Gestion pilotée : ce qu’elle coûte vraiment et ce qu’elle rapporte

Rédigé par Édouard Petit
Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015 · Mis à jour le 01/08/2026 · Qui suis-je ?

Rédigé par

Édouard Petit

Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015

Mis à jour le 01/08/2026

En bref

La gestion pilotée n’est pas une mauvaise idée. C’est son prix habituel qui l’est. France Assureurs le chiffre officiellement : un contrat en gestion sous mandat coûte 1,17 % par an contre 0,82 % en gestion libre, et ce n’est que le premier étage de la facture.

Les robo-advisors en ETF ont divisé le coût total par deux. Depuis 2026, deux contrats descendent la gestion pilotée réelle sous 0,85 % tout compris. Si vous déléguez, exigez ce niveau. Sinon, un ETF monde en versements programmés fait le même travail pour 0,36 %.

Le mandat le plus offensif de la gestion pilotée de BoursoBank a rapporté +59,6 % sur dix ans, du 30 avril 2016 au 29 mai 2026. Sur une décennie quasi identique, un indice MSCI World dividendes réinvestis, en euros, a fait +234 %.

Ce ne sont pas mes chiffres. Ce sont ceux publiés par BoursoBank et Generali d’un côté, par MSCI de l’autre. Accessibles à tout le monde, gratuitement, en trois clics.

Et pourtant, l’encours confié à la gestion sous mandat en assurance vie est passé de 73,3 à 93 milliards d’euros en un an. C’est le segment qui progresse le plus vite du marché français. C’est aussi, France Assureurs le documente noir sur blanc, le plus cher.

Voici les chiffres officiels 2026, le coût réel de chaque formule, et une méthode en cinq minutes pour savoir où vous en êtes.

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Gestion pilotée, gestion conseillée, gestion à horizon

Trois expressions circulent, et elles ne désignent pas la même chose. La confusion coûte cher, parce qu’elle empêche de comparer.

La gestion pilotée, aussi appelée gestion sous mandat ou gestion déléguée, signifie que vous signez un mandat d’arbitrage : un professionnel décide de la répartition de votre épargne et passe les ordres à votre place. Vous ne faites plus rien, sauf verser.

La gestion conseillée s’arrête un cran avant : on vous recommande une allocation, mais c’est vous qui exécutez. Vous gardez la main, et donc la responsabilité de ne pas faire l’inverse de ce qu’on vous conseille.

La gestion pilotée à horizon est une variante mécanique : la part actions diminue automatiquement à mesure que l’échéance approche. C’est le mode de gestion par défaut du Plan d’Épargne Retraite depuis la loi Pacte. Si vous avez ouvert un PER sans rien cocher, vous êtes en gestion pilotée. J’y reviens plus bas, parce que c’est l’angle mort le plus fréquent.

Mode Qui décide Qui exécute Frais de contrat moyens
Gestion libre Vous Vous 0,82 %
Gestion conseillée Un conseiller Vous variable
Gestion pilotée Un gérant Le gérant 1,17 %
Pilotée à horizon
mode par défaut du PER
Une grille Le gestionnaire idem gestion pilotée

Taux de frais moyens sur encours des contrats en unités de compte, France Assureurs, année 2025. Ces frais sont ceux de l’enveloppe seule, avant les frais internes des supports.

0,35 point d’écart, dès le premier étage. Ce n’est pas une estimation de blogueur, c’est la statistique officielle de la fédération des assureurs. Retenez ce chiffre : la suite en découle.

Pourquoi la gestion pilotée déçoit-elle si souvent ?

Les gérants qui pilotent ces mandats ne sont ni incompétents ni malhonnêtes. Ce sont, dans l’immense majorité des cas, des professionnels sérieux. Le problème est ailleurs : dans une accumulation de couches de frais que personne ne vous présente jamais additionnées.

Les deux étages de frais que vous payez

Étage 1, les frais du contrat. Ils rémunèrent l’assureur et, en gestion pilotée, le gérant. Moyenne de marché 2025 : 1,17 % par an en gestion sous mandat, contre 0,82 % en gestion libre.

Étage 2, les frais internes des supports. Le plus lourd, et le plus discret, parce qu’il est déduit directement de la valeur des fonds. France Assureurs a analysé les 14 004 fonds référencés dans les contrats français : leurs coûts récurrents s’établissent en moyenne à 1,40 % par an, plus environ 0,20 % de frais de transaction internes. Pour les seuls fonds actions, on monte à 1,60 %.

Additionnez. Un mandat classique construit avec des fonds actifs revient couramment entre 2,5 % et 3 % par an. Sur des actions dont l’espérance de rendement de long terme tourne historiquement autour de 7 % à 9 % avant inflation, c’est près d’un tiers de la performance qui part avant même que vous ayez commencé.

Le piège classique

« Gestion pilotée sans frais supplémentaires. » C’est l’argument commercial le plus répandu. Et c’est souvent celui qui coûte le plus cher.

