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POINTS CLÉS

  • Les robo-advisors aident les particuliers à gérer leur portefeuille financier, mais ce terme recouvre des réalités très différentes.
  • WeSave et Yomoni semblent être les deux meilleurs robo-advisors du marché français, cependant ma préférence va à Yomoni.
  • Les robo-advisors apportent une réelle valeur ajoutée à de nombreux épargnants, notamment parce qu’ils évitent de faire des erreurs et les aident à combattre leur biais psychologiques.

Les concepts de robo advisor

Si vous vous intéressez aux start-ups vous et plus spécialement à celles dans la finance, que l’on appelle les fintech, vous avez sûrement entendu parler des robo-advisors. Il s’agit d’acteurs on line qui vous aident à optimiser et gérer votre patrimoine financier.

Cette tendance vient, comme souvent, des États-Unis. Parmi les nombreux acteurs qui se sont développés au cours des dernières années, nous pouvons citer :

  • Wealthfront qui a accumulé trois milliards de dollars sous gestion en à peine quatre ans.
  • Betterment a lui accumulé quatre milliards d’encours et l’entreprise vaudrait déjà plus de 700 millions de dollars (plus de 200 millions $ de tour de table).

En comparaison, Boursorama le leader français de l’assurance vie on line, et acteur présent depuis des années, a deux milliards d’encours en assurance vie. Linxea a accumulé un milliard d’Euros en 15 ans.

Le concept américain a été adapté à l’environnement français, notamment réglementaire et fiscal. Cependant, le concept de robo advisors recouvre une très grande variété de proposition de valeur :

  • Certains vous donnent des conseils pour que vous puissiez prendre des décisions par vous-même et d’autres gèrent pour vous votre argent.
  • Certains s’appuient sur des fonds actifs et d’autres sur des fonds passifs ou ETF.
  • Certains adaptent l’allocation de façons très régulière, ce qui s’apparente à une forme de gestion active et d’autres ne font que du rééquilibrer le portefeuille afin maintenir la même allocation (entre classes d’actifs et géographies)
  • Certains s’appuient sur des conseillers (CGPI) et d’autres sont purement on line.

 Qu’est-ce qu’un bon robo-advisor pour l’Épargnant 3.0 ?

Le livre Épargnant 3.0 explique comment optimiser son portefeuille financier à moindre coût et par soi-même. Cependant, à mon sens, ces robo-advisors peuvent être adaptés à l’Épargnant 3.0 s’il respecte certaines conditions.

Piloter par soi-même son portefeuille financier est possible, mais il faut reconnaître que le processus d’ouverture d’une assurance vie est assez complexe. Beaucoup de gens s’arrêtent devant tous ces papiers à remplir et le choix très large de fonds disponibles. De même, tout le monde n’a pas envie d’apprendre à passer un ordre de bourse sur un PEA. C’est tout à fait accessible, mais on peut comprendre que cela n’intéresse tout simplement pas une bonne partie de la population.

Un bon robo-advisor doit donc absolument avoir un processus d’inscription et de gestion parfaitement fluide. Il faut une expérience utilisateur parfaite.

Évidemment, l’Épargnant 3.0 doit optimiser ses frais. Il faut donc que le robo-advisor ait des frais contenus et transparents. Il va sans dire qu’il faut qu’il s’appuie sur des fonds indiciels ou ETF. L’objectif est d’avoir des frais totaux le plus bas possible. L’AMF a récemment publié les frais des fonds en France. On y apprend que les fonds actions françaises ont facturé en moyenne 2,2% de frais en 2015. En comparaison, il est aisé de trouver des ETF avec des frais de moins de 0,4% par an.

