1 MINUTE PAR MOIS POUR FAIRE MIEUX QUE 97% DES PROFESSIONNELS


POINTS CLÉS

  • Votre épargne doit être aussi diversifiée que possible, en mixant des actions du monde entier et des obligations que l’on trouve dans les fonds en Euros.
  • Il est vain de chercher à faire mieux que le marché. Le plus important est de réduire ses frais.
  • Pour investir en actions, il faut donc investir en ETF, aussi appelé trackers.
  • Il suffit d’investir de façon mécanique tous les mois ou tous les trimestres. Cela ne prend qu’1 minute par mois.
  • Ces principes, qui sont celles de la gestion passive, permettent d’avoir une performance exceptionnelle, digne des meilleurs gérants.

Comme je l’explique dans mon livre « Epargnant 3.0 », l’investisseur particulier peut faire mieux fructifier son épargne que 97% des professionnels. Il s’agit d’une méthode simple qui ne prend qu’une minute par mois. Ce n’est pas une recette obscure de Gourou mais une méthode qui s’appuie sur les meilleurs travaux académiques en matière de finance. D’ailleurs, elle est simple à énoncer : acheter, avec le moins de frais et le moins d’impôt possible, régulièrement et de manière automatique (sans réfléchir !), un certain nombre d’actifs diversifiés au prix du marché. Donc ne pas chercher à faire mieux que le marché et plutôt profiter de la tendance à long terme des actifs. Par exemple, depuis 1900 les actions ont eu une performance dans le monde de 8% par an, malgré deux guerres mondiales. Certainement mieux que le livret A !

Principe N°1 : S’appuyer sur les ETF, des fonds très performants et avec un faible coût

Pour l’épargnant cela veut dire d’une part acheter des fonds en Euros, c’est-à-dire des obligations, et d’autre part des actions au sein de votre PEA. Pour la partie actions, il existe des fonds diversifiés mondialement qui suivent des indices mondiaux et avec très peu de frais. On les appelle les trackers ou ETF (Exchange Traded Funds).

Mais revenons aux fondements scientifiques de cette méthode. Cette dernière s’appuie en particulier sur les travaux d’Eugène Fama, prix Nobel d’Économie 2013. Il a démontré qu’il était vain d’essayer de faire mieux que le marché. En effet, le prix du marché est la moyenne de l’intelligence collective de l’ensemble des gérants. Pour faire mieux que le marché, il ne faut pas seulement être bon, il est faut être meilleur que cette intelligence collective de façon régulière.

Un autre point particulièrement important est que les frais ont un impact négatif significatif sur la performance. En France, les frais des fonds (SICAV, FCP, Unités de Comptes …) sont en moyenne de 2% sur les actions. Or les actions  ont eu une performance de 8% par an, en moyenne dans le monde depuis 1900 (malgré deux guerres mondiales !). Ainsi, le marché aurait transformé 100 000€ en 466 000 € en 20 ans. Les fonds auraient transformé ces 100 000€ en 321 000 €. Cela correspond tout de même à 145 000 € de frais !

Cette théorie est validée par la pratique. L’étude SPIVA (S&P Indices Versus Active Funds) nous apprend que sur 10 ans 90% des fonds ont fait moins bien que l’indice du marché sur lequel ils investissent (on compare bien sûr un fonds investissant en France avec un indice français, un fonds investissant aux États-Unis avec un indice américain, etc.). C’est mathématique, la moyenne des fonds a une performance égale au marché moins les frais. Et compenser 2% de frais annuels pour atteindre la performance du marché est pratiquement impossible.

Or, il n’existe aucun moyen d’identifier à l’avance les quelques fonds qui pourraient surperformer le marché. D’ailleurs, il a été prouvé que l’inducteur principal de la performance d’un fonds était la faiblesse de ses frais.

Alors, comment faire pour investir dans le marché ? En utilisant, des fonds qui suivent les indices. En France, la méthode la plus simple est d’acheter des trackers, aussi appelés ETF. Ce sont des fonds négociables en bourse, et avec des frais contenus. Vous passerez de frais annuels de 2% par an à moins de 0,4% par an. En raisonnant en intérêts composés, le gain devient réellement significatif.

