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COMBIEN ALLEZ VOUS TOUCHER A LA RETRAITE ? COMBIEN FAUT-IL ÉPARGNER ?

Essayer de savoir combien nous allons toucher à la retraite est un sujet hautement hasardeux. En effet, tout le monde a un avis plus ou moins politisé sur la question. Par ailleurs, pour arriver à ses fins, il faut s’appuyer sur de nombreuses hypothèses tant sur l’avenir du système de manière générale, que sur sa situation personnelle. Il est vain de chercher à avoir un résultat très précis, mais l’idée de cet article est de donner quelques éléments de réflexion et des grandes masses.

Le COR rédige les études de référence sur la retraite

Naturellement, nos instances dirigeantes réfléchissent à l’avenir de nos retraites depuis longtemps. Nous pouvons donc nous appuyer sur les travaux de l’OCDE ainsi que du COR. Le COR est le Conseil d’Orientation des Retraites. Il est un « un lieu permanent d’études et de concertation entre les principaux acteurs du champ des retraites. Il suit l’évolution des régimes et fait des propositions pour assurer leur solidité financière et leur fonctionnement solidaire ». Ainsi, il fait des rapports sur le sujet de manière très régulière. Vous pouvez avoir plus d’information et accès à ses rapports sur son site web : http://www.cor-retraites.fr/.

Les calculs officiels « promettent » entre 50% et 80% de votre dernier salaire

Le montant de retraite que vous allez toucher par rapport à votre dernier salaire s’appelle le « taux de remplacement ». Justement, le COR fait des études sur ce sujet. Vous pouvez notamment vous référer au document Projections de taux de remplacement pour les générations 1950 à 1990 sur la base de cas types. Voilà le résultat de cette étude de 2013 (les pourcentages sont nets de prélèvements sociaux) :

retraite_castypes

Le SMPT est le Salaire Moyen par Tête. Fin 2015, selon l’INSEE, il était légèrement supérieur à 2800 euros bruts. Le cadre du cas type 1 gagne donc 7650 € brut par mois, soit un peu plus de 90 000 € par an. Le cas type 1 a été conçu pour traiter d’un cadre dans les 10% des salaires les plus élevés.

Dans le tableau on peut voir qu’un cadre avec un (très) bon salaire, d’une quarantaine d’années aujourd’hui, devrait toucher à peu près 53% de son dernier salaire brut. Pour d’autres cas, on peut monter à plus de 70%.

Vous pouvez simuler votre cas personnel sur le site officiel M@rel. D’après mes différents tests, les chiffres sont assez cohérents avec les cas types ci-dessus.

Cependant, ces chiffres sont fondés sur des projections économiques bien trop optimistes

Cela ne paraît pas si catastrophique, même si vivre avec la moitié de son dernier salaire est tout de même pas si simple. Pourtant, il y a un loup ! Dans le document du COR, on peut lire « Les calculs de taux de remplacement n’ont pu être, pour ce dossier, réalisés que sous les hypothèses économiques du scénario B des projections du COR –sans que cela ne confère à ce scénario un rôle particulier ».

Mais qu’est-ce que ce scénario B ? Il faut aller voir dans le rapport de fin 2012.

retraite_hypothesescor

Oui vous avez bien lu, le scénario B s’appuie entre autres sur une croissance de la productivité du travail de 1,5% et un taux de chômage à 4,5%. Pour rappel, le taux de chômage en France est aujourd’hui légèrement supérieur à 10% et il n’est pas souvent descendu en dessous de 8% depuis 35 ans. En ce qui concerne la productivité, la hausse a été de 0,7% entre 2003 et 2014, donc bien inférieure à 1,5% malgré la révolution d’Internet.

La tendance des 3 scénarios du COR

Dans son rapport annuel de 2014, le COR a tout de même donné quelques éléments de réflexion en fonction des différents scénarios.

retraite_scenarios

On y voit qu’en fonction des scénarios pour la génération 1970 il y a 5 points d’écart et pour la génération 1990 dix points d’écart. C’est normal, plus on se projette loin plus l’incertitude est forte.