Quand le mandat est annoncé gratuit, le gérant se rémunère autrement : par des rétrocessions de commissions, une part des frais internes des fonds qu’il sélectionne pour vous. Mécaniquement, il n’a alors aucune raison de choisir des supports peu chers.

Ce mécanisme n’est pas une hypothèse. Depuis 2022, le tableau standardisé des frais que chaque assureur doit publier comporte une ligne « dont taux de rétrocession de commissions ». Elle figure dans le document de votre contrat. Allez la lire.

Ce qu’il reste vraiment de votre rendement

Sur 6,5 % de rendement annuel brut, ce qui reste Frais annuels Rendement net qui vous revient Mandat classique en fonds actifs 2,80 %/an de frais 3,70 % Robo-advisor ETF 1,60 %/an de frais 4,90 % Pilotée nouvelle génération 2026 0,75 %/an de frais 5,75 % Gestion libre, 1 ETF monde 0,36 %/an de frais 6,14 % Hypothèse de travail à 6,5 % brut. Les frais sont réels, le rendement brut ne l’est pas.

Deux points par an paraissent anodins. Sur vingt ans, avec 50 000 euros et une hypothèse de 6,5 % brut annuel, la formule est simple : capital final = 50 000 × (1 + rendement brut − frais)20.

Formule Frais/an Capital à 20 ans
Mandat classique en fonds actifs 2,80 % 103 400 €
Robo-advisor ETF 1,60 % 130 200 €
Pilotée nouvelle génération 0,75 % 153 000 €
Gestion libre, 1 ETF monde 0,36 % 164 600 €

Calcul sur 50 000 € et une hypothèse de 6,5 % brut par an, hors fiscalité. Simulation pédagogique, pas une prévision. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Plus de 61 000 euros d’écart entre le mandat classique et la gestion libre. Même somme de départ, même risque, même horizon. Les rendements futurs sont incertains. Les frais, eux, sont certains.

La donnée que les assureurs publient eux-mêmes

Voici le tableau le plus intéressant de toute la statistique française sur l’assurance vie. Il figure en annexe de l’étude annuelle de France Assureurs et ventile les fonds actions détenus dans les contrats selon leur type.

Fonds actions en assurance vie : 10 ans de performance Performance annualisée 2016 à 2025, par type de fonds ETF actions 11,45 % Fonds indiciels non cotés 11,00 % Ensemble des fonds actions 7,55 % Autres fonds actions 7,38 % Fonds de fonds 5,86 % Source : France Assureurs. Performances brutes des frais du contrat, nettes des coûts récurrents des fonds, pondérées par les encours.

Lisez les deux extrémités. Sur dix ans, dans les mêmes contrats, avec le même risque de marché actions : les ETF ont rapporté 11,45 % par an pour un coût moyen de 0,25 %, les fonds de fonds 5,86 % par an pour un coût moyen de 1,83 %.

Cinq points et demi d’écart annuel. Sur dix ans, cela transforme 10 000 euros en 29 600 euros dans un cas, et en 17 700 euros dans l’autre.

Or le fonds de fonds est exactement le véhicule que la gestion pilotée classique utilise le plus volontiers, pour une raison simple : il permet d’empiler deux couches de gestion facturées séparément.

Type de fonds actions Coûts récurrents Perf. 2025 Perf./an 5 ans Perf./an 10 ans
ETF actions 0,25 % 11,04 % 11,82 % 11,45 %
Fonds indiciels hors ETF 0,73 % 12,84 % 12,97 % 11,00 %
Ensemble des fonds actions 1,60 % 9,82 % 7,91 % 7,55 %
Autres fonds actions 1,71 % 9,31 % 7,83 % 7,38 %
Fonds de fonds 1,83 % 11,04 % 6,53 % 5,86 %

France Assureurs, « L’assurance vie en unités de compte », année 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

Notez la colonne 2025, qui invite à la prudence : cette année-là, les fonds de fonds ont fait 11,04 %, autant que les ETF. Une bonne année ne prouve rien. C’est précisément pour cela qu’on regarde dix ans.

Que disent les performances réelles des mandats bancaires ?

Passons des moyennes de marché à un cas concret. BoursoBank a le mérite d’afficher publiquement les performances de sa gestion pilotée, conseillée par Edmond de Rothschild Asset Management. Elles sont nettes des frais de gestion du contrat et des frais propres aux supports, donc directement comparables.

Performance cumulée sur 10 ans Mandats BoursoVie (30/04/2016 au 29/05/2026) et MSCI World NR EUR Mandat Défensif +18,5 % Mandat Équilibré +35,0 % Mandat Dynamique +50,8 % Mandat Offensif +59,6 % Indice MSCI World +234 % Mandats : BoursoBank et Generali Vie, nets de frais. Indice : MSCI, 12,81 %/an sur 10 ans au 30/06/2026, dividendes nets réinvestis, en euros. Un indice n’est pas investissable.

En rythme annuel, cela donne environ 4,2 % par an pour le mandat Dynamique et 4,8 % par an pour l’Offensif. Sur cinq ans, arrêtés au 29 mai 2026, c’est plus sévère encore : +12,76 % cumulés pour le Dynamique, soit de l’ordre de 2,4 % par an, alors que les marchés actions ont connu une des meilleures séquences de leur histoire récente.