A mon sens, un robo-advisor ne doit pas seulement vous conseiller, mais il doit gérer pour vous votre épargne. Quitte à prendre un robo advisor autant qu’il fasse le travail jusqu’au bout. Cela me paraît très important, car le plus grand ennemi de l’investisseur est lui-même. Déléguer la gestion, plutôt que choisir une allocation conseillée, permettra probablement de passer plus sereinement les krachs ou en tout de faire le moins d’erreurs possible. Pour plus d’information sur les erreurs des investisseurs vous pouvez vous référer à l’article ce blog « L’investisseur est son meilleur ennemi, il investit à contre temps ».

Un bon robo-advisor doit aussi avoir un questionnaire performant vous permettant d’identifier vos projets et votre tolérance au risque afin d’avoir une allocation de votre portefeuille financier vraiment adapté à votre profil.

Enfin, il doit s’appuyer sur des enveloppes financières intéressantes, notamment sur le plan de la fiscalité. Il s’agit bien sûr de l’assurance vie et du PEA.

 Quels sont les bons robo-advisors en France ?

A aujourd’hui, deux robo-advisors respectent en grande partie ces critères : WeSave et Yomoni.

Ils vous permettent de créer un portefeuille financier adapté à votre profil, gèrent pour vous votre épargne financière, s’appuient sur des fonds indiciels (parfois non accessibles au public et très bien montés) ou ETF, et sont agréables à utiliser. Mais qu’en est-il des tarifs ?

Tout d’abord, assurons-nous de comparer ce qui est comparable. Si vous appliquez à la lettre les conseils donnés dans le livre, vous obtiendrez des frais réellement optimisés, atour de 0,5% par an. Mais les robo-advisors ne font pas la compétition avec le « Do It Yourself », mais plutôt avec les allocations sous gestion sur les assurances vie et les PEA. Et dans l’article « Les gestions sous mandat et les allocations conseillées sont souvent peu conseillées » nous avons montré que les frais totaux pouvaient devenir extrêmement élevés. En effet, il faut ajouter les frais de l’assurance vie, du gestionnaire et des fonds actifs. Il en résulte que le coup complet d’une assurance vie pilotée, même chez les acteurs on-line, peut monter à 4% !

En comparaison, Yomoni prélève 0,7% de frais de gestion sur la partie investie en actions, et aucuns frais de gestion sur la partie fonds en Euros (en plus des frais internes du fonds en Euros). Il en résulte que les frais totaux vont de 0,6% pour le profil le moins risqué (en fonds en Euros) à 1,6% pour les profils uniquement en Unités de Compte (0,6% de frais d’assurance vie, 0,7% de mandat d’arbitrage et 0,3% pour les ETF).

Wesave a la même structure tarifaire sur les profils complètement en unité de compte, mais applique les frais de son mandat de gestion aussi sur la partie fond en Euros. Il en résulte que Wesave est plus cher pour les profils peu ou moyennement risqués.

Focus sur Yomoni

Étant donné que Yomoni est à mon sens le robo-advisor le plus intéressant en France, faisons un focus sur son offre.

La souscription à une assurance vie classique peut être complexe pour un Épargnant 3.0, même s’il est motivé. En effet, une fois votre questionnaire de risque rempli, l’assureur vous propose un portefeuille type, une sorte d’allocation conseillée. Mais bien évidemment, il y a de fortes chances qu’il vous pousse vers des fonds actifs fortement chargés en frais. Il faut alors bien penser à se mettre en gestion libre et choisir vous-même le fonds en Euros et les ETF, qui ne sont pas toujours faciles à trouver. Il n’y a pas ce souci chez Yomoni, car l’allocation qu’il va vous proposer est fondée sur les fonds en Euros et des ETFs, comme présentée dans le livre Épargnant 3.0. De plus, l’expérience utilisateur dans ce processus d’inscription est vraiment très simple, totalement digitalisée.

D’ailleurs de manière générale, je trouve l’interface utilisateur à la fois belle et bien pensée. C’est vraiment le jour et la nuit avec une assurance vie classique.

