Risques des ETF en 2026 : ce qui est vrai, ce qui est faux
Rédigé par Édouard Petit
Fondateur d’Épargnant 3.0 depuis 2015 · Mis à jour le 01/08/2026 · Qui suis-je ?
Mis à jour le 01/08/2026
En 2025, le S&P 500 a gagné 17,9 % en dollars. L’épargnant français qui détenait un ETF S&P 500 non couvert a encaissé 3,9 %.
Quatorze points de performance envolés. Aucun ETF n’a fait faillite. Aucun swap n’a sauté. Aucune bulle indicielle n’a éclaté. C’était simplement le taux de change euro/dollar.
Voilà tout le problème du débat sur les risques des ETF (Exchange Traded Funds, c’est-à-dire les fonds indiciels cotés en Bourse) : on passe des heures sur les scénarios spectaculaires, et presque jamais sur ceux qui vous coûtent réellement de l’argent.
Je gère mon patrimoine en ETF depuis plus de dix ans, j’ai ouvert et testé la plupart des enveloppes du marché français, et j’ai écrit deux livres sur le sujet. Voici ce que j’ai appris : les risques des ETF existent, ils sont documentés, mais ce ne sont pas ceux que l’on vous vend.
Points clés
- Le risque numéro un d’un ETF actions, c’est le marché qu’il contient : le MSCI World a perdu 57,5 % entre octobre 2007 et mars 2009.
- La « bulle des ETF » n’est pas mesurable dans les données. En revanche, la recherche académique documente un effet réel mais modeste : +11 % d’inélasticité de la demande sur 20 ans (American Economic Review, 2025).
- Le risque de contrepartie d’un ETF synthétique est plafonné à 10 % par la réglementation UCITS, et en pratique proche de zéro. Le vrai risque des ETF PEA en 2026 est fiscal.
- Le risque le plus fréquent, et le plus ignoré : la liquidation de l’ETF. La durée de vie moyenne d’un ETF fermé est tombée à 1 an et 9 mois (Bloomberg Intelligence, mars 2026).
- Sur 10 ans, 98,4 % des fonds actions monde en euros font moins bien que leur indice (SPIVA Europe, fin 2025). Le risque de ne PAS être en ETF est massivement sous-estimé.
Le vrai risque d’un ETF, c’est ce qu’il y a dedans
Commençons par le point que 90 % des articles sur le sujet enterrent en dernière ligne.
Un ETF n’est pas un actif. C’est un emballage. Une boîte. Quand vous achetez un ETF MSCI World, vous n’achetez pas « un ETF », vous achetez 1 282 actions de 23 pays développés. Le risque que vous prenez est celui de ces 1 282 actions, ni plus ni moins.
Et ce risque est considérable. Selon la fiche officielle de l’indice au 31 juillet 2026, la perte maximale historique du MSCI World depuis 1987 est de 57,46 %, entre le 31 octobre 2007 et le 9 mars 2009. Autrement dit : 100 000 euros devenus 42 500 euros en dix-sept mois. Sur un indice « très diversifié ».
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
La contrepartie de ce risque, c’est la performance. Toujours selon MSCI, l’indice a progressé de 9,02 % par an en moyenne depuis fin 1987 (rendements bruts, en dollars), et de 13,29 % par an sur les dix dernières années. La volatilité n’est pas un bug, c’est le péage.
Regardez la décennie écoulée pour vous faire une idée concrète du chemin, plutôt que de la moyenne :
| Année | MSCI World | MSCI Emerging Markets | MSCI ACWI |
|---|---|---|---|
| 2025 | +21,60 % | +34,36 % | +22,87 % |
| 2024 | +19,19 % | +8,05 % | +18,02 % |
| 2023 | +24,42 % | +10,27 % | +22,81 % |
| 2022 | -17,73 % | -19,74 % | -17,96 % |
| 2021 | +22,35 % | -2,22 % | +19,04 % |
| 2020 | +16,50 % | +18,69 % | +16,82 % |
| 2019 | +28,40 % | +18,88 % | +27,30 % |
| 2018 | -8,20 % | -14,24 % | -8,93 % |
| 2017 | +23,07 % | +37,75 % | +24,62 % |
| 2016 | +8,15 % | +11,60 % | +8,48 % |
Rendements bruts en dollars. Source : MSCI, fiche indice au 31 juillet 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
Retenez ce chiffre : deux années négatives sur dix, dont une à -17,7 %. Si vous n’êtes pas capable de tenir un tel scénario sans vendre, le problème n’est pas l’ETF. C’est votre allocation d’actifs. J’y consacre un chapitre entier dans Créer et piloter un portefeuille d’ETF, parce que c’est là que se joue 90 % du résultat final.
La concentration américaine du MSCI World est-elle un risque ?
C’est devenu l’objection numéro un, et elle est légitime. Regardons les chiffres réels plutôt que les impressions.
Ce que disent les sceptiques (et ils n’ont pas tort)
L’argument est solide : 72 % d’actions américaines, 28,9 % de technologie, 26,4 % dans dix entreprises. Un pays qui pèse environ un quart du PIB mondial représente près des trois quarts de votre portefeuille. Un « fonds monde » qui est en réalité un pari sur la tech américaine, avec un PER de 24,25 contre 17,72 pour les émergents.