L’objection légitime : la comparaison est-elle honnête ?

Un conseiller vous répondrait, à juste titre, que comparer un mandat Offensif à un ETF monde n’a rien d’équitable. Il aurait deux arguments sérieux.

Le risque n’est pas le même. Le mandat Offensif garde jusqu’à 20 % de produits de taux et, surtout, son indice de référence est composé pour moitié de MSCI World et pour moitié de MSCI Emerging Markets. Or les marchés émergents ont nettement moins performé que les marchés développés sur la décennie.

Personne ne détient un indice. Un indice n’a ni frais d’enveloppe, ni fiscalité, ni investisseur qui panique.

Ces deux objections sont valables, et je les prends au sérieux. Faisons donc le calcul proprement. En reconstituant, à partir des performances annuelles publiées par MSCI, un portefeuille moitié pays développés, moitié pays émergents sur les dix années civiles 2016 à 2025, on aboutit à un rendement de l’ordre de 9 % à 10 % par an en euros. Face aux 4,8 % par an du mandat Offensif, l’écart reste de quatre à cinq points par an. Même en retirant un demi-point pour les frais d’une enveloppe et d’un ETF, la conclusion ne bouge pas.

Et l’ordre de grandeur correspond exactement à ce que l’on attendait : le cumul des deux étages de frais, plus la sous-performance structurelle des fonds actifs. Il n’y a pas de mystère. Il y a une soustraction.

Le fait qui dérange

Ce n’est pas un accident local. Le SPIVA Europe Year-End 2025, publié en mars 2026 par S&P Dow Jones Indices, montre qu’en 2025 71 % des fonds actions monde libellés en euros ont été battus par leur indice, et que la sous-performance est majoritaire dans 18 catégories sur 21. Sur dix ans, la précédente édition du même scorecard chiffrait à 98 % la proportion de fonds actions monde en euros battus par le S&P World. Ce sont précisément ces fonds que les mandats classiques achètent pour vous.

Les robo-advisors en ETF font-ils vraiment mieux ?

Oui, très nettement. Et il faut le dire aussi clairement que le reste.

Yomoni, Nalo et Ramify ont fait un choix structurant : construire les mandats avec des ETF, ces fonds indiciels cotés qui répliquent un indice pour une fraction du coût d’un fonds actif. Ils ont ainsi supprimé l’étage de frais le plus lourd. Le coût total tombe de 2,5 %-3 % à environ 1,3 %-1,65 % par an.

Yomoni publie d’ailleurs le détail ligne par ligne, ce que je trouve exemplaire : 0,7 % pour la gestion, 0,6 % maximum pour l’assureur, 0,3 % maximum pour les ETF, soit 1,6 % au total. La société précise ne percevoir aucune rétrocession de la part des émetteurs d’ETF. Le gérant n’a donc aucun intérêt financier à choisir un support plutôt qu’un autre.

Acteur Assureur Détail Total/an Ticket
Yomoni Vie Suravenir 0,70 + 0,60 + 0,30 1,60 % max 1 000 €
Nalo Patrimoine Generali 0,85 + 0,55 + ~0,25 1,65 % max 1 000 €
Ramify Apicil, Generali dégressif 1,30 à 1,60 % 1 000 €

Frais tous compris annoncés par les acteurs, incluant les frais internes des ETF, vérifiés en août 2026.

Et les résultats suivent, en relatif. Yomoni publie pour son profil le plus dynamique, le P10, une performance de +11,2 % en 2025 et de +137,8 % depuis le lancement du contrat en septembre 2015, soit 8,6 % par an nets de tous frais, au 23 janvier 2026. Comparez ces 8,6 % aux 4,2 % du mandat bancaire Dynamique. Le choix de l’ETF plutôt que du fonds actif vaut, à lui seul, plusieurs points de rendement annuel.

Un robo-advisor bat-il l’indice ?

Non, et il ne le prétend pas. Sur les dix années civiles 2016 à 2025, le MSCI World dividendes nets réinvestis en euros a progressé de 11,3 % par an. Le P10 de Yomoni affiche 8,6 % par an depuis septembre 2015. Les périodes diffèrent de quatre mois, mais l’ordre de grandeur est net : environ 2,5 points d’écart annuel.

  • Environ 1,6 point vient des frais. Mécanique, connu à l’avance, non négociable.
  • Le reste vient de l’allocation. Un mandat diversifié détient des marchés émergents, de l’Europe, parfois des obligations. Sur une décennie où les États-Unis ont écrasé tout le reste, cette diversification a coûté.

C’est là que la nuance devient intéressante. En 2025, la tendance s’est inversée. Le MSCI World n’a gagné que +6,77 % en euros, plombé par la baisse du dollar, tandis que Yomoni P10 faisait +11,2 %. Cette année-là, la diversification géographique a rapporté plus qu’elle n’a coûté.

