Les dividendes font couler beaucoup d’encre ! Pour certains, il s’agit de la rémunération normale des actionnaires pour prendre le risque d’investir dans les entreprises. Pour les autres, c’est une rémunération passive imméritée. Certains pensent aussi que c’est la clé pour vivre sereinement sa liberté financière.

Essayons de mieux comprendre comment fonctionnent les dividendes et ce qu’il faut en penser en tant qu’épargnant, voire … en tant que citoyen.

Qu’est ce qu’un dividende ? 

Lorsque l’on est actionnaire d’une société, que ce soit une grande société cotée en bourse ou le commerce que l’on a monté à la force du poignet, on a des droits. D’une part on vote en assemblée générale les grandes décisions, et d’autre part on reçoit une partie du bénéfice annuel créé par la société. Le bénéfice c’est ce qui reste à la fin de l’année une fois que l’on a payé les fournisseurs, les employés, les créanciers et l’Etat.

En assemblée générale, les actionnaires votent pour l’affectation de ce résultat. Les possibilités sont multiples :

  • investir dans de nouveaux projets
  • augmenter les réserves de l’entreprise (le cash)
  • racheter des actions de l’entreprise (oui une entreprise peut racheter ses propres actions, c’est même très courant, et de plus en plus courant aux Etats-Unis)
  • distribuer un dividende

C’est ce que l’on appelle la politique de distribution.

La distribution d’un dividende n’a pas d’impact sur le patrimoine des actionnaires

Cela peut paraître bizarre, mais un actionnaire ne devient pas plus riche lorsqu’il reçoit des dividendes. Donc on ne peut pas vraiment considérer les dividendes comme une rémunération.

Cela a été théorisé par Modigliani et Miller dans un papier très important de 1961 (Dividend Policy, Growth and Valuation of Shares). Ces deux chercheurs sont devenus Prix Nobel d’Économie par la suite (Modigliani en 1985 et Miller en 1990). Afin de ne pas rentrer des détails des théories financières, prenons un exemple :

  • Imaginons une entreprise détenue à 100% par monsieur Immotep. Cette entreprise possède 10 immeubles qui valent chacun 1 million d’euros. La valeur de l’entreprise est donc de 10 millions d’euros. Et, étant donné que monsieur Immotep détient 100% de la société le patrimoine de monsieur Immotep est de 10 millions d’euros.
  • A la fin de l’année, la société a fait un bénéfice de 1 million d’euros issu des loyers des immeubles. Elle a donc 1 million en cash dans les caisses, à la banque. La société vaut donc 11 millions d’euros, soit la valeur des immeubles plus le cash. Le patrimoine de monsieur Immotep est passé à 11 millions d’euros.
  • A l’assemblée générale, les actionnaires (en réalité monsieur Immotep, en tant qu’actionnaire unique) décident de réinvestir ce 1 million d’euros dans un 11e immeuble à 1 million d’euros. A ce moment là la valeur de la société sera de … 11 millions d’euros (11 immeubles à 1 million d’euros) et le patrimoine de monsieur Immotep sera de 11 millions d’euros.
  • Si monsieur Immotep avait décidé que l’entreprise lui verse un dividende de 1 million d’euros, il posséderait la société valant 10 millions d’euros (les 10 immeubles) et 1 million de cash, soit 11 millions d’euros.

On le voit bien dans cet exemple la politique de distribution, n’a pas d’impact sur le patrimoine de l’actionnaire !

D’ailleurs, vous remarquerez qu’en bourse, la valeur de l’action décroit du montant du dividende, lorsque celui-ci est distribué.

Les dividendes élevés sont pour les sociétés matures

Dans le meilleur des mondes, normalement les entreprises devraient distribuer uniquement des dividendes, s’ils n’arrivent pas à trouver des projets suffisamment rentables. Le message est alors “cher actionnaire, nous sommes désolés, nous n’avons pas réussi à trouver des projets suffisamment rentables. Nous vous rendons donc cet argent. Nous espérons que vous arriverez, vous, à mieux faire fructifier cet argent”.