Formulé ainsi, on comprend l’inconfort. Beaucoup de conseillers en gestion de patrimoine s’engouffrent d’ailleurs dans cette brèche pour vous vendre des fonds « mieux équilibrés ».
Pourquoi cet argument ne tient pas la route jusqu’au bout
Trois réponses, dans l’ordre.
Un. La pondération par capitalisation n’est pas un choix, c’est un constat. L’indice ne « décide » pas de mettre 72 % aux États-Unis : il enregistre le prix que le marché mondial paie pour ces entreprises. Sous-pondérer volontairement les États-Unis, c’est affirmer que vous savez mieux que l’ensemble des acheteurs et des vendeurs de la planète. C’est du market timing géographique, avec les mêmes probabilités de succès que le market timing tout court.
Deux. Cette concentration se corrige toute seule quand elle doit se corriger. En 2025, précisément, le S&P World Ex-U.S. a battu le S&P World de 11 points. Le pari « anti-US » a payé, pour une fois.
Trois, et c’est le point que personne ne relève. Cette année-là, celle où l’exercice était le plus facile depuis longtemps, où les écarts entre actions étaient énormes (plus de la moitié des composants du S&P World ont fini à plus ou moins 20 % de l’indice), les gérants actifs ont quand même échoué. Selon le SPIVA Europe Scorecard de fin 2025, 70,6 % des fonds actions monde libellés en euros ont sous-performé le S&P World sur l’année. C’était pourtant leur meilleur millésime depuis juin 2021. Sur 10 ans, le taux d’échec monte à 98,44 %.
| Fonds actifs domiciliés en Europe, libellés en euros | 1 an | 3 ans | 5 ans | 10 ans |
|---|---|---|---|---|
| Actions monde (vs S&P World) | 70,6 % | 92,5 % | 95,3 % | 98,4 % |
| Actions américaines (vs S&P 500) | 77,0 % | 83,5 % | 97,0 % | 98,2 % |
| Actions Europe (vs S&P Europe 350) | 81,8 % | 90,9 % | 93,9 % | 97,0 % |
| Actions émergentes (vs S&P Emerging Plus) | 47,7 % | 76,9 % | 76,7 % | 90,9 % |
| Actions France (vs S&P France BMI) | 66,9 % | 95,4 % | 98,1 % | 98,1 % |
Pourcentage de fonds actifs sous-performant leur indice de référence. Source : SPIVA Europe Year-End 2025 Scorecard (S&P Dow Jones Indices, publié le 19 mars 2026), Report 1a. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Et il faut aller un cran plus loin, parce que ces pourcentages cachent le pire. Sur les 1 087 fonds actions monde en euros existant fin 2015, seuls 62,19 % existaient encore fin 2025. Près de quatre fonds sur dix ont été fusionnés ou liquidés en cours de route. Vous n’aviez donc même pas une chance sur cent d’attraper le bon, vous aviez aussi 38 % de chances de voir votre fonds disparaître.
Source : SPIVA Europe YE2025, Report 3a. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
L’action concrète : si la concentration américaine vous gêne vraiment, la réponse n’est pas de renoncer à l’indiciel. C’est de choisir un indice plus large. Un ETF MSCI ACWI ou FTSE All-World inclut les pays émergents et ramène mécaniquement le poids des États-Unis. Je détaille ce choix dans mon article sur les indices boursiers.
Le risque de change : le grand oublié
C’est le risque dont personne ne parle et qui a coûté le plus cher aux épargnants français en 2025.
Quand vous achetez un ETF MSCI World, 72 % de vos actifs sont libellés en dollars. Que l’ETF soit coté en euros à Paris ne change strictement rien : la devise de cotation n’est qu’un habillage, l’exposition économique reste en dollars. C’est une confusion que je vois constamment.
| Indice, année 2025 | Performance en devise locale | Performance en euros | Effet de change |
|---|---|---|---|
| S&P 500 | +17,9 % (USD) | +3,93 % | -14,0 pts |
| S&P World | +21,7 % (JPY, réf. SPIVA Japon) | +7,61 % | très négatif |
| S&P Europe 350 | +20,5 % (EUR) | +20,50 % | nul |
Source : SPIVA Europe Year-End 2025 Scorecard, Exhibit 2 et texte page 4. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Faut-il couvrir le change (« hedger ») ? J’en parle en détail dans la formation. Et je partage avec vous 3 erreurs significatives que je vois dans les portefeuilles ETF dans la masterclasse gratuite.
Les ETF synthétiques sont-ils dangereux ?
Le mot fait peur, et c’est bien le problème : il est mal choisi. Un ETF « synthétique » n’a rien de synthétique. Il détient de vraies actions. Ce qui est synthétique, c’est uniquement la méthode de réplication.