Cependant, vous noterez qu’aucun scénario ne table sur un taux de chômage à plus de 7% ! On en est franchement loin.

Je ne sais pas si la retraite par répartition va pouvoir être réformée, et je n’ai pas les moyens de simuler tous ces scénarios économiques. Je vous laisse juge en fonction de vos convictions. Mais j’ajouterais une dernière citation du COR (27 janvier 2016)  « À législation inchangée (mais avant prise en compte du dernier accord AGIRC ARRCO), le solde financier moyen du système de retraite serait équilibré pour un taux de croissance moyen de la productivité de 1,5 % par an si le taux de chômage est égal à 5,5 % ou moins à long terme ».

Pour ma part, par sécurité, j’enlèverais bien dix à vingt points sur le taux de remplacement habituellement communiqué. Un cadre bien rémunéré peut alors tabler sur un taux de remplacement de son dernier salaire de 35% à 40% et un non-cadre peut-être atteindre 60%. S’il a une carrière sans trou bien sûr.

En approximation, il faudrait arriver à économiser un patrimoine de 13 ans de salaire

Dans ces conditions, combien vous faut-il pour vivre ? Là aussi évidemment cela dépend de nombreux facteurs. Mais continuons sur des grandes masses. Le taux d’épargne moyen des Français est un des plus élevés du monde avec 15% (dont la majeure partie dans le logement). En moyenne, ce taux augmente juste avant le départ à la retraite et dépasse 18%. En effet, le salaire est plus élevé et beaucoup de ménages n’ont plus d’enfants à leur charge. Mais ce n’est bien sûr pas le cas de tout le monde.

La nécessité d’un revenu complémentaire

Ainsi, si on ne veut pas baisser son niveau de vie à la retraite, il faut se mettre en capacité d’avoir un revenu complémentaire égal à son ancien salaire moins sa retraite moins son taux d’épargne avant la liquidation de sa retraite. Pour un cadre aisé, cela veut dire qu’il devra trouver un revenu complémentaire de 40% de son dernier salaire. Évidemment, ce cadre aura peut-être une capacité d’épargne supérieure à la moyenne des Français. Mais s’il vit dans une ville chère telle que Paris ce n’est pas sûr non plus. Par ailleurs, il faut prendre en compte qu’à la retraite certaines dépenses peuvent baisser, mais d’autres peuvent augmenter (voyages, puis gestion de la dépendance …).

Quel patrimoine pour générer une rente

Mais alors quel patrimoine faut-il pour dégager un revenu égal à 40% de son dernier salaire ? Pour cela, il faut émettre encore des hypothèses. Cette fois-ci sur la performance de votre capital. Votre capital sera formé probablement d’une résidence principale (certainement la plus grande partie de votre patrimoine), de fonds Euros, et peut être encore de quelques actions (lorsque vous consommez votre capital, il est recommandé de réduire le risque actions). Aujourd’hui, le rendement de l’immobilier est inférieur à 3,5% à Paris et inférieur à 5% dans de nombreuses villes. Les fonds en Euros vont probablement tendre vers du 2% et le dividende moyen des actions mondiales est de 2,7%. En faisant un pot-pourri de ces différents chiffres, et en y intégrant l’inflation, tablons sur du 3%. Il faudra que vous accumuliez un patrimoine égal à 13 ans de salaire. Cela vous permettrait avec ces hypothèses de vivre avec le même niveau de vie sans manger votre capital. Ne pas avoir à puiser dans son capital est une hypothèse conservatrice que certains peuvent réfuter, mais vu l’allongement des durées de vie à la retraite elle me paraît sage.

Ainsi le Cadre qui gagne 2,7 fois le SMPT devra accumuler à peu près 1,2 Million d’Euros de patrimoine. Cela peut vouloir dire une résidence principale pour 600 K€, 400 K€ de fonds en Euros et 200K€ d’actions. Il s’agit bien sûr d’une approximation, au-delà de toutes les hypothèses que nous avons déjà posé, il faudrait, par exemple, ajouter la fiscalité.