Principe N°2 : Investir dans des enveloppes peu fiscalisées, telles que le PEA et l’assurance Vie

Cerise sur le gâteau, il est possible d’investir dans son PEA sur des trackers suivant des indices non européens. L’intérêt du PEA est bien sûr la franchise d’impôt à partir de cinq ans. Par exemple, en achetant sur un tracker suivant l’indice MSCI World, vous allez pouvoir investir dans le marché actions mondial, c’est-à-dire dans plus de 1500 sociétés. Cela permet de largement réduire le risque par rapport à un investissement limité à l’Europe. Pour ceux qui aiment les chiffres, il est possible de quantifier ce risque. Depuis 2010, la volatilité du CAC 40 a été de plus de 20% contre 15% pour l’indice monde. La perte maximale sur cette période a été de plus de 30% pour le CAC 40 et 20% pour l’indice monde.

Investir dans le PEA va aussi grandement limiter les frais. En effet, les frais de gestion des Unités de Compte dans les assurances vie sont souvent de plus de 1% par an (au-delà du fait que peu d’assurances vie proposent des ETF). Les frais d’achats et de tenue de compte chez un bon courtier sont proches de zéro en revanche. Naturellement, l’assurance vie présente d’autres avantages, notamment en termes de succession.

Principe N°3 : Diversifier son épargne

Naturellement, il n’est pas recommandé d’investir l’ensemble de son portefeuille financier en actions. En effet, les chutes de la bourse peuvent être brutales. Il faut donc aussi investir en obligations, moins volatiles que les actions. La façon la plus efficace d’investir en obligations en France est  au travers d’un fonds en Euros. En effet, un fonds en Euros ne subit pas les frais de gestion des unités de compte, qu’aurait un fonds obligations classique. Par ailleurs, la fiscalité de l’assurance vie est assez favorable.

Principe N°4 : N’y passer qu’une minute par mois

Ainsi, le plan d’actions devient fort simple :

  • Définir le pourcentage d’actions et d’obligations dans son portefeuille financier. Ce pourcentage dépendra entre autres de votre capacité à accepter des baisses, votre horizon de temps et potentiellement d’autres paramètres. C’est peut-être la partie la plus compliquée de la méthode.
  • Ouvrir une assurance vie et un PEA en ligne afin de s’assurer d’avoir des frais contenus.
  • Investir automatiquement, tous les mois ou tous les trimestres, sur un fonds en Euros dans l’assurance vie et un tracker monde dans le PEA. Le montant est en fonction de votre capacité d’épargne et sur la base de la répartition que vous avez décidée dans la première étape.

Ça ne prend pas plus d’une minute par mois. Vous n’avez aucune question à vous poser. Vous n’avez pas de moyen de savoir si le marché est haut et bas, s’il vaut mieux investir aux États-Unis ou dans les pays émergents, si la croissance de la chine est surévalué, quel va être l’impact de la hausse des taux de la FED, etc. Si le marché est à ce niveau-là, c’est que l’intelligence collective des professionnels l’a décidé. Ils ont « voté » pour ces prix. Il est peu probable d’être mieux informé ou plus malin que l’ensemble de ces professionnels ! De toutes les façons, si vous investissez progressivement, vous allez acheter « haut » et acheter « bas ». Vous allez donc moyenner votre prix d’achat, et tendre vers la tendance à long terme des actions.

Il faut savoir que les investisseurs individuels ont souvent tendance à être à contre temps du marché. Ils achètent quand ça a monté, et ne monte plus … et vendent quand cela a baissé, donc lorsque la bourse va remonter. Chercher à rentrer et sortir du marché au meilleur moment est une erreur classique qui coûte cher.

Si vous voulez aller jusqu’au bout de la méthode, il faut rééquilibrer de temps en temps votre portefeuille (une fois par an, voire encore moins). En effet, puisque les actions ont plus tendance à monter que les obligations, il est probable que votre allocation en actions augmente. Vous devez alors vendre des actions pour acheter des obligations et donc réinitialiser votre allocation d’actifs. Petit problème, si vous sortez de l’argent de votre PEA vous ne pourrez plus en remettre. Une des solutions est d’adapter vos apports afin de garder à peu près la même allocation au cours du temps.

Résultat de la gestion passive : une performance digne des meilleurs gérants

Mais qu’en est-il de la performance de cette méthode ? Pour faire le test, on peut faire une analyse sur une période de 10 ans, de différentes stratégies : un tracker monde, un bon fonds en Euros (en l’occurrence Eurossima), la moyenne des fonds en Euros, et le célèbre Carmignac Patrimoine (n°3 de la catégorie sur 10 ans) et la moyenne des fonds patrimoniaux. Du côté de la gestion passive, j’ai pris une allocation équilibrée 50% actions monde / 50% fonds en Euros.

