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QUE PENSER DES ROBO ADVISORS ?

POINTS CLÉS

  • Les robo advisors aident les particuliers à gérer leur portefeuille financier, mais ce terme recouvre des réalités très différentes.
  • En France les robo advisors les plus intéressants sont Wesave, Yomoni et Nalo.
  • Les robo advisors apportent une réelle valeur ajoutée à de nombreux épargnants, notamment parce qu’ils évitent de faire des erreurs et les aident à combattre leur biais psychologiques.

Les concepts de robo advisor

Si vous vous intéressez aux start-ups vous et plus spécialement à celles dans la finance, que l’on appelle les fintech, vous avez sûrement entendu parler des robo advisors. Il s’agit d’acteurs on line qui vous aident à optimiser et gérer votre patrimoine financier. La promesse : une performance de votre épargne élevée grâce à des frais contenus, mais aussi une expérience utilisateur agréable et moderne.

Les robo advisor viennent des États-Unis

Cette tendance vient, comme souvent, des États-Unis. Parmi les nombreux acteurs qui se sont développés au cours des dernières années, nous pouvons citer :

  • Wealthfront qui a accumulé 11 milliards de dollars d’encours sous gestion en à peine quelques années.
  • Betterment a lui accumulé 13 milliards d’encours.

En comparaison, Boursorama le leader français de l’assurance vie on line, et acteur présent depuis des années, a deux milliards d’encours en assurance vie. Linxea a accumulé « seulement » 1,4 milliard d’Euros en 15 ans, alors que c’est un excellent courtier en ligne.

Différents modèles de robo advisor en France

Le concept américain a été adapté à l’environnement français, notamment réglementaire et fiscal. Cependant, le concept de robo advisors recouvre une très grande variété de proposition de valeur :

  • Certains vous donnent des conseils pour que vous puissiez prendre des décisions par vous-même et d’autres gèrent pour vous votre argent.
  • Certains s’appuient sur des fonds actifs et d’autres sur des fonds passifs ou ETF (Exchange Traded Funds).
  • Certains adaptent l’allocation de façons très régulière, ce qui s’apparente à une forme de gestion active et d’autres ne font que du rééquilibrer le portefeuille afin maintenir la même allocation (entre classes d’actifs et géographies)
  • Certains s’appuient sur des conseillers (CGPI) et d’autres sont purement on line.

Qu’est-ce qu’un bon robo advisor pour l’Épargnant 3.0 ?

Il est tout à fait possible de piloter son épargne en autonomie de manière performante sans y passer trop de temps

Le livre Épargnant 3.0 et cet article explique comment optimiser son portefeuille financier à moindre coût et par soi-même. Piloter par soi-même son portefeuille financier est possible, mais il faut reconnaître que le processus d’ouverture d’une assurance vie est assez complexe. Beaucoup de gens s’arrêtent devant tous ces papiers à remplir et le choix très large de fonds disponibles. De même, tout le monde n’a pas envie d’apprendre à passer un ordre de bourse sur un PEA.

Il faut comparer les robo advisors aux gestions déléguée ou gestion pilotée

C’est tout à fait accessible, mais on peut comprendre que cela n’intéresse tout simplement pas une bonne partie de la population. On pense alors à déléguer la gestion à un professionnel. Vous trouverez les termes « gestion déléguée » ou « gestion sous mandat ».

Cependant, déléguer la gestion de son épargne est, comme je l’explique dans cet article, est souvent une très mauvaise idée. En effet, en général les frais de gestion sont élevé et ils proposent uniquement des fonds actifs à frais élevés. Pourtant, ces fonds actifs font dans l’immense majorité moins bien que les ETF.

Est-ce que les robo advisors changent la donne ?

Les conditions nécessaires pour être un bon robo advisor

Cependant, à mon sens, ces robo-advisors peuvent être adaptés à l’Épargnant 3.0 s’il respecte certaines conditions.

Simple d’accès avec une interface moderne

Un bon robo advisor doit absolument avoir un processus d’inscription et de gestion parfaitement fluide. Il faut une expérience utilisateur parfaite tout au long de la vie du compte.

L’application doit aussi être digne de ce nom !

Des frais peu élevés

Comme nous l’expliquons régulièrement sur ce blog, l’Épargnant 3.0 doit optimiser ses frais. Il faut donc que le robo advisor ait des frais contenus et transparents. Il va sans dire qu’il faut qu’il s’appuie sur des fonds indiciels ou ETF (Exchange Traded Funds), aussi appelés trackers. L’objectif est d’avoir des frais totaux le plus bas possible. L’AMF a récemment publié les frais des fonds en France. On y apprend que les fonds actions françaises ont facturé en moyenne 2,2% de frais en 2018. En comparaison, il est aisé de trouver des ETF avec des frais de moins de 0,4% par an, et on peut construire un portefeuille d’ETF avec des frais de gestion annuels de 0,2% sans trop de difficulté.

