Blackrock
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BLACKROCK – ISHARES FAUT-IL AVOIR PEUR ? MON AVIS SUR LE REPORTAGE D’ARTE

Arte vient de diffuser un reportage sur Blackrock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde : « Ces financiers qui dirigent le monde – Blackrock ». Le reportage est globalement à charge contre Blackrock et contre les ETF (Exchange Traded Funds). En effet, Blackrock, grâce à sa marque iShares, est un des tout premiers émetteurs d’ETF et de fonds passifs dans le monde. Ils sont au coude à coude avec Vanguard.

Ce reportage a même créé plus d’émoi dans la communauté Épargnant 3.0 que les commentaires de Michael Burry sur la bulle des ETF (voir mon article sur le sujet). En effet, vous avez été nombreux à m’écrire à ce sujet, afin d’avoir mon avis.

Ce que j’ai aimé dans ce reportage sur Blackrock et donc iShares

J’aime lorsque l’on parle des ETF, même en mal

La première chose, c’est que je suis toujours content lorsque l’on parle de finance et surtout des ETF dans un média grand public. Même lorsque cela est en mal. Il y aura une petite partie des téléspectateurs qui aura envie d’en savoir plus. Bienvenue à vous si vous arrivez sur cette page après avoir regardé le reportage. Allez tout de même faire un tour sur cette page de mon site afin de mieux comprendre.

On connaît mieux la société Blackrock, effectivement mal connue du grand public

Beaucoup de gens apprendront plein de choses sur Blackrock. C’est vrai que c’est une société peu connue et intéressante. Le sujet d’Aladdin, son système de gestion des risques, est tout à fait intéressant. Aussi, saviez-vous que le business des ETF vient en fait de la Barclays ? Dommage pour la Barclays …

Pour ma part, cela m’a permis d’aller vérifier l’évolution du cours de l’action de Blackrock. Effectivement, comme dit dans le reportage, un investissement sur Blackrock aurait été assez fructueux : depuis 2000, 17% par an net d’inflation pour Blackrock contre un peu plus de 3% pour un ETF S&P 500. La volatilité de l’action de Blackrock a été 2 fois supérieure à celle du S&P 500, mais tout de même.

En revanche, ils disent que Blackrock a pris son envol à partir de 2008 … et depuis 2008 la performance de l’action de Blackrock a été identique à celle de d’un ETF S&P 500, avec un peu plus de 6% par an net d’inflation et une volatilité deux fois supérieure. Depuis 10 ans, il aura été beaucoup plus intéressant d’investir dans un produit de Blackrock iShares que dans Blackrock …

Le reportage met en lumière un vrai sujet : l’impact des gestionnaires sur la gouvernance des entreprises

Le reportage met en lumière un des seuls problèmes réels sur les ETF. On voit beaucoup de gens qui critiquent les ETF, mais avec des arguments réellement dénués de bon sens. Mais il existe un vrai sujet : c’est celui de la gouvernance. Comment vote le gestionnaire d’actifs lorsque vous investissez au travers d’eux ? C’est sûr que si Blackrock se dit un défenseur de l’ESG (Environnement Social Gouvernance) et vote, dans les faits, de façon contraire aux assemblées générales des entreprises, c’est un problème. Si Blackrock incite les entreprises dont il est actionnaire à faire des ententes entre elles, c’est aussi un gros problème.

Cela étant ce n’est pas le problème des ETF en particulier, c’est le problème de la gestion d’actifs en général.

Par ailleurs, Larry Fink, le PDG de Blackrock promeut souvent les valeurs sociétales et environnementales. Il a aussi très présent sur le débat sur les armes aux Etats-Unis. Est-ce qu’il vaut mieux une société qui promeut ces valeurs et qui va faire (un peu, beaucoup, trop) du Greenwashing ou une société qui ne promeut pas ces valeurs ? C’est à vous de voir.

Ceux qui veulent en savoir plus sur la façon dont Blackrock voit le sujet de la gouvernance peuvent aller sur ce lien sur le site de Blackrock. C’est hyper détaillé.