Concrètement : que se passe-t-il si la banque contrepartie fait faillite du jour au lendemain ? Vous conservez le panier d’actions physiques, qui représente 100 % ou davantage de la valeur du fonds. Vous perdez l’écart de performance accumulé depuis le dernier ajustement du swap. Sur un fonds réinitialisé quotidiennement, cet écart est de l’ordre de quelques dixièmes de pourcent.
| Critère | Réplication physique | Réplication synthétique (swap) |
|---|---|---|
| Ce que détient le fonds | Les actions de l’indice | Un panier d’actions + un contrat d’échange |
| Risque de contrepartie | Uniquement via le prêt de titres | Plafonné à 10 % (UCITS), souvent remis à zéro chaque jour |
| Éligible au PEA sur indice non européen | Non | Oui |
| Fiscalité des dividendes américains | Retenue à la source subie | Structurellement plus favorable |
| Suivi de l’indice | Bon à très bon | Souvent très bon, parfois supérieur |
| Transparence du portefeuille | Immédiate | Demande un effort de lecture du DIC |
Si le mécanisme du swap vous intrigue, j’ai écrit un article dédié pour comprendre en détail ce qu’est un swap et pourquoi il ne s’agit pas d’un produit dérivé au sens où on l’entend habituellement.
Le vrai risque des ETF PEA en 2026 n’est pas le swap : il est fiscal
Voilà le point qui a réellement changé, et que je n’ai vu traité correctement nulle part.
Le PEA impose qu’un fonds éligible investisse au moins 75 % de ses actifs en titres européens. Les ETF synthétiques respectent cette règle à la lettre : ils détiennent bien un panier d’actions européennes, et échangent ensuite sa performance. C’est légal, connu de l’administration depuis quinze ans, et jamais contesté.
Sauf que le 14 mai 2026, le sénateur de l’Eure Hervé Maurey, secrétaire de la commission des finances du Sénat, a déposé une question écrite (n° 08783, JO Sénat) interrogeant le Gouvernement sur l’éligibilité au PEA des ETF répliquant des indices extra-européens. Son argument : ce dispositif fiscal, conçu pour financer les entreprises européennes, orienterait en réalité les liquidités vers les marchés américains.
Il s’agit d’une question écrite, en attente de réponse. Aucune loi, aucun décret, aucune doctrine fiscale ne remet en cause l’éligibilité des ETF synthétiques au PEA. Toute évolution supposerait un vote parlementaire, très probablement dans le cadre d’une loi de finances. Je ne fais pas de prédiction sur ce point, et je vous invite à vous méfier de ceux qui en font.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de spéculer sur l’issue. C’est de constater que le risque réglementaire est le seul risque de cette famille qui puisse vous coûter cher, et qu’il est structurellement différent des autres : il ne se couvre pas par la diversification, il se couvre par la diversification d’enveloppes.
Quel serait l’impact d’une éventuelle inéligibilité ? Le précédent du Brexit donne une indication : lorsque les actions britanniques sont sorties du champ du PEA, les détenteurs ont bénéficié d’un délai de régularisation, sans clôture du plan. Une mesure rétroactive brutale serait juridiquement fragile et politiquement coûteuse. Mais une bascule vers le compte-titres exposerait les gains futurs au prélèvement forfaitaire unique, désormais à 31,4 % depuis 2026.
L’action concrète : ne videz pas votre PEA. Mais si l’intégralité de votre patrimoine financier est logée dans un PEA rempli d’un seul ETF synthétique, vous concentrez trois risques sur un seul point (émetteur, contrepartie, réglementation). Une assurance vie avec des ETF à réplication physique, ou un compte-titres, constitue une diversification d’enveloppe utile. Mon comparatif des meilleures assurances vie et celui des meilleurs courtiers PEA et CTO sont mis à jour régulièrement.
Que se passe-t-il si l’émetteur de l’ETF fait faillite ?
C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse est étonnamment rassurante.
Un ETF UCITS est une entité juridique distincte de la société de gestion. Les actifs sont déposés chez un dépositaire indépendant, agréé et contrôlé. Si Amundi ou BlackRock disparaissaient demain, les actions détenues par le fonds ne feraient jamais partie de leur masse de faillite. Le fonds serait repris par un autre gérant ou liquidé, et vous récupéreriez la valeur liquidative. C’est exactement la même mécanique que pour un fonds classique de votre banque : ni plus ni moins protecteur.
Le prêt de titres : le vrai canal de transmission
Là où il faut regarder, c’est ailleurs. La plupart des ETF à réplication physique prêtent leurs titres à d’autres acteurs (typiquement des vendeurs à découvert) contre rémunération. C’est un moyen d’améliorer la performance nette, et c’est aussi la raison pour laquelle certains ETF font légèrement mieux que leur indice.
Ironie de l’histoire : la réplication physique, réputée « sûre », introduit ainsi son propre risque de contrepartie. Il est encadré (collatéral surdimensionné, appels de marge quotidiens), mais il existe. Autre nuance rarement dite : la répartition des revenus du prêt entre le fonds et le gérant varie fortement d’un émetteur à l’autre. Certains reversent la totalité au fonds, d’autres en gardent une partie.
L’action concrète : dans le rapport annuel de votre ETF, cherchez trois informations. Le pourcentage moyen de titres prêtés, la nature du collatéral reçu, et la clé de partage des revenus. Un ETF qui prête 40 % de son portefeuille en gardant la moitié des revenus n’est pas le même produit qu’un ETF qui prête 5 % et reverse tout.