Grâce à ces frais très bas, la performance des ETF est tout simplement exceptionnelle. Les ETF sont régulièrement classés dans les tous meilleurs fonds.

Une capacité à vous aider à définir votre profil de risque

Lorsque l’on veut piloter son épargne de manière efficace, une des choses les plus difficile à faire est de déterminer le niveau de risque que l’on doit et surtout peu prendre. Pour simplifier à l’extrême, plus un portefeuille financier est composé d’actions plus il est risqué (en tout cas sur le court terme) … mais plus il est performant. Il faut trouver le bon équilibre.

Un bon robo advisor doit aussi avoir un questionnaire performant vous permettant d’identifier vos projets et votre tolérance au risque afin d’avoir une allocation de votre portefeuille financier vraiment adapté à votre profil.

Un bon robo advisor ne doit pas seulement conseiller, mais piloter votre épargne de bout en bout

A mon sens, un robo advisor ne doit pas seulement vous conseiller, mais il doit gérer pour vous votre épargne. Quitte à prendre un robo advisor autant qu’il fasse le travail jusqu’au bout. Cela me paraît très important, car le plus grand ennemi de l’investisseur est lui-même.

Déléguer la gestion, plutôt que choisir une allocation conseillée, permettra probablement de passer plus sereinement les krachs ou en tout de faire le moins d’erreurs possible. Pour plus d’information sur les erreurs des investisseurs vous pouvez vous référer à l’article ce blog « L’investisseur est son meilleur ennemi, il investit à contre temps ».

L’accès aux meilleures enveloppes fiscales : assurances vie et PEA

Enfin, il doit s’appuyer sur des enveloppes financières intéressantes, notamment sur le plan de la fiscalité:

  • La plupart des robo advisor s’appuie sur l’assurance vie. La fiscalité de l’assurance vie est assez bonne jusqu’à un montant de 150 000 et lorsque l’on a des enjeux fort de succession.
  • Le PEA (Plan d’Epargne en Action) a une fiscalité encore plus attractive que celle de l’assurance vie. C’est vraiment une option à ne pas négliger.

Quels sont les bons robo advisors en France ?

A aujourd’hui, trois robo advisors respectent en grande partie à ces critères :

  • Wesave
  • Nalo
  • Yomoni
    Wesave robo avisor
Yomoni robo avisor

Ils vous permettent de créer un portefeuille financier adapté à votre profil, gèrent pour vous votre épargne financière, s’appuient sur des fonds indiciels (parfois non accessibles au public et très bien montés) ou ETF, et sont agréables à utiliser. Mais qu’en est-il des tarifs ?

Tout d’abord, assurons-nous de comparer ce qui est comparable. Si vous appliquez à la lettre les conseils donnés dans le livre, vous obtiendrez des frais réellement optimisés, inférieurs à 0,5% par an. Mais les robo-advisors ne font pas la compétition avec le « Do It Yourself », mais, comme je l’écrivais plus haut, plutôt avec les allocations sous gestion sur les assurances vie et les PEA. Et dans l’article « Les gestions sous mandat et les allocations conseillées sont souvent peu conseillées » nous avons montré que les frais totaux pouvaient devenir extrêmement élevés. En effet, il faut ajouter les frais de l’assurance vie, du gestionnaire et des fonds actifs. Il en résulte que le coup complet d’une assurance vie pilotée, même chez les acteurs on-line, peut monter à 4% !

L’offre de Yomoni et les frais associés

Qui est Yomoni ?

Yomoni est une société de gestion créé en 2015. C’est le premier robo advisor en France avec plus de 10 000 clients et 100 millions d’euros d’encours.

Les actionnaires de Yomoni sont :

  • Les fondateurs
  • Le Crédit Mutuel Arkea
  • Iéna Venture, l’incubateur de la Financière de l’Echiquier
  • Le management

Quelle est l’offre ?

Yomoni a une offre assez large :

  • Une assurance vie, en partenariat avec l’assureur Suravenir
  • Un PEA
  • Une offre plus haut de gamme, appelée Yomoni Society
  • Une offre pour les enfants appelée Yomoni Kids
  • De l’épargne salariale
  • Ils distribuent même une assurance vie pilotée au travers du courtier Linxea

Quels sont les frais ?

Yomoni prélève 0,7% de frais de gestion sur la partie investie en actions, et aucun frais de gestion sur la partie fonds en euros (en plus des frais internes du fonds en Euros).