La gouvernance en entreprise selon Blackrock

On trouve notamment le tableau ci-dessous. Il montre les statistiques sur les votes en Europe, Moyen-Orient et Afrique au 2e trimestre 2019. Je vous laisse juge.

Stastiques sur les votes de Blackrock

Oui, il faut contrôler Blackrock

On ne peut être que d’accord sur le fait qu’il faille absolument surveiller une société qui gère autant d’argent.

On ne peut être que d’accord également sur le fait qu’il faille surveiller une société qui a autant de droits de votes.

On ne peut être que d’accord qu’un duopole (en l’occurrence avec Vanguard), de façon générale, doit être surveillé.

Oui, il faut surveiller Blackrock ! D’ailleurs, oui, il faut surveiller les ETF !

Ce que je n’ai pas aimé dans ce reportage d’Arte

Blackrock ne spécule pas, ce sont les épargnants qui spéculent

Je trouve que le problème principal est que l’on veut faire croire que Blackrock spécule, pour son propre compte. Ce n’est pas le cas. Blackrock investit l’argent pour le compte des investisseurs. Il n’a que très peu de marges de manœuvre. La marge de manœuvre est nulle dans le cas de la gestion passive, qui représente 2/3 de ses encours (1/3 pour les ETF iShares, 1/3 pour les fonds passifs non cotés, 1/3 pour les fonds actifs). Mais elle est aussi très faible dans le cadre de la gestion active. Lorsque vous investissez dans un fonds actif, vous donnez mandat à un gestionnaire pour investir selon une ligne directrice. Oui, il peut prendre certaines libertés (sans trop le dire toujours), mais il est quand même rare de voir un fonds actif « France » investir en Chine !

Il en résulte que Blackrock fait encourir beaucoup moins de risque systémique que ce qu’il est dit dans ce reportage. Le risque systémique ce sont les investisseurs. Vous êtes le risque systémique, pas Blackrock !

Arte s’inquiète de ce que ferait Blackrock lors de crises boursières. Mais lors des krachs ce sont les investisseurs qui font n’importe quoi et alimentent encore plus la crise. Ce serait liberticide si on incitait Blackrock à s’opposer à cela. Vous voulez qu’un gestionnaire de fonds vous empêche de gérer votre argent comme vous le voulez ? Arte peut-être, mais moi pas !

Du sensationnalisme

Oui faire peur fait vendre ! Oui le complotisme fait vendre ! Arte le sait, en use et en abuse.

Dès le départ du reportage, on est mis dans l’ambiance. Les reporters visitent le bâtiment de Blackrock avec moult descriptions. On y parle de barrières imposantes pour rentrer. Voyez par vous-même, c’est risible :

L’entrée de la société Blackrock

Je connais vraiment beaucoup d’entreprises qui ont des barrières bien plus imposantes que celles-là !

Autre sujet presque amusant. Ils s’étonnent d’avoir du mal à trouver un employé ou un ex-employé de Blackrock pour critiquer Blackrock de façon non anonyme.

Scoop ! Chers amis d’Arte, sachez que c’est une bonne pratique que tous les employés connaissent : ce n’est jamais bon de critiquer son ex-employeur de manière ouverte, que ce soit dans l’industrie financière, l’automobile ou les chocolats ! Il n’est d’ailleurs même pas très bien vu de le faire en privé non plus à mon avis.

Le seul employé interviewé raconte vraiment n’importe quoi. Il trouve que la vie est dure chez Blackrock, car il a des objectifs commerciaux (sans blague) et que « son bonus est lié à sa performance » ! Un employé d’une entreprise privée qui se plaint que son bonus soit lié à ses performances. Je comprends qu’il ne veuille pas qu’on le reconnaisse et qu’il soit inquiet pour sa carrière !

Un énorme problème avec les interviews des experts

Je trouve qu’il y a un vrai problème avec les experts interviewés. Soit ils n’y connaissent vraiment rien, soit ils ont été coupés au montage (et on ne comprend plus rien), soit ils ont eu trop de formations sur le story telling.