Le risque le plus fréquent, et le plus sous-estimé : la liquidation
Si un seul risque de cette liste doit vous concerner concrètement, c’est celui-là. Pas parce qu’il est grave, mais parce qu’il est statistiquement probable.
Les ordres de grandeur sont documentés. Morningstar a recensé environ 1 000 lancements d’ETF actifs et 150 fermetures en 2025. La raison n’est jamais un scandale : c’est de l’économie basique. Un ETF coûte de l’ordre de 250 000 dollars par an à faire tourner, ce qui place son seuil de rentabilité autour de 33 millions de dollars d’encours. En dessous, le produit est condamné. Sur les 150 fonds fermés en 2025, seuls six dépassaient 50 millions de dollars.
Que se passe-t-il concrètement ? L’émetteur annonce la fermeture, généralement avec un préavis d’un à trois mois. Le fonds cesse de suivre son indice (il monte en cash) puis distribue le produit de la liquidation aux porteurs. Rien n’est volé. Mais :
- Sur un compte-titres, la liquidation est un fait générateur d’impôt. Vous êtes taxé au PFU de 31,4 % sur une plus-value que vous n’aviez pas prévu de matérialiser.
- Vous subissez le prix de marché du jour, sans choix de timing.
- Pendant la phase de liquidation, le fonds ne suit plus l’indice. Vous pouvez rater une hausse.
- Sur un PEA ou une assurance vie, l’impact fiscal est nul, mais le désagrément et les frais de réinvestissement restent.
L’action concrète, et c’est la plus rentable de tout cet article : appliquez trois filtres avant tout achat. Un encours d’au moins 100 millions d’euros. Au moins trois ans d’existence. Un indice large et généraliste, pas une thématique de mode. Ces trois critères éliminent d’un coup la quasi-totalité du risque de liquidation. Je détaille ma méthode complète de sélection dans cet article sur le choix des ETF.
La gestion passive est-elle en train de casser le marché ?
C’est le grand débat intellectuel, relancé chaque année depuis 2019. Prenons-le au sérieux, parce qu’il le mérite.
L’argument classique de défense
L’indiciel ne fait pas les prix, il les subit. Un fonds indiciel n’achète que lorsqu’il reçoit des flux, et il achète tout l’indice sans discrimination. La formation des prix reste assurée par les acteurs actifs, dont le volume de transactions quotidien reste largement dominant.
L’objection sérieuse
Elle est portée par des gens compétents, dont Michael Burry et Michael Green, et elle a du fond. Les actifs indiciels ont dépassé les actifs actifs aux États-Unis fin 2024. Les encours mondiaux d’ETF atteignent 23 090 milliards de dollars fin juin 2026 (ETFGI), avec 85 mois consécutifs de collecte nette positive. Un acheteur qui n’est sensible ni au prix ni à la valorisation, quand il devient majoritaire, rend le marché inélastique : chaque euro entrant fait bouger les prix davantage qu’avant. Et à la baisse, la mécanique s’inverse.
Ce que dit réellement la recherche, et que personne ne cite
L’objection est testable, et elle a été testée. Valentin Haddad, Paul Huebner et Erik Loualiche ont publié en mars 2025 dans l’American Economic Review, la revue d’économie la plus exigeante au monde, l’étude de référence sur le sujet.
Leur résultat est nuancé, et c’est ce qui le rend crédible. Contrairement à la théorie classique, les investisseurs actifs ne compensent pas intégralement le retrait des acteurs devenus passifs : la réaction stratégique n’absorbe que deux tiers du choc. Conséquence chiffrée : la montée de la gestion passive sur vingt ans a rendu la demande pour les actions individuelles 11 % plus inélastique.
Et voici le retournement décisif, celui que les critiques de l’indiciel n’affrontent jamais. Si la gestion passive créait vraiment des inefficiences massives, on devrait observer une amélioration de la performance relative des gérants actifs. Un vivier d’opportunités élargi, des prix faux à exploiter, des années fastes.
On observe exactement l’inverse. Plus la gestion passive progresse, plus les taux d’échec des fonds actifs s’aggravent sur longue période. En 2025, année où la dispersion entre actions était pourtant élevée et les corrélations basses, c’est-à-dire dans des conditions décrites par tous les manuels comme idéales pour le stock-picking, 70,6 % des fonds actions monde en euros ont encore perdu contre l’indice.
Il reste un vrai sujet, mais il est collectif, pas individuel. La recherche fondamentale sur les entreprises coûte des dizaines de milliards de dollars par an, financés par les gérants actifs. L’investisseur indiciel en profite gratuitement. C’est un problème de passager clandestin réel. Il justifie qu’on continue à surveiller le phénomène. Il ne justifie pas que vous payiez 1,3 % par an pour financer volontairement la découverte des prix avec votre retraite.