On obtient les résultats suivants (sans apports mensuels, afin de faciliter les calculs) :

  • Tracker Monde : 5,4% par an (volatilité : 13,3%)
  • Bon fonds en Euros : 3,8% par an
  • Moyenne des fonds en Euros (et 3% de frais d’Entrée) : 2,9% par an
  • Carmignac Patrimoine : 5,5% par an (volatilité : 7,3%)
  • Carmignac Patrimoine sur une assurance vie (3% de frais d’entrée et 1% de frais de gestion : 4,1% par an
  • Moyenne des fonds patrimoniaux (sans les frais d’assurance vie) : 2,5%
  • Moyenne des fonds patrimoniaux (avec les frais d’assurance vie) : 1,1%
  • Gestion passive : 4,82% (volatilité 6,6%)

On peut voir que la gestion passive rivalise sans problèmes avec les meilleurs fonds et surperforme largement la moyenne des fonds patrimoniaux.

Encore une fois, statistiquement la gestion passive va surperformer de la différence de frais avec la gestion classique. Sachant que les fonds patrimoniaux ont des frais moyens de 2% et que la gestion passive a des frais de moins de 0,5%, cela fait 1,5% par an. En ajoutant les frais de gestion des unités de compte, la méthode passive avec PEA surperformera en moyenne de 2 à 3 points par an !

Les actions ont fait dans le monde à peu près 8% par an depuis 1900. Les obligations un peu plus de 4%. On arrive à une moyenne de 6%. Cela fait un différentiel de plus de 2 points sur un portefeuille qui rapporte 6%. 30% à 50% de performance en plus !

Au final, si cette méthode est simple, il ne faut pas négliger les aspects psychologiques. En effet, vous êtes votre plus grand ennemi. Le plus grand risque est bien de tout vendre quand la bourse va baisser de 30% et que toutes les télés et radios annonceront la fin de capitalisme. Cela arrivera. Il faudra rester confiant, et continuer à acheter mécaniquement des actions… et même vendre des fonds Euros pour acheter des actions et rééquilibrer votre portefeuille.

Cette méthode ne prend qu’une minute par mois, mais elle requiert de la discipline. Vous pouvez aller plus loin sur blog, notamment en lisant l’article  » L’investisseur est son meilleur ennemi, il investit à contre temps « .

2016-10-15T17:36:29+00:00

27 Commentaires

  1. BK76 20 janvier 2016 à 00:18␣- Répondre

    Bonjour, vous ditez qu’il faut arbitrer entre assurance vie et PEA. Hors le PEA est e’ effet bloqué, quelle solution pratique proposez-vous dans ce cad ? Merci.

  2. Edouard Petit 23 janvier 2016 à 09:02␣- Répondre

    Bonjour,

    c’est en effet une « complexité ».

    Déjà, il faut savoir que le rééquilibrage n’est pas nécessairement très fréquent. On peut le faire une fois par an, et même une fois tous les 3 ans !

    Après le plus optimal, est d’équilibrer son portefeuille grâce à ses apports. J’ai donné des éléments dans cet autre article du site web : http://www.epargnant30.fr/piloter-apports-trackers/

    En résumé, si les actions ont « trop monté » ont arrête les apports sur le PEA et on les mets sur l’assurance vie en Fonds Euros.

    Si vous ne comptez pas faire de nouveaux apports, on peut imaginer avoir une partie de son portefeuille actions non pas sur son PEA mais sur son assurance vie en Unités de Compte. Si votre Assurance Vie propose des trackers et des frais de gestion raisonnables (il est possible de trouver du 0,6% par an), ça peut être une option intéressante.

    Concernant le PEA, notez qu’au bout de 8 ans vous pourrez retirer de l’argent sans casser le plan … mais vous ne pourrez plus en remettre. Ça ne résout donc effectivement pas l’équation.

    Bien à vous

  3. Pertuy 12 juin 2016 à 16:56␣- Répondre

    Bonjour, j’aime cette idée d’intelligence collective du marché (qu’il ne sert à rien d’essayer de battre, selon vous). Il s’agit sans doute d’une idée académique, n’est-il pas ?

    • Edouard Petit 12 juin 2016 à 18:05␣- Répondre

      Bonjour,

      Je n’ai jamais vraiment vu cette façon présentée les choses tout à fait comme cela. Mais cela me parait tellement sauter au yeux que je ne peux croire être le seul.
      Au delà de l’expression, le concept est effectivement largement documenté pour le coup.