Il en résulte que normalement les dividendes devraient être réservés aux sociétés matures, avec peu de croissance.

Les dividendes montrent la bonne santé financière des entreprises

La théorie du signal

Cependant, le monde n’est pas tout blanc ou tout noir. Et certaines choses peuvent influencer la politique de dividendes.

Une première chose est la fiscalité des dividendes, on y reviendra.

Une autre chose est le signal donné par les dividendes, aux investisseurs, notamment aux actionnaires. Avoir un dividende qui se maintient, voir qui croit, donne un signal positif au marché. C’est une entreprise stable.

Au contraire, une baisse du dividende est souvent mal vécue par le marché. En fait, le marché pense que les managers, qui sont bien informés de la situation financière de l’entreprise, coupent le dividende parce qu’ils ne pourront pas le verser dans la durée, et donc que les perspectives sont mauvaises.

Aussi, ce n’est pas tant le dividende en tant que tel qui est un signal, mais l’évolution de la politique de distribution : par exemple si une entreprise verse régulièrement un dividendes, puis elle s’arrête …

Le dividend smoothing

D’ailleurs, beaucoup de sociétés, surtout anglo saxonnes, cherchent à avoir un dividende stable. De manière générale, et même en Europe les dividendes sont nettement plus stables que les bénéfices.

Par exemple, dans le graphique ci-dessous, nous pouvons observer les bénéfices (en rouge) et les dividendes (en bleu), aux Etats-Unis depuis 1980 (calculs de l’auteur sur la base données de R. Shiller, base 100 = bénéfices en 1980).

Ainsi, les dividendes ont nettement moins chuté que les bénéfices pendant les crises boursières et économiques de 2001 et de 2008.

Il faut par ailleurs noter que les rachats d’actions ont aussi largement augmenter sur la période aux Etats-Unis. Ce phénomène n’est pas représenté dans ce graphique.

Le contre exemple Royal & SunAlliance

Les chercheurs Berck et Demarzo relatent dans leur ouvrage Corporate Finance (il s’agit du manuel de finance utilisé comme référence dans l’école de commerce où j’enseigne) une histoire fort intéressante.

En 2001, le groupe d’assurance anglais Royal & SunAlliance a décidé de couper son dividende. Une décision pour le moins étonnante à première vue, car l’assurance est un secteur mature, et les assureurs ont tendance à verser un dividende assez significatif. Est-ce que l’entreprise allait mal ?

Pas le moins du monde, d’ailleurs son directeur financier expliquait “les perspectives sont bonnes, il nous paraît donc opportun d’investir le bénéfices dans l’entreprise plutôt que de rendre l’argent aux actionnaires”.

Le marché a d’ailleurs salué la décision, et le cours de l’action s’est envolé de 5% suite à cette annonce !

Les dividendes pour contrôler les managers des entreprises

Les points de vue et les théories sur les dividendes sont nombreuses, voire contradictoires. Ainsi, il s’avère que les gestionnaires des entreprises peuvent voir un intérêt personnel à investir dans des projets non rentables. Il peuvent faire cela par facilité ou pour flatter leur égo (ça fait bien dans les dîners en ville que l’on a racheté une autre société …).

C’est bien sûr contraire à l’intérêt des actionnaires. C’est ce que l’on appelle la théorie de l’agence.

L’autofinancement, qui consiste à investir dans les projets de l’entreprise avec l’argent créé par l’entreprise, est la solution de facilité pour le gérant. On ne lui demande pas de comptes et c’est une variable facile à faire évoluer.