Quelle est la bonne stratégie pour atteindre ce patrimoine ? Bien sûr, investir en soi afin d’avoir de bons revenus, mais aussi développer son patrimoine financier. Et une des méthodes les plus optimales est certainement la gestion passive sur base de fonds en Euros et d’ETF pour la partie en actions.

J’ai par ailleurs créé un article sur les ETF à dividendes. C’est un moyen de se créer une rente avec un patrimoine financier, mais pas la seule.

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9 Comments

  1. chatelain dit :

    Bonsoir et merci de cet échange.

    L’article du revenu que vous citez reprécise totalement ce que je mets en avant:
    http://www.lerevenu.com/placements/retraite/profitez-dune-sortie-en-capital-sur-votre-perp

    Le passage ci-dessous que je reprends est très clair:
    L’acquisition de la première résidence principale est également un motif de récupération de l’épargne sous la forme d’un capital:
    Plus exactement il ne faut pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les deux années précédant la demande. Le montant sera alors limité à l’apport consacré à l’acquisition de l’actif immobilier. Le capital versé sera au choix soumis à l’impôt sur le revenu ou bénéficiera d’un prélèvement forfaitaire libératoire avantageux de 7,5% sur une base imposable de 90%, soit 6,75%.

    Donc c’est soit imposition à l’IR ou prélevement forfaitaire de 6,75%, auquel il faut rajouter les prélèvements sociaux, soit 14,15%.

    Pour rappel cette condition de sortie en capital et d’imposition afférente est définie réglementairement (code des assurances), elle n’est pas au bon vouloir de la compagnie d’assurance et son imposition est totalement connue et transparente.

    Par contre, le cas litigieux que l’article évoque et dont vous reprenez le commentaire, est le cas bien précis d’une sortie en capital dans l’hypothèse d’une rente d’un faible montant (-480 EUR). Il peut exister une fraude (ouverture de plusieurs PERP pour décomposer la rente totale) qui peut être requalifiée par les impôts qui peuvent avoir une vue d’ensemble de tous vos PERP ouverts.

    A votre écoute mais je pense que le scénario qu’offre le PERP d’une sortie en capital pour achat d’une RP a un vrai intérêt, sous réserve que vous partagiez comme moi une vision négative du marché immobilier parisien…et que votre imposition actuelle vous fait souffrir ;)

    Cdt

  2. chatelain dit :

    Bonsoir Edouard,

    En effet, seul ce PERP propose pour l’instant des ETFs, mais je pense que la tendance devrait s’accélérer à d’autres assureurs. Aussi, le fait de pouvoir investir en ETFs compense assez bien les frais de 1%, importants mais pas très éloignés des meilleures assurances vie sur le marché qui tournent autour de 0.5 / 0.6%.

    De plus, ce surcoût est fortement compensé par l’avantage fiscal.

    Par ailleurs, pour la fiscalité en sortie pour acquisition de résidence principale, je vous propose de lire cet article plutôt bien tourné:
    Capital
    C’est détaillé dans le passage « Le jackpot méconnu grâce à l’achat de sa résidence principale » que je me permets de reprendre:

    Le capital est imposable au choix à l’impôt sur le revenu ou soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% sur une base imposable de 90%, ce qui représente finalement un prélèvement réel de seulement 6,75%, ou de 14,15% en tenant compte des prélèvements sociaux.

    Donc dans un scénario baissier sur l’immobilier:
    – On place son différentiel d’épargne (loyer / emprunt) qu’on défiscalise de l’IR sur un PERP relativement compétifif (frais maitrisés / investissement en ETFs, world en particulier)

    – On laisse tranquillement le marché immobilier dégringoler

    – On revient 25 ans après (soit la durée d’un emprunt immobilier pour un propriétaire) et on achète cash.

    Par ailleurs, le PERP offre des conditions de sortie avantageuse durant sa période professionnelle notamment en cas de fin des droits chômage suite à un licenciement. Cela permet de se constituer une assurance chômage complémentaire toujours appréciable dans un monde professionnel mouvant.

    Sans vouloir vous persuader sur l’intérêt d’un PERP, je pense que c’est un placement à revisiter sous réserver d’en connaître les conditions particulières de sortie.

    Qu’en pensez vous?

