comment il sera imposé. Vous saurez aussi pourquoi le mot « ETF » est un abus de langage en Europe.

Un ETF Bitcoin n’existe pas en Europe, et ce n’est pas qu’une question de vocabulaire.

Trois sigles circulent sur les fiches produit, et un seul décrit ce que vous achetez vraiment. Ils ne sont pas interchangeables : ils désignent des structures juridiques différentes, avec des conséquences différentes en cas de faillite de l’émetteur.

ETP, ETF, ETC, ETN : qui est quoi

  1. ETP, Exchange Traded Product, est le nom de famille. Il désigne tout produit indiciel coté en bourse, que l’on achète et vend comme une action, aux heures d’ouverture du marché. Ce n’est pas une structure juridique, c’est une catégorie commerciale, et elle recouvre les trois suivantes.
  2. ETF, Exchange Traded Fund : un fonds. Vous détenez une part de copropriété sur un portefeuille de titres, et ces titres sont juridiquement séparés du patrimoine de la société de gestion. En Europe, la quasi-totalité des ETF vendus aux particuliers relèvent de la norme UCITS.
  3. ETC, Exchange Traded Commodity : un titre de dette adossé à une matière première réellement détenue et entreposée. C’est la structure de tous les produits sur l’or physique cotés en Europe, et elle existe précisément parce qu’un fonds UCITS ne peut pas détenir un lingot.
  4. ETN, Exchange Traded Note : un titre de dette adossé à autre chose. Les produits crypto européens sont là, parfois structurés à l’identique d’un ETC. Vous n’êtes pas copropriétaire, vous êtes créancier de l’émetteur.

Les émetteurs écrivent presque toujours « ETP » plutôt que « ETN » sur leurs pages, parce que le mot « note » fait entendre le mot « dette ». Retenez la traduction : sur une fiche crypto, ETP veut dire ETN.

Pourquoi pas d’ETF, alors ? Parce qu’un fonds UCITS ne peut ni détenir de crypto-actifs, qui ne figurent pas dans la liste des actifs éligibles, ni concentrer son portefeuille sur un seul sous-jacent. Les deux verrous se cumulent. Un ETF Bitcoin européen est donc impossible aujourd’hui, quel que soit le mot employé sur la fiche produit de votre courtier, et la nuance entre part de fonds et créance est invisible en temps normal, entière le jour où elle compte.

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Ce que « adossé physiquement » veut dire

Sur les produits sérieux, la mécanique est toujours la même. Les bitcoins qui garantissent la dette sont conservés hors ligne, chez un dépositaire distinct de l’émetteur, souvent un acteur régulé comme Coinbase, BitGo ou Copper. Un tiers de confiance indépendant, un trustee au sens anglo-saxon, détient une sûreté sur ces bitcoins et a mandat de les réaliser au profit des porteurs si l’émetteur défaille.

Cette architecture réduit fortement le risque, elle ne l’annule pas. Un défaut d’émetteur ne fait pas disparaître les bitcoins déposés, mais il vous impose un délai, des frais de procédure et un prix de liquidation qui ne sera pas celui du jour où vous auriez voulu vendre. C’est pour cette raison que l’identité de l’émetteur et l’encours du produit pèsent ici plus lourd que pour un ETF actions ordinaire.

Il existe par ailleurs de vrais ETF crypto, éligibles au PEA pour certains, mais ils détiennent des actions d’entreprises liées à l’écosystème : plateformes d’échange, mineurs, sociétés qui portent du bitcoin à leur bilan. Ils ne suivent pas le cours du bitcoin, ils suivent les résultats et les multiples de valorisation de ces entreprises. Confondre les deux reste l’erreur la plus fréquente sur le sujet.

Le même bitcoin coûte de 10 à 100 points de base par an.

En 2022, un ETN bitcoin se payait autour de 1 % par an, et c’était présenté comme un tarif compétitif. L’arrivée de BlackRock sur le marché européen, en mars 2025, a déclenché une guerre des prix qui n’est pas terminée. Un point de base vaut un centième de pour cent : 15 points de base, c’est 0,15 % par an.

ETP BitcoinFrais 2026 (bps/an)Frais ensuite (bps/an)Encours (M$)
CoinShares Bitcoin (BITC)15151 400
WisdomTree Physical Bitcoin (BTCW)15251 300
iShares Bitcoin (IB1T)15251 050
21shares Bitcoin Core (CBTC)1021560
VanEck Bitcoin (VBTC)100100540
Amundi Bitcoin ETP (BTCA)2525n.d.
Sources : pages produit des émetteurs, consultées le 8 septembre 2026. Encours arrondis, en dollars, relevés début septembre 2026. Le produit d’Amundi, lancé en 2026, ne publie pas encore d’encours. Frais hors courtage et hors écart de cotation.

