Obligations : comprendre et bien investir en 2026

Rédigé par Édouard Petit
Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015 · Mis à jour le 01/08/2026 · Qui suis-je ?

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Mis à jour le 01/08/2026

Le seul ETF obligataire du PEA n’en est plus un. Depuis le 17 octobre 2024, le fonds que beaucoup détiennent encore sous le nom d’« Amundi PEA Obligations d’État Euro » ne contient plus une seule obligation d’État : il suit le taux monétaire €STR. Et la plupart des comparatifs publiés cette année continuent de le présenter comme l’unique ETF obligataire éligible au PEA.

Ce détail résume bien la situation. Les obligations sont la classe d’actifs la plus mal comprise du patrimoine français. On les croit sans risque : elles ont perdu près de 20 % en 2022. On les croit sans intérêt : elles rapportent aujourd’hui plus que le Livret A.

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Voici l’essentiel, avec les chiffres d’août 2026 : le mécanisme, les bons produits, les frais réels, et la fiscalité issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui change les arbitrages.

4,10 %OAT française à 10 ans, le 18 août 2026
2,25 %Taux de dépôt BCE depuis le 17 juin 2026
2,63 %Fonds en euros individuels en 2025 (ACPR)
1,70 %Livret A depuis le 1er août 2026

Une obligation, c’est quoi ?

Une obligation est un titre de dette. Vous prêtez à un émetteur, État ou entreprise, qui s’engage contractuellement à vous verser des intérêts (le coupon) puis à vous rembourser à une date fixée.

Le mot n’est pas décoratif : l’émetteur est obligé. C’est toute la différence avec une action. L’actionnaire est propriétaire : il n’a droit à rien de garanti. L’obligataire est créancier : il passe avant, y compris en cas de liquidation.

Retenez cette asymétrie, elle explique tout le reste : en obligation, votre gain maximum est connu d’avance, mais votre perte ne l’est pas. C’est l’inverse exact d’un profil action. On n’achète pas des obligations pour la performance, mais pour la prévisibilité.

Pourquoi une obligation baisse quand les taux montent

C’est le mécanisme central. Si vous ne deviez retenir qu’une chose, ce serait celle-ci.

Vous avez prêté 1 000 € à l’État français à 1 % : vous touchez 10 € par an. Deux ans plus tard, l’État emprunte à 4,10 % : un nouvel épargnant touche 41 €. Vous voulez revendre ? Personne ne paiera 1 000 € votre titre. Le coupon étant fixe, c’est le prix qui s’ajuste à la baisse, jusqu’à ce que le rendement pour l’acheteur s’aligne sur le marché.

La balançoire des taux Le coupon est fixe. C’est le prix qui absorbe tout le mouvement. LES TAUX montent LE PRIX baisse … et réciproquement : quand les taux baissent, vos obligations prennent de la valeur.
Le prix d’une obligation déjà émise évolue toujours à l’inverse des taux de marché.

De combien baisse-t-il ? La réponse tient dans un seul indicateur : la duration, la durée de vie moyenne pondérée des flux, exprimée en années. La règle est simple : si les taux montent de 1 point, le prix baisse d’environ la duration, en pourcentage. Duration 3 ans : environ −3 %. Duration 12 ans : environ −12 %.

Cette information figure sur le document d’informations clés de tout fonds obligataire. Elle est plus importante que le rendement affiché, que le nom du gérant et que la notation.

Le point clé

Un fonds obligataire n’est pas sécurisé par nature. Son exposition au risque de taux dépend entièrement de sa duration, que vous choisissez. Courte (1 à 3 ans), il se comporte presque comme du monétaire. Longue (10 ans et plus), il peut perdre 20 % en un an.

2022, l’année qui a servi de rappel

La BCE a relevé ses taux de 450 points de base entre juillet 2022 et septembre 2023, soit le resserrement le plus rapide de son histoire. L’OAT 10 ans est passée d’environ 0,3 % en janvier 2022 à plus de 3,5 % à l’automne 2023, et elle a franchi 4 % cet été. Voici ce que cela a donné sur l’ETF de référence des obligations d’État de la zone euro.

Le choc de 2022, et la lente reconstruction iShares Core € Govt Bond (IE00B4WXJJ64) : performance annuelle, dividendes inclus −18,50 % 2022 +7,04 % 2023 +1,75 % 2024 +0,60 % 2025 −0,92 % 2026* * Depuis le 1er janvier, arrêté le 21 août 2026. Source : justETF.
Quatre années de coupons n’ont pas suffi à effacer une seule année de hausse des taux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Sur 5 ans glissants, cet ETF affiche encore −13,9 %, avec une perte maximale de 21,6 %. Pour un actif vendu comme « la poche sécurisée », c’est un enseignement à retenir.