  4. Gregory 31 août 2016 à 15:02␣- Répondre

    Bonjour Edouard,

    J’aimerais avoir votre avis sur mon choix et ma stratégie sur les ETF suivants;

    1/3 Euro Stoxx 600.
    2/3 SP500.

    ou

    1/3 Euro Stoxx600
    1/3 SP500
    1/3 Nasdaq 100

    Pour les ETF cotés en Euros ou Dollars lequel privilégier?
    En ce qui concerne le Nasdaq 100 celui est disponible chez Amundi coté en Euros et USD. Bourse de milan (Euros) courtage 15€.
    Et en USD bourse de Paris frais de courtage 2,5€ ou 5€ suivant la somme investie.

    Salutations.

    Gregory.

  5. hervetheroven 11 septembre 2016 à 17:37␣- Répondre

    bonjour
    Merci de votre site tres intéressants

    Quand Boursorama pour son profil dynamique annonce
    Le mandat a pour indice de référence l’indice composite 25% TEC 5 + 50% MSCI World (en devises locales) + 25% MSCI Europe,
    Cela veut il dire que ce sont des trackers qu’ils utilisent dans ces gestions profilés?

    • Edouard Petit 11 septembre 2016 à 17:48␣- Répondre

      Non cela veut juste dire qu’ils se comparent à ces indices
      Il n’y a pas de trackers dans leur allocation d’actifs, mais des fonds actifs assez chers en général

  6. tonnick 10 octobre 2016 à 10:27␣- Répondre

    Bonjour Edouard,
    je pense vous avoir déjà posé la question mais je n’arrive plus à retrouver où je l’ai fait!

    Bref, je prône également l’investissement en ETF sur le long terme. Pour ma part, j’applique le Dollar Value Avering, mais le principe reste le même. Je m’interroge cependant sur le désinvestissement en cas de besoin à moyen terme des liquidités : faut-il également lisser le désinvestissement pour linéariser le risque de vendre lorsque les cours sont bas? Si on souhaite récupérer en 1 an l’argent investi de manière mensuelle pendant 10 ans, faut-il désinvestir progressivement de manière quotidienne ou hebdomadaire?

    De nombreuses études existent sur les meilleurs techniques d’investissement, mais on se pose rarement la question du désinvestissement, ce qui est pourtant capital afin de « cristalliser » les bénéfices des techniques mises en œuvre.

    Merci d’avance pour votre retour

    • Edouard Petit 15 octobre 2016 à 18:38␣- Répondre

      Bonjour,

      Normalement, lorsque l’on s’approche du moment où on passe de la phase de capîtalisation à la phase de distribution on baisse progressivement son allocation d’actif. Mais je n’ai, tout comme vous, jamais lu vraiment quelque chose cherchant à optimiser cela. Il faudrait que j’y reflechisse.

  7. christophe 5 novembre 2016 à 09:14␣- Répondre

    Bonjour,
    Me concernant, je suis expatrié et ne peut donc pas ouvrir de PEA. Seulement un compte titre. Plutot que de passer des heures a essayer de comprendre la bourse, ne serait il pas plus simple pour moi de souscrire directement un compte titre au pres de yomoni avec un facteur risque moyen élevé par exemple?
    Cordialement

    • Edouard Petit 5 novembre 2016 à 15:00␣- Répondre

      Bonjour,
      Difficile à dire car cela dépend vraiment de beaucoup de choses. Par exemple, Yomoni passe beaucoup d’ordres et cela peut jouer des tours en fonction de votre fiscalité.
      Un tracker monde peut plus l’optimiser.

      • christophe 5 novembre 2016 à 15:25

        Merci pour votre reponse, je suis dans un pays ou il n’y a aucun impot. Et comme je n’ai pas accés au PEA je ne vois pas comment obtenir un tracker monde???

      • Edouard Petit 6 novembre 2016 à 07:52

        Si vous n’avez pas d’impôt, c’est encore plus simple. Vous pouvez mettre un tracker monde sur n’importe quel compte titre. Il y a des excellents produits chez Amundi, Vanguard, iShares etc.

  8. Bal Spam 20 février 2017 à 23:08␣- Répondre

    Bonjour Edouard,

    Etant complètement débutant, je me suis procuré votre livre. Je vais donc ouvrir PEA + AV chez boursorama mais je ne suis pas certain d’avoir saisi le système de la mensualisation de l’investissement : en gros, par exemple sur mon PEA (que j’ouvre avec le montant minimum possible de 300 euros), j’achète donc une action AMUNDI ETF WORLD-B à 257 euros (puisque je ne peux pas acheter plus pour le moment) et chaque mois j’ajoute une somme supplémentaire sur le PEA jusqu’à pouvoir acheter une 2e action de ce tracker, puis une 3e, puis une 4e etc… sans jamais rien revendre ?