A cela s’ajoute les frais de l’assurance vie de 0,6% et les frais internes des ETF inférieurs à 0,3%

Il en résulte que les frais totaux vont de 0,6% pour le profil le moins risqué (en fonds en Euros) à 1,6% pour les profils uniquement en Unités de Compte (0,6% de frais d’assurance vie, 0,7% de mandat d’arbitrage et 0,3% pour les ETF).

L’offre de Wesave et les frais associés

Qui est Wesave ?

Wesave a été lancé en 2016. Amundi, le célèbre gestionnaire d’actifs et d’ETF est progressivement monté au capital.

Désormais, WeSave est une filiale à 100% d’Amundi, même si l’entreprise garde une autonomie opérationnelle.

Quelle est l’offre ?

Wesave propose :

  • Une assurance vie, en partenariat avec l’assureur Suravenir
  • Un contrat de capitalisation
  • Une offre pour les mineurs, Yomoni Kids
  • De l’immobilier défiscalisant type PINEL ou Malraud, et des SCPI (des sociétés d’immobilier non cotées)

Quels sont les frais ?

Wesave a la même structure tarifaire sur les profils complètement en unité de compte, mais applique les frais de son mandat de gestion aussi sur la partie fond en Euros. Il en résulte que Wesave est plus cher pour les profils peu ou moyennement risqués.

L’offre de Nalo et les frais associés

Qui est Nalo ?

Nalo a été créé un peu plus tard, mi 2017. La start-up a réalisé une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de 67 investisseurs clients et des business angels.  Ce choix assez original pour lever des capitaux permet une plus grande indépendance vis à vis des actionnaires.

Quelle est l’offre ?

Nalo propose :

  • Une assurance vie, en partenariat avec l’assureur Generali (à noter qu’à partir de 250 000 euros d’encours vous êtes accompagné par un conseiller patrimonial).

Quels sont les frais ?

Les frais sont de gestion de l’assurance vie sont de 0,85% (tant sur les Unités de Compte que sur les fonds en euros) auquel s’ajoute 0,55% sur les fonds indiciels et les frais internes des ETF, inférieurs à 0,3%.

Offre spéciale Nalo
500 euros offerts chez Nalo (offre spéciale)

Pour en savoir plus sur Nalo, allez voir mon article dédié à ce robo advisor innovant.

Focus sur le robo advisor Yomoni

Étant donné que Yomoni est à, mon sens, le robo advisor le plus intéressant en France, faisons un focus sur son offre.

Une interface moderne et pensée

La souscription à une assurance vie classique peut être complexe pour un Épargnant 3.0, même s’il est motivé. En effet, une fois votre questionnaire de risque rempli, l’assureur vous propose un portefeuille type, une sorte d’allocation conseillée. Mais bien évidemment, il y a de fortes chances qu’il vous pousse vers des fonds actifs fortement chargés en frais. Il faut alors bien penser à se mettre en gestion libre et choisir vous-même le fonds en euros et les ETF, qui ne sont pas toujours faciles à trouver.

Il n’y a pas ce souci chez Yomoni, car l’allocation qu’il va vous proposer est fondée sur les fonds en Euros et des ETFs, comme présentée dans le livre Épargnant 3.0. De plus, l’expérience utilisateur dans ce processus d’inscription est vraiment très simple, totalement digitalisée.

D’ailleurs de manière générale, je trouve l’interface utilisateur à la fois belle et bien pensée. C’est vraiment le jour et la nuit avec une assurance vie classique.

Interface Yomoni

Un choix d’ETF et de fonds indiciels optimisée

Il faut aussi noter que les ETF et fonds indiciels à disposition du gérant sont vraiment intéressants. Ce sont des ETFs s’appuyant sur des indices de qualité, dont beaucoup ne sont pas accessibles sur des assurances vie classiques ou dans le cadre du PEA. En voici quelques-uns :

  • L’iShares Core MSCI World, un ETF est à réplication physique et a des frais annuels de 0,2%. Pour rappel, l’ETF d’Amundi éligible au PEA a des frais annuels de 0,38%. Et les assurances vie classiques s’appuient souvent sur le Lyxor MSCI World à 0,3% par an.
  • Des trackers Vanguard, non disponibles sur les autres assurances vie. Le Vanguard S&P 500 a des frais annuels de 0,07% par an. L’Amundi disponible sur PEA coûte 0,15% par an.
  • Des fonds indiciels BNP Paribas réservés aux institutionnels.

Un excellent service client

Les seules fois où j’ai eu affaire au service client du client, j’ai eu des réponses précises et rapides.

Le reporting de performance est transparent est très lisible. De plus, Yomoni envoie des commentaires de marchés qui peuvent intéresser certaines personnes, mais surtout des analyses permettant de réfléchir à ses investissements sur le long terme.