Mais cette baisse n’est pas une destruction de valeur : c’est un transfert dans le temps. Le prix a chuté parce que les rendements futurs ont augmenté. Qui investit en obligations aujourd’hui achète un flux de revenus bien supérieur à celui de 2021. Le mal de 2022 est la condition du rendement de 2026.

À quoi servent les obligations dans un portefeuille

La réponse classique, « elles montent quand la Bourse s’effondre », appelle une objection solide : en 2022, actions et obligations ont chuté ensemble. Le portefeuille équilibré a subi l’une de ses pires années depuis un siècle.

L’explication tient au type de choc. Quand il est économique, les banques centrales baissent les taux, les obligations d’État montent, la décorrélation joue. Quand il est inflationniste, les taux remontent et les deux actifs souffrent ensemble. 2022 relevait du second cas : ce n’était pas une anomalie, mais un régime différent.

Ne détenez donc pas d’obligations en pariant sur une anti-corrélation systématique, mais pour trois raisons qui ne dépendent d’aucun scénario :

  • Un rendement contractuel. Le coupon est dû, contrairement à un dividende. À plus de 4 %, prêter à l’État français rapporte aujourd’hui plus du double du Livret A, et nettement plus que le fonds en euros moyen.
  • Moins de volatilité. Une poche obligataire de qualité oscille de quelques pour cent par an, là où les actions font ±20 %. Cela ne rend pas votre portefeuille plus performant : cela le rend tenable.
  • Des munitions. Un actif qui n’a pas perdu 40 % pendant un krach est un actif que vous pouvez vendre pour racheter des actions au plus bas.

Peut-on investir en obligations dans un PEA ?

Non. Le PEA est réservé aux titres de capital européens. La seule échappatoire était un ETF synthétique, le FR0013346681, qui a perdu 18,97 % en 2022. Le 17 octobre 2024, Amundi a changé son indice : il suit désormais le Solactive €STR Overnight, a été renommé « Amundi PEA Euro Court Terme », et ses frais sont passés de 0,40 % à 0,25 %.

FR0013346681 (OBLI)Avant le 17/10/2024Depuis
Indice suiviFTSE MTS Eurozone Government BondSolactive €STR Overnight
Nature réelleObligations d’État longuesMonétaire
Frais annuels0,40 %0,25 %
Performance−18,97 % en 2022+2,22 % en 2025
Volatilité 1 anélevée0,43 %

Sources : avis de changement d’indice Amundi ETF, justETF, relevé du 21 août 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

À vérifier chez vous

Si vous détenez cette ligne en croyant avoir une poche obligataire, vous avez en réalité du monétaire. Le produit reste utile pour rémunérer les liquidités d’un PEA entre deux investissements, mais il ne remplace pas des obligations.

Conséquence pratique : votre poche obligataire se construit en assurance vie, en PER ou en compte-titres. Le PEA reste l’enveloppe reine pour les actions, voir mon comparatif des meilleurs courtiers PEA et CTO.

Fonds en euros ou ETF obligataire ?

Un fonds en euros est un portefeuille obligataire dont la comptabilité est lissée : les obligations représentent environ 60 % des placements des assureurs vie selon l’ACPR, l’assureur garantit le capital et verse chaque année une participation aux bénéfices. J’ai détaillé cette mécanique dans mon article sur ce qu’il y a vraiment dans un fonds en euros.

En 2025, l’ACPR relève un taux de revalorisation moyen de 2,63 % sur les contrats individuels, stable par rapport à 2024. Ce maintien a une contrepartie : les assureurs ont continué de puiser dans la provision pour participation aux bénéfices, la réserve qui permet de lisser les rendements d’une année sur l’autre.

Sur ce point, méfiez-vous du chiffre unique qui circule : le niveau de cette réserve dépend entièrement de la population mesurée. L’ACPR, qui la rapporte aux provisions d’assurance vie, publie 4,0 % pour les contrats individuels (contre 4,3 % fin 2024 et 5,4 % en 2021) et 2,0 % pour les contrats collectifs, qui sont des produits de retraite. Le 3,7 % souvent cité, publié par France Assureurs, est la moyenne des deux populations confondues, tirée vers le bas par les contrats collectifs. Pour votre assurance vie, la donnée pertinente est celle des contrats individuels.