Il faut aussi noter que les ETF et fonds indiciels à disposition du gérant sont vraiment intéressants. Ce sont des ETFs s’appuyant sur des indices de qualité, dont beaucoup ne sont pas accessibles sur des assurances vie classiques ou dans le cadre du PEA. En voici quelques-uns :

  • L’iShares Core MSCI World, un ETF est à réplication physique et a des frais annuels de 0,2%. Pour rappel, l’ETF d’Amundi éligible au PEA a des frais annuels de 0,38%. Et les assurances vie classiques s’appuient souvent sur le Lyxor MSCI World à 0,3% par an.
  • Des trackers Vanguard, non disponibles sur les autres assurances vie. Le Vanguard SP500 a des frais annuels de 0,07% par an. L’Amundi disponible sur PEA coûte 0,15% par an.
  • Des fonds indiciels BNP Paribas réservés aux institutionnels.

Les seules fois où j’ai eu affaire au service client, j’ai eu des réponses précises et rapides.

Le reporting de performance est transparent est très lisible. De plus, Yomoni envoie des commentaires de marchés qui peuvent intéresser certaines personnes, mais surtout des analyses permettant de réfléchir à ses investissements sur le long terme.

Dernier point, et non des moindres, j’ai rencontré plusieurs fois l’équipe et elle est très pro et motivée.

Cependant, il y a bien sûr quelques points d’améliorations :

  • j’espère que les frais pourront baisser progressivement et en particulier sur l’offre PEA (que je trouve assez chère par rapport à un PEA en autonomie).
  • il faudrait avoir une meilleure vue du patrimoine financier global du ménage pour que le robo-advisor propose un portefeuille piloté qui s’insère parfaitement dans ce patrimoine.
  • j’espère qu’il y aura un jour des portefeuilles adaptés à des investisseurs avancés : pensons à ceux veulent faire du smart beta ou du trend following (il s’agit de momentum sur indices, un sujet que je traiterai dans un article prochain). Mettre en place ces stratégies en autonomie n’est pas simple (techniquement et surtout psychologiquement), et le robo-advisor pourrait prendre un sérieux avantage.
  • d’ailleurs, il pourrait être intéressant d’avoir une gestion automatisée, fondée sur des études académiques, plutôt qu’une gestion que l’on peut appeler discrétionnaire. En tout cas, la gestion pourrait être plus transparente lorsqu’elle utilise des signaux systématiques.
  • enfin, il serait possible d’aller au-delà du blog actuel, avec notamment des articles plus avancés d’une part et un forum privé d’autre part (pour échanger entre investisseurs et avec l’équipe de gestion)

C’est un service jeune et je ne doute pas que de nouvelles fonctionnalités vont être proposées sous peu. Au final, on ne peut être que positif sur cette innovation.

Conclusion pour l’Épargnant 3.0

L’Épargnant 3.0 peut très largement s’il s’en donne la peine piloter son patrimoine financier en autonomie. Les frais seront au plus bas. Cependant, il prend un risque de faire des erreurs, en particulier, au plus mauvais moment, lors d’un krach. Les investisseurs individuels sont nombreux à vendre au plus bas après avoir subi de fortes pertes.

D’ailleurs, il suffit de regarder ce qui s’est passé cette année pour comprendre qu’il est difficile de résister à la tentation de chercher à entrer et à sortir du marché au « bon moment »… alors qu’il s’agit souvent d’un mauvais moment. Je suis absolument certain que de très nombreux investisseurs sont sortis du marché à cause du Brexit, à cause de Trump ou encore à cause de du referendum en Italie. Qui imaginerait que suite à ces évènements la bourse exploserait ?

S’appuyer sur un robo-advisor permettra à un investisseur individuel de limiter le risque de faire des erreurs. A mon sens cela vaut bien les 1% de frais annuels additionnels par rapport à un investissement en autonomie, optimisant ses avoirs entre son assurance vie et son PEA. De plus, l’écart diminue à, à peu près, 0,5% pour celui qui investit en assurance vie avec des fonds en Euros et des ETFs. Mais il faut surtout comparer aux autres formes de gestion déléguée, et là c’est au moins deux fois moins cher !