    Merci pour votre livre, votre temps et votre réponse !

    • Edouard Petit 21 février 2017 à 06:25␣- Répondre

      Bonjour, oui c’est exactement ça.

      • Bal Spam 21 février 2017 à 09:09

        Ok merci beaucoup pour la réponse Edouard ! Une autre question qui peut paraître bête cependant : les ETF ne me permettant pas de toucher des dividendes et sachant que je dois conserver ces actions AMUNDI world le plus longtemps possible sans les revendre, qu’est-ce qui va me rapporter de l’argent ? Vais-je toucher des intérêts annuels du fait de leur conservation sur mon PEA ou bien parle t-on simplement de la plus value éventuelle que je toucherais en les revendant 10 ans plus tard ?

        Merci encore pour la réponse ! (je vais aller poster un petit commentaire pour vous sur amazon par la même occasion)

  9. Alex 19 avril 2017 à 21:17␣- Répondre

    Hello

    Je rebondi sur le commentaire précédent, ta réponse m’intéresse aussi…
    J’ai toujours pas compris le système des ETF Capitalisant…

    Merci !

  10. Edouard Petit 20 avril 2017 à 07:12␣- Répondre

    Dans le cas des ETF capitalisant : l’ETF reçoit les dividendes des actions qu’il possède et les réinvesti automatiquement en achetant plus d’actions.
    Imaginons un ETF avec juste Air Liquide, il touche les dividendes et avec ces dividendes rachète immédiatement des Actions Air Liquide.

  11. vincentaublanc 20 avril 2017 à 14:06␣- Répondre

    Bonjour Edouard

    Je suis tout nouveau dans le monde de la bourse, que je commence à connaitre grâce à un amis qui m’a enlever mes nombreux a priori négatifs (la bourse c’est la loi de la finance, des riches, bref les arguments de ceux qui ne s’y intéresse pas).

    J’ai compris maintenant que la bourse est juste un outils, et qu’il est « bon » ou « mauvais » selon comment on l’utilise et comment on la perçoit (je pense par exemple personnellement que la spéculation sur les matières premières fait partie des mauvaise utilisations).

    Justement, concernant votre méthode (au passant très intéressante et je vous remercie d’avoir créé cet espace d’échange pour en parler avec vous), je voulais discuter avec vous de sa compatibilité avec une gestion « éthique » de son portefeuille.
    Evidemment, chacun à sa définition « d’éthique ». Personnellement, il est important pour moi de savoir que mon argent est « utile » et donc de savoir où il va. C’est pourquoi j’ai commencé à investir directement dans des entreprises qui partagent mes valeurs et mes convictions.
    Maintenant le risque et la performance sont aussi des critères importants, c’est pourquoi je me suis intéressé aux trackers, et c’est la raison de ma venu sur votre site.

    Ma question est très simple (et je pourrai développer si besoin). Pensez vous que votre méthode est compatible avec ma vision de la bourse ? Si oui quels sont les produits à privilégier et ceux à éviter ?

    Plus globalement, pensez vous que rendement et risque d’un coté et placement « responsable » de l’autre ne sont pas des concepts opposés ?

    Je vous remercie par avance de votre retour !

    • Edouard Petit 21 avril 2017 à 17:56␣- Répondre

      Bonjour,

      Il est assez difficile de répondre en quelques lignes.
      Est-ce que vous pensez que les entreprises sont bonnes pour la société ?
      Est-ce que financier les entreprises pour qu’elle se développent est utile ?
      Si oui, investir en bourse est une bonne idée

      Après, le faire avec des ETF.
      Si vous investissiez en direct vous pourriez voter aux AG, mais pas avec énormément de poids.
      Aux US les émetteurs d’ETF votent et dans le bien de l’intérêt de l’actionnaire de long terme. Donc pas pour pressuriser les entreprises sur le court terme.
      Blackrock/iShares se bat notamment pour la baisse des dividendes (pour que les entreprises investissent dans des projets de long terme).

      Il existe des ETF dits responsables, mais ils sont encore peu courants. J’en parlerai dans mon 2e livre.

      • vincentaublanc 22 avril 2017 à 10:46

        Merci pour votre retour.