La tendance, elle, ne prête pas à discussion : cette réserve recule pour la quatrième année consécutive sur les contrats individuels. Et l’ACPR ajoute une donnée qui éclaire les prochaines années : fin 2025, environ 60 % des obligations détenues par les assureurs et arrivant à échéance d’ici quatre ans portent un coupon inférieur à 3 %. Leur remplacement par des titres mieux rémunérés est le vrai moteur des rendements à venir.

Fonds en eurosETF obligataire
Capital garantiOui, net de frais (souvent 99,3 %)Non
Rendement 20252,63 % en moyenne (ACPR) ; 3,0 à 3,3 % pour les meilleurs fonds sans contrainte+0,60 % (États zone euro) ; +2,92 % (monde)
Peut monter lors d’un krach actionsNon, jamaisOui, selon la duration et le type de choc
LiquiditéQuelques jours ; blocage possible (loi Sapin 2)Quotidienne, en Bourse
EnveloppesAssurance vie, PERAssurance vie, PER, CTO. Pas le PEA
Vous pilotez la durationNonOui

Sources : ACPR, Revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation (n° 180, juin 2026) ; justETF pour les ETF. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Ma position est simple : ces deux produits ne font pas le même métier.

Un bon fonds en euros reste difficile à battre en rendement net sans risque. À 3,0 ou 3,3 %, il sert un rendement net que peu d’actifs de qualité comparable atteignent. Encore faut-il avoir le bon contrat, et le comparatif des meilleures assurances vie montre que les écarts sont considérables. Mais il ne peut structurellement jamais bondir de 8 ou 10 % pendant un krach : sa valeur est comptable, pas de marché. Il conserve, il n’amplifie pas. C’est ce que j’explique dans mon article ETF obligataires ou fonds en euros.

Les meilleurs ETF obligataires en 2026

ETFISINFrais/anEncours20222025Usage
iShares Core Global Aggregate Bond EUR Hedged IE00BDBRDM35 0,10 % 2 511 M€ −13,55 % +2,92 % Cœur de poche. 19 600 lignes, États et entreprises, monde entier.
iShares Core € Govt Bond IE00B4WXJJ64 0,07 % 5 406 M€ −18,50 % +0,60 % États zone euro purs, 550 lignes, duration longue.
SPDR Bloomberg Global Aggregate EUR Hedged IE00BF1QPL78 0,10 % 686 M€ n.d. n.d. Alternative distribuante, même indice.
Amundi PEA Euro Court Terme FR0013346681 0,25 % 187 M€ −18,97 %* +2,22 % Monétaire. Pour rémunérer les liquidités d’un PEA.

* Performance réalisée alors que le fonds suivait encore un indice d’obligations d’État. Données justETF relevées le 21 août 2026. Ceci n’est pas une recommandation d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

La question qui vient juste après

Ce tableau donne des repères, pas une méthode. La vraie question, celle que vous vous poserez dès que vous passerez à l’acte, est plus exigeante : quel ETF obligataire choisir précisément, et lesquels sont réellement capables de prendre le relais d’un fonds en euros ? Tous n’en sont pas capables, loin de là.

La réponse dépend du type d’obligations, de la duration, de la qualité des émetteurs et du traitement de la devise, ce dernier point étant l’un des plus structurants d’une poche obligataire, et il ne se raisonne pas du tout comme sur un ETF d’actions. C’est trop engageant pour être expédié en quelques lignes : j’y consacre plusieurs modules de la formation Épargnant 3.0, où je passe en revue chaque type d’obligations, ce qu’il apporte vraiment dans un portefeuille, et lesquels peuvent servir d’alternative crédible aux fonds en euros.

Et les fonds obligataires actifs ?

En actions, le débat est clos : sur 10 ans, 93 % des fonds actions européens sous-performent leur indice (SPIVA Europe, arrêté fin 2024). En obligataire, l’honnêteté oblige à reconnaître que le tableau est moins net. Selon le SPIVA Europe Year-End 2025, publié le 19 mars 2026, seuls 48 % des fonds d’obligations d’État en euros ont sous-performé en 2025 : une majorité a battu son indice. Le constat est à peine différent en obligations d’entreprises (54 %) et en high yield (57 %). Les marchés obligataires sont fragmentés et laissent plus de place à l’arbitrage.

Sauf que deux chiffres démolissent l’argument dès qu’on sort de l’horizon d’un an. Sur 10 ans, 79 % des fonds obligataires européens sous-performent (SPIVA Europe, fin 2024). Et surtout : leur taux de survie à 10 ans n’est que de 54 %. Un fonds sur deux disparaît, fusionne ou est liquidé, et ceux qui disparaissent ne sont pas ceux qui surperforment. Comparer les fonds survivants à un indice, c’est juger une course en oubliant les abandons.