La leçon n’est pas que la diversification est mauvaise. Elle est plus subtile : l’écart d’allocation peut jouer dans les deux sens et s’annule largement sur longue période, alors que l’écart de frais joue toujours dans le même sens. Voilà pourquoi les frais sont le seul paramètre qui mérite d’être optimisé sans état d’âme. Je détaille mon avis produit dans mon analyse de Nalo.

2026 : la gestion pilotée passe sous 0,85 % tout compris

Voici la vraie nouveauté de l’année, et elle est passée largement inaperçue.

Pendant dix ans, la gestion pilotée en ETF a été le quasi-monopole des fintechs, à environ 1,6 % par an. En 2026, deux contrats classiques proposent un vrai mandat pour un surcoût de 0,25 % par an, greffé sur des frais de contrat déjà très bas.

Contrat Frais UC Surcoût mandat ETF Coût total réel
Lucya CNP
CNP Assurances
0,30 % 0,25 % 0,07 à 0,30 % 0,62 à 0,85 %
Lucya Cardif
BNP Paribas Cardif
0,50 % 0,25 % 0,05 à 0,30 % 0,80 à 1,05 %
Robo-advisor ETF tout inclus dans le forfait 1,30 à 1,65 %
Moyenne du marché 1,17 % de contrat plus frais des fonds 2,5 à 3 %

Le coût total réel additionne les frais de l’enveloppe, le surcoût du mandat et les frais internes des supports.

Le point décisif est là. Un mandat à 0,25 % de surcoût sur un contrat à 0,30 % coûte moitié moins qu’un robo-advisor, et trois à quatre fois moins que la moyenne du marché. Sur 50 000 euros pendant vingt ans, l’écart entre 0,75 % et 1,60 % de frais annuels dépasse 22 000 euros, à rendement brut identique.

Trois précisions, parce qu’elles comptent. Ce mandat donne accès à trois orientations, modérée, équilibrée et dynamique, avec la possibilité de changer de profil ou de mode de gestion à tout moment et sans frais. Il est en revanche investi à 100 % en unités de compte : pas de fonds en euros dans le mandat, donc pas de matelas garanti. Et une variante loi Industrie Verte est proposée, ce qui nous amène au point suivant.

Je suis client de longue date chez ce courtier et j’ai ouvert le contrat Lucya CNP dès son lancement en avril 2026. Je précise aussi ce que je ne sais pas : ce mandat n’a pas encore d’historique de performance. Je ne peux donc pas vous dire ce qu’il vaut. Je peux vous dire ce qu’il coûte, ce qui est déjà une information bien plus fiable. Le détail des contrats figure dans mon comparatif des meilleures assurances vie et dans mon avis sur Lucya Cardif.

Le non coté obligatoire, ce paramètre que personne ne vous explique

Une réforme discrète a modifié la nature même de la gestion pilotée en France, et elle ne concerne qu’elle.

La loi relative à l’industrie verte du 23 octobre 2023, appliquée par l’arrêté du 1er juillet 2024, impose depuis le 24 octobre 2024 une part minimale d’actifs non cotés dans les mandats. Attention à la lecture exacte du texte, souvent déformée : le seuil porte sur la part des versements, pas sur l’encours du contrat.

Profil Non coté minimum
part des versements
Actifs à faible risque
part de l’encours
Prudent aucune obligation 50 %, ou 30 % si horizon > 10 ans
Équilibré 4 % 30 %, ou 20 % si horizon > 10 ans
Dynamique 8 % 20 %, ou 10 % si horizon > 10 ans

Arrêté du 1er juillet 2024, article A. 132-5-4 du code des assurances, en vigueur depuis le 24 octobre 2024.

Pour le PER, la grille est plus fine encore, puisqu’elle dépend du nombre d’années restant avant la retraite. Un profil dynamique doit contenir 12 % de non coté à plus de vingt ans de l’échéance, puis 10 %, 7 % et 5 % à mesure que l’on s’en rapproche. Un profil offensif monte jusqu’à 15 %. Les PER d’entreprise ont vu leur mise en conformité repoussée au 31 décembre 2026.

Point capital : la gestion libre n’est pas concernée. Le profil prudent non plus. C’est une contrainte qui pèse spécifiquement sur ceux qui délèguent.

Peut-on sortir rapidement de cette poche non cotée ?

C’est la question à poser avant de signer. La réponse est non, et le législateur l’a organisé explicitement. Quatre verrous s’empilent.

Les quatre verrous de la poche non cotée 1 Le fonds Valeur trimestrielle, préavis, plafond de rachat, blocage initial 2 L’arbitrage Sortie encadrée par l’arrêté, seuil réglementaire à respecter 3 L’assureur Peut suspendre rachats, arbitrages, transferts et prestations 4 Le prix de sortie Indemnité de rachat jusqu’à 20 % de la valeur concernée

Le fonds lui-même. Une large majorité des fonds ELTIF commercialisés auprès du grand public en France adoptent le format dit evergreen, présenté comme semi-liquide. En pratique : valeur liquidative trimestrielle, préavis de plusieurs semaines, plafond de rachat de quelques pour cent de l’actif du fonds par trimestre, et souvent une période de blocage initiale. Au-delà du plafond, votre demande est servie au prorata et le reliquat reporté. Les fonds de capital-investissement fermés classiques, eux, n’autorisent aucun rachat avant leur liquidation, soit huit à douze ans.