        Oui tout à fait, je pense que toutes les entreprises sont bonnes pour la société, certaine plus que d’autre bien évidemment. C’est pourquoi je cherche celles qui se développent sur des valeurs qui me correspondent (encore une fois, ça n’engage que moi), et donc oui pour moi, acheter leurs actions, c’est dire : « J’aime bien ce que vous faite pour la société, je vais vous soutenir » et si en plus elles se développent bien et me permette d’augmenter mon épargne, alors c’est gagnant-gagnant.

        Pour ne pas prendre trop de risque, j’essaie maintenant de diversifier mes placements, c’est pourquoi je me renseigne sur les autres types de placements.

        Pour les ETF, si ce que vous dites sur IShare/Blackrock est vrai, alors ça m’intéresse fortement car c’est genre d’actions que je veux soutenir.
        Autre exemple, si j’ai bien compris la réplication synthétique d’un ETF, alors il est hors de question de choisir ce type de produit car il n’a finalement aucun lien direct avec les actions de l’indice qu’il est sensé reproduire.

        C’est à propos des obligations que je suis perdu, je n’arrive pas vraiment à cerner leur impact sur la société (je les connais encore mal) mais comme vous dites qu’ils sont important dans un portefeuille, j’essaie d’en apprendre plus eux.

  12. eric 16 mai 2017 à 14:11␣- Répondre

    Bonjour,

    Pour préparer ma retraite dans 21 ans au moins, j’hésite entre plusieurs solutions.
    Pour info, je suis propriétaire de ma résidence principale sans credit.
    J’ai actuellement un Pea chez bourse direct avec 1000 euros sur un ETF world Amundi.

    Laquelle de ses solutions vous semble le plus judicieux pour préparer une retraite?

    1/ Ouvrir une AV chez Linxea sur un fond exclusivement en euros et faire des versement tous les mois de 25% sur Av et 75% sur Pea.

    2/ Ouvrir un compte chez Yomoni et passer sur un profil 8 ou 9 et fermer mon Pea.

    3/ Ouvrir un compte chez Yomoni en fond en euros profil 1 et continuer d’alimenter le Pea de l’ordre de 25% Yomoni et 75% Pea.

    Merci de votre réponse

    • Edouard Petit 16 mai 2017 à 17:03␣- Répondre

      Bonjour,
      la solution 1 est possible
      Il ne faut pas fermer son pea afin de conserver l’antériorité
      Je préfère yomoni pour les profil élevé

      Vous pouvez faire 1 + un profil 5 à 7 chez yomoni
      Vous verez à l’usage ce que vous préférez

  13. Cédric 21 mai 2017 à 09:53␣- Répondre

    Bonjour,

    A votre avis, avec une somme de 150 000 euros, vaut-il mieux investir d’un coup dans les trackers ou quand même le faire progressivement sur plusieurs années ? Pour un placement long terme (10-15 ans ou plus)

    Par exemple :
    choix 1 :
    – placer 60k dans dans des fonds euros (Assurance Vie)
    – placer 90k d’un coup dans quelques trackers (sur PEA)
    – et ne plus rien faire (?)

    choix 2 :
    – placer 140k dans des fonds euros
    – placer 10k sur des trackers
    – et chaque mois sortir 1500 ou 2000 euros des assurances vies pour acheter des trackers (pendant 3 à 5 ans donc)

    choix 3 : .. ?

    Merci de votre réponse

    • Edouard Petit 21 mai 2017 à 19:17␣- Répondre

      Bonsoir,
      J’ai écrit un article sur ce sujet sur le blog  » comment investir une somme importante d’argent « .
      Normalement cela devrait répondre à vos questions.

      • Cédric 22 mai 2017 à 08:43

        Bonjour,

        Merci j’ai lu attentivement l’article, très intéressant ! Par contre je trouve que dans mon cas il reste un petit peu vague quand on est dans la situation de l’investisseur qui commence tout juste à investir. Le conseil est d’y « allez y nettement plus progressivement », mais il pourrait être un peu plus étoffé 🙂

        Merci en tous cas, très bon blog !

      • Edouard Petit 23 mai 2017 à 06:08

        En somme :
        – Théoriquement il faut placer une grosse somme d’argent rapidement
        – … mais cela un impact psychologique et au démarrage vous ne connaissez votre résistance aux risques / aux krachs, il faut donc y aller progressivement, notamment afin d’étudier comment vous réagissez à vos premières pertes significatives. Mais il n’y a pas de chiffre « magique » sur la durée de cette progressivité.

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