Dans quelle enveloppe ? La fiscalité a changé en 2026

L’article 12 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a porté les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %, et la flat tax de 30 % à 31,4 %. Mais l’assurance vie a été explicitement exclue de cette hausse : elle reste à 17,2 %.

Concrètement, sur une hypothèse de 3,0 % de rendement brut annuel, hypothèse et non promesse, voici ce qui reste dans votre poche.

SolutionFrais totauxImpositionNet pour vous
ETF obligataire en assurance vie à 0,30 % (> 8 ans, dans l’abattement)0,40 %17,2 %2,15 %
ETF obligataire en compte-titres0,10 %31,4 %1,99 %
ETF obligataire en assurance vie à 0,50 % (> 8 ans, dans l’abattement)0,60 %17,2 %1,99 %
Fonds en euros moyen 2025 (2,63 %)déjà net17,2 %2,18 %
Très bon fonds en euros 2025 (3,26 %)déjà net17,2 %2,70 %

Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, article 12. Hypothèse de 3,0 % brut pour l’ETF, à titre pédagogique. Rendements des fonds en euros servis en 2025, nets de chargements sur encours et bruts de prélèvements sociaux et fiscaux ; moyenne de marché issue de l’ACPR (n° 180, juin 2026). Je ne suis ni avocat ni conseiller fiscal : vérifiez votre situation.

Deux enseignements, et aucun n’est intuitif. D’abord, le compte-titres a perdu son avantage relatif : ses frais nuls ne compensent plus 31,4 % d’imposition sur un actif à faible rendement. Sur les actions, où l’on capitalise sans fiscalité pendant des décennies, le raisonnement est différent ; sur les obligations, dont le rendement est régulier et taxé, l’enveloppe fait la différence. Ensuite, le seuil de 0,30 % de frais de gestion change tout : sur un actif qui rapporte 3 % brut, chaque dixième de point compte double.

Le contrat qui coche tout

Lucya CNP est aujourd’hui le seul contrat que je connaisse combinant 0,30 % de frais sur unités de compte, 0 % de frais de transaction sur les ETF, et l’iShares Core Global Aggregate Bond (IE00BDBRDM35) au catalogue. Soit 0,40 % tout compris pour une poche obligataire mondiale de 19 600 lignes, dans une enveloppe à 17,2 %. C’était la lacune principale de ce contrat jusqu’en juillet 2026 ; elle est comblée.

Les autres contrats de mon comparatif des meilleures assurances vie proposent aussi des ETF obligataires, à 0,50 ou 0,60 %. Vérifiez la présence d’un ETF obligataire mondial : plusieurs excellents contrats n’en proposent aucun.

Faut-il acheter des obligations en direct ?

C’est devenu facile : Saxo donne accès à plus de 5 000 lignes, Trade Republic permet même d’acheter des fractions d’obligations dès 1 €. L’argument avancé est séduisant : en gardant jusqu’à l’échéance, je suis remboursé au pair, donc le risque de taux disparaît.

Comptablement, c’est vrai. Économiquement, c’est une illusion d’optique. Si vous détenez du 2 % pendant que le marché offre 4 %, votre manque à gagner est exactement égal, en valeur actualisée, à la baisse de prix que vous auriez constatée sur un ETF. La détention jusqu’à l’échéance ne supprime pas le risque de taux : elle le rend invisible dans votre relevé.

Et vous ajoutez la concentration : une obligation, c’est un émetteur. Reproduire en direct la diversification d’un ETF de 550 ou 19 600 lignes est hors de portée d’un particulier. Il reste un cas où l’obligation en direct a du sens : un projet daté et un montant précis, par exemple un apport immobilier dans quatre ans.

Attention aux fonds à échéance

Très commercialisés depuis 2023, ils reposent sur la même illusion, avec deux couches en plus : des frais souvent compris entre 0,6 % et 1,2 % par an, et un portefeuille qui contient fréquemment du high yield pour afficher un rendement attractif. Le taux annoncé est un rendement avant défauts et avant frais. Lisez la répartition par notation : c’est la seule page qui compte.

Quelle part d’obligations dans son portefeuille ?

Oubliez le « 100 moins votre âge ». Deux paramètres comptent, et l’âge n’en fait pas directement partie : la date à laquelle vous aurez besoin de l’argent, et votre tolérance démontrée aux baisses, pas celle que vous cochez dans un questionnaire. Un projet à moins de trois ans n’a rien à faire en actions ; un capital retraite à 25 ans d’horizon peut supporter une exposition actions très élevée, même à 55 ans.