Par ailleurs, vous gagnez en prime une inscription très facile et une expérience utilisateur sans commune mesure.

D’ailleurs, pourquoi ne pas mettre une partie de son portefeuille en gestion autonome et une autre partie sur un robo-advisor ? Cela peut être un benchmark intéressant. Encore une fois, il s’agit plus d’un benchmark plus sur votre psychologie que sur votre capacité à construire un portefeuille de trackers performant.

Dernier point, j’espère que d’autres acteurs vont arriver sur le marché. Cela poussera vers plus de services et plus d’innovation.

Offre spéciale Yomoni

Étant donné que je pense que Yomoni est une offre intéressante pour les Épargnants 3.0, j’ai négocié avec l’équipe de ce robo-advisor une offre spéciale :

En utilisant mon code parrain EDOUARD01 vous toucherez entre 50€ et 200€ en fonction du montant que vous investissez ET, pour les premiers inscrits, vous recevrez mon livre « Épargnant 3.0 » en format papier ET un livre surprise dans la sélection de Yomoni.

L’offre est valable jusqu’au 31/12/2016 …

(et pensez à m’écrire un petit mail lorsque vous utilisez le code)

2016-12-16T06:27:34+00:00

20 Commentaires

  1. christophe 16 décembre 2016 à 04:18␣- Répondre

    Merci pour cet article qui tombe a point nommé me concernant étant justement en pleine réflexion quand a l’ouverture d’un compte Yomoni.
    Juste une petite remarque, une petite ligne concernant les compte titre aurait été bien venue pour nous, les francais expatrié n’étant pas éligible aux PEA.

    • Edouard Petit 16 décembre 2016 à 06:25␣- Répondre

      Tant mieux que vous y trouviez un intérêt.
      Pas faux pour le CTO ! Il faut dire que n’étant pas expatrié l’intérêt de ce compte n’est pas flagrant. Pourtant je sais que Yomoni a pas mal de comptes titres, justement pour expatriés.
      Je vais regarder et vous dire ce que j’en pense. Mais je n’ai pas beaucoup d’expertise sur la gestion de l’expatriation (et notamment la fiscalité qui va avec … et qui dépend du pays d’expatriation).

  2. Wind_p 20 décembre 2016 à 21:27␣- Répondre

    Bonjour Edouard,

    Concernant le trend following, vous pensez par exemple à une application de dual Momentum comme présenté dans le bouquin d’Antonacci? C’est une stratégie que je souhaiterais mettre en place, mais il n’y a pas d’ETF le permettant dans aucune de mes AV (On trouve des ETFs sur le S&P500, oui, mais aucun autour du ACWI ex US, tel que prôné dans les backtests du livre (et des papiers disponibles sur le web)).

    C’est d’ailleurs un peu frustrant de constater que le panier d’ETF dans les AVs se ressemble beaucoup: il y a principalement Lyxor et Amundi, donc on retrouve toujours les mêmes etfs.

    Ce serait bien que Yomoni se démarque des autres.

    Pour ma part, je teste grandeur nature sur un montant faible pour l’instant un dual momentum articulé autour du fond en euro, du MSCI World (Lyxor), et du Emerging (toujours chez Lyxor), afin d’avoir un bassin géographique différent.
    Je suis donc actuellement 100% emerging.

    Désolé si commentaire un peu hors sujet, mais je voulais partager.

    Wind.

    • Edouard Petit 21 décembre 2016 à 07:20␣- Répondre

      Bonjour Wind,

      Oui le dual Momentum est du trend following.
      A mon avis, il ne faut pas être arcbouté sur le SP500 vs ACWI ex US, cela fonctionne aussi avec du SP500+Euro(pe) voir avec trois modules SP500/Euro(pe)/Emerging. Le world+emerging est probablement une option aussi.