L’arbitrage à l’intérieur du mandat. L’arrêté encadre strictement les sorties de cette poche : arbitrage autorisé vers un autre support non coté de même catégorie, ou à condition que la part restante demeure au-dessus du seuil réglementaire. Vous ne pouvez pas décider seul de basculer votre private equity vers un ETF monde.

L’assureur. L’article L. 131-4 du code des assurances prévoit que si le fonds sous-jacent suspend ou plafonne ses rachats, l’assureur peut à son tour suspendre ou restreindre, sur cette partie du contrat, les arbitrages, les versements, les rachats, les transferts, et même le paiement des prestations en cas de vie ou de décès. Il peut aussi vous régler en parts du fonds plutôt qu’en espèces.

Le prix de sortie. C’est le plus concret. Le décret du 12 juin 2024, en vigueur depuis le 24 octobre 2024, a réécrit l’article R. 132-5-3 du code des assurances.

Situation Indemnité maximale
Cas général 5 %
Poche non cotée dont le fonds n’autorise pas le rachat avant liquidation, avec plus de 5 ans de durée de vie restante 10 %
Poche non cotée dont le fonds a suspendu ou plafonné ses rachats en circonstances exceptionnelles 20 %

Article R. 132-5-3 du code des assurances, rédaction issue du décret n° 2024-539 du 12 juin 2024.

Voici le détail que personne ne relève. En assurance vie, aucune indemnité de rachat ne peut normalement être appliquée passé dix ans de contrat. Le décret écarte expressément cette protection pour les unités de compte non cotées dont le règlement interdit le rachat avant liquidation. Même sur un contrat ouvert depuis vingt ans, cette poche peut donc vous coûter à la sortie.

Ajoutez la valorisation. Le même décret crée l’article R. 131-12, qui autorise l’assureur à exécuter rachats et arbitrages sur une « valeur estimative », définie comme la dernière valeur liquidative publiée et actualisée par la société de gestion. Ce n’est pas un cours de marché. C’est une estimation produite par celui qui gère le fonds.

Soyons justes

Sur un profil équilibré, la poche non cotée ne représente que 4 % de vos versements. Un rachat partiel modeste sera le plus souvent servi sur le reste du contrat, sans jamais y toucher. Le problème se pose sur un rachat total, un transfert, un décès, ou en période de tension de marché. C’est-à-dire précisément au moment où tout le monde veut sortir, et où les plafonds de rachat se referment.

Second effet, encore moins commenté. En définissant les profils, l’arrêté impose aussi des planchers d’actifs à faible risque. Un profil dynamique doit conserver au minimum 10 % d’actifs peu risqués, même pour un épargnant de trente ans dont l’horizon dépasse vingt ans. La réglementation vous interdit donc d’être pleinement investi en actions à l’intérieur d’un mandat. En gestion libre, cette contrainte n’existe pas.

Faut-il condamner le capital-investissement ? Non. C’est une classe d’actifs légitime, et la prime d’illiquidité qu’elle offre a une justification théorique solide. Ce que je conteste, c’est le mécanisme : une classe d’actifs chère, illiquide et difficile à valoriser vous est imposée par défaut, sans que vous l’ayez demandée, uniquement parce que vous avez coché la case « je délègue ».

« La gestion pilotée m’évite de faire des bêtises » : est-ce vrai ?

C’est l’argument le plus fort en faveur de la délégation, et le seul qui mérite un examen sérieux.

Le point de départ est solide. L’étude annuelle Mind the Gap de Morningstar, édition 2025, mesure l’écart entre la performance des fonds et celle réellement obtenue par leurs porteurs, du fait du calendrier de leurs achats et de leurs ventes. Sur les dix années arrêtées à fin 2024, cet écart atteint 1,2 point par an, soit environ 15 % des gains. L’investisseur est bien, souvent, son propre pire ennemi.

Mais la conclusion habituelle est fausse. Deux données, dans cette même étude, l’expliquent.

D’abord, l’écart n’est pas uniforme. Il grimpe à 1,5 point pour les fonds sectoriels et à 1,8 point pour les fonds aux flux les plus instables. Mais pour les fonds d’allocation diversifiés, ces produits tout-en-un qu’on achète et qu’on garde, il tombe à 0,1 point. Presque rien.

Ensuite, la robustesse du chiffre global est contestée. Une étude académique de Fulkerson, Jordan, Riley et Yan, réexaminant le même échantillon, conclut que le mauvais timing proprement dit ne coûterait aux porteurs de fonds que 0,10 % par an, le reste de l’écart s’expliquant par des effets de calendrier de collecte plutôt que par de mauvaises décisions.

La réponse de fond

Le bénéfice comportemental ne vient pas du mandat. Il vient du fait de détenir un seul produit diversifié et de ne pas y toucher.