Dernier point, et non des moindres, j’ai rencontré plusieurs fois l’équipe et elle est très pro et motivée. D’ailleurs que le Directeur Général de Yomoni est aussi un adepte de la gestion passive et de l’evidence based investing. Il a d’ailleurs rédigé la postface de mon dernier livre Créer et piloter un potefeuille d’ETF.

Offre spéciale Yomoni

Les points d’amélioration de Yomoni

Cependant, il y a bien sûr quelques points d’améliorations :

  • j’espère que les frais pourront baisser progressivement et en particulier sur l’offre PEA (que je trouve assez chère par rapport à un PEA en autonomie).
  • il faudrait avoir une meilleure vue du patrimoine financier global du ménage pour que le robo-advisor propose un portefeuille piloté qui s’insère parfaitement dans ce patrimoine.
  • j’espère qu’il y aura un jour des portefeuilles adaptés à des investisseurs avancés : pensons à ceux veulent faire du smart beta ou du trend following (il s’agit de momentum sur indices, un sujet que je traiterai dans un article prochain). Mettre en place ces stratégies en autonomie n’est pas simple (techniquement et surtout psychologiquement), et le robo-advisor pourrait prendre un sérieux avantage.
  • d’ailleurs, il pourrait être intéressant d’avoir une gestion automatisée, fondée sur des études académiques, plutôt qu’une gestion que l’on peut appeler discrétionnaire. En tout cas, la gestion pourrait être plus transparente lorsqu’elle utilise des signaux systématiques.
  • enfin, il serait possible d’aller au-delà du blog actuel, avec notamment des articles plus avancés d’une part et un forum privé d’autre part (pour échanger entre investisseurs et avec l’équipe de gestion)

C’est un service jeune et je ne doute pas que de nouvelles fonctionnalités vont être proposées sous peu. Au final, on ne peut être que positif sur cette innovation.

Conclusion pour l’Épargnant 3.0 : les robo advisors facilitent la gestion et évitent de faire des erreurs

Les investisseurs particuliers en autonomie peuvent faire des erreurs

L’Épargnant 3.0 peut très largement, s’il s’en donne la peine, piloter son patrimoine financier en autonomie. Les frais seront au plus bas. Cependant, il prend un risque de faire des erreurs, en particulier, au plus mauvais moment, lors d’un krach. Les investisseurs individuels sont nombreux à vendre au plus bas après avoir subi de fortes pertes.

D’ailleurs, il suffit de regarder ce qui s’est passé récemment pour comprendre qu’il est difficile de résister à la tentation de chercher à entrer et à sortir du marché au « bon moment »… alors qu’il s’agit souvent d’un mauvais moment. Je suis absolument certain que de très nombreux investisseurs sont sortis du marché à cause du Brexit, à cause de Trump ou encore à cause du référendum en Italie. Qui imaginerait que suite à ces événements la bourse exploserait ?

Un bon robo advisor pourra tout de même être utile même à un investisseur averti

Un robo advisor devrait aider les investisseurs à limiter leur risque d’erreur

S’appuyer sur un robo advisor permettra à un investisseur individuel de limiter le risque de faire des erreurs. A mon sens cela vaut bien les 1% de frais annuels additionnels par rapport à un investissement en autonomie, optimisant ses avoirs entre son assurance vie et son PEA. De plus, l’écart diminue à, à peu près, 0,5% pour celui qui investit en assurance vie avec des fonds en euros et des ETFs. Mais il faut surtout comparer aux autres formes de gestion déléguée, et là c’est au moins deux fois moins cher !

Par ailleurs, vous gagnez en prime une inscription très facile et une expérience utilisateur sans commune mesure.

Pourquoi pas en complément d’une gestion en autonomie ?

D’ailleurs, pourquoi ne pas mettre une partie de son portefeuille en gestion autonome et une autre partie sur un robo advisor ? Cela peut être un benchmark intéressant. Encore une fois, il s’agit plus d’un benchmark plus sur votre psychologie que sur votre capacité à construire un portefeuille de trackers performant.

Dernier point, j’espère que d’autres acteurs vont arriver sur le marché. Cela poussera vers plus de services et plus d’innovation.

Sur ce, je vous souhaite le meilleur pour votre épargne, et surtout pour tout le reste.

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29 Comments

  1. beauventre fabrice dit :

    Bonjour Edouard, je viens de te découvrir et commencé hier a lire tes deux livres, je me pose la question suivante et j’aimerais ton avis, merci

    Je possède un P.E.A je compte y mettre des etf aprés avoir lu tes livres, quel est le porte feuille idéal entre un pea avec action et etf 60/40, assurance vie fond et indice 30/70 et les robots?

    je t’avoue je suis perdu, pourquoi pas les 3?