      Mais c’est typiquement le genre de chose qu’il serait intéressant de déléguer à un gestionnaire plutôt que de faire soit même.

  3. Lenny 24 décembre 2016 à 17:29␣- Répondre

    Bonjour,

    Pourriez vous étayer les raisons qui font que vous préférez Yomoni à WeSave ?

    Mis à part les frais de gestion du mandat appliqué sur la poche fonds euros, qui disparait donc pour des profils plus risqués, quels sont les autres points qui font la différence pour vous ? L’interface, les etfs utilisés, le style de gestion ?

    • Edouard Petit 25 décembre 2016 à 10:01␣- Répondre

      Bonjour,

      Déjà je n’ai absolument rien contre Wesave. Yomoni et Wesave on une approche assez similaire … à part les frais. Mais je trouve que c’est quand même un peu exagéré de prendre des frais de gestion de mandat sur la partie des fonds en Euros. On arrive sur cette partie à 0,7% de frais de mandat + 0,6% de frais de gestion du fonds en Euros, soit 1,3% en tout. Imaginons que le fonds en Euros ait une performance brute de frais de gestion d’un peu plus de 3%, ça fait à peu près 40% qui part en frais de gestion. Et vu que les rendements des fonds en Euros vont continuer à baisser ça va être de plus en plus impactant.

      Sinon, normalement Wesave devrait avoir en échange de ces frais plus élevés une qualité de conseil supérieure, mais je n’ai pas testé.

      Les ETFs sont kif kifs et c’est la même assurance vie et fonds en Euros.

      Et pour le style de gestion c’est difficile à dire car les deux font de la gestion discrétionnaire et on ne sait donc pas comment ils investissent. J’espère que l’on aura bientôt plus de transparence de ce côté là et/ou que l’on aura de l’investissement systématique. Il me paraît un peu bizarre de prôner la transparence des ETF et penser qu’une gestion discrétionnaire est meilleure.

  4. André DUCAMP 28 décembre 2016 à 21:53␣- Répondre

    Bonjour,
    Selon vous peut on espérer des performances similaires entre yomoni et we save sur le long terme en mandat le + agressif ? vaut il mieux concentrer ses versements sur une seule enveloppe ou répartir équitablement entre ces deux acteurs pour profiter de deux gestions en même temps . Merci bien

    • Edouard Petit 29 décembre 2016 à 08:36␣- Répondre

      Bonjour,

      A mon sens les performances devraient être relativement proches, à ceci près que la gestion est discrétionnaire et qu’ils pourraient prendre des décisions radicalement différentes. Cela pourrait donc diverger assez nettement au final.
      Choisir plusieurs gestionnaire fait tendre in fine vers le portefeuille de marché.
      Ce sont deux bonnes offres, on peut les mixer.

  5. Vince 2 janvier 2017 à 18:39␣- Répondre

    Bonjour,

    Une chose m’a surpris en regardant l’allocation d’actifs de Yomoni. Comme vous le savez sans doute, leurs investissements sont souvent logés dans une assurance vie. Mais passé un certain niveau de risque, la société n’investit plus dans des fonds euros tout en gardant une poche d’actifs sans risque via des trackers d’emprunts d’Etat.

    Pourtant, vous indiquiez dans un de vos précédents articles que la poche d’actifs non risqués devait être d’abord constituée de fonds euros.

    Qu’en pensez-vous ?

    PS : merci beaucoup pour votre site web. Ca fait un bout de temps que j’essaie de mettre au point un système « lazy » pour mon épargne et vous avez répondu à la plupart de mes interrogations !

    • Edouard Petit 3 janvier 2017 à 10:42␣- Répondre

      Bonjour,

      vous avez tout à fait raison. Yomoni utilise des ETF obligataires plutôt que des fonds en Euros, dès que le profil devient un peu risqué.