Les exemples sont très nombreux. Mais franchement entendre un professeur d’université dire qu’il ne savait pas que Tim Cook (le PDG d’Apple) n’était pas le premier actionnaire d’Apple. Cela me fait mal.

Ce n’est pas parce que c’est un programme grand public qu’il faut aller aussi loin dans le story telling. Ici ce n’est pas du story telling utilisé de façon positive afin de faire passer un message, c’est de la manipulation.

Blackrock n’est pas une société secrète

Blackrock est une société cotée, si vous voulez avoir des informations officielles (et contrôlées), il y a vraiment beaucoup de documents disponibles.

Par exemple, on peut voir dans le graphique ci-dessous, que les revenus tirés d’Aladdin ne pèsent pas lourd par rapport aux revenus tirés de la gestion pour compte de tiers.

Pourtant, dans le reportage, Arte veut faire passer qu’Aladdin est au centre de tout.

La répartition du chifre d’affaires de Blackrock

Le sujet de la gouvernance par les gestionnaires d’actifs est tout de même traité de manière incomplète

Le sujet sur la gouvernance n’est pas aussi bien traité que je l’aurais aimé. Mais ce n’est probablement pas le lieu. Par exemple, Blackrock n’a que 4% d’Apple, derrière Warren Buffett. Ce n’est pas un sujet intéressant ça ? Vous croyez qu’avec 4% ils ont vraiment un poids ? Et pourquoi ils ne parlent pas du « problème Warren Buffett » ? Il s’agit bien évidemment d’une boutade afin de montrer qu’il y a un côté absurde à ces arguments anti ETF.

Un autre exemple : ils disent que Blackrock est un énorme actionnaire de toutes les sociétés du CAC 40. Ils citent précisément l’Oréal et Airbus. Comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois sur ce blog, les ETF possèdent selon l’AMF, 3% du CAC 40 ! Par ailleurs, le premier actionnaire d’Airbus est l’État (enfin, des États européens). Et je n’ai pas vu Blackrock dans la liste des premiers actionnaires. J’ai trouvé Vanguard avec moins de 2% … Je vous laisse juger si cela franchit pour vous les limites de la désinformation.

Vous croyez qu’avec 2% du capital on engendre un problème de gouvernance ?

Je partage avec vous la liste des actionnaires d’Airbus …

Actionnaires d’Airbus

Par ailleurs, on pourra trouver cela « intéressant » que l’on reproche aux investisseurs passifs de ne pas s’intéresser aux entreprises et de ne pas voter aux assemblées générales. Ici, on reproche le contraire.

Vous noterez d’ailleurs que Blackrock ne vote pas toujours comme un beni oui-oui selon les recommandations du management des entreprises en place. Voici la preuve avec ce graphique.

Les votes de Blackrock contre le management en place

Je n’ai pas tout compris

Honnêtement, même en me concentrant, et en ayant tout de même quelques connaissances sur le sujet, je n’ai pas tout compris. Par exemple, je n’ai absolument pas compris le lien qui est fait entre Blackrock et les retraites !

Je n’ai pas du tout compris non plus comment Blackrock pouvait utiliser potentiellement des informations confidentielles pour son propre bénéfice. Le reportage parle de la Grèce. Blackrock a 2/3 de ses encours en fonds passif. Ça fonctionnerait comment un délit d’initié avec des fonds passifs ? Si Arte peut m’expliquer.

On mélange tout et il n’y vraiment pas de propositions

Le reportage dit bien que les ETF ont été bénéfiques pour les épargnants. Ils parlent même du triple effet : c’est mieux diversifié, c’est moins cher, et du fait des ETF les fonds actifs ont baissé leurs coûts. Bravo Arte, c’est bien cela.

Mais, en même temps ils passent 90% du reportage à les critiquer.

Arte préférerait que les épargnants mettent leur argent dans des fonds à frais élevés (et qui sous-performent le marché) ?