En revanche, lorsque l’on a des dettes, l’entreprise est dans l’obligation de rembourser ses dettes (et les intérêts qui vont avec). Le gestionnaire va alors moins “s’amuser” à investir dans des projets non rentables. On remplace très vite un dirigeant qui ne met pas en capacité l’entreprise qu’il dirige de payer ses dettes …

C’est la même chose pour les dividendes. Même si ce n’est pas gravé dans le marbre, la politique de distribution des dividendes est une forme d’engagement (voir la théorie du signal juste au dessus). Certains vont même jusqu’à dire qu’il faudrait que les entreprises versent tout leur profit en dividendes, pour aller chercher de l’argent sur le marché (actions et obligataires). Ce serait un excellent moyen de contrôle des gestionnaires (non propriétaires de l’entreprise).

L’impact de la fiscalité

L’impact de la fiscalité sur la politique de distribution et l’énigme des dividendes

De manière générale, bien que la fiscalité soit très changeante, les dividendes sont plus imposés que les plus values. Il en résulte que les actionnaires devraient préférer être rémunérés au travers du réinvestissement des bénéfices dans l’entreprise ou par des programmes de rachat d’actions. Il est tellement étonnant que les actionnaires aiment les dividendes et que les entreprises continuent à payer des dividendes, malgré leur désavantage fiscal, que les chercheurs ont appelé cette énigme le “Dividend Puzzle”. Fisher Black (qui aurait certainement reçu le prix Nobel d’Économie en 1997 avec ses collègues Sholes et Merton, s’il n’était pas décédé 2 ans auparavant), écrivait dans un célèbre article de 1976 “Plus nous étudions les dividendes, et plus cela ressemble à une puzzle, dont il est difficile de rassembler les pièces.”

L’impact de la fiscalité pour l’investisseur individuel

La fiscalité est différente en fonction des différentes enveloppes.

En France, depuis la dernière réforme fiscale, sur le CTO (Compte Titre Ordinaire), les plus values et les revenus liés aux actions, sont taxés de la même manière : au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), aussi appelé Flat Tax. Le montant est de 30%.

Cela étant d’un point de vue fiscal, comme je l’explique dans cet article sur le CTO, les épargnants n’ont pas spécialement d’intérêt à préférer les dividendes. En effet, ils ont intérêt à repousser l’impôt le plus loin possible : grâce à l’impôt décalé, ils font travailler plus d’argent.

L’assurance vie et le PEA (Plan d’Epargne en Actions) sont des enveloppes capitalisantes. On paye donc l’impôt à la fin (sauf les prélèvements sociaux sur les fonds en euros de l’assurance vie).

Les actions à dividendes et les dividends aristocrats

La préférence des investisseurs particuliers pour les dividendes

Les investisseurs particuliers aiment les dividendes, car cela a quelques chose de rassurant. On touche un revenu quoi qu’il arrive. On peut toujours se créer un revenu en vendant une partie de ses actions. Certains n’aiment pas cette technique, notamment parce que cela peut obliger à vendre des actions quand la bourse est basse, ce qui n’est pas une bonne pratique.

C’est un raisonnement erroné. Comme je l’ai expliqué : si une entreprise verse un dividende, elle s’appauvrit d’autant ! C’est exactement la même chose.

Cela étant on pourra s’intéresser aux actions à dividendes à la fois parce qu’elles ont la réputation d’avoir une bonne performance pour le long terme, et pour des raisons psychologiques.

Il existe deux type d’actions à dividendes : les actions à dividendes élevés, et les actions à dividendes croissants, que l’on appelle parfois les aristocrates des dividendes.

Les actions à forts dividendes et la stratégie dogs of the dow

On peut investir dans les actions à dividendes significatifs. Il y a même une stratégie célèbre qui investit de cette manière : the dogs of the Dow. L’idée est d’investir dans les sociétés du Dow Jones avec le plus fort rendement sur dividendes. Cette technique a été popularisée par Michael Higgins dans son ouvrage Beating the Dow (Battre le Dow Jones). Voici quelques exemples d’entreprises faisant partie de la liste des Dogs of the Dow : 3M, Coca Cola, Chevron, Cisco, Merck.