    1. Edouard Petit dit :

      Honnêtement, j’ai un « problème » de tranche d’imposition élevée, donc je préférerais largement pourvoir me laisser convaincre !

      Voilà les sources que j’ai rapidement glanées: Patrimea

      Le déblocage en capital du PERP pour acquisition de résidence principale respectant les conditions ci-dessus, en lieu et place, totalement ou partiellement, d’une rente viagère, est imposable à l’impôt sur le revenu selon les règles des pensions et retraites.

      Le Revenu

      Enfin, l’opération financière est loin d’être optimale. «Ce versement unique doit être considéré comme un arrérage unique, dès lors il ne bénéficie pas du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% plus avantageux et doit être soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu », prévient Pierre Emmanuel Sassonia, co-fondateur de 163x. La société s’appuie sur le rescrit n° 2010/45 publié le 20 juillet 2010 pour établir son interprétation, qui n’est à ce jour pas partagée par l’ensemble des acteurs du marché.

      Ca ne me parait pas complètement secure …

      Après effectivement si on peut sortir à des conditions fiscales similaires à l’AV et avec un gain initial de son TMI … ça rattrape largement la différence de frais (quand on choisit l’unique PERP avec ETF !)
      Par ailleurs, avec ce nouveau produit, il faudrait que je re-regarde cette histoire de rente … même si je ne suis pas fan du principe.

  3. chatelain dit :

    Bonjour Edouard,

    Merci à nouveau pour la qualité de votre site.

    Je voulais vous partager une réflexion qui pourrait intéresser certains de vos lecteurs s’ils sont confrontés aux éléments suivants
    – quadras
    – forte imposition sur leur revenu, en particulier à partir des tranches à 41%
    – coût de l’immobilier bullesque, en particulier à Paris
    – nécessité de préparer leur retraite ces 25 prochaines années, ce qui nous réunit tous lors de la lecture de votre blog.

    Habituellement, la recommandation populaire est de préparer sa retraite en achetant sa résidence principale, le verdict du bien fondé de ce raisonnement se mesurant par contre lors de la prise de retraite. Or ce raisonnement me paraît contestable, le prix de l’immobilier étant à un tel niveau qu’on peut envisager une chute des prix sur ces 25 prochaines années.

    Par ailleurs, immobiliser ses ressources dans l’achat de sa résidence principale:
    – diminue de facto la capacité d’investir sur les marchés (supposés être plus rémunérateur et in fine plus sécurisé sur 25 ans que l’immobilier).

    – diminue sa capacité de défiscaler sur une partie de ses revenus, en particulier via un PERP.

    Je sais que vous n’êtes pas partisan du PERP mais laissez moi simplement présenter les éléments suivants.

    Certains PERP récents (notamment celui proposé par mes placements / lignage) proposent:
    – la possibilité d’investir sur des etfs, et ce avec des frais somme toute modérés.
    – de défiscaliser fortement, sous réserve d’être fortement imposé bien sûr.

    Vous allez me dire qu’investir dans un PERP n’est pas intéressant car la sortie se fait en rente. C’est vrai en général mais il est possible réglementairement de récupérer son capital (avec une taxation forfaitaire de 15%) dans le cadre de l’achat d’une résidence principale (sous réserve de ne pas en posséder une déjà sur les 2 dernières années).

    Donc il est possible d’investir sur les marchés, via de la gestion passive et des ETFs, dans un cadre fiscal potentiellement favorable et d’en sortir 25 ans après le capital pour finaliser un achat immobilier.

    Ce procédé offre une grande souplesse (location + investissement passif), moins de risque (risque de moins value immobilière + performance des actions sur 25 ans).

    Qu’en pensez vous?

    Frédéric

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Fréderic,

      Effectivement, de manière générale je ne pense pas que le PERP soit une bonne idée, pour les nombreuses raisons que j’ai expliquées dans le livre.
      Cependant les produits évoluent, donc je vous remercie d’attirer mon attention. Il ne faut pas être dogmatique !