      Quand on fait un portefeuille d’ETF on a toujours un avis un peu différent de celui qui l’a fait.

      A titre personnel, j’aurais mis du fonds en Euros. En plus on aurait économisé les frais de gestion du mandat dessus …
      Mais les ETF obligataires sont plus transparents que les fonds en Euros. On ne sait pas trop ce qu’il y a dans les fonds en Euros. Je comprends donc la démarche.

      Pour moi le fonds en Euros reste un très bon investissement, mais avec la baisse des rendements il faut surveiller. On va voir ce que nous réserve 2016.
      On risque de devoir passer aux ETF obligataires un jour, mais net de frais ils ne rapportent rien. Alors peut être que le cash sera une meilleure affaire ! (mais en dehors de l’assurance vie, ce qui n’est pas le principe du robo advisor).

      Au final, je ne pense que je n’aurais pas fait comme ça, mais ce n’est pas un choix rédhibitoire.

  6. Vince 3 janvier 2017 à 17:52␣- Répondre

    Merci beaucoup pour votre réponse.

    J’ai un peu de mal à comprendre quels sont les frais supplémentaires que supportent les trackers dans une assurance vie. Par exemple, Darjeeling et Croissance avenir prennent 0.6% de frais de gestion pour les fonds euros et les unités de compte. Quels sont les autres frais que supportent les trackers, hormis les coûts de transaction (ponctuels) et les coûts du tracker lui même, qui sont assez faibles ?

    Désolé de pinailler, mais vu la faiblesse des rendements actuels, je rogne sur tout 😉

    • Edouard Petit 3 janvier 2017 à 18:04␣- Répondre

      C’est cela. Par exemple, pour Darjeeling:
      0,6% de frais de gestion + 0,3% (à peu près, et ça dépend) pour le tracker = 0,9% en tout.
      Je crois qu’il n’y a pas de coût de transaction (en tout cas affiché)

      Dans un PEA ce n’est que 0,3% + les frais de transaction

      Un robo advisor est plus cher, mais comme je l’indique à la fin de l’article cela peut présenter un intérêt malgré tout

  7. Eric 4 janvier 2017 à 17:54␣- Répondre

    Bonsoir,

    j’ai déjà ouvert un compte PEA chez bourse direct en 2016 en prenant un tracker monde, pour 2017 j’aimerais ouvrir une assurance vie. Si je prend chez yomoni le fond exclusivement en euro pour économiser les frais, est-ce que cela correspond à la stratégie du livre ou alors vaut-il mieux allez chez une assurance du type linxea ? A contrario si j’ouvre une assurance vie chez yomoni en prenant un profil risqué type 8, cela ne ferait-il pas un peu doublon puisque j’ai déjà un Pea tracker monde ?

    • Edouard Petit 4 janvier 2017 à 19:36␣- Répondre

      Bonsoir,

      Vous pouvez prendre uniquement le fonds en Euros chez Yomoni, mais l’intérêt est vraiment faible.
      Si vous prenez Yomoni avec votre réel profil de risque ca va faire un peu doublon. Il faudrait voir précisément comment Yomoni pose les questions sur les profils d’investissement.
      In fine, les robo advisors devraient donner des conseils sur l’ensemble du patrimoine, ou en tout cas prendre en compte l’ensemble du patrimoine pour faire leur allocation.
      Ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

  8. Marco 10 janvier 2017 à 00:55␣- Répondre

    Bonsoir et merci beaucoup pour votre livre et pour ce site.

    Vous finissez le livre en évoquant la thématique de cet article (robo advisors) mais aussi qu’aux US il existe des conseillers en investissements passifs et que cela émerge en Grande-Bretagne. Auriez vous des références ou liens à ce propos ?
    Merci

  9. Ralph 18 janvier 2017 à 15:12␣- Répondre

    Bonjour Édouard,

    Votre très bon livre évoque la répartition obligations / actions, notamment au sein d’une assurance vie et d’un PEA (et l’évolution de cette répartition en fonction de l’âge, de l’appétence au risque, du mental etc.)
    Comment cela se passe-t-il dans le cadre d’enveloppes hétérogènes ?