    Merci de m’éclairer, sache que je possède une épargne sécuritaire et que maintenant je vise le haut rendement
    Cordialement Fabrice

  2. Bonjour,

    J’ai souscrit il y a plus d’un an un contrat AV Yomoni à quelqu’un de ma famille, je constate avec le temps que leur gestion ne me plait guère et les frais attaque quand même le rendement…
    Savez-vous s’il est possible de récupérer la gestion sans à avoir à clôturer étant donné que l’argent est détenu au Crédit mut.

    Merci à ceux qui m’aideront

  3. Alexandra dit :

    Bonsoir Monsieur PETIT.
    Merci pour votre livre Epargnant 3.0.

    Avec mon compagnon, nous devons ouvrir un PEA chacun. On voulait ouvrir chez Bourse Direct ou Fortuneo un PEA et y mettre un ETF Monde. Mais nous avons vu aussi les profils P7 ou P8 de Yomoni. Pour un tracker Monde, on achète via un ordre de bourse mais y a-t-il des moments pour acheter ou non ? Si c’est complexe, ne faut-il pas mettre notre argent chez Yomoni ?

    Enfin, un CGPI nous conseille des AV en parallèle et nous justifie ses frais de gestion (1%) par sa faculté à obtenir un rendement de 5% tous les ans via un panachage fonds euros / UC 5 étoiles Morningstar. Crédible ou vaut-il mieux partir sur un fonds euros simple chez LinXea Avenir par exemple ?

    Merci d’avance et bravo pour votre idée de formation – action !

    1. Bonjour Alexandra,
      – Il faut acheter régulièrement
      – Les robo advisors et l’investissement en direct sont deux solutions intéressantes
      – Moi je ne pense pas que ce soit crédible, et cette option vous coûte probablement bien plus que 1% par an
      – N’hésitez pas à vous inscrire à la formation, ça aidera certainement à passer à la vitesse supérieure.

  4. Bonjour,

    Vous mentionnez que les frais Yomoni pour un PEA sont encore trop élevés vs une gestion autonome d’un PEA ?
    Dans quelles conditions Yomoni est intéressant pour le cas précis du PEA ?

    Merci beaucoup !

    Thibault

  5. Sandrine dit :

    bonjour edouard

    je dispose actuellement de 230000 euro de cote recupere suite a une cloture de compte a terme vtb a 4.15 . je ne m interessai guerre a la bourse jusqu a il y a quelques jourd apres lecture de votre blog et livre j ai bien compris l utilisation d un etfs via assurance vie ou pea .aujourd hui je suis locataire de mon logement avec 2 enfants seule je ne souhaite pas acheter ma residenc3 principale pour le moment je pensais suivre votre strategie du fond euro et etfs j ai donc ouvert une av sur boursorama juste a 350 euro pour commencer et je suus surprice de voir dans leur tableau que le fond n est garanti net de mes versements mais deduit de frais de gestion chaque annee quand je regarde leur tableau je perds de l argent tous les ans … c etait bien net de frais de gestion avant ? du coup mes versements sont impactes de leur frais de gestion dois je quand meme investir dessus ou preferez une autre av ? car en cas de rendement negatif des fonds euro ce qui va tres certainement arriver ce fond est devenu risque .que me conseillez vous tout en sachant que mon pel est a bloc mon livret a aussi le reste attend un investissement .
    merci pour vos conseils avises .

    1. Bonjour Sandrine,

      Les performance des fonds sont données, dans l’immense majorité des cas, net de frais de gestion. Historiquement vous n’auriez pas perdu d’argent. Mais dans le futur certains fonds euros pourraient être négatifs du montant das frais.
      C’est le cas des fonds en euros proposés par Generali, Suravenir, Spirica, mais pas Apicil j’ai l’impression. Vous pouvez voir pour Linxea Zen, c’est le meilleur contrat Apicil. Posez la question à Linxea afin d’être sûr et faîtes nous un retour s’il vous plaît.

      Bien à vous

  6. Bravo pour l’approche et la pédagogie. Il y a un point qui m’échappe, le lazy c’est en faire le moins possible dans un mode de gestion passif en répliquant un indice, monde de préférence, qui reproduit la gestion active globale. Mais alors pourquoi ici et dans tous les commentaires il n’y a que des experts qui ont plusieurs stratégies, plusieurs types de contrats et le moins qu’on puisse dire une gestion ACTIVE (et compétente ce n’est pas mon propos). Cela ne contredis pas l’objectif premier ? Ne peut-on pas UNIQUEMENT investir par versements, mensuels bien évidemment et donc mécaniques (pour ne jamais faillir) sur 2 ETF, 90 Monde & 10 émergent, idéalement sur un contrat d’assurance vie pour encore plus d’avantage et de simplicité, comme vous le conseillez avec détermination et point barre ! Pour le long terme bien sur. A lire tous les commentaires personne ne fait aussi simple. Et puis les 1mn par mois, pourquoi faire au fait ? N’est-ce pas plutôt une seule fois par an ? Bref je me demande pourquoi on ne vous écoute pas plus mais je crois comprendre, c’est pour profiter de vos compétences en la (les) matières mais in fine votre auditoire fait bien de la gestion active, en y mixant un peu de passif… comme quoi la nature humaine et surtout nos faisceaux de connaissances nous empêchent d’être bête et simple…