La seconde dimension est sous-estimée. Le behavior gap, l’écart entre la performance d’un fonds et celle de l’investisseur qui le détient, est estimé à 1 à 2 % par an selon Morningstar. C’est bien plus coûteux que 20 % d’obligations en trop. Le meilleur portefeuille n’est pas le plus performant sur le papier : c’est celui que vous conserverez pendant le prochain krach.

Avant d’arbitrer, faites tourner les chiffres sur votre propre situation : l’effet d’une poche obligataire de 20, 30 ou 40 % sur votre portefeuille, ou le coût réel des frais sur vingt ans. Les calculateurs Épargnant 3.0 sont gratuits et sans inscription.

Questions fréquentes

Peut-on acheter des obligations dans un PEA ?

Non. Le PEA est réservé aux titres de capital européens. L’unique contournement historique, l’ETF FR0013346681, a changé d’indice le 17 octobre 2024 : il suit désormais le taux monétaire €STR et s’appelle « Amundi PEA Euro Court Terme ». Il reste utile pour rémunérer les liquidités d’un PEA, mais ce n’est plus un ETF obligataire. Votre poche obligataire doit se construire en assurance vie, en PER ou en compte-titres.

Pourquoi mon fonds obligataire perd-il alors que les taux sont élevés ?

Parce que le prix d’une obligation déjà émise évolue à l’inverse des taux. Quand les taux montent, vos anciennes obligations, moins bien rémunérées, perdent de la valeur. L’ampleur de la baisse est approximativement égale à la duration du fonds multipliée par la hausse des taux : c’est ce qui explique le −18,50 % de l’ETF iShares Core € Govt Bond en 2022. La contrepartie, c’est que les coupons se réinvestissent désormais à des taux plus élevés.

Le fonds en euros est-il un placement obligataire ?

Oui dans sa substance : les obligations représentent environ 60 % des placements des assureurs vie selon l’ACPR. La différence tient à la comptabilité : l’assureur garantit le capital et lisse les rendements grâce à la provision pour participation aux bénéfices, qui s’établissait fin 2025 à 4,0 % des provisions d’assurance vie sur les contrats individuels, contre 4,3 % un an plus tôt. Conséquence : un fonds en euros ne baisse pas quand les taux montent, mais ne monte pas non plus lors d’un krach actions.

Que signifie « EUR Hedged » sur un ETF obligataire ?

Que le fonds neutralise, par des instruments financiers, l’effet des variations de devises. C’est un paramètre majeur dès qu’un ETF obligataire sort de la zone euro, et il ne s’analyse pas comme sur un ETF d’actions. Le sujet mérite un vrai développement plutôt qu’une règle simpliste, et je l’explique en détail dans ma formation.

Quelle est la fiscalité des obligations en 2026 ?

Sur un compte-titres, coupons et plus-values relèvent de la flat tax, passée de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, article 12 de la LFSS 2026). L’assurance vie a été explicitement exclue de cette hausse : elle reste à 17,2 %, et après 8 ans l’impôt tombe à 7,5 % après un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple).

Conclusion pour l’Épargnant 3.0

Les obligations ont retrouvé en 2026 ce qu’elles avaient perdu pendant une décennie : un rendement. Le prix de ce retour, ce sont les 18,5 % perdus en 2022. Un rappel que la duration est un paramètre à choisir consciemment, pas à subir.

Quatre choses à faire cette semaine :

  1. Vérifiez ce que vous détenez. Si vous avez la ligne FR0013346681 en pensant avoir des obligations, vous avez du monétaire.
  2. Calculez votre coût total : frais de l’enveloppe plus frais du fonds. Au-delà de 0,60 % par an sur un actif qui rapporte 3 % brut, vous laissez un cinquième de votre performance sur la table.
  3. Choisissez la bonne enveloppe. Depuis la LFSS 2026, l’assurance vie a repris une avance nette sur le compte-titres pour cette classe d’actifs : 17,2 % contre 31,4 %.
  4. Ne renoncez pas au fonds en euros. Les meilleurs fonds accessibles sans contrainte ont servi 3,0 à 3,3 % en 2025, davantage encore sur certains fonds à conditions. Les deux solutions sont complémentaires : l’une stabilise, l’autre diversifie.

Gardez la mesure, enfin. Les obligations ne vous rendront pas riche, et ce n’est pas leur métier. Elles servent à ce que votre portefeuille corresponde à votre vie : un apport dans trois ans, des études dans huit, une retraite dans vingt-cinq. La Bourse est un outil au service de vos projets, pas l’inverse.