    Mon exemple :
    – 1 assurance vie Boursorama en co-adhésion, 100% fonds euros
    – 1 assurance vie Linxea Avenir (pour prendre date) à mon nom, 100% fonds euros
    – 1 PEA avec très récemment un tracker MSCI World en lazy
    – Le reste (80%) en PEL, Livret A, LDD etc, qui ne rapporte donc pas grand chose.

    Dans le cadre d’une approche lazy, est-il pertinent de souscrire en plus chez Yomoni par exemple, quitte à moins épargner sur le PEA (pour respecter la répartition) ?

    De la même manière, j’ai toujours été réticent à intégrer des UC dans mon AV Boursorama, préférant maintenant mettre les actions dans mon PEA.

    Mais sans être sûr que ma stratégie soit vraiment pertinente.

    Arnaud

    • Edouard Petit 18 janvier 2017 à 17:20␣- Répondre

      Bonjour Arnaud,

      Normalement il faut faire l’équilibre sur l’ensemble de votre patrimoine (toutes enveloppes confondues). Je ne me souviens plus du questionnaire Yomoni pour savoir si ils savent gérer ça un minimum pour vous proposer une allocation.

      Si vous êtes prêt à gérer vous même votre PEA, c’est évidemment une option moins chère. Mais comme je le dis dans l’article le robo advisor malgré son prix a quand même des avantages.

      Oui, on peut par exemple faire :
      – Poche pas risquée : AV boursorama + Avenir full fonds euro
      – Poche risquée : PEA + Robo Advisor dans un niveau de risque élevé.

      Mettre des UC -ETF ou non- dans une AV (hors robo adivsor) présente peu d’avantages par rapport à un PEA (hors sujets de succession).

  10. Jérémy 15 avril 2017 à 17:52␣- Répondre

    Bonjour Edouard.

    Je suis client Yomoni et WeSave depuis plusieurs mois, avec un contrat d’assurance vie de chaque côté.
    La gestion chez WeSave me paraît un peu plus conservative : ils ont d’ailleurs du fonds euro sur tous leurs profils, y compris le plus risqué !

    Je dispose également d’un PEA chez un courtier classique (Binck) que je gère moi-même pour le moment, en suivant une approche Lazy (80% World + 20% CAC 40 pour un petit tilt patriote).

    Ayant un peu peur de ma réaction quand la bourse chutera, j’envisage de bouger ce PEA chez Yomoni pour limiter ce risque psychologique.

    Le PEA géré par Yomoni vous paraît-il pertinent par rapport à un contrat d’assurance-vie chez eux en profil 10 ?
    Les deux contrats ayant les mêmes frais, je ne sais pas si le PEA reste très pertinent (à part peut-être pour des question de garantie des dépôts…).

    Merci d’avance pour tout élément de réflexion que vous pourrez m’apporter.

    Jérémy

    • Edouard Petit 16 avril 2017 à 07:15␣- Répondre

      Bonjour Jérémy,

      Je pense que Wesave est bien aussi, mais un peu plus cher, c’est une des raisons pour lesquelles je préfère Yomoni.
      Je n’ai pas comparé récemment leur style de gestion. Il faudrait interviewer les deux afin de comparer ! J’avais comparé il y a quelques temps, mais comme c’est discrétionnaire c’est difficile d’en tirer des conclusions.

      Je pense que garder votre PEA quitte à ne pas trop l’alimenter est judicieux car vous avez adopté une stratégie qui fonctionne et ce sera l’occasion de tester votre psychologie. En plus c’est quand même moins cher.
      Vous pouvez faire vos apports principalement sur Wesave & Yomoni.

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