    1. Edouard Petit dit :

      Je suis bien d’accord, la volonté de surperformer et de complexifier est assez incroyable ! Pourtant, j’essaye de rappeler constamment qu’il faut chercher à faire simple.
      Votre solution 90% monde + 10% émergent mâtine de fonds en euros, et même en AV pour faire plus simple est top !

      Le truc c’est que à partir du moment où on s’intéresse où on se passionne, on a envie de profiter de se savoir.

      Moralité, mon 2 livre est sur les portefeuilles d’ETF parce que les gens veulent savoir, mais je passe mon temps à rappeler que faire simple n’est pas un échec mais plutôt un gage de succès.

  7. Jérémy dit :

    Bonjour Edouard.

    Je suis client Yomoni et WeSave depuis plusieurs mois, avec un contrat d’assurance vie de chaque côté.
    La gestion chez WeSave me paraît un peu plus conservative : ils ont d’ailleurs du fonds euro sur tous leurs profils, y compris le plus risqué !

    Je dispose également d’un PEA chez un courtier classique (Binck) que je gère moi-même pour le moment, en suivant une approche Lazy (80% World + 20% CAC 40 pour un petit tilt patriote).

    Ayant un peu peur de ma réaction quand la bourse chutera, j’envisage de bouger ce PEA chez Yomoni pour limiter ce risque psychologique.

    Le PEA géré par Yomoni vous paraît-il pertinent par rapport à un contrat d’assurance-vie chez eux en profil 10 ?
    Les deux contrats ayant les mêmes frais, je ne sais pas si le PEA reste très pertinent (à part peut-être pour des question de garantie des dépôts…).

    Merci d’avance pour tout élément de réflexion que vous pourrez m’apporter.

    Jérémy

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Jérémy,

      Je pense que Wesave est bien aussi, mais un peu plus cher, c’est une des raisons pour lesquelles je préfère Yomoni.
      Je n’ai pas comparé récemment leur style de gestion. Il faudrait interviewer les deux afin de comparer ! J’avais comparé il y a quelques temps, mais comme c’est discrétionnaire c’est difficile d’en tirer des conclusions.

      Je pense que garder votre PEA quitte à ne pas trop l’alimenter est judicieux car vous avez adopté une stratégie qui fonctionne et ce sera l’occasion de tester votre psychologie. En plus c’est quand même moins cher.
      Vous pouvez faire vos apports principalement sur Wesave & Yomoni.

  8. Bonjour Édouard,

    Votre très bon livre évoque la répartition obligations / actions, notamment au sein d’une assurance vie et d’un PEA (et l’évolution de cette répartition en fonction de l’âge, de l’appétence au risque, du mental etc.)
    Comment cela se passe-t-il dans le cadre d’enveloppes hétérogènes ?

    Mon exemple :
    – 1 assurance vie Boursorama en co-adhésion, 100% fonds euros
    – 1 assurance vie Linxea Avenir (pour prendre date) à mon nom, 100% fonds euros
    – 1 PEA avec très récemment un tracker MSCI World en lazy
    – Le reste (80%) en PEL, Livret A, LDD etc, qui ne rapporte donc pas grand chose.

    Dans le cadre d’une approche lazy, est-il pertinent de souscrire en plus chez Yomoni par exemple, quitte à moins épargner sur le PEA (pour respecter la répartition) ?

    De la même manière, j’ai toujours été réticent à intégrer des UC dans mon AV Boursorama, préférant maintenant mettre les actions dans mon PEA.

    Mais sans être sûr que ma stratégie soit vraiment pertinente.

    Arnaud

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Arnaud,

      Normalement il faut faire l’équilibre sur l’ensemble de votre patrimoine (toutes enveloppes confondues). Je ne me souviens plus du questionnaire Yomoni pour savoir si ils savent gérer ça un minimum pour vous proposer une allocation.

      Si vous êtes prêt à gérer vous même votre PEA, c’est évidemment une option moins chère. Mais comme je le dis dans l’article le robo advisor malgré son prix a quand même des avantages.