Trois choses que le tableau ne dit pas.

  1. Deux de ces tarifs sont des remises temporaires. iShares et WisdomTree remontent à 25 points de base au 1ᵉʳ janvier 2027, 21shares à 21 points de base au 1ᵉʳ juillet 2027. Seul CoinShares a annoncé, en février 2026, une baisse présentée comme permanente. Le tarif qui compte pour un investisseur de long terme est celui de la colonne de droite.
  2. Les frais sont prélevés en bitcoin. La quantité de bitcoin attachée à chaque titre diminue un peu chaque jour, du montant exact des frais. Vous ne recevez aucun avis de prélèvement : vous détenez simplement, année après année, un peu moins de bitcoin par titre. C’est indolore, et c’est pour cela que personne ne surveille cette ligne.
  3. Le tarif affiché n’est pas votre coût total. S’y ajoutent le courtage, l’écart entre le prix acheteur et le prix vendeur, et parfois une tarification majorée si votre courtier vous fait passer par Xetra plutôt que par Euronext Paris.

Qui sont les émetteurs

Trois profils cohabitent. Les spécialistes du crypto d’abord : CoinShares, société basée à Jersey et cotée au Nasdaq Stockholm, dont le produit est le plus gros ETP bitcoin physique d’Europe, et 21Shares, pionnier suisse qui a lancé les premiers produits du genre en 2018 et pratique aujourd’hui les tarifs les plus agressifs. Les grands gérants d’actifs ensuite : WisdomTree, présent en Europe depuis 2019 sur le bitcoin, VanEck, arrivé en novembre 2020 et resté à 1 %, et BlackRock, dont l’entrée en mars 2025 a fait basculer les prix du marché.

Le troisième profil est nouveau et français. Amundi, premier gérant européen, a lancé son ETP bitcoin en 2026, coté sur Euronext Paris, avec CACEIS comme dépositaire des bitcoins, agréé MiCA par l’ACPR. C’est le seul produit de la liste dont la conservation est assurée par un acteur français, ce qui séduira ceux qui préfèrent une chaîne courte et régulée en Europe. En contrepartie, son encours est encore négligeable face aux produits installés, et son tarif de 25 points de base le place au-dessus des trois premiers.

L’encours n’est pas un détail de curiosité. Il conditionne la liquidité du carnet d’ordres, donc l’écart que vous payez à l’achat comme à la vente, et il conditionne aussi la probabilité que le produit existe encore dans dix ans. Un ETP fermé n’est pas une catastrophe, il est remboursé, mais le remboursement est une cession imposable que vous n’aviez pas choisie.

Le coût total, au-delà du tarif affiché

Sur un ETP crypto, l’écart entre le prix acheteur et le prix vendeur se compte en dizaines de points de base sur les lignes peu échangées, contre quelques points de base sur un ETF actions liquide. Payé à l’aller et au retour, il peut dépasser une année entière de frais de gestion. Deux réflexes le contiennent : passer des ordres à cours limité, et éviter la première et la dernière demi-heure de séance, quand les teneurs de marché élargissent leurs fourchettes.

Vient enfin l’écart de suivi. Le prix de bourse s’écarte de la valeur du collatéral pendant les phases de tension, puis se recolle. Cet écart passe inaperçu, sauf le jour où vous vendez en urgence, c’est-à-dire au pire moment.

Neuf dixièmes de point d’écart annuel paraissent négligeables sur un actif aussi volatil. Sur dix ans, pour 10 000 € investis et à performance du bitcoin identique, l’écart entre 10 et 100 points de base représente environ 860 €, soit près de 9 % du capital final.

Echelle : 350 px = 1 000 euros, soit 0,35 px par euro. Longueurs de barre calculees, non estimees. DIX ANS DE FRAIS Ce que les frais retirent à 10 000 € placés 10 points de base par an 100 € 15 points de base par an 150 € 100 points de base par an 960 € Écart : environ 860 € pour le même bitcoin. Performance brute identique, frais prélevés en continu, hors courtage et fiscalité. Illustration, pas une promesse.

Refaites ce calcul avec votre propre montant, votre horizon et le tarif de votre produit dans l’application.

Depuis le 1ᵉʳ juillet 2026, un ETN crypto n’est plus imposé comme un bitcoin.