Les ETF qui méritent vraiment votre méfiance
Tout ce qui précède concerne les ETF indiciels larges. Mais « ETF » est devenu un mot-valise qui recouvre des produits n’ayant plus rien à voir. L’Autorité européenne des marchés financiers alertait d’ailleurs, dans son rapport de mars 2026, sur l’influence croissante des réseaux sociaux dans les décisions des jeunes investisseurs et sur les pertes récurrentes générées par les produits à effet de levier.
| Type de produit | Le problème | Mon verdict |
|---|---|---|
| ETF à effet de levier ou inverses | Le levier est recalculé chaque jour. En marché volatil, la valeur s’érode mécaniquement (« beta slippage »), même si l’indice finit à l’équilibre. | À éviter absolument en épargne long terme |
| ETC matières premières | Investis sur des contrats à terme, pas sur la matière physique. Le renouvellement des échéances (contango) coûte durablement. | À éviter |
| ETP crypto | Ce ne sont pas des fonds UCITS mais des titres de dette (ETN). Pas de diversification imposée, pas de dépositaire au sens UCITS. | Hors cadre : ne pas confondre avec un ETF |
| ETF mono-action à levier | Nouveauté récente, cumule levier quotidien et absence totale de diversification. | Aucun intérêt patrimonial |
| ETF thématiques | Lancés après la hausse du thème. Encours faibles, forte mortalité, frais élevés. | Grande prudence |
| ETF actifs | Selon l’ESMA, ils facturent 60 % plus cher que les ETF passifs pour des rendements nets inférieurs de 15 % sur un an. | Un fonds actif dans un habit d’ETF |
Source pour les ETF actifs : ESMA, Market Report on Costs and Performance of EU Retail Investment Products, 3 mars 2026.
Une mise en perspective utile, tirée du même rapport de l’ESMA. Le régulateur y publie les scénarios réglementaires des produits structurés vendus dans les réseaux bancaires européens : dans le scénario de tension, 10 000 euros deviennent 1 519 euros au bout de cinq ans. Voilà ce qu’est un produit véritablement risqué. Pendant ce temps, on continue d’expliquer aux épargnants qu’un ETF MSCI World est dangereux.
Le risque que vous fabriquez vous-même
Morningstar publie chaque année l’étude Mind the Gap, qui compare le rendement du fonds et le rendement réellement encaissé par les investisseurs, une fois pris en compte le moment de leurs achats et de leurs ventes.
Édition 2025, sur les dix années à fin décembre 2024 : les fonds et ETF américains ont rapporté 8,2 % par an, l’investisseur moyen a encaissé 7,0 %. Un écart de 1,2 point par an, soit environ 15 % de la performance disparue. Et cet écart est remarquablement stable d’une édition à l’autre.
Ici, je vais être plus honnête que la plupart des gens qui citent ce chiffre. Une étude publiée en 2026 dans le Financial Analysts Journal par Fulkerson, Jordan, Riley et Yan remet en cause son interprétation courante : en reprenant le même échantillon, les auteurs estiment que le mauvais timing proprement dit ne coûte que 0,10 % par an. Le reste de l’écart s’explique par la mécanique des flux, pas par la panique.
Alors qui a raison ? La réponse pratique est la même dans les deux cas. Le comportement n’explique peut-être pas 1,2 point par an en moyenne, mais il explique l’essentiel de la variance individuelle. Le retraité qui a vendu tout son PEA en mars 2020 n’a pas perdu 0,10 %. Il a perdu une décennie.
C’est aussi pour cela que je défends l’investissement progressif (DCA, ou Dollar Cost Averaging, c’est-à-dire des versements réguliers automatisés). Les études montrent qu’un placement en une fois bat le DCA environ deux fois sur trois. Mais le DCA n’est pas une stratégie d’optimisation mathématique : c’est une stratégie comportementale. Son avantage est de vous permettre de rester investi. Le meilleur plan n’est pas le plan optimal sur tableur, c’est celui que vous suivrez pendant vingt ans.
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ETF : les trois erreurs qui vous coûtent vraiment cher
Une heure pour comprendre les erreurs à éviter et investir plus efficacement.
Combien vous coûte vraiment votre ETF en 2026 ?
Le seul paramètre que vous contrôlez à 100 %, ce sont les frais. Et le seul chiffre qui compte, c’est le coût total annuel : frais de l’enveloppe + frais internes de l’ETF. Puis la fiscalité de sortie, profondément remaniée cette année.
| Enveloppe | Frais enveloppe | Frais ETF World | Coût total annuel | Fiscalité des gains en 2026 |
|---|---|---|---|---|
| PEA (courtier en ligne) | 0 % de droits de garde ~0,09 % par ordre | 0,20 % | ≈ 0,20 % | Après 5 ans : exonération d’IR, 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains 2026 et suivants (17,2 % sur les gains antérieurs) |
| Assurance vie (meilleurs contrats) | 0,30 % à 0,50 % sur les unités de compte | 0,12 % à 0,20 % | ≈ 0,42 % à 0,70 % | Après 8 ans : 24,7 % (7,5 % + 17,2 %) après abattement de 4 600 € ou 9 200 €. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % |
| Compte-titres | 0 % à 0,10 % | 0,12 % à 0,20 % | ≈ 0,12 % à 0,30 % | PFU 31,4 % (12,8 % + 18,6 %), sans abattement |
Fiscalité issue de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 12 (création de la contribution financière pour l’autonomie de 1,4 point, CSG sur revenus du capital portée de 9,2 % à 10,6 %). Frais indicatifs à août 2026 : vérifiez toujours le DIC de l’ETF et les conditions tarifaires en vigueur.