      Oui, on peut par exemple faire :
      – Poche pas risquée : AV boursorama + Avenir full fonds euro
      – Poche risquée : PEA + Robo Advisor dans un niveau de risque élevé.

      Mettre des UC -ETF ou non- dans une AV (hors robo adivsor) présente peu d’avantages par rapport à un PEA (hors sujets de succession).

  9. Bonsoir et merci beaucoup pour votre livre et pour ce site.

    Vous finissez le livre en évoquant la thématique de cet article (robo advisors) mais aussi qu’aux US il existe des conseillers en investissements passifs et que cela émerge en Grande-Bretagne. Auriez vous des références ou liens à ce propos ?
    Merci

  10. Bonsoir,

    j’ai déjà ouvert un compte PEA chez bourse direct en 2016 en prenant un tracker monde, pour 2017 j’aimerais ouvrir une assurance vie. Si je prend chez yomoni le fond exclusivement en euro pour économiser les frais, est-ce que cela correspond à la stratégie du livre ou alors vaut-il mieux allez chez une assurance du type linxea ? A contrario si j’ouvre une assurance vie chez yomoni en prenant un profil risqué type 8, cela ne ferait-il pas un peu doublon puisque j’ai déjà un Pea tracker monde ?

    1. Edouard Petit dit :

      Bonsoir,

      Vous pouvez prendre uniquement le fonds en Euros chez Yomoni, mais l’intérêt est vraiment faible.
      Si vous prenez Yomoni avec votre réel profil de risque ca va faire un peu doublon. Il faudrait voir précisément comment Yomoni pose les questions sur les profils d’investissement.
      In fine, les robo advisors devraient donner des conseils sur l’ensemble du patrimoine, ou en tout cas prendre en compte l’ensemble du patrimoine pour faire leur allocation.
      Ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

  11. Merci beaucoup pour votre réponse.

    J’ai un peu de mal à comprendre quels sont les frais supplémentaires que supportent les trackers dans une assurance vie. Par exemple, Darjeeling et Croissance avenir prennent 0.6% de frais de gestion pour les fonds euros et les unités de compte. Quels sont les autres frais que supportent les trackers, hormis les coûts de transaction (ponctuels) et les coûts du tracker lui même, qui sont assez faibles ?

    Désolé de pinailler, mais vu la faiblesse des rendements actuels, je rogne sur tout ;)

    1. Edouard Petit dit :

      C’est cela. Par exemple, pour Darjeeling:
      0,6% de frais de gestion + 0,3% (à peu près, et ça dépend) pour le tracker = 0,9% en tout.
      Je crois qu’il n’y a pas de coût de transaction (en tout cas affiché)

      Dans un PEA ce n’est que 0,3% + les frais de transaction

      Un robo advisor est plus cher, mais comme je l’indique à la fin de l’article cela peut présenter un intérêt malgré tout

  12. Bonjour,

    Une chose m’a surpris en regardant l’allocation d’actifs de Yomoni. Comme vous le savez sans doute, leurs investissements sont souvent logés dans une assurance vie. Mais passé un certain niveau de risque, la société n’investit plus dans des fonds euros tout en gardant une poche d’actifs sans risque via des trackers d’emprunts d’Etat.

    Pourtant, vous indiquiez dans un de vos précédents articles que la poche d’actifs non risqués devait être d’abord constituée de fonds euros.

    Qu’en pensez-vous ?

    PS : merci beaucoup pour votre site web. Ca fait un bout de temps que j’essaie de mettre au point un système « lazy » pour mon épargne et vous avez répondu à la plupart de mes interrogations !

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      vous avez tout à fait raison. Yomoni utilise des ETF obligataires plutôt que des fonds en Euros, dès que le profil devient un peu risqué.

      Quand on fait un portefeuille d’ETF on a toujours un avis un peu différent de celui qui l’a fait.

      A titre personnel, j’aurais mis du fonds en Euros. En plus on aurait économisé les frais de gestion du mandat dessus …
      Mais les ETF obligataires sont plus transparents que les fonds en Euros. On ne sait pas trop ce qu’il y a dans les fonds en Euros. Je comprends donc la démarche.

      Pour moi le fonds en Euros reste un très bon investissement, mais avec la baisse des rendements il faut surveiller. On va voir ce que nous réserve 2016.
      On risque de devoir passer aux ETF obligataires un jour, mais net de frais ils ne rapportent rien. Alors peut être que le cash sera une meilleure affaire ! (mais en dehors de l’assurance vie, ce qui n’est pas le principe du robo advisor).

      Au final, je ne pense que je n’aurais pas fait comme ça, mais ce n’est pas un choix rédhibitoire.