L’article 150 VH bis du code général des impôts, qui régit les plus-values sur crypto-actifs, ne vise plus les « actifs numériques » mais les crypto-actifs soumis au règlement européen MiCA. Or MiCA exclut de son champ les instruments financiers. Un ETN est un titre de créance, donc un instrument financier : ses plus-values relèvent du régime des valeurs mobilières, celui de votre compte-titres.

Le taux, lui, est identique dans les deux cas. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le prélèvement forfaitaire unique atteint 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce qui change réellement, ce sont les règles qui entourent le taux.

  1. Les échanges. Échanger du bitcoin contre de l’ether en direct ne déclenche pas d’impôt : l’imposition attend la sortie vers l’euro ou l’achat d’un bien. Vendre un ETN pour en acheter un autre est une cession imposable, sans exception. Un arbitrage entre deux émetteurs se paie donc en impôt immédiat.
  2. Les pertes. Une moins-value sur crypto détenue en direct ne s’impute que sur des plus-values crypto de la même année, puis elle est définitivement perdue. Une moins-value sur ETN s’impute sur l’ensemble de vos plus-values mobilières et se reporte pendant dix ans. Sur un actif capable de baisser de 70 %, cette différence n’est pas anecdotique.
  3. La déclaration. En direct, vous remplissez le formulaire 2086 cession par cession, avec une exonération si le total de vos cessions de l’année reste sous 305 €. Avec un ETN logé chez un courtier français, votre plus-value arrive calculée dans l’imprimé fiscal unique, comme pour une action.

Un point mérite d’être posé clairement : le calcul de la plus-value en direct porte sur l’ensemble du portefeuille de crypto-actifs, et non ligne par ligne. Vendre une fraction de vos bitcoins déclenche un calcul qui tient compte de la valeur globale de tout ce que vous détenez au moment de la cession. C’est la principale source d’erreur de déclaration, et l’une des raisons pour lesquelles le produit coté séduit ceux qui font plusieurs opérations par an.

Vérifier avant de vendre

Une moins-value d’ETN reportable dix ans n’existe que si vous la déclarez l’année où vous la subissez. Si vous vendez à perte, portez-la sur votre déclaration même sans plus-value à compenser cette année-là : c’est ce report qui effacera une plus-value future.

Ces règles ne répondent pas à la question qui vient avant elles : quelle part de votre patrimoine mérite d’aller là, et à quel moment. C’est une question d’allocation, pas de produit, et c’est exactement ce que je démonte dans la Masterclasse gratuite.

ETF : les trois erreurs qui vous coûtent vraiment cher

Où les acheter, et quelle place leur donner.

Les principaux ETP bitcoin sont cotés sur Euronext Paris, Euronext Amsterdam et Xetra. En pratique, tous les courtiers ne les référencent pas, et beaucoup les classent en instruments complexes, ce qui déclenche un questionnaire de connaissance avant le premier ordre. Vérifiez la disponibilité par code ISIN avant d’ouvrir un compte pour cet usage, et non l’inverse.

Aucun de ces produits n’est éligible au PEA, puisque ce sont des titres de créance et que le PEA n’accepte que des actions et des fonds investis en actions européennes. Dans les contrats d’assurance vie, l’offre reste marginale à ce jour. Le compte-titres ordinaire est donc l’enveloppe par défaut, et à peu près la seule.

Trois cas où l’achat en direct reste préférable

Le produit coté n’est pas supérieur en toutes circonstances. Il perd son avantage dans trois situations. Si vous comptez arbitrer souvent entre plusieurs crypto-actifs, le sursis d’imposition des échanges en direct pèse plus lourd que quelques points de base de frais. Si vous tenez à la garde de vos propres clés, l’ETP est par construction l’inverse de ce que vous cherchez : vous déléguez la conservation à un tiers, dans le système financier classique. Enfin, si vous investissez de très petits montants, les frais de courtage fixes de votre intermédiaire pèseront davantage que la différence de tarif entre deux émetteurs.

J’ai acheté mes premiers bitcoins en direct, chez Trade Republic, pour la simplicité. À l’époque, les produits cotés coûtaient environ 1 % par an, ce qui rendait le détour peu attrayant. Aujourd’hui les moins chers sont à 0,15 %, et le calcul mérite d’être refait. Les deux voies coexistent très bien : le direct pour ce que l’on veut vraiment détenir soi-même, le produit coté pour ce que l’on veut simplement voir apparaître dans son compte-titres.

Sur la place à leur donner, mon ordre de grandeur n’a pas bougé : quelques pourcents au maximum, le plus souvent entre 0,5 et 2 % du patrimoine financier. Le bitcoin a connu plusieurs baisses supérieures à 70 % depuis sa création, et rien n’indique que ce soit terminé. Il ne produit ni loyer, ni dividende, ni coupon : sa valeur ne repose que sur ce que le prochain acheteur acceptera de payer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, dans un sens comme dans l’autre. J’ai expliqué ailleurs pourquoi j’ai fini par en détenir.