Le fait marquant de 2026 : l’assurance vie est la seule enveloppe à avoir échappé à la hausse des prélèvements sociaux. L’écart de fiscalité de sortie avec le compte-titres atteint désormais 6,7 points au-delà de huit ans. Cela ne change pas la hiérarchie (le PEA reste imbattable sur les actions européennes et les ETF World synthétiques), mais cela renforce nettement l’assurance vie comme deuxième enveloppe.
Ce que 0,18 point de frais représente vraiment
Prenons un cas concret et vérifiable. Vous versez 500 euros par mois pendant 25 ans, avec un rendement brut de 7 % par an.
- Avec un ETF à 0,20 % de frais (rendement net 6,80 %) : environ 392 000 euros
- Avec un ETF à 0,38 % de frais (rendement net 6,62 %) : environ 381 000 euros
Soit 11 000 euros d’écart, pour exactement le même indice, le même risque et la même enveloppe. Formule utilisée : valeur future d’une annuité mensuelle, V = M × [((1+r)^n − 1) / r], avec r le taux mensuel net et n = 300 mois. Vous pouvez refaire le calcul avec vos propres hypothèses dans l’application Épargnant 3.0, qui est gratuite et sans inscription.
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Télécharger pour iPhone et iPad Télécharger pour AndroidLe tableau de synthèse : ce qu’il faut craindre, et à quel point
| Risque | Probabilité réelle | Impact potentiel | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|---|
| Baisse du marché | Certaine | Très élevé (jusqu’à -57 %) | Allocation d’actifs adaptée à votre horizon, jamais d’argent nécessaire à moins de 8 ans |
| Votre propre comportement | Élevée | Très élevé | Automatiser les versements, ne pas regarder son portefeuille chaque semaine |
| Frais excessifs | Élevée | Élevé et certain | Coût total sous 0,25 % en PEA, sous 0,70 % en assurance vie |
| Change euro/dollar | Élevée | Moyen (nul à long terme) | Accepter sur les actions, couvrir sur les obligations |
| Liquidation de l’ETF | Moyenne | Faible à moyen (fiscal en CTO) | Encours > 100 M€, ancienneté > 3 ans, indice large |
| Inéligibilité PEA (réglementaire) | Incertaine | Potentiellement élevé | Diversifier les enveloppes, suivre les lois de finances |
| Contrepartie du swap | Très faible | Plafonné à 10 %, en pratique bien moindre | Répartir entre deux émetteurs si cela vous rassure |
| Faillite de l’émetteur | Très faible | Quasi nul (actifs ségrégués) | Rien de spécifique |
| « Bulle » de la gestion passive | Non démontrée | Effet mesuré : +11 % d’inélasticité en 20 ans | Rien. Aucune stratégie exploitable n’en découle |
Conclusion pour l’Épargnant 3.0
Après avoir passé en revue chaque objection sérieuse, voici ce que je retiens.
Les risques réellement dangereux pour votre patrimoine sont, dans l’ordre : le marché lui-même, votre comportement face à ce marché, et les frais que vous payez. Les trois sont largement sous votre contrôle. Les risques dont on vous parle sans arrêt (le swap, la faillite de l’émetteur, la bulle indicielle) sont soit encadrés, soit non démontrés, soit sans conséquence pratique pour vous.
Et il y a un risque dont on ne parle jamais, qui est pourtant le plus coûteux de tous : celui de ne pas être en ETF. 98,4 % d’échec sur dix ans pour les fonds actions monde en euros, et 38 % d’entre eux qui disparaissent en route. Voilà le vrai scandale de la place financière française.
Vos six actions, dans l’ordre
- Calculez votre coût total annuel : frais d’enveloppe + frais d’ETF. Si le total dépasse 0,80 %, vous avez un problème à régler avant tout le reste.
- Vérifiez l’encours et l’ancienneté de chacun de vos ETF. Sous 100 millions d’euros ou moins de trois ans, surveillez.
- Vérifiez que vous êtes vraiment diversifié : un ETF MSCI World, c’est 72 % de dollars et 26,4 % dans dix entreprises. C’est acceptable, mais il faut le savoir.
- Ne concentrez pas tout sur une seule enveloppe. Le débat parlementaire ouvert en mai 2026 sur les ETF synthétiques en PEA rappelle que le risque réglementaire existe.
- Automatisez vos versements et n’y touchez plus. C’est la mesure qui a le meilleur rapport effort/résultat de toute la gestion de patrimoine.
- Vérifiez que votre allocation tient un -50 %. Pas sur le papier : dans votre tête, et avec votre horizon de projet réel.
Si vous voulez aller plus loin sur la construction d’un portefeuille qui résiste à ces scénarios, j’y consacre une partie significative dans ma formation. Et si vous débutez, mon guide sur les grands principes de la gestion passive est le bon point de départ.
Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne et surtout pour tout le reste !
À propos de l’auteur

Édouard Petit
Créateur d’Épargnant 3.0 · Professeur de finance à l’ESCP · Auteur
Depuis 2015, j’aide des milliers d’investisseurs à éviter les erreurs les plus fréquentes avec les ETF et à construire un patrimoine sur le long terme.