La performance de cette stratégie n’a pas été au rendez vu depuis 10 ans. Mais ce n’est pas pour cela que cela ne refonctionnera pas à l’avenir.

Les actions à dividendes croissants et les dividend aristocrats

Comme les dividendes sont quelque chose de peu sûr, rien n’oblige les entreprises à en verser, on pourra se concentrer sur les entreprises qui ont eu un historique de distribution de dividendes en constante augmentation. Ces entreprises se nomment les Dividend Aristocrats, ou aristocrates des dividendes. Elles ont augmenté leurs dividendes chaque année pendant au moins 25 ans ! Savez-vous que Exxon Mobile ou Procter & Gamble ont augmenté leur dividende chaque année depuis plus de 100 ans.

L’indice S&P Dividend Aristocrats permet de suivre ces entreprises qui fournissent des dividendes croissants.

La liste des 10 premiers Dividends Aristocrats (par poids dans l’indice) :

  • Clorox Co
  • Walmart Inc
  • Hormel Foods Corp
  • Colgate-Palmolive Co
  • AbbVie Inc
  • Expeditors Intl of WA Inc
  • Kimberly-Clark
  • Cardinal Health Inc
  • Johnson and Jonson
  • Walgreens Boots Alliance Inc

En Europe, les entreprises ont moins la culture du dividende. On peut donc devenir un aristocrat du dividende avec une augmentation du dividende pendant 10 ans.

Investir dans les actions à dividendes grâce aux ETF

On peut d’ailleurs facilement investir dans des actions à dividendes. On pourra, par exemple, choisir le Lyxor STOXX Europe Select Dividend 30. On peut lire ceci sur le site de Lyxor :

L’indice suivi est constitué de 30 valeurs sélectionnées par Stoxx dans l’univers des 600 valeurs européennes de l’indice DJ Stoxx 600. Choisies parmi celles qui ont connu une croissance non négative de leur dividende par action sur 5 ans, les 30 sociétés retenues sont celles qui offrent les taux de dividende net les plus élevés de leur pays. La pondération des différentes valeurs dans l’indice s’effectue selon les taux de dividende respectifs. En conséquence le taux de dividende de l’indice est particulièrement élevé.

Chez Amundi on trouvera un ETF qui suit l’indice MSCI EMU High Dividend. Cet ETF permet de suivre facilement l’évolution de près de 70 des plus importantes valeurs de 10 pays de l’Union Economique et Monétaire européenne, et ayant les taux de dividendes les plus importants dans leurs pays respectifs.

SPDR a une ligne entière dédiée aux dividend aristocrats. Ils sont axés sur différentes zones géographiques : Monde, Etats-Unis, Pays émergents, Asie, Zone Euro, Royaume-Uni.

Par exemple, l’ETF de la zone euro suit un indice décrit ainsi :

Le S&P Euro High Yield Dividend Aristocrats Index est conçu pour mesurer la performance des 40 sociétés de la zone euro au rendement boursier le plus élevé comprises dans le S&P Europe Broad Market Index (BMI), conformément à la méthodologie de l’Indice, qui ont poursuivi une politique de gestion de dividendes croissants ou stables sur au moins 10 années consécutives.

Début Avril 2020, les 10 premières investissements de l’ETF SPDR Euro High Yield Dividend Aristocrats sont les suivants :

  • EDP-Energias de Portugal SA 6,19%
  • UPM-Kymmene Oyj 5,29%
  • Bayer AG 4,94%
  • Sampo Oyj Class A 4,53%
  • Nokian Renkaat Oyj 4,42%
  • ERG S.p.A. 3,97%
  • Enagas SA 3,95%
  • Royal Vopak NV 3,52%
  • Deutsche Post AG 3,51%
  • Red Electrica Corp. SA 3,25%