En plus, en fait, sans le savoir, dans le reportage, ils critiquent plus les problèmes de la gestion active. C’est la gestion active qui peut choisir (à la marge) où l’argent va, et qui travaille sur la valorisation des ETF … pas la gestion passive !

On mélange tout !

Le reportage d’Arte sur Blackrock a des erreurs manifestes

Je ne vais pas lister toutes les erreurs dans ce reportage, tellement elles sont nombreuses. Mais en voici quelques-unes.

Les fonds propres des gestionnaires d’actifs

Augmenter les fonds propres d’un gestionnaire d’actifs n’aurait pas les impacts imaginés dans le reportage. Blackrock investit l’argent de ses clients en fonction de ce que les investisseurs demandent, c’est tout ! Blackrock ne spécule pas selon son bon vouloir avec son propre argent. Il suffit de se renseigner un peu et de regarder le rapport annuel.

La chute des bourses et la bulle des ETF

Le passage sur la chute des bourses soit-disant due aux ETF est comique. Ce n’est pas Blackrock qui dit aux actionnaires d’ETF de vendre leurs ETF. La chute serait due aux investisseurs.

De plus, contrairement à ce qui est dit, une chute de la bourse n’entraîne pas des pertes pour les sociétés cotées (même si la chute de la bourse n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour l’économie).

Les épargnants ne prêtent pas d’argent à Blackrock

Il est dit que les épargnants prêtent leur argent à Blackrock pour l’investir. Dans l’immense majorité des cas, il ne s’agit pas d’un prêt. Un ETF est une société (différente de l’émetteur d’ETF) dont vous êtes actionnaire.

Il existe bien des produits cotés (ETP) qui sont sous forme de créance. C’est par exemple le cas pour les trackers Or. Cependant, ce n’est pas le sujet ici.

Des exemples souvent faux

Un exemple parmi tant d’autres. Le plus gros actionnaire de l’Oréal est la famille Bettencourt, et de loin. Vanguard a 1% et Blackrock n’est même pas dans la liste. Donc non Vanguard n’est pas un gros actionnaire de L’Oreal, contrairement à ce qui est dit dans le reportage.

Regardez par vous même :

Actionnaires de L’Oreal

Naturellement, le téléspectateur classique ne va jamais aller vérifier.

Des avis incohérents

Un expert se plaint que les dirigeants d’entreprises aiment les gros gestionnaires d’actifs, car leurs fonds apportent de la stabilité ! On peut vraiment se plaindre de la stabilité apportée par Blackrock ?

Je pense que Blackrock n’a que faire de la baisse des cours de la société Deutsche Wöhnen dont on parle à la fin du reportage. Ce n’est pas Blackrock qui perd de l’argent. Ce sont les épargnants qui ont investi dans un fonds qui investit dans la société allemande.

Lisez le Tweetstorm de Philippe Maupas sur le reportage d’Arte sur Blackrock – iShares

Quelques jours avant le visionnage du documentaire, j’avais discuté de ce reportage avec mon ami Philippe Maupas. Philippe est un grand connaisseur du monde de le finance et de la gestion passive. Aussi, il m’a fait l’honneur de rédiger la préface de « Créer et piloter un portefeuille d’ETF ».

Cependant, j’ai réussi à ne pas lire jusqu’au moment où j’écris ces mots son Tweetstorm sur «  Ces financiers qui dirigent le monde – Blackrock ». On se rejoint sur pas mal de choses, allez voir ses Tweets (d’ailleurs vous pouvez aussi me suivre sur Twitter ici)

Pensez à vous abonnez aux Tweet de Philippe et suivez son blog. C’est à la fois très intéressant et très bien écrit. Un must …

Quelques extraits des Tweets de Philippe Maupas

Le documentaire de Tom Ockers sur BlackRock (« Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock ») a l’immense mérite de s’intéresser à un secteur important, mais très mal connu du grand public

Seuls les ETF sont présentés comme systématiquement dangereux, pas les fonds gérés activement. Le flash crash de 2010 aux États-Unis prend une importance considérable alors que c’est à mon avis un phénomène mineur et qu’il n’a pas été causé par les ETF.