Pour aller plus loin sur la construction concrète de la poche obligataire (quel type d’obligations pour quel objectif, comment traiter la devise, comment rééquilibrer sans frottement fiscal), j’y consacre plusieurs modules de la formation Épargnant 3.0.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Cet article est à visée informative et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !

À propos de l’auteur

Édouard Petit

Édouard Petit

Créateur d’Épargnant 3.0 · Professeur de finance à l’ESCP · Auteur

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

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Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

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24 commentaires

  1. Bonjour,

    Pour info en ces temps troublés, j’ai acheté des ETFs obligataires en début d’année sur mon CTO, et leur rendement sont meilleurs qu’un fond en euro, c’est même un meilleur placement.
    Voici mes ETFs avec leur plus value à cet instant t :
    LU1686832194 – Lyxor Euro Government Bond 25+Y – 2,09%
    LU1287023268 – Lyxor Euro Government Bond 15+Y – 11,39%
    FR0011023654 – Lyxor Bund Daily (2x) Leveraged – 6,80%
    FR0010754143 – AMUNDI ETF GOVT BOND EUROMTS BROAD INVESTMENT GRADE 10-15 – 1,52%

    En revanche le tracker PEA sur les obligations de Lyxor est à 0,52% (mais bon je n’ai investi que 2% de mon portefeuille PEA pour voir ce qu’il valait).
    A noter: J’ai un tracker à effet de levier 2x sur les bonds Allemands, ça a l’air de bien doper la performance des obligations allemandes, pourtant réputées très faibles.

    Edouard, je m’attendais à un moins bon rendement; même avec le COVID. Savez vous pourquoi les obligations rapportent aussi bien, en dehors de celui qui est spécifique au PEA ?
    Au plaisir de lire votre avis ou votre prochain article sur le sujet.

  2. Hello Édouard,
    Comme certains commentateurs dont je lis les commentaires, je suis attiré par les ETF obligataires mais quelque peu embêté pour l’organisation de mon portefeuille. La raison est simple : comme vous l’indiquez, l’intérêt de détenir des obligations est de pouvoir effectuer des rééquilibrages entre actions et obligations au fil des fluctuations de la valeur de ces actifs, de manière à coller à son allocation cible.
    Mais comment faire ? Les (bons) fonds euros des AV exigent aujourd’hui des apports proportionnels en UC et il est souvent impossible de vendre des UC pour alimenter le fonds euros, seuls de nouveaux apports permettent d’investir. De plus, détenir des ETF obligataires dans une AV avec des frais de gestion sur UC de 0,5 à 07% affectent fortement le rendement des ETF obligataires par effet de seuil. L’offre d’ETF obligataires dans le PEA est limité au jeune Lyxor PEA Obligations d’État Euro, pas d’obligations américaines. La seule solution est le CTO qui offre accès à peu de frais à tout les ETFs intéressants. Mais voilà, l’imposition au PFU de chaque plus-value à chaque vente affecte la performance à chaque rééquilibrage.
    Vous indiquez détenir des ETF obligataires en CTO. Je crois que c’est la bonne solution du point de vue de la flexibilité mais je n’ai pas fait le calcul pour savoir si cette flexibilité valait le coup (et surtout le coût) en comparaison de quelque chose de moins flexible en AV, ou plus limité en PEA.

  3. Hello,
    Tu m’as convaincu sur l’intérêt des Etfs, confirmant le vieux conseil de Warren Buffett. J’ai alloué la même répartition que le poids capitalistique des régions du monde (75% msci world, 10% msci emergents, 10% small us, 5% small zone euro).

    La seule notion où tu n’as pas réussi à me convaincre est sur l’investissement lissé et progressif (exemple : même somme tous les mois, semestres, ans..).
    Voici pourquoi : dans un article, tus dis “il faut acheter en une fois quand le marché monte et progressivement quand le marché baisse”.
    Et je suis d’accord : si le marché monte de 100 à 140, il vaut mieux acheter en une fois à 100 plutôt qu’en plusieurs fois avec un coût de revient de 120 (+40% contre +20%) / et si le marché baisse de 100 à 60, il vaut mieux acheter en plusieurs fois avec un coût de revient de 80 qu’en une fois à 100 (-25% contre -40%).
    La seule chose qu’on ne sait pas : c’est si le marché va monter ou descendre. Alors pour éviter de se tromper, autant acheter après un krach et de façon lissée tant qu’on fait des pertes (cela veut dire qu’on lisse notre coût de revient à la baisse).
    Quand le marché remontera, on ralentira notre mise et on stoppe d’acheter quand les indicateurs de cherté sont tous présents (+de 100 mois de hausse continue, PEG élevé, ratios d’indices / PIB trop élevé, nombre important d’introductions en bourse, plus hauts historiques tous les jours).