Les entreprises françaises de l’indice S&P Euro High Yield Dividend Aristocrats sont :

  • Bouygues SA
  • Sanofi
  • Klepierre SA
  • Total SA
  • Lagardere SCA
  • Societe BIC SA
  • Rubis SCA
  • Scor SE
  • Compagnie Generale des Établissements Michelin SCA
  • Plastic Omnium SA
  • Publicis Groupe SA
  • VINCI SA
  • Eiffage SA
  • Bureau Veritas SA
  • Danone SA
  • CNP Assurances SA
  • Sodexo SA

La performance des stratégies dividendes

La performance dépend, comme d’habitude, beaucoup de l’horizon de temps sur lequel on la regarde, ainsi que des stratégies dividendes qui peuvent être assez variées. Si vous faîtes des recherches sur les stratégies dividendes sur internet, vous allez rapidement tomber sur des graphiques montrant que ces stratégies ont eu des bien meilleures performances que le marché.

Je fais une étude approfondie de ce sujet dans la formation. Cependant, je partage dans cet article une illustration vous montrant que ce n’est pas aussi simple : la performance de l’ETF dividendes croissants de Lyxor (en bleu) et son équivalent ne filtrant pas les dividendes (en vert). J’ai utilisé le site de Quantalys pour faire cette analyse.

Performance actions à dividendes

L’ETF à dividendes croissants a eu une performance de 1,3% par an depuis fin 2006 et l’ETF classique de 2,15%. Par ailleurs, les chutes peuvent être plus fortes pour l’ETF à dividendes.

Il faut d’ailleurs savoir que les dividendes des entreprises avec un bon historique de dividendes ont largement baissé avec la crise de 2008.

Le dividende n’est pas une obligation et ce n’est pas parce qu’une entreprise a versé de bons dividendes historiquement qu’elle va continuer à le faire. Quand on possède une obligation, l’entreprise qui a émis l’obligation a, au contraire, l’obligation de verser son coupon.

Peut-être pensez vous qu’en sélectionnant vous même les valeurs vous feriez bien mieux qu’un bête ETF. Mais rien n’est moins sûr !

Couper les dividendes en temps de crise ?

Disons le simplement, la plupart des gens ne comprennent pas bien ce qu’est un dividende. Et la classe politique ne fait pas exception. Dire qu’il faut couper le dividendes des entreprises en temps de crise, car les actionnaires doivent participer à l’”effort de guerre” est un petit peu absurde:

  • D’une part, nous l’avons vu, c’est le bénéfice qui enrichit l’actionnaire et non le dividende. Ne pas verser de dividende pour investir l’argent dans des projets non rentables n’est peut-être pas la meilleure chose à faire pour la société …
  • Les actionnaires peuvent sans problème se créer un flux d’argent en revendant des actions.
  • Les entrepreneurs, actionnaires de sociétés non cotées, ne peuvent pas revendre de part, et ils ont peut-être besoin de ce flux d’argent afin de subvenir à leurs besoins.

Conclusion pour l’Épargnant 3.0 sur la politique de distribution et les entreprises à dividendes

Le sujet des dividendes est sans fin. C’est un sujet de recherche particulièrement intéressant. C’est aussi un sujet pratique.

Les stratégies visant à investir dans des entreprises à dividendes sont intéressantes, et elles ne s’opposent pas du tout aux méthodes Épargnant 3.0. D’ailleurs, il y a des ETF dividendes. Cependant, j’ai l’impression que les épargnants qui se tournent vers les stratégies dividendes ne le font pas pour les bonnes raisons.

Dans la formation, je passe en revue les avantages et inconvénients des différentes stratégies dividendes. J’explique aussi les différentes techniques pour se créer une rente. L’outil associé avec la formation premium, permet même de simuler le niveau de rente potentiel en fonction de son capital.

Je vous souhaite le meilleur pour votre épargne … et surtout pour tout le reste.