Non, BlackRock ne versera pas une pension aux futurs retraités qui placent leur argent dans les ETF iShares

Quant à la description d’Aladdin, une « intelligence artificielle » qui conseille et déconseille les valeurs, elle m’a fait sourire. Elle a néanmoins le mérite de mettre en lumière cet outil de gestion du risque stratégique pour BlackRock.

Si l’on imposait des fonds propres plus élevés aux sociétés de gestion, « les fournisseurs d’ETF disposeraient de moins d’argent pour spéculer ». C’est complètement idiot. Un ETF ne spécule pas et il n’y a aucun lien entre fonds propres et actifs dans les ETF.

Et pour mettre en perspective BlackRock (BR), cette « puissance secrète qui s’empare de notre argent », et Facebook (FB), le gentil réseau social, quelques chiffres (2018). FB : CA 55,8 milliards $, résultat net 22,112 milliards $, marge opérationnelle 44,6% BR : CA 14,12 milliards $, résultat net 4,36 milliards $, marge opérationnelle 44,3%

Tous ces commentaires sont tout à fait justes. J’aime beaucoup le dernier.

J’ajouterais que la capitalisation boursière de Facebook est de plus de 500 milliards de $ tandis que celle de Blackrock est de « seulement » 60 milliards. Blackrock n’est même pas dans les 100 premières capitalisations boursières américaines. Et cela placerait Blackrock au même niveau que Safran dans le CAC 40 !

Cela relativise un peu non ?

Conclusion pour l’Epargnant 3.0 sur « Ces financiers qui dirigent le monde – Blackrock » sur Arte

Oui, le reportage est grand public.

Oui, le reportage est, je trouve, à charge.

Oui, le reportage mélange tout : gestion active et gestion passive, fonds spéculatifs et investissements, etc.

Mais ce n’est pas inintéressant. Cela vaut le coup de regarder ce reportage, mais avec un regard critique.

Il est disponible en replay à l’heure où j’écris ces lignes et sur Youtube.

https://www.youtube.com/watch?v=Abz3Ab9HhaQ
Le reportage d’Arte sur Blackrock

Les commentaires sur Youtube sont ouverts, n’hésitez pas à y aller de votre propre avis. Ou ici même sur ce blog.

J’ai tout de même parcouru les commentaires sur Youtube. C’est vraiment inquiétant. Les gens prennent cela pour argent content comptant.

Quelques exemples :

Aucune chaîne télévisée ne peut s’asseoir à la table d’Arte? C’est du trop haut niveau. Vous me rendez fier de payer ma redevance… Merci je vous aime

Un commentaire sur Youtube

Passionnant! et terrifiant. merci Arte comme toujours

Un commentaire sur Youtube

BRAVO à ARTE pour cet excellent travail d’investigation. L’investisseur que je suis vous remercie.

Un commentaire sur Youtube

J’espère qu’un certain nombre fairont un tour par cette page.

Si vous voulez vraiment apprendre la gestion passive et les ETF, il vaut probablement mieux lire mes livres (vous pouvez commencer par Epargnant 3.0) et/ou suivre ma formation.

Sur ce je vous souhaite le meilleure pour votre épargne … et surtout pour tout le reste.

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13 Comments

  1. Bonsoir,
    Un excellent reportage sur la société BlackRock, malgré quelques complexités de la finance. Conseiller de la BCE surprenant ?
    Est-il le  » maitre  » extraordinaire du monde de la finance, d’investissement sur les sociétés mondiales ?
    Ce reportage laisse à réfléchir…

  2. Bjr
    Quels sont les liens avec Blackstone ?

  3. Bonjour,
    Blackrock est souvent solliciter par la BCE. Mais est ce qu’elle représente un danger systémique pour les banques ?

  4. Bonjour Edouard

    Un article intéressant et synthétique (…) sur les ETF dans Zone Bourse.