  13. André DUCAMP dit :

    Bonjour,
    Selon vous peut on espérer des performances similaires entre yomoni et we save sur le long terme en mandat le + agressif ? vaut il mieux concentrer ses versements sur une seule enveloppe ou répartir équitablement entre ces deux acteurs pour profiter de deux gestions en même temps . Merci bien

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      A mon sens les performances devraient être relativement proches, à ceci près que la gestion est discrétionnaire et qu’ils pourraient prendre des décisions radicalement différentes. Cela pourrait donc diverger assez nettement au final.
      Choisir plusieurs gestionnaire fait tendre in fine vers le portefeuille de marché.
      Ce sont deux bonnes offres, on peut les mixer.

  14. Bonjour,

    Pourriez vous étayer les raisons qui font que vous préférez Yomoni à WeSave ?

    Mis à part les frais de gestion du mandat appliqué sur la poche fonds euros, qui disparait donc pour des profils plus risqués, quels sont les autres points qui font la différence pour vous ? L’interface, les etfs utilisés, le style de gestion ?

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour,

      Déjà je n’ai absolument rien contre Wesave. Yomoni et Wesave on une approche assez similaire … à part les frais. Mais je trouve que c’est quand même un peu exagéré de prendre des frais de gestion de mandat sur la partie des fonds en Euros. On arrive sur cette partie à 0,7% de frais de mandat + 0,6% de frais de gestion du fonds en Euros, soit 1,3% en tout. Imaginons que le fonds en Euros ait une performance brute de frais de gestion d’un peu plus de 3%, ça fait à peu près 40% qui part en frais de gestion. Et vu que les rendements des fonds en Euros vont continuer à baisser ça va être de plus en plus impactant.

      Sinon, normalement Wesave devrait avoir en échange de ces frais plus élevés une qualité de conseil supérieure, mais je n’ai pas testé.

      Les ETFs sont kif kifs et c’est la même assurance vie et fonds en Euros.

      Et pour le style de gestion c’est difficile à dire car les deux font de la gestion discrétionnaire et on ne sait donc pas comment ils investissent. J’espère que l’on aura bientôt plus de transparence de ce côté là et/ou que l’on aura de l’investissement systématique. Il me paraît un peu bizarre de prôner la transparence des ETF et penser qu’une gestion discrétionnaire est meilleure.

  15. Bonjour Edouard,

    Concernant le trend following, vous pensez par exemple à une application de dual Momentum comme présenté dans le bouquin d’Antonacci? C’est une stratégie que je souhaiterais mettre en place, mais il n’y a pas d’ETF le permettant dans aucune de mes AV (On trouve des ETFs sur le S&P500, oui, mais aucun autour du ACWI ex US, tel que prôné dans les backtests du livre (et des papiers disponibles sur le web)).

    C’est d’ailleurs un peu frustrant de constater que le panier d’ETF dans les AVs se ressemble beaucoup: il y a principalement Lyxor et Amundi, donc on retrouve toujours les mêmes etfs.

    Ce serait bien que Yomoni se démarque des autres.

    Pour ma part, je teste grandeur nature sur un montant faible pour l’instant un dual momentum articulé autour du fond en euro, du MSCI World (Lyxor), et du Emerging (toujours chez Lyxor), afin d’avoir un bassin géographique différent.
    Je suis donc actuellement 100% emerging.

    Désolé si commentaire un peu hors sujet, mais je voulais partager.

    Wind.

    1. Edouard Petit dit :

      Bonjour Wind,

      Oui le dual Momentum est du trend following.
      A mon avis, il ne faut pas être arcbouté sur le SP500 vs ACWI ex US, cela fonctionne aussi avec du SP500+Euro(pe) voir avec trois modules SP500/Euro(pe)/Emerging. Le world+emerging est probablement une option aussi.

      Mais c’est typiquement le genre de chose qu’il serait intéressant de déléguer à un gestionnaire plutôt que de faire soit même.

  16. christophe dit :

    Merci pour cet article qui tombe a point nommé me concernant étant justement en pleine réflexion quand a l’ouverture d’un compte Yomoni.
    Juste une petite remarque, une petite ligne concernant les compte titre aurait été bien venue pour nous, les francais expatrié n’étant pas éligible aux PEA.

    1. Edouard Petit dit :

      Tant mieux que vous y trouviez un intérêt.
      Pas faux pour le CTO ! Il faut dire que n’étant pas expatrié l’intérêt de ce compte n’est pas flagrant. Pourtant je sais que Yomoni a pas mal de comptes titres, justement pour expatriés.
      Je vais regarder et vous dire ce que j’en pense. Mais je n’ai pas beaucoup d’expertise sur la gestion de l’expatriation (et notamment la fiscalité qui va avec … et qui dépend du pays d’expatriation).