Or cela, un ETF monde large en versements programmés, avec le rééquilibrage automatique du contrat activé, le fait exactement aussi bien. Pour 0 % de frais supplémentaires. La discipline n’est pas un service qu’on achète à 1 % par an : c’est un paramétrage qu’on active une fois, en dix minutes.

Cela dit, je ne vais pas jouer les naïfs. Il existe des gens pour qui la délégation est le bon choix, et je les respecte : celui qui sait, honnêtement, qu’il vendra en pleine crise ; celui qui n’ouvrira jamais son espace client ; celui pour qui l’énergie mentale dépensée à décider vaut plus que quelques dixièmes de point. Pour eux, un mandat à 0,75 % est une excellente affaire. Un mandat à 2,5 % reste une mauvaise affaire.

Votre PER est probablement en gestion pilotée sans que vous le sachiez

C’est l’angle mort que je vois le plus souvent, et de très loin.

Depuis la loi Pacte, la gestion pilotée à horizon est le mode de gestion par défaut de tous les PER. Sauf mention contraire et expresse de votre part à la souscription, vos versements sont affectés selon une grille qui réduit progressivement le risque à l’approche de la retraite.

Le principe est défendable. Réduire l’exposition actions quand l’échéance approche protège du risque de séquence, ce scénario où un krach survient juste avant le retrait. La mise en œuvre, elle, pose trois problèmes concrets.

  • Les supports. La plupart des grilles à horizon sont construites avec des fonds maison ou des fonds de fonds, pas avec des ETF. Vous retrouvez l’étage de frais le plus lourd, celui qui coûte 5,6 points de rendement annuel sur dix ans dans les statistiques de France Assureurs.
  • La désensibilisation trop précoce. Certaines grilles réduisent les actions dès quinze ou vingt ans de l’échéance. Sur un horizon aussi long, c’est un renoncement à une part significative de rendement, contre une réduction de risque dont vous n’avez pas encore besoin.
  • Le non coté imposé. Les grilles à horizon sont directement concernées par les planchers évoqués plus haut, jusqu’à 15 % pour un profil offensif.

Bonne nouvelle : vous pouvez basculer en gestion libre à tout moment, sans frais, sur la quasi-totalité des PER individuels. Une demande dans votre espace client suffit. Si vous avez plus de quinze ans devant vous et que vous êtes à l’aise avec la volatilité, un PER en gestion libre avec un ETF monde et un fonds en euros est plus simple, moins cher et souvent plus efficace.

Attention toutefois à ne pas défiscaliser par principe. Le PER n’a d’intérêt que si votre tranche marginale d’imposition est d’au moins 30 %, et si le contrat sous-jacent est bon. Un mauvais produit ne devient pas bon parce qu’il est déductible. Les contrats qui tiennent la route sont dans mon comparatif des meilleurs PER.

Vérifier en cinq minutes ce que vous coûte votre gestion pilotée

Depuis le 1er juin 2022, à la suite d’un accord de place et de l’arrêté du 24 février 2022, tout producteur d’assurance vie ou de PER doit publier sur son site un tableau standardisé des frais. Ce document existe pour votre contrat, il est public, et presque personne ne l’ouvre.

1

Trouvez le tableau standardisé. Cherchez « tableau des frais » suivi du nom exact de votre contrat. Il fait une ou deux pages.

2

Relevez trois lignes. Frais de gestion du contrat sur unités de compte. Gestion pilotée ou standardisée. Frais de gestion des unités de compte, qui donne la moyenne des frais internes des supports.

3

Additionnez. Le total est votre coût réel annuel. Repère : la moyenne française d’un contrat en gestion sous mandat est de 1,17 % pour le seul étage du contrat.

4

Regardez la ligne rétrocessions. Si le mandat est annoncé gratuit mais que les rétrocessions sont élevées, vous savez qui paie.

5

Comparez au bon indice. Un mandat à dominante actions monde se compare au MSCI World net return, dividendes réinvestis, en euros. Pas à l’indice prix, qui ignore les dividendes et sous-estime le marché de plusieurs points par an.

Ce dernier point est le tour de passe-passe le plus courant des rapports de gestion. Un mandat comparé à un indice hors dividendes paraît excellent. Comparé au même indice dividendes réinvestis, il devient médiocre.

Garder, changer ou passer en gestion libre ?

Je ne vais pas vous dire quoi faire, parce que cela dépend de votre situation et de votre tempérament. Voici en revanche comment je poserais le problème.

Votre situation Ce que je regarderais
Mandat classique à plus de 2 % de frais totaux Le cas le plus simple. Aucun gérant ne rattrape 2 points par an de façon durable. Basculer en gestion libre dans le même contrat, ou ouvrir un contrat moins cher, se justifie sans grande hésitation.
Robo-advisor ETF à 1,6 % Vous n’avez rien fait de grave, loin de là. Mais la même prestation existe désormais à moitié prix. Si votre contrat a plus de huit ans, ne le fermez pas : l’antériorité fiscale a de la valeur. Redirigez plutôt vos nouveaux versements.
PER en pilotage par défaut, retraite lointaine Vérifiez la grille et les supports. S’il s’agit de fonds maison ou de fonds de fonds et que la désensibilisation démarre tôt, la gestion libre avec un ETF monde mérite d’être étudiée.
Vous voulez vraiment déléguer Exigez trois choses : un mandat construit en ETF, un coût total sous 1 %, et la possibilité de changer de mode de gestion à tout moment sans frais.