    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Un-panorama-du-marche-des-ETF–29468371/?countview=0

    On y apprend (et pour moi c’est une grosse surprise), que les ETF peuvent représenter presque 1/3 des volumes de transactions aux U.S.

    Pas si « passif » que ça finalement, je ne pensais pas que ces instrument qui a priori sont « anti-trading » pouvaient être si importants en matière d’activité d’échanges.

    Quel est votre avis à ce sujet?

    Fred

  5. comment voulez vous que les journalistes puissent faire un sujet dont ils ne maitrisent pas les details. ca me fait penser a l’affaire kerviel : presque aucuns juges ne maitrisent le sujet et ils et encore moins les avocats.

    ils ont qu’a interviever les bonnes personnes.

  6. Merci Edouard pour votre article, qui cette fois suscite, rapidement, des réactions très variées.

    Un mot simplement, ce sont souvent ces sujets à controverse, initiés à charge, très ‘dans l’air du temps’, pour un public qui veut entendre ce type d’arguments, réalisés par des pseudo-connaisseurs, qui in fine, suscitent des réactions déraisonnées.
    En d’autres temps, cela s’appellerait de la manipulation d’opinion.

    Qu’y-a-t-il de nouveau, peu de choses en fait; depuis la nuit des temps, que ce soit le sucre, le sel, les terres, l’or, l’argent…Les monnaies d’échanges, les investissements ont toujours existé.
    Rien de choquant, quand bien même les montants sont absolument énormes pour BlackRock mais aussi Vanguard et d’autres.

    Ce qui m’interpelle le plus, c’est la concentration d’une manière générale. Cela n’est jamais bon.

    Mais que penser des centaines de Mds, placés dans les Livret A, l’utilisation par les banques en est-elle adéquate ? que penser des milliers de Mds en Ass. Vie, les obligations sont-elles toujours investies dans des états solvables ?

    Alors oui, peut-être le monde est-il un peu régit par une gouvernance monétaire…mais aussi culturelle, intellectuelle, et sociale.
    Les peuples souffrent certainement des inégalités de répartition des richesses, mais pas dans nos pays, où le gâchis, la surconsommation de tous biens, les subventions et aides diverses ainsi que les ponctions fiscales, sont légion.
    Et probablement, oui, la finance pourrait-elle davantage considérer l’investissement pour la planète, mais cela change, l’économie verte gagne progressivement du terrain.

    Bref, mesure et hauteur de vue…rien de bien nouveau dans ce type de reportage, alarmiste pour pas grand chose.

  7. Bonjour,
    Merci pour ce décryptage très intéressant (je n’ai pas vu les documentaire d’Arte).
    Une remarque néanmoins concernant le tweet de Philippe Maupas: « Le flash crash de 2010 aux États-Unis prend une importance considérable alors que c’est à mon avis un phénomène mineur et qu’il n’a pas été causé par les ETF. »
    En octobre 2015 il y a bien eu un flash crash sur les ETF durant le première demie-heure de cotation, dû à l’impossiblité d’un certain nombre d’entre eux de coter à l’ouverture. De mémoire le SPY a perdu plus de 10% durant cette période, d’autres ETF comme FXH ont perdu jusqu’à 40% durant plusieurs dizaines de minutes.
    Sans remettre en cause le principe des ETF, sur lesquels j’investi, c’est bien la structure des ETF qui a été la cause de ce flash crash.
    Cordialement

  8. Merci Arte pour ce type de documentaire.
    Oui le monde est gouverne par l’argent et ces quelques grandes fortunes.
    Oui les peuples souffrent en silence et trop souvent dans l’ignorance.
    Oui la planète est pillée et souillée sans relâche avec soucis de profits toujours plus grands.

    De « gauche » ou « babacool » je ne cautionne pas l »apologie et les vertus épargnantes des fonds de type blackrock et consors
    Je suis profondément navre de votre manque d’humanité, de coeur,ou de bon sens…les investisseurs se tirent une balles dans le pied une fois de plus.( je ne vais pas pleurer sur leur sort quand le système va s’écrouler ces rois de la finance seront déchus)

    Longue vie a l’économie local, raisonnée et sociétale.