      J’ai l’impression que seul le PERP que vous mentionnez permet d’investir sur des ETF non? Linxea PERP ne le permet pas par exemple.
      Mais prenons l’exemple de Mes Placements Lignage :
      – Le fonds en Euros n’a pas super bien performé, mais à la limite ce n’est pas très grave. Lorsque l’on investi sur 25 ans on peut prendre du « risque »
      – Frais: 0,5% sur les versements, et 1% de gestion par an … alors qu’on trouve du 0,5%-0,6% sur UC dans les bonnes AV.

      La fiscalité de la rente n’est pas géniale donc on a fortement intérêt à ce que son TMI baisse à la retraite.
      Mais si on fait le cas de la résidence principale, êtes vous certain qu’il y a une taxation forfaitaire de 15%? Quelle est votre source? J’ai regardé rapidement sur Internet et je trouve des éléments contradictoires. Cela pourrait être imposé comme un revenu classique.

  4. Jean-Marc dit :

    Hello,
    Merci pour ces informations. Heureusement que je touche régulièrement des revenus suite à un placement que j’ai fait auprès de cette société : https://www.corum.fr/ . J’ai bien fait, car je pense que l’argent de la pension ne sera pas suffisant pour être à l’aise financièrement.
    Passe une bonne journée

  5. Bonsoir,

    A propos de cette phrase : « Ainsi le Cadre qui gagne 2,7 fois le SMPT devra accumuler à peu près 1,2 Million d’Euros de patrimoine. », je reconstitue les 1,2 millions d’euros somme étant le résultat du SMPT (2800 euros indiqués bruts en début d’article) * 2,7 * 12 mois par ans, * 13 années
    Cependant, et surtout pour m’assurer si j’ai ou non bien compris, ne faudrait-il pas considérer un smtp net dans le calcul de ce patrimoine ?
    Merci.
    Christophe

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Christophe et Bravo pour la lecture attentive !

      En fait, je ne voulais pas trop me tracasser avec la complexité de la fiscalité, vu le nombre d’hypothèses déjà prises.
      Vous avez tout à fait raison, il faut raisonner en net. Le SMPT est brut, et le taux de remplacement est net (attention, en fonction des sources le taux de remplacement n’est pas toujours net).
      Donc, il faut que les rendements nets de votre épargne comblent les 40% de votre manque à gagner net.

      Mais quand je pensais à 3% de performance, je pensais à 3% brut. Les fonds en Euros et les dividendes dont je parlent sont bien bruts. Même dans une enveloppe fiscale favorable comme l’assurance vie et le PEA, vous payez au moins la CSG-CRDS, soit 15,5% aujourd’hui, ce qui n’est pas si loin des charges salariales. Pour l’économie de loyers vous êtes bien en net de charges sociales, mais vous avez pas mal d’autres taxes (Taxe Foncière…) et des charges (maintien en bonne condition de l’appartement et de l’immeuble).

      Mais c’est vrai que concernant, l’impôt sur le revenu, si votre épargne est dans votre résidence principale, votre PEA et vos assurances vie, vous allez optimiser. Sauf si vous voulez sortir en rente, où la fiscalité est encore différente.

      De toutes les façons, c’est juste pour se donner un ordre d’idée.
      Par exemple, si vous voulez transmettre ce n’est pas la même chose, car vous ne voulez pas grignoter votre patrimoine. Aussi, souvent on hérite entre 50 et 60 ans (cf Piketty par exemple ici) , et 25% des cadres héritent de plus de 100K€ (source : INSEE, Enquête Patrimoine 2010).

      Enfin, il est probable que l’épargne rapporte de moins en moins (pour plein de raisons différentes) et que certains coûts vont exploser (impôt, santé, études des enfants alors qu’on est déjà à la retraite vu que l’on a des enfants de plus en plus tard, etc.)

      Cela fait vraiment beaucoup de paramètres, que chacun doit adapter à son propre cas (fiscalité, horizon de temps etc.) et des hypothèses sur l’environnement économique, démographique, géopolitique et financier d’ici 30 à 50 ans…
      Mais en approximation, on arrive quand même à se faire une vague idée. Je pense qu’il est sage de viser quand même plus de 10 ans de salaire brut.

      Bien à vous