    En ce sens, je ne suis pas aussi radical que toi sur le timing de marché, on peut tout de même se fier à sa cherté pour optimiser nos investissements, mais effectivement il faut être capable quand le marché est cher et quand il ne l’est pas.

    Merci pour tout ton boulot de qualité. Tu es un chic mec.

  4. Article très intéressant !

    Je me pose qd même une question. En quoi un etf obligations serait plus intéressant qu’un bon fond euros ?
    Le seul intérêt que je vois, c’est de ne pas laisser dormir le cash de mon pea et de pouvoir le mobiliser rapidement en cas de crack.

  5. Bonjour, j’avais appris il y a longtemps que quand les taux montent, les fonds obligataires baissent. Tout simplement parce qu’on préfère acheter de nouvelles obligations offrant de meilleures rémunérations.
    Compte tenu des gigantesques plans de relance actuels, on a un fort risque de relance de l’inflation dans un premier temps, puis d’une hausse d’impôts par la suite.
    S’il y a inflation, cela entraînera la hausse des taux, et donc la chute des obligations.
    Qu’en pensez-vous?

    1. Bonjour François,

      Ce n’est pas du tout évident qu’il y ait inflation à court termes, c’est la déflation à 2 chiffres qui menace et pour cette raison que nous avons ces plans de relance !

      Avant la crise, il y avait des tensions déflationnistes qui se faisaient jour, pour cette raison, les banques centrales hésitaient beaucoup à remonter leurs taux qui étaient déjà à des bas historiques.
      Avec la crise, nous risquons de tomber dans une spirale déflationniste :
      – un chômage de masse comme aux US obligeant les chercheurs d’emploi à accepter des salaires moins élevés qu’auparavant peut déclencher un cercle vicieux de baisse des salaires partout dans le monde.
      – le krach pétrolier.
      – le risque de krach immobilier qui se profile avec le confinement.
      – les anciennes dettes bancaires n’étant pas toujours apurées (voir la deutsche bank).
      – la chute de la consommation liée au futur chômage de masse.

      Problème : Les banques centrales sont déjà à des taux très bas, leur marge de manoeuvre est donc limitée si elles ne jouent pas sur d’autres leviers.
      Par exemple ;
      – la monnaie hélicoptère (distribuer l’argent non plus aux banques mais directement aux citoyens pour qu’ils consomment).
      – la suspension des critères de Maastricht qui risque sinon de créer un manque de liquidité pour relancer l’économie
      – etc.

      Actuellement, les plans de relance sont faits pour écarter la menace déflationniste, pas sûr qu’il y ait une relance de l’inflation !

      1. Merci Franck. Moi je croyais qu’en dépensant quelques milliers de milliards de $ ou d’€ à droite et à gauche, ils finiraient par faire marcher la planche à billets, avant de hausser les impôts pour ne pas freiner la consommation et la relance…

        1. Bonjour François,

          Votre raisonnement est bon de manière général, faire fonctionner la planche à billet a pour but de créer de la monnaie et donc de l’inflation.

          Je vous ai retrouvé ce lien parlant de la menace déflationniste pour 2020 (avant covid 2019) :
          https://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N27S64W

          Cependant, si les médias ne parlent pratiquement jamais des menaces déflationnistes et presque toujours de l’inflation, c’est parce que la déflation est quelque chose beaucoup plus difficile à appréhender que l’inflation ou l’hyper-inflation, même par des gouvernements ou par les médias (même pour moi ;-).
          Il faut dire que depuis notre naissance, nous avons toujours vécu avec l’inflation depuis les années 1950.

          Pour preuve que la déflation est difficile à appréhender, c’est parce que les différents états des années 1930 n’arrivaient pas à appréhender la déflation résultant de 1929, chacun ayant poursuivi des politiques de rigueur budgétaires (entre autres l’Allemagne du début des années 30), la crise de 1929 s’est alors aggravée, la déflation entraînant une politique monétaire déflationniste qui alimentait à son tour la déflation (la baisse des salaires, les coupes dans les aides des états, limitation de l’Etat Providence, cf les “Raisins de la Colère” de Steinbeck).

          Aujourd’hui, nous voyons que les marchés financiers attendent plus des Etats qu’une simple injection de plusieurs milliers de milliards de $ par la BCE ou la Fed, mais de nouvelles politiques économiques, car les banques centrales n’ont pas arrêté de baisser leur taux directeur depuis 2009 sans vraiment relancer la machine économique.