Ces repères sont des principes généraux et non un conseil personnalisé.

Une précision qui évite des erreurs coûteuses : changer de mode de gestion à l’intérieur d’un contrat n’a aucune conséquence fiscale. Vous ne déclenchez pas d’imposition, vous ne perdez pas l’antériorité, et l’opération est gratuite dans les bons contrats. Passer de la gestion pilotée à la gestion libre n’est pas un rachat, c’est un changement d’option.

Si vous choisissez la gestion libre, la mise en place tient en trois gestes : deux ou trois ETF larges, un versement programmé mensuel, le rééquilibrage automatique activé. J’ai décrit cette méthode dans mon guide sur la gestion passive. Pour le volet Bourse en direct, mon comparatif des courtiers PEA et CTO complète le tableau.

Reste la question qui vient juste après, et qui est la vraie : quel poids donner aux actions dans votre patrimoine, comment articuler assurance vie, PEA et PER, et comment tenir cette allocation pendant vingt ans. C’est ce que je traite dans la Masterclasse gratuite Épargnant 3.0.

ETF : les trois erreurs qui vous coûtent vraiment cher

Questions fréquentes

Gestion pilotée et gestion sous mandat, est-ce la même chose ?

Oui, deux noms pour le même service. On parle aussi de gestion déléguée ou de mandat d’arbitrage. Juridiquement, vous signez un mandat autorisant un professionnel à passer des ordres à votre place au sein de votre contrat.

La gestion pilotée protège-t-elle en cas de krach ?

Elle réduit la volatilité si vous avez choisi un profil peu exposé aux actions. Mais c’est l’allocation qui protège, pas le pilotage. Un portefeuille en gestion libre composé à 50 % de fonds en euros et 50 % d’ETF actions offre la même protection, sans frais de mandat. Aucun gérant ne sait éviter les baisses de manière fiable et répétée.

Quel est le minimum pour accéder à une gestion pilotée ?

Le plus souvent 1 000 euros chez les robo-advisors, parfois 500 euros dans les contrats en ligne classiques. Certaines banques privées appliquent des seuils bien plus élevés, de 100 000 euros et plus, pour des mandats sur mesure. Le ticket d’entrée n’est pas un indicateur de qualité : les mandats les plus chers en frais ne sont pas les plus exigeants à l’entrée.

Que se passe-t-il si je veux récupérer mon argent rapidement ?

Sur la partie cotée du mandat, un rachat prend quelques jours à quelques semaines selon l’assureur. Sur la poche d’actifs non cotés désormais obligatoire dans les profils équilibré et dynamique, c’est différent : la valorisation est trimestrielle, les rachats sont plafonnés, et une indemnité pouvant atteindre 20 % est légalement possible en cas de blocage du fonds. Vérifiez ce point avant de signer.

Puis-je combiner gestion libre et gestion pilotée ?

Oui, plusieurs contrats permettent de répartir votre épargne entre les deux modes au sein d’une même enveloppe. C’est une option intéressante pour tester la délégation sur une fraction de votre capital avant de trancher.

Un mandat de gestion peut-il battre le marché ?

Sur une année, régulièrement. Sur dix ans, très rarement, et surtout de façon impossible à identifier à l’avance. Le SPIVA Europe montre année après année que la sous-performance devient quasi générale à mesure que l’horizon s’allonge. Le problème n’est pas que les bons gérants n’existent pas : c’est qu’on ne sait les repérer qu’après.

Conclusion

Je ne suis pas opposé à la délégation. Je suis opposé à ce qu’on la facture trois fois son prix.

Le plus remarquable, dans les chiffres de cet article, est qu’ils viennent en grande partie de l’industrie elle-même. La fédération des assureurs publie que les contrats en gestion sous mandat coûtent 1,17 % contre 0,82 % en gestion libre. Elle publie aussi que, dans ces mêmes contrats, les ETF ont rapporté 11,45 % par an sur dix ans quand les fonds de fonds en rapportaient 5,86 %.

À aucun moment il n’a été question de talent. Uniquement de soustraction.

Vos trois actions cette semaine

1. Ouvrez le tableau standardisé des frais de votre contrat et additionnez les lignes. Quinze minutes, une seule fois. Vous saurez enfin ce que vous payez.

2. Vérifiez le mode de gestion de votre PER. S’il est en pilotage par défaut et que votre retraite est lointaine, regardez la grille et les supports avant de décider.

3. Si vous dépassez 1,7 % de frais totaux, ouvrez un contrat moins cher pour vos nouveaux versements. Ne fermez pas l’ancien s’il a plus de huit ans : gardez l’antériorité fiscale, déplacez simplement le flux.