50 000+
livres vendus
2 500+
avis lecteurs
2015
actif depuis
Guide gratuit

Les trois erreurs que j’observe le plus souvent dans les portefeuilles d’ETF.
Les contenus publiés sur Épargnant 3.0 sont fournis à titre pédagogique et ne constituent pas des conseils en investissement. Certains liens peuvent être affiliés, ce qui contribue au financement du contenu gratuit proposé sur le site. Vous pouvez vous référer à ma Charte éditoriale et politique de transparence. L’investissement comporte un risque de perte en capital.

Édouard Petit
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Bonjour,
Je souhaiterais savoir si les ETF sont cotés sur des marchés réglementés ou si leur cotation s’effectue de gré à gré.
Merci par avance de votre réponse.
Cordialement.
Bonjour,
Depuis peu à la retraite , j’ai profité (enfin) de mon temps libre pour réorganiser mon patrimoine .
J’avais 2 contrats d’assurance vie dans 2 grandes banques françaises qui étaient gorgés en fonds euros mais les produits financiers étaient amputés dans la douleur , en frais de gestion et autres !
Après 8 ans d’ancienneté , je suis sorti et ai replacé mes fonds via des courtiers en ligne sur 3 nouveaux contrats d’AV
Constat ; moins de frais de gestion , un panel d’ETF (avec des frais mesurés ) , de la Pierre papier en SCPI (onéreux à l ‘entrée) , un peu de SCI , le tout dans l ‘objectif de transmettre un patrimoine à mes enfants sans droits de succession dans les 8 / 10ans (si Dieu le veut..)..
A 67 ans mon patrimoine est subdivisé en 40% ETF (acc) , SCPI & SCI 30% , Crypto 3% , Or 7 % , CROWDFUNDING 3 % et le reste en Epargne de Précaution (Fonds €, livrets).
J’ai lu avec attention vos articles sur les ETF , les miens sont à 70% accumulatifs et à 30% en réplication physique. Mon souci est le suivant : Sur les contrats d’assurance vie et les PEA , les proposition d’ETF se limitent à la famille ; AMUNDI-LYXOR , pour sortir de ce duo , je suis obligé de passer en CTO pour avoir d l’ISHARES ou autres mais la fiscalité est pénalisante ( Banque en ligne :YUH pour les ETF (acc) en CHF mais FT de 30% à la sortie ) …
Auriez vous une suggestion pour souscrire en AV sur autre chose qu’AMUNDI -LYXOR via un courtier en ligne ?
Merci
TRES URGENT
Bonjour,
J’ai lu que si on investit à long terme, un tracker hedgé ne se justifie pas.
1/ Est-ce vrai?
2/ Qu’appelle-t-on EXACTEMENT “long terme”?
Merci pour votre réponse urgente.
Bien à vous. Bonne santé.
Bonjour, j’en parle notamment dans la formation (ça ne peut pas s’expliquer juste en quelques lignes)
Bonjour Edouard,
je n’arrive quand même pas à comprendre comment, par exemple, Lyxor sur son ETF Nasdaq qui est synthétique arrive à reproduire la performance de l’indice (qui a la meilleure performance au monde à l’h actuelle) en échangeant des actions européennes qui ont forcément moins de performance. A un moment la contrepartie (la Société générale) perd forcément de l’argent à faire ça ?
merci pour cette analyse de qualité ; malheureusement il est quasi impossible de trouver les bons etf suivant : un ETF gold alloué gb00b00fhz82
un ETF Lyxor Core US Treasury 7-10Y (DR) UCITS ETF – Dist LU1407888053
un ETF Lyxor Core US Treasury 10+Y (DR) UCITS ETF – Dist LU1407890620
plus un fonds gold CH0106027128 par exemple ; dans les contrats vie et meme dans les comptes titres ; les etf arrivent tres lentement chez les assureurs vie et les meilleurs ; basiques n’y sont pas ; il faut faire suivre ces demandes aupres des assureurs
bonjour monsieur edouard j ai observe les etf sp500 net nasdaq pouvez vous m.expliquez pourquoi quand l indice de reference est rouge mon etf est vert exemple le sp500 est a -60 et la mon etf est a +40 je ne comprends pas cette difference de timing sur l indice cac 40 il est assez suivi mais sur les us j ai vraiment du mal a comprendre surtout que je ne commence a regarder qu a 15h30 quand les us ouvrent .
merci pour vos lumieres
je precise que je reinvestis quand c est rouge alors je ne comprends pourquoi l etf n est pas aussi a -0.60 j ai vraiment du mal suivre ces indices us au journalier alors que l etf cac 40 suit parfaitement le sien.
merci
Bonsoir j’envisage de prendre des positions sur l’EFTS GB00B15KXV33 de wisdom tree indexé sur le WTI Crude oil de Bloomberg.
J’ai lu votre commentaire à son sujet et il semble que ce soit l’un des seuls trackers réellement indexé sur le pétrole en tant que matière 1ère permettant d’éviter l’effet contango (au contraire des dettes issues de l’économie du pétrole) ; pouvez-vous le confirmer ?