    1. Bonjour Pascal,

      Théoriquement, vous ne pouvez pas investir sur des obligations avec un PEA.
      Cependant, Lyxor propose désormais un tracker qui réplique synthétiquement l’indice d’un panier d’obligations, mais vous avez uniquement le choix d’un seul tracker.

      Pour investir sur des trackers obligations, vous avez le choix entre le Compte Titre Ordinaire ou certaines assurances vies (mais toutes ne proposent pas de trackers olbigataires, ou si elles en proposent, les ETFs proposés sont très limités, il faudrait vous renseigner au préalable).

      Personnellement, je gère mes trackers obligations via un compte titre ordinaire.

  6. A titre de complément, l’ETF Amundi US Treasury 7-10 ans n’est pas accessible directement sur le marché français, c’est vraiment dommage car j’aurai voulu investir dessus, il y a 3 mois, mais les frais de courtage de Bourse Direct sur un marché étranger sont dissuasifs pour un petit investisseur (en plus des frais de conversions euro-dollar).
    Espérons qu’un produit équivalent accessible sur le marché français finisse par sortir.

    1. Bonjour Franck, son homologue est dans l’offre iShares, il est coté sur la place parisienne et disponible sur enveloppes CTO ou PEA.

      1. Bonjour Olivier,

        Merci pour le tuyau, je ne pense plus à regarder les trackers iShares, car j’ai été bloqué techniquement à plusieurs reprises pour acheter des trackers iShares avec Bourse Direct.
        Je vous tiens au courant.

      2. j’ai cherché votre EFT d’Ishares US Treasury 7-10 ans, il est peut-être disponible sur CTO, mais pas sur PEA !!
        Ou alors donnez l’ISIN et on vérifiera…

        1. C’est normal , le seul ETF obligataire du PEA est :
          LYXOR PEA OBLIGATIONS ETAT EURO UCITS ETF (OBLI) – FR0013346681

  7. Bonjour Edouard,

    A noter, j’ai lu que la BCE envisage d’acheter des ETF d’obligations, comme la banque centrale du Japon.
    Ca serait une révolution …
    Est-ce que vous confirmez cette info ?

  8. Bonjour Edouard,

    Super votre article, ça permet de mieux comprendre le fonctionnement d’une obligation qui est un produit moins facile à appréhender qu’une action (comme la vente à découvert ;-).

    A noter, pour diversifier encore plus son portefeuille, il existe le crowfunding à destination des entreprises, équivalent aux obligations en termes de philosophie.
    Par exemple, prêter de l’argent à EDF pour construire une centrale électrique, contre une rénumération de x% pendant y mois..
    Les mises de départ sont parfois faibles et accessibles à tout le monde (100 euros).
    Les pourcentages proposés sont parfois meilleurs que les obligations car apparemment, vous investissez sur un projet très concret (construction d’un immeuble de bureau, construction d’un parc d’éolienne dans un département donnée etc.)

    Je suis tenté aussi par ce type d’investissement mais que vaut les plateformes de crowfunding, est ce que le gérant de la plateforme peut fermer boutique et partir avec votre argent ?

    Est-ce que vous avez un retour d’expérience à ce sujet ou du recul dessus ? Est-ce qu’il y a beaucoup d’escroqueries, étant donné que ce n’est pas régulé via un marché boursier comme Euronext ?

    Franck.

  9. Merci de cet article.

    Un complement qui peut etre utile est la disponibilite de produits similaires egalement dans les contrats d’assurances vie.

    Linxea Avenir propose notamment l’ETF Lyxor Core US Treasury 10+Y(Dist) UCITS US10.

    Qu’en pensez vous ?

    Cordialement

  10. Bonjour Edouard,
    Les obligations High Yield sont elles réellement à “haut rendement” si elles sont de mauvais qualité ?
    Je ne comprends pas l’influence de la politique de taux des banques centrales sur les rendements obligataires ou les risques qui leur sont liés. Pourriez-vous expliquer?

    1. Bonjour Olivier,
      oui les obligations haut rendement ont des rendements élevés (avant défaut).
      Dans le domaine de l’emprunt immobilier c’est pareil : les meilleurs dossiers ont les meilleurs taux (il y a une plus grande probabilité qu’ils remboursent en temps et en heure)

  11. Super article, jai lu vos 2 livres et fait votre formation en ligne, à la fin de la formation en ligne jai relu vos 2 livres et jai encore mieux comprit les etf.
    Merci à vous.

  12. Petite faute.
    Plus on prête longtemps moins l’on sait ce que l’on va se passer :
    = Plus on prête longtemps moins l’on sait ce qu’il peut se passer :