Un dernier mot sur l’objectif. Rien de tout cela ne sert à devenir rentier, ni à quitter son travail dans dix ans. L’enjeu est plus modeste et beaucoup plus utile : ne pas laisser des dizaines de milliers d’euros sur la table au fil d’une vie d’épargne, pour financer ce qui compte vraiment pour vous. Un apport, des études, une retraite tranquille, une liberté de choix. La Bourse est un outil au service de vos projets, pas un projet en soi.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Cet article est à visée informative et pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. L’investissement sur des unités de compte comporte un risque de perte en capital.

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !

À propos de l’auteur

Édouard Petit

Édouard Petit

Créateur d’Épargnant 3.0 · Professeur de finance à l’ESCP · Auteur

Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.

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Guide gratuit : bien investir en ETF

Les trois erreurs que j’observe le plus souvent dans les portefeuilles d’ETF.

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Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

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10 commentaires

  1. Bonjour Edouard,
    Je suis expat a Dubai et absolument incompétent en Finance. Je dévore votre site ( felicitation en passant). Je suis en train de finaliser l ouverture d un compte chez Interactive Broker pour acheter de l ETF.
    J ai une assurance vie au Luxembourg ( Apicil) et le gestionnaire me propose de rentrer sur des FCP/SICAV qui suivent les Memes tracker. Je suis perdu entre les frais de ce gestionnaire et les avantages en imposition Qu il me vante.
    Pouvez vous éclairer ma lanterne ?
    Merci encore et bien a vous,
    Philippe

      1. Merci de votre reponse rapide.
        Le promoteur est Gresham en gestion par Apicil, CAC ( FR0000435216 ) ou stratégie indice USA ( FR0000435208 ) sont deux produits que l on me propose.
        A priori ces placements préforment -1% que l index qu ils suivent comme vous le démontrez.
        Mais d après le conseiller les economies d impôts lors du rapatriement des fonds a ma retraite compense….

  2. Je pensais que ça n’existait plus les gérants qui se comparent à un indice Price return…

    Ce qui est aussi critiquable c’est l’utilisation fréquente de fonds de fonds, histoire d’en rajouter une couche ni vu ni connu. Enfin dans le cadre d’allocations défensives les assureurs et les gérants préfèrent généralement avoir une grosse poche d’UC de fonds obligataires, plutôt que du fonds euro. Je les comprend mais je ne suis pas sûr que ça soit à l’avantage du client.

  3. C’est un mandat de gestion.
    Choix dans le profil de risque? Je ne sais pas…
    Quand vous écrivez “Les ETFs proposés sont corrects mais vous y avez accès dans l’assurance vie de Base alors que chez Yomoni et Wesave ils sont plus intéressants” je suppose que vous voulez dire que les contrats Yomoni etWesave proposent des ETF + intéressants que Darjeeling ?

  4. Bonjour,
    J’aurais aimé avoir votre avis sur “L’Allocation Opportunités 100% Trackers” proposée par Placement-Direct sur son produit Darjeeling depuis peu. Coût : 0.4% en plus des 0.6% de gestion sur UC.
    J’ai le compte-rendu au 11 janv 2017 (avec la liste des fonds de cette allocation 100% Trackers) mais je ne sais pas comment vous le faire parvenir…

    1. Est-ce que l’on a le choix dans le profil de risque ? Si ce n’est pas le cas c’est vraiment dommage.
      C’est un mandat de gestion ou du conseil ? Je pense qu’un mandat de gestion est péferable mais c’est à chacun de voir.

      Je trouve l’offre assez moyenne :
      – De l’obligataire à ce niveau dans de l’assurance vie + un mandat de gestion, ça fait beaucoup de frais pour une classe d’actif qui ne rapport pratiquement rien
      – Les ETFs proposés sont corrects mais vous y avez accès dans l’assurance vie de Base alors que chez Yomoni et Wesave ils sont plus intéressants
      – L’allocation d’actif ne me parait pas avoir une valoir ajoutée exceptionnelle
      – Vous restez avec une interface d’assureur classique (old school), par exemple il n’y a pas de versement complémentaire en ligne.

      En revanche, l’AV darjeeling est une bonne offre je pense. Vous pouvez vous construire un bon portefeuille de fonds euros /trackers.

  5. Bonjour,
    Je vous remercie pour cet article fort intéressant. J’ai trouvé pour ma part une différence encore plus importante entre la performance Altaprofits et celle de l’ETF monde code WLD: 221% vs 91% sur la même période ! ca fait effectivement réfléchir ..
    Par contre, vous parlez de frais des fonds, jusqu’à 3%/an. Or pour moi, il n’y a pas de frais de fonds dans le cadre de l’assurance vie: le coût de gestion de 0,x% comprend tout (je parle de l’AV Altaprofits vie). Je me trompe ? merci pour cette précision

    1. Bonjour,
      Il y a bien des frais de fonds, même si ils ne sont pas fait pour sauter aux yeux. C’est le cas dans toutes les AV y compris Altaprofits.