Les questions qu’on me pose le plus souvent.

Que se passe-t-il concrètement si l’émetteur fait faillite ?

Les bitcoins servant de collatéral sont détenus par un dépositaire distinct de l’émetteur, et un tiers de confiance indépendant est chargé de les réaliser au profit des porteurs. Vous récupérez donc en principe la valeur du collatéral, pas zéro. Mais vous subissez un délai, des frais de procédure et un prix de liquidation qui n’est pas celui du jour où vous auriez voulu vendre.

Les ETP Ether qui font du staking rapportent-ils quelque chose ?

Certains émetteurs mettent en jeu une partie des ethers détenus et intègrent le rendement obtenu dans la valeur liquidative, ce qui réduit voire annule le coût de gestion affiché. En échange, vous acceptez un risque de sanction sur les ethers immobilisés et une liquidité moins immédiate en cas de tension. Lisez le document d’informations clés avant de comparer un rendement affiché à un tarif de gestion.

Faut-il choisir la ligne cotée en euros ou celle en dollars ?

Cela ne change rien à votre exposition : le sous-jacent est le bitcoin, dont le prix est mondial, et aucun de ces produits n’est couvert contre le risque de change. La ligne en euros vous évite simplement des frais de conversion chez votre courtier. Choisissez celle qui vous coûte le moins cher à l’aller comme au retour.

Un ETF américain comme IBIT est-il accessible depuis la France ?

Non, en pratique. Les fonds américains ne publient pas le document d’informations clés exigé par la réglementation européenne, et les courtiers établis dans l’Union bloquent l’achat pour les particuliers. Les ETP européens sont la seule voie cotée réellement ouverte.

Un ETP crypto peut-il être transféré d’un courtier à un autre ?

Oui, comme n’importe quel titre logé dans un compte-titres, à condition que le courtier d’arrivée référence la ligne. C’est un avantage réel sur les plateformes crypto, où changer d’intermédiaire suppose souvent de vendre puis de racheter, donc de déclencher l’impôt. Vérifiez toutefois les frais de transfert, qui se comptent parfois en dizaines d’euros par ligne.

Ce qui a changé, et ce qui n’a pas bougé.

En quatre ans, l’accès s’est banalisé et le prix a été divisé par six. La structure juridique, elle, n’a pas bougé d’un pouce : vous achetez une dette garantie, pas une part de fonds. Choisir un ETP crypto tient donc en trois vérifications, le tarif réel une fois les remises éteintes, l’émetteur et son encours, la place de cotation chez votre courtier. Reste la question qu’un article ne tranchera pas à votre place : quelle place un actif sans flux et sans valeur intrinsèque mesurable mérite dans un patrimoine que vous construisez pour trente ans.

À propos de l’auteur

Édouard Petit

Édouard Petit

Créateur d’Épargnant 3.0 · Professeur de finance à l’ESCP · Auteur

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

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5 commentaires

  1. Bonjour !

    Très intéressant les ETF Van Eck Cryptos !

    Petite question: Y a-t-il un moyen d’en acheter via un PEA ou un contrat assurance vie? Ou est-ce uniquement possible via un Compte titres ordinaire?

    Merci !

  2. Bonjour Edouard,

    Merci pour cet article très instructif néanmoins aucun des 3 ETN mentionnés dans l’articles ne sont disponibles à l’achat sur Bourse Direct. Est-ce normal ?

    Merci !

  3. Merci pour cet article que j’esperais depuis longtemps.
    Malheureusement pour les clients comme moi de Boursorama, seuls les “trackers” suivants sont negociables
    *en ligne* , pas d’ETN donc :
    Emetteurs : iShares, Amundi IS, ComStage ETF, Db x-trackers, Direxion, EasyETF, ETFSecurities, HSBC ETFs, JPMorgan, Lyxor AM, Market Access, PDR Services LLC, PowerShares, SPDR ETFs, ThinkCapital ETFs, UBS
    Lieu d’exécution : Euronext Paris, Euronext Amsterdam
    Meme l’ETF Melanion FR0014002IH8 cote a Paris n’est pas negociable.
    Pour le reste, il faudrait donc passer un ordre par telephone, apres s’etre heurte a leur bot Eliott :-(
    Ce que j’avais repere a la place :
    les actions BLOCKCHAIN GRP et CRYPTO BLOCKCHAIN IND ( eligibles PEA et PEA-PME )