  9. BlackRock et les retaites : ma compréhension est que BlackRock est majoritairement, aux Etats-Unis, le gestionnaire des produits d’épargne retraite des salariés américains. Des produits d’épargne tels que ceux que nous connaissons en France : PERP, PERCO, PERE, Art. 83…
    A travers ces enveloppes d’épargne, les salariés américains investissent dans des fonds (notamment des produits iShares j’imagine) pour se consituer un capital pour leur retraite.
    Le reportage d’Arte est un peu confusant mais je comprends la question sous-jacente : que deviendraient les capitaux retraite de ces salariés américains si BlackRock disparaissait de la sphère financière ?
    C’est ma compréhension car le thème des retraites est évoqué au moment où le reportage fait allusion au risque systémique d’une éventuelle déconfiture de BlackRock (le reportage prend Lehman Brothers en exemple pour démontrer que la faillite dans la finance ne relève pas du mythe !). La concentration de la gestion de produits d’épargne retraite ne fait-elle pas globalement courir un risque aux investisseurs particuliers en cas de banqueroute du gestionnaire ?
    D’ailleurs, plus généralement, que deviennent les fonds / sommes investies par les particuliers en cas de faillite d’un gestionnaire d’actifs ? Le reportage n’en dit pas un mot.

    1. Bonjour Olivier, les ETF et les gestionnaires sont deux structures séparées, le gestionnaire peut faire faillite, l’ETF continue. C’est un peu comme dire « que se passe-t-il si le syndic de mon immeuble fait faillite ? »
      Ce n’est pas la fin du monde, mais ce n’est pas très pratique.
      Le véhicule n’est plus géré (dans le cas d’un véhicule indiciel on n’adapte plus en fonction des entrées et sorties de l’indice, …)
      Il faut trouver un nouveau gérant …

      Donc aucun impact systémique sur les retraites des américains si Blackrock faisait faillite.

  10. Quand on s’intéresse à un sujet ou l’autre , quel qu’ils soient, on se rend compte que les sujets que fait ARTE sont systématiquement largement bidons, sensationalistes, bourrés de biais idéologiques (d’une certaine gauche).

    Prenez la finance, l’agriculture, la politique, la nutrition,… Les journalistes n’ont aucune idée du « vrai » monde du travail, donc un vendeur payé à la performance les choque, comme cette improbable discours autour des employés Amazon qu’il faudrait plaindre parce que la pointeuse est à l’autre bout de l’entrepot. Ils ont un niveau économique de lycéen de SES. Ils suivent beaucoup le zeitgeist progressif des grands centres urbains.

    Bref, c’était cousu de fil blanc ce docu. Qu’il y ait des bonnes choses dedans que c’est encore surtout un docu pour convaincre les convaincus que la finance c’est trop méchant.

  11. Bonjour,

    J’ai trouvé le reportage d’ARTE plutôt bien réalisé. Cela change des reportages à sensation. L’impression que celui-ci est à charge contre Blackrock est surtout du, selon moi, au souhait du réalisateur de faire réfléchir le spectateur.
    Le sujet des ETF est important. Quand on voit, depuis quelques années, l’exposition grandissante sur ce type de produit de la part des investisseurs particuliers, je me demande les conséquences qu’il va y avoir sur les indices boursiers le jour où les marchés vont commencer à dérailler…

    1. Merci pour le retour.

      Quand on voit, depuis quelques années, l’exposition grandissante sur ce type de produit de la part des investisseurs particuliers, je me demande les conséquences qu’il va y avoir sur les indices boursiers le jour où les marchés vont commencer à dérailler…

      Je pense que cela n’a rien à voir avec les ETF. Les ETF remplacent les fonds actifs chers, et non le Livret A. Personne ne se met aux actions à cause / grâce aux ETF.
      Et si tout le monde vend des actions ou un fonds actif, il se passe la même chose …