Contrairement au cours WTI celui-ci n’est jamais passé en négatif mais en imaginant que ceci puisse arriver au vue de la la volatilité des marchés :
Est ce que je risque avec un ETF la fermeture de ma position et la perte totale du capital investit sans espoir de rebond en atteignant le niveau 0 ?
Le support que j’envisage me responsabilise t il au delà des seuils négatifs (puis je un jour être tenu de rembourser le courtier ?)
Si le fonds Wisdom Tree fait faillite je perds probablement tout, dois-je par ailleurs craindre de ne pas revoir tout ou partie de mes fonds si tout ou partie des investissements sous-jacent de ce fonds ou de cet ETF finit par mettre la clé sous la porte ? le WTI étant porté par le pétrole de schiste il y a de quoi s’interroger.
Sans vous extorquer un avis pas plus qu’une responsabilité estimez vous ma démarche digne d’intérêt compte tenu du contexte actuel.
NB : je n’ai pas l’intention d’investir tant qu’une amorce de reprise n’aura eu lieu
Merci pour vos réponses
Bonjour, je souhaiterais investir sur le sp 500 au travers d’un etf mais j’avoue m’y perdre un petit peu étant donné l’offre assez large: ishares, lyxor, amundi, bnpp easy pour la couverture risque de change ?? Merci
Bonjour,
Il y a un article sur le S&P 500 et le choix !
Bonjour M. Petit,
Vos livres sont très intéressants, et vont me permettre d’optimiser mon patrimoine, pour réduire les frais liés aux banques d’une part (passage à bourse direct contre boursorama et fortuneo pour le PEA) et liés aux fonds d’investissements d’autre part (4% de frais d’entré, 2% de frais annuel…).
Sur la question des ETF à réplication synthétique, il me reste une question où je n’ai pas trouvé de réponse dans vos livres ou sur votre site internet :
Dans le cas d’une crise boursière en Europe seulement où le cours des actions baissent, que se passe-il pour l’ETF si ses actifs européens (ETF éligible au PEA) baissent et pas l’indice répliqué (par exemple S&P500) ?
Miles
Bonjour Miles,
Le Swap est conçu pour gérer cela, c’est un “swap de performance”. Après, si vous me parlez de la “crise financière du siècle que l’on a jamais vu”, on sait pas ce qui peut se passer (ni pour votre assurance vie ou pour votre Livret A)
Bien à vous
Edouard
Bonjour Edouard,
Merci pour votre réponse. Je viens d’acheter la version Kindle de votre ouvrage «Créer et Piloter un portefeuille d’ETF».
Les informations contenues dans votre livre confirment mon choix pour le suivit du cours de l’or, ce qui est rassurant.
Merci encore,
Ludovic
Bonjour,
Merci pour vos articles toujours très intéressants.
Je suis en train de me construire un portefeuille d’ETFs et je me posais justement des questions sur les risques de la réplication synthétique via les swaps de performance et l’utilisation de produits dérivés. Je pense que vous avez parfaitement répondu à mes interrogations. Cependant, cet article a été écrit il y a quelques temps maintenant, avez-vous fais évoluer votre avis sur les ETFs synthétiques depuis ?
Vous dites également qu’il faut éviter les ETFs suivant les matières premières et donc les ETFs suivant le cours de l’or. Pourriez-vous me donner un peu plus d’explications sur ce sujet ? Quelle autre méthode existe-t-il alors pour ajouter de l’or dans un portefeuille diversifié ?
Merci par avance.
Ludovic
Bonjour Ludovic,
N’hésitez pas à regarder le guide pratiques, il y a beaucoup de réponses aussi. Les ETF à réplication indirecte ou encore appelés ETF synthétiques font le boulot.
Pour les ETF sur les Matière Premières, il faut voir cet article. En revanche, pour les ETF Or c’est différents (et je n’ai pas fait d’article sur le blog, en revanche, j’en parle dans “Créer et Piloter un portefeuille d’ETF”).
Bonjour M.Petit,
Votre dernier livre est excellent et permet vraiment de constituer un portefeuille en toute connaissance de cause.En ce qui concerne les risques des ETF, ne faut-il pas intégrer le fait que beaucoup de ces ETF n’ont pas pas fait l’épreuve, du moins en France (excepté l’l’ETF Lyxor CAC 40 qui existe depuis 2000 et peut-être d’autres?), d’une crise grave de l’ampleur de celle de 2008? Le risque n’est-il pas que l’enveloppe ETF suscite, pour des raisons psychologiques, une fuite des investisseurs qui conduirait à des pertes plus importantes pour les fonds passifs que pour les autres types de fonds?
On ne sait jamais de quoi demain sera fait, c’est donc difficile à dire.
Mais il y a pas mal d’ETF Lyxor qui sont sortis avant 2008 : CAC40, DowJones, Nasdaq, Global Titans, Stoxx 50
Il y en a chez iShares Europe et dBX
Et à ma connaissance il n’y a pas eu de problèmes
Aux Etats-Unis, il n’y a pas eu de problème majeur non plus
Enfin, je ne vois pas trop conceptuellement ce qui poserait plus un problème à un fonds passif plutôt qu’à